Aristote vu par un non-philosophe

Avez-vous lu Aristote?

Aristote-MétaphysiqueLivre

La lecture obligée des siècles précédents n’est plus très populaire ces jours-ci. Ce philosophe de l’Antiquité a été le disciple de Platon à l’Académie et le précepteur d’Alexandre le Grand. Il est né en -384 et mort en -322. Ses écrits ont dominé la pensée savante durant plus de 2000 ans.

Il a été le génie de son époque. Les de Vinci, Newton ou l’Einstein ont tout à lui envier. C’était un philosophe dans le sens classique du terme où la pensée savante englobait la biologie, la physique, la métaphysique, la logique, la poétique, la politique, la rhétorique et l’économie.

AristoteMétaphysiqueLivreÉpineSes écrits ont traversé les siècles grâce aux copistes qui ont reproduit ses ouvrages. J’ai lu un seul de ses livres: «La métaphysique». Il faut s’être levé en forme les jours où vous attaquez son œuvre. La lecture est dense et sa pensée voltige d’un exemple à l’autre, d’une exception à l’autre, d’un niveau de compréhension à l’autre. Il lui semble facile de ne pas se perdre alors que nous nous échinons tant bien que mal à suivre un fil conducteur qui n’existe pas toujours, ou que j’ai peut-être égaré!

Spécialiste des antithèses, il trouve toujours des contre-exemples qui le font progresser vers des sommets toujours de plus en plus élevés en stratifiant sa pensée qu’il utilise comme bases pour ses prochaines démonstrations. Il construit également sa pensée en ramassant de petits tas de pierres qui finissent par se réunir une fois qu’ils sont suffisamment nombreux.

À la fin de ma lecture, il m’est resté quelques impressions de l’individu entraperçu à travers ses écrits. Un génie capable de tisser des liens entre des éléments disparates. Un observateur capable de regarder au-delà des évidences. Un analyste probablement pourvu d’une mémoire phénoménale. Une personne capable de s’autocritiquer. Mais ma plus forte impression fut de ressentir que cet homme était probablement ce qu’on appelle aujourd’hui un hyperactif ou un bipolaire. Était-il l’un, l’autre ou les deux? Je l’ignore, ce n’est qu’une impression, mais elle était persistante.

Tous les hyperactifs que nous écrasons aujourd’hui sous des tonnes de médications, autrefois nous en faisions des philosophes, des érudits et des génies.

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