Un choix drastique 

Cet article raconte la genèse de mon dernier livre. Il fait partie d’une série qui aborde l’écriture d’un bouquin sous divers aspects à travers mes propres expériences. Je ponctuerai le texte de quelques conseils pratiques.

Au tout début de cette nouvelle aventure, une question s’est imposée. Mon premier roman écrit en 2000 situait l’action à la même période. Ainsi, ses origines, vingt ans plus tôt, exigeaient d’installer les événements au début des années 1980. L’autre solution consistait à écrire aujourd’hui un antépisode contemporain avec l’obligation de réécrire le premier roman censé se passer vingt ans après.

Je n’ai pas attendu longtemps la réponse. Instinctivement, je désirais écrire pour le temps présent, avec nos technologies actuelles et nos sensibilités du moment. J’ai donc décidé de me servir du premier roman uniquement comme source d’inspiration et d’oublier de le considérer comme une suite intégrale.

Jeter aux orties un livre de 400 pages, ce choix devait offrir de plus grands avantages que d’inconvénients. Tout d’abord, je n’aurais pas à craindre des incohérences puisque le premier roman n’avait jamais été publié. Ensuite, je me libérerais de certains personnages, me permettant du même souffle d’en inventer de nouveaux. Et l’argument le plus convaincant fut que j’aurais de toute façon voulu réécrire un jour ou l’autre cet ancien tome. Alors aussi bien aller de l’avant et abandonner cet élément du passé. En clair, je raye cette vieille possession de mes livres comptables, je le décortique, je jette les parties rouillées et désuètes et je ne garde que les portions encore pertinentes, intéressantes, et toujours en accord avec ma personnalité et mes goûts d’aujourd’hui. Ce conflit n’était en fait qu’apparent. Entre le désir de conserver intacte une œuvre antédiluvienne et celui d’écrire pour mon plaisir actuel, ma décision ne s’est pas fait attendre.

Tous les éléments factuels doivent être connus de l’auteur avant même de coucher le premier mot. Qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi semblent des questions faciles. Elles ne le sont pas toujours, croyez-moi ! Alors mieux vaut s’en assurer.

J’en viens donc à mon deuxième conseil. Puisque écrire peut parfois ressembler à des séances de S&M, aussi bien s’y adonner en se procurant les plus grands plaisirs possible !

Les origines

Cet article raconte la genèse de mon dernier livre. Il fait partie d’une série qui aborde l’écriture d’un bouquin sous divers aspects à travers mes propres expériences. Je ponctuerai le texte de quelques conseils pratiques.

Je savais dès le début de l’écriture du livre qu’il friserait les 450-500 pages. À la pointe de mes doigts, les idées s’entrechoquaient, se bousculaient. Tout le monde parle du syndrome de la page blanche, dans mon cas je le décrirais plutôt comme celui de la page noire.

Toutefois, cette foison d’idées ne provenait pas d’une quelconque révélation subite et miraculeuse. En l’an 1999-2000, j’ai écrit un premier roman. Durant les vingt ans qui ont suivi, je désespérais de ne pas avoir expliqué les origines du comportement de plusieurs personnages et de certains faits. Pourquoi ceci ? Comment cela ?

Mon inconscient connaissait la plupart des réponses à ces questions, mais il aurait fallu retourner loin dans le passé pour les comprendre, à la genèse des personnages centraux et au cœur des principaux lieux où les actions se déroulaient.

Vingt ans plus tard, à bout de patience contre ma propre incurie, j’ai finalement décidé d’accepter l’aventure. Si j’ai hésité si longtemps avant de m’y résoudre, j’avais déjà expérimenté la douloureuse tâche de compléter un roman de plus de 400 pages. On ne peut le cacher, les exigences augmentent exponentiellement avec la longueur d’une œuvre.

Alors mon premier conseil serait de ne pas trop vous en mettre sur les épaules si vous aspirez à écrire un premier livre. Gardez-vous de tout vouloir y inclure. Composez avec parcimonie puisque la suite s’avèrera bien plus longue et beaucoup plus difficile que vous ne pouvez l’imaginer.

J’avais donc entre les mains une inspiration inépuisable pour entreprendre l’écriture de cet antépisode dont l’action se situe étrangement vingt ans plus tôt ! Je me sentais si fébrile à l’idée d’enfin accoucher des origines que j’ai versé l’encre virtuelle à une vitesse infernale. Toutefois, avant même d’inscrire mon premier mot sur mon écran, une question s’est imposée et elle concernait un choix drastique.

Dans le prochain article, je m’attarderai sur ce choix pour comprendre qu’un écrivain doit répondre à plusieurs questions avant de se lancer dans une activité de composition effrénée. Se donner des réponses claires de débuter évite souvent de pleurer plus tard.

Mais où était passé ce foutu Corbot ?

Oui, je sais, ça fait longtemps que je n’ai rien publié sur mon site ! J’ai également négligé de vous lire. Aurais-je raté quelque chose ?

Le confinement ? Le déconfinement ? Des bandits masqués partout ? Bof ! Ce genre de petite crise était prévisible. À 7,5 milliards d’individus entassés sur une boule décrépite par ces mêmes gens, la surprise fut que cette pandémie ne soit pas survenue avant.

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Je vous ai souvent entretenu sur le sujet. J’estime à 1 milliard le nombre maximum d’humains que la Terre peut porter afin d’avoir la capacité de la conserver en santé en y consacrant toute notre attention. Ce nombre finira un jour par être atteint lorsque les virus deviendront plus létaux que ce petit coup de semonce actuel.

Mais détrompez-vous, la CORVID-19 (en tant qu’oiseau de malheur, je m’en attribue un peu le mérite en déformant son appellation) ne m’a pas forcé à rester coi. Je n’ai même pas raté une seule journée de travail ! Et voilà la véritable raison de mon mutisme.

Je vous avais tenu au courant que j’écrivais un nouveau livre. Eh bien, il vient un moment, lorsque l’écriture du fond de l’histoire est terminée, il faut tout reprendre, tout réécrire, tout réorganiser, tout réviser et tout corriger. Estimer que ces tâches représentent un travail à temps plein est un euphémisme. SI vous rajoutez mon boulot professionnel à celui-là, tous les créneaux temporels sont occupés.

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Ce livre de près de 600 pages n’a pas encore reçu mon ultime coup de plume, cependant durant ces derniers mois de silence, les 217 sections contenues dans ce roman ont toutes obtenu ma plus grande attention. 

Pour un auteur, son livre reste toujours une œuvre inachevée. Il faut, de force, le lui arracher des mains. Grâce, ou à cause de la beauté et de la richesse de notre langue, la plupart des phrases demeurent perfectibles. Ainsi, clore son écriture, déclarer un bouquin achevé consiste tout bonnement à s’avouer vaincu.

Alors, ne vous étonnez pas de lire que mon dernier rejeton est loin d’être à mon goût. D’ailleurs, le pourrait-il ? Cependant, chacune des sections a subi le traitement défini précédemment. Patiemment, phrase après phrase, paragraphe après paragraphe, section après section, l’œuvre se solidifie puis s’embellit. Les descriptions se précisent, les personnages s’enrichissent, les dialogues prennent du mordant et la lecture se fluidifie.

Afin de ne pas rallonger indument cet article, je garde les détails concernant ce livre pour une prochaine fois. Je compte d’ailleurs réorienter ce blogue vers ce sujet : l’écriture d’un livre complet. Plusieurs d’entre vous sont sûrement tentés par l’aventure et partager certaines de mes expériences pourrait s’avérer un exercice intéressant pour moi et une source d’inspiration pour vous.

De toute façon, j’ai déjà entamé la composition de la suite, le tome 2 de cette histoire complexe, riche et, à mon avis, oh combien fascinante ! Ainsi, je pourrai plus facilement écrire des articles de blogue si je me cantonne dans la même sphère d’activité. Vous n’aurez plus à attendre plusieurs mois avant de lire quelque chose de nouveau.

Quel est le titre de ce livre nouvellement terminé ? Euh ! J’essayerai de me décider avant ma prochaine publication. Quoi ? Autrefois on choisissait bien les prénoms des enfants après la naissance !

Fin de l’ère mondialiste

Naïvement, on a bien voulu y croire et comme toutes les lubies, elle s’est laissée désirée puis elle nous a enchantés, émerveillés, à tel point que nous en sommes devenus esclaves.

Aujourd’hui nous voyons la bulle se crever, notre folie se montrer sur son vrai jour. L’impensable apparait. L’élastique trop tendu a éclaté et stupidement nous nous en étonnons.

Nous ne pourrons pas arrêter l’économie de cette façon tous les ans. Nous devrons apprendre à vivre entourés de ces fléaux et à mourir à cause d’eux. La machine à dépopulation s’est probablement mise en branle.

Nous croulons sous les exemples des mauvaises décisions prises uniquement dans le but de diminuer légèrement les coûts de nos articles fabriqués. Nous ne possédons plus l’expertise ni les appareils pour créer nos propres équipements de protection. Comble de la négligence, nous venons de comprendre que ceux qui viennent des pays remplis de promesses mensongères ne satisfont pas aux normes pourtant exigées.

Notre cupidité nous détruit et elle continuera parce que nous ne cesserons pas de l’être. Un beau cercle vicieux comme le chien qui court après sa queue. Nous nous moquons du cabot et pourtant nous sommes pires que lui, car nous avons la conscience de nos actes et de nos décisions.

Un milliard ou moins. C’est à ce nombre que l’humain réussira à reprendre sa destinée en mains. La mondialisation cessera d’une façon ou d’une autre, car nous avons également mondialisé les maladies.

Ne vous étonnez pas que nous n’apprenions rien de la leçon actuelle. On pensera à un événement passager exceptionnel. Pourtant, ce n’est pas un malheur tiré du hasard, mais un coup de semonce asséné à notre société. Le comprendra-t-on enfin ?

Distanciation sociale

N’oubliez pas de garder une distance sécuritaire entre deux émojis. J’ai reçu un texto ce matin avec deux émojis qui ne respectaient pas la distance sécuritaire de 2 mètres. Faut-il encore le répéter ?

J’ai fait quelques tests et il n’y a pas de formule magique pour savoir combien d’espaces nous devons taper entre deux émojis pour obtenir cette distance acceptable. En fonction des icônes et de l’appli utilisées, il m’est apparu que 2 espaces semblent être une valeur minimale absolue. Dans le cas des deux icônes utilisées dans l’entête, j’ai dû en utiliser quatre pour atteindre environ ce 2 mètres. Même s’il ne faut pas virer fous, nos efforts ne sont pas inutiles et si nous faisons tous attention, au bout du compte, 

#cavabienaller.

Alors, écrivez prudemment !

La confirmation de vie intelligente extraterrestre, c’est pour bientôt ?

À chaque début d’année, je me pose la question à savoir si on découvrira de la vie extraterrestre intelligente au cours des douze prochains mois.

C’est qu’il est impossible que nous soyons seuls dans l’Univers. Les lois de la physique, de la chimie et de la vie sont les mêmes partout. Le nombre potentiel de lieux de production de vie est si grand que statistiquement parlant, la vie intelligente doit exister ailleurs. Et elle existe, n’en doutez même pas.

Alors, pourquoi ne l’avons pas encore découverte ? C’est la fameuse question qu’on nomme le « paradoxe de Fermi ».

Je ne déclinerai pas les dizaines de réponses possibles, mais seulement la plus évidente puisque cet article n’est pas consacré à ce paradoxe.

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Le nombre de planètes ou de lunes capables d’abriter la vie est immense, mais les conditions régnant dans l’univers sont tellement dangereuses qu’atteindre le stade de vie intelligente s’avère beaucoup plus rare puisqu’il faut beaucoup de temps et de stabilité pour en arriver là. Et lorsqu’il faut chercher partout et en très peu de temps, les limites de notre technologie ne nous permettent pas de découvrir facilement ces planètes habitées parmi un si grand nombre d’endroits possibles.

Juste pour mettre les choses en perspectives, avant 1995, nous n’avions aucune preuve qu’il existait des exoplanètes, des planètes habitant au-delà de notre système solaire. La majorité des scientifiques croyaient alors qu’elles n’existaient pas. Quelle stupidité ! S’il en existait ici, il en existait aussi partout ailleurs. Je le répète, les lois de la physique, de la chimie et de la vie sont les mêmes partout.

En date d’aujourd’hui, seulement 4 214 exoplanètes ont été confirmées sur les centaines de milliards que contiendrait notre seule Galaxie. Il va sans dire que nous ne sommes qu’au commencement du processus de recherche et qu’il ne faut pas trop se bercer d’illusions. La traque sera longue.

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Dans la Voie lactée, on estime qu’il existe au moins dix milliards d’exoplanètes susceptibles d’abriter une forme de vie quelconque. Même en appliquant un crible du type de l’équation de Drake, il reste suffisamment de planètes portant de la vie intelligente pour qu’on finisse par la dénicher… à moins qu’elle ne nous déniche avant.

Depuis Marconi, nous émettons des ondes électromagnétiques artificielles trahissant notre niveau technologique. Depuis la chimie moderne, nous créons des molécules artificielles qui flottent dans l’atmosphère et qui trahissent, elles aussi, notre niveau technologique et par conséquent, notre niveau atteint d’intelligence.

Plus le temps passe et plus notre passé rattrape les exoplanètes. Je m’explique. Puisque la vitesse de la lumière est finie, tout ce que nous voyons dans nos télescopes, ce sont des événements du passé. Nous voyons notre plus proche étoile voisine comme elle était voilà 4,2 ans. Plus on s’éloigne, plus le temps nous séparant du présent des autres étoiles est loin dans le passé.

Ce principe fonctionne évidemment en sens inverse. Une exoplanète en train d’observer la Terre la verrait exempte de vie intelligente pour peu qu’elle soit éloignée d’une centaine d’années-lumière de nous.

Oui, notre intelligence ne se détecte pas à distance, à moins d’émettre du morse par radiofréquences ou les premières molécules synthétiques dans l’atmosphère. Ces deux événements datent tout juste du début du XXe siècle seulement.

Mais chaque année, la bulle croît et atteint de nouvelles exoplanètes. Un jour, d’autres formes de vie intelligente comprendront que nous leur ressemblons et ils prendront des moyens pour nous le faire savoir. Comment ? En faisant comme nous, en répondant par des signaux électromagnétiques.

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Il existe donc un aller et un retour. Si des extraterrestres intelligents situés à cent années-lumière nous ont finalement compris, leur réponse prendra autant de temps à nous atteindre. On ne peut donc pas espérer les entendre avant les années 2100. Pour que 2020 soit cette année-là, il faudrait, au mieux, que l’exoplanète se situe à moins de la moitié de cette distance, soit à 50 années-lumière de nous.

La bulle englobant nos signaux électromagnétiques artificiels atteint de plus en plus d’exoplanètes au fur et à mesure qu’elle s’accroit. En fait, ce nombre quadruple avec le doublement de la distance. Mais nous n’en sommes tellement qu’au début et les émissions de nos signaux sont si faibles que les chances d’avoir déjà été entendus par des ET frôlent la nullité.

C’est aussi la raison pour laquelle l’institut SETI a presque fait chou blanc depuis qu’il a commencé à écouter ce que les étoiles pouvaient lui apprendre.

Imaginez un océan tapissé de chaloupes à tous les 10 km. Même avec les meilleurs instruments, vous ne verrez jamais une autre chaloupe. Pourtant, elles existent bel et bien. Cette demi-mauvaise analogie nous fait quand même comprendre que l’absence de détection n’est pas la preuve de l’absence des objets à détecter. 

Découvrir de la vie intelligente extraterrestre est extrêmement difficile et cette découverte exigera des moyens bien plus grands que ceux du moment. J’inclus la mission TESS dans les moyens déployés dans le passé.

Ma conclusion est peu encourageante, mais pas sans espoir. Oui, il est possible que nous puissions découvrir de l’intelligence extraterrestre sous peu. Il est aussi possible que ce soit elle qui nous ait découverts et qui nous le fera bientôt savoir, mais les probabilités restent très faibles. La bonne nouvelle est que ces chances s’améliorent de jour en jour.

Ex

À ceux qui lisent régulièrement mon blogue, vous aurez compris que je ne dévoile que très peu de choses de ma vie. Voici l’article qui va totalement à l’encontre de ce principe. Une chance unique d’en apprendre davantage sur ce mystérieux oiseau noir. Pour ce faire, j’ai décidé de parler de moi en tant qu’ex.

Je suis l’ex d’une femme dont le couple n’a pas duré le temps d’une olympiade, comme tous les hommes imprudents.

Je suis l’ex-fumeur depuis longtemps converti au céleri et ensuite à… la décence ne me permet pas d’en dire plus sur le sujet.

Je suis l’ex-père d’un enfant extraordinaire, car rien en lui n’était ordinaire.

Je suis l’ex-professeur trop exigeant, mais dont ses étudiants n’avaient peur de rien.

Je suis l’ex-entrepreneur réconciliant patrons et syndicats.

Je suis l’ex-conférencier capable de vous intéresser à un sujet qui ne vous intéresse pas.

Je suis l’ex-visionnaire, beaucoup trop en avance sur son temps pour s’enrichir.

Je suis l’ex-planchiste, jongleur, flûtiste, DJ, barman et bien d’autres désirs des femmes sans mari présent.

Je suis l’ex de plusieurs dizaines de blondes, brunes, noires, châtaines et rousses, toutes des chattes d’Espagne et toutes trop belles pour ne pas être un peu vaches.

Je suis l’ex-programmeur aujourd’hui déprogrammé.

Je suis l’ex-président d’une auberge OSBL. Oh ! Si belle !

Je suis l’ex-politicien trop honnête pour durer quatre ans.

Je suis l’ex-spécialiste du prépresse numérique qui a transformé cette industrie.

Je suis l’ex-hôte et cuisinier quotidien d’une cohorte d’amis retissant sans cesse les mêmes semaines.

Je suis l’ex-architecte de systèmes informatiques de pointe pour le domaine de la santé.

Je suis l’ex-cycliste des jours de soleil et de pluie aux cent-vingt kilomètres par jour.

Je suis l’ex-consultant de ces gens désirant obtenir un rapport sur ce qu’ils savent déjà, dont ils veulent obtenir une confirmation écrite afin de présenter des preuves indépendantes à leur patron.

Je suis l’ex-ami de bien des gens qui m’ont trahi ou menti.

Je suis l’ex-analyste dangereusement capable de découvrir vos secrets les mieux préservés.

Et je serai un jour un ex-écrivain-blogueur, car comme toutes mes flammes, celle-ci finira aussi par s’éteindre.

L’origine des noms de 5 éléments chimiques — 2

Ceci est le deuxième article sur l’origine des noms donnés aux éléments chimiques. Vous trouvez le numéro atomique de l’élément, son nom français et son (symbole). Pour lire le premier article, cliquer ici.

3 — Lithium (Li) : Le lithium est le plus léger des éléments chimiques solides à température ambiante, le lithium est aujourd’hui populaire pour la fabrication de batteries rechargeables. Son nom vient du mot grec « lithos » qui signifie « pierre ». Penser à notre lithosphère ou à la lithographie. J’abordais le sujet dans le premier article, notre Univers a produit très peu d’éléments chimiques différents à sa naissance. Beaucoup d’hydrogène, beaucoup moins d’hélium et il faut rajouter une infime trace de… lithium. Toutefois, l’abondance actuelle du lithium ne provient pas de la nucléosynthèse primordiale, mais du travail des étoiles. Le lithium a quand même été la première pierre de notre univers. Est-ce cela qu’on pourrait appeler la « pierre philosophale » ?

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7 — Azote (N) : Selon la langue, les symboles chimiques ressemblent souvent à leur nom… ou pas. En français, N et azote n’ont rien en commun, mais en anglais, azote se dit « nitrogen ». Il provient du latin « nitrogenium ». Bizarre qu’un mot latin soit utilisé par les anglais, mais pas par les français. En français, le terme nitrogène signifie : « qui est à la naissance, à l’origine du nitre ». Le nitre (nitrate de potassium) ou encore salpêtre (sel de pierre) est un composé minéral de formule KNO3. Alors d’où vient le mot « azote » ? Antoine Lavoisier l’a inventé à partir du préfixe « a » signifiant la privation et le mot grec ζωτ (zot) signifiant « vivant ». Azote signifie donc « privé de vie ». Alors que la Terre abrite tant de vie, son atmosphère est ironiquement composée à 78 % d’azote (N2). Allez y comprendre quelque chose !

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22 — Titane (Ti) : Le titane tire évidemment son nom du mot « titan », mais sa corrélation avec ces personnages mythiques est loin d’être évident, sinon inexistant puisque celui qui le nomma ainsi ne connaissait rien de ses propriétés physico-chimiques. Ce métal de transition possède plusieurs avantages. Il est léger, résistant et anticorrosif, mais par-dessus tout, il est biocompatible. Puisque le corps humain ne le considère pas comme un corps étranger, plusieurs prothèses en titane permettent de remplacer avantageusement des os irréparables. Devenons-nous alors des Titans ? Le titane est utilisé dans la conception d’avions de haute technologie et les premiers chasseurs secrets américains qui ont utilisé ce matériau pour combattre le soviétisme ont été construits à partir de titane provenant… d’URSS. Plutôt ironique, n’est-ce pas ?

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77 — Iridium (Ir) : Intuitivement, on associe ce mot à iris, avec raison. En latin, iris signifie arc-en-ciel et l’usage d’iridium dans certains composés chimiques donnent des molécules très colorées, d’où son nom. Toutefois, sous sa forme pure, il ressemble au platine et n’a pas ou peu de coloration. L’iridium est très rare à la surface de la Terre. Il est cependant beaucoup plus abondant dans les météorites. En analysant une fine couche géologique disséminée sur toute la planète contenant un taux anormalement élevé d’iridium, les père et fils Alvarez ont imaginé qu’un tel objet céleste serait tombé sur Terre il y a de cela 66 millions d’années. Ils ont calculé les dimensions du caillou qui aurait causé la fameuse cinquième grande extinction, celle des dinosaures non aviaires. Il devait faire environ une dizaine de kilomètres de diamètre, soit plus que l’Everest. Sa chute aurait créé un astroblème d’environ 200 km de diamètre. Celui-ci a finalement été retrouvé au Yucatan et ses dimensions concordent très bien avec les calculs des deux hommes. L’iridium a servi à « faire toute la lumière » sur le coupable de cette tuerie de masse qui a fait disparaitre plus de 60 % de toutes les espèces vivant sur la planète.

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80 — Mercure (Hg) : En terminant, un facile, Mercure. Du dieu romain du même nom associé au commerce. Mercure et vif-argent furent longtemps synonymes. Aujourd’hui, ce dernier terme est tombé en désuétude, sauf dans les jeux vidéos de type médiévaux où il est réapparu. Mercure est l’un des deux seuls éléments chimiques à être liquide à température de 0 °C et pression de 1 atmosphère, l’autre étant le brome (Br). Le nom vif-argent lui correspondait bien. On aurait pu aussi dire « argent liquide », mais on a gardé cette utilisation pour de l’argent solide. Bizarre de langue ! Son symbole « Hg » provient de son nom latin « hydrargyrus » qui signifie « eau ronde ». Lorsque vous versez des gouttes de mercure, elles ne s’étalent pas comme de l’eau, elles s’arrondissent pour former des quasi-sphères.

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Terraformation en sens inverse

La terraformation se définit comme étant une technique consistant à rendre une planète plus conforme aux besoins physiologiques humains afin de pouvoir y vivre sans recourir à des scaphandres.

Terraformer Mars est régulièrement évoqué, car dans un très lointain passé, notre voisine aurait abrité des océans, des lacs, des rivières ainsi qu’une atmosphère plus épaisse protégée par un champ magnétique déviant les particules soufflées par le Soleil. Ce faisant, la planète était apte à abriter une certaine forme de vie primitive qu’on tente aujourd’hui de trouver des traces.

Cependant, elle gardera toujours sa faible gravité qui dépend de sa masse. À 38 % de celle de la Terre, après quelques générations à y vivre, les colons martiens ne seront plus en mesure de retourner sur la Terre, beaucoup trop massive pour leurs constitutions osseuse et musculaire qui auront été affaiblies. Il sera également impossible de retrouver un champ magnétique comparable à celui de la Terre puisque l’intérieur de Mars a perdu ses propriétés essentielles à la production de cette dynamo planétaire. Les ex-Terriens vivront à la merci des particules solaires et cosmiques susceptibles de les tuer assez rapidement s’ils cherchent à vivre à la surface de Mars.

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Même une fois terraformée, Mars ne sera jamais un bon endroit pour l’humain tel qu’il existe actuellement. Je doute fortement qu’il parvienne un jour à coloniser durablement cette planète, mais le cas échéant, les descendants des colons auront muté pour survivre à cet environnement très différent.

Mais laissons Mars et les autres planètes et satellites susceptibles de recevoir nos délicates attentions, je veux maintenant aborder la terraformation d’un autre angle, la terraformation de la Terre.

Hein ? Ouais, le terme n’est peut-être pas très judicieux, puisque transformer la Terre pour la rendre comme la Terre, ça ne fait pas de sens. Je modifie donc le terme pour « planéformation ». C’est-à-dire la transformation de la Terre à l’image d’une autre planète.

Imaginez que les changements climatiques actuels seraient sciemment voulus, plutôt que le simple résultat d’une incurie crasse des humains. La Terre serait en train de subir les transformations nécessaires pour en faire un lieu propice à être colonisé par des entités plus frileuses que nous.

L’usage immodéré des combustibles fossiles est le moyen idéal pour modifier rapidement le climat global d’une planète. Peut-être que la Terre suit le même cheminement que bien d’autres planètes avant elle, une planéformation dirigée et forcée.CombustiblesFossiles

Il suffirait que des aliens manipulent une poignée de dirigeants et qu’ils rendent les peuples de terriens insouciants en additionnant, disons, tiens, un certain produit apparemment inoffensif et même avantageux à certains égards, à leur eau de consommation ou à leur lait.

Si des extraterrestres ayant notre planète en ligne de mire opéraient dans l’ombre, on obtiendrait exactement les conditions actuelles. Ils s’organiseraient pour contrôler les dirigeants les plus influents afin qu’ils mettent des bâtons dans les roues à toutes les initiatives visant à bloquer la limitation et la réduction des émissions des gaz à effet de serre. 

Nous serions donc en train de planéformer notre propre planète pour la venue de colons extraterrestres préférant vivre à du 33 °C qu’à du 23 °C.

Oui, je sais, mon hypothèse fait très complotiste et je ne cherche pas à m’en cacher. Pourtant, je ne me considère pas comme faisant partie de cette « secte ». Je dis simplement que la situation actuelle pourrait parfaitement relever d’une stratégie visant à planéformer la Terre. Regardez toutes les non-décisions prises par les dirigeants mondiaux. Observez le jemenfoutisme généralisé pour la question, ou encore le sentiment profond et global d’impuissance, ce qui revient un peu au même. Ces deux états de fait s’avèrent parfaitement compatibles avec une théorie mettant en scène des extraterrestres planéformistes.

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Ce n’est qu’une hypothèse parmi tant d’autres, mais ce serait non scientifique de la rejeter d’emblée, alors je la retiens parmi les autres jusqu’à preuve du contraire. Je n’ai pas à « croire » en elle pour la rajouter dans la liste des possibilités. Il suffit qu’aucune preuve sérieuse ne vienne entièrement la contredire.

Puisqu’il existe de véritables complots et qu’il en existera toujours, les complotistes existeront eux aussi. Parfois ils se gourent royalement, mais parfois ils visent parfaitement juste. Ne soyez donc pas cynique envers eux, car aussi ridicules ou invraisemblables certaines de leurs hypothèses peuvent paraitre, l’invraisemblance est également l’arme idéale utilisée par les comploteurs pour camoufler leurs actes aux yeux des gens capables de les démasquer. 

Dans quelle catégorie mon hypothèse se retrouvera-t-elle ? Nous verrons lorsque la Terre sera devenue beaucoup plus chaude et qu’elle pourra attirer les Centauriens, les Trappistes, enfin ceux qui vivent actuellement sur une planète plus chaude et humide que la nôtre.

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Peu importe le responsable qui tient le bouton enfoncé permettant à la machine de transformer notre planète en une serre étouffante, celle-ci fonctionne maintenant à plein régime et rien ne permet de croire qu’elle s’arrêtera de sitôt.

Il faut quand même poser la question connue de tout bon policier, et surtout oser y répondre : « À qui profite un réchauffement climatique majeur ? » Vue sous cet angle, mon hypothèse n’a plus rien de farfelue, puisqu’elle semble la réponse la plus plausible.

Définitions autour d’un thème commun, les croyances

Je vous rassure, je n’aborde aucune croyance religieuse puisque je préfère m’en tenir à ce que je connais. Eh, en passant ! C’est dimanche, mon jour pour faire un peu d’humour.

Mythes

Vérité : Concept utilisé par les menteurs pour laisser croire qu’une certitude existe, surtout celles émanant de leur bouche. 

Destination : Lieu mythique programmé sur une appli par une femme, voué à laisser croire à l’homme qu’il existe une mission plus importante que de regarder la prochaine partie télévisée de son sport favori.

Saint-Valentin : Moment mythique programmé sur une appli par une femme, voué à laisser croire à l’homme qu’il existe une mission plus importante que de regarder la prochaine partie télévisée de son sport favori.

Objets

BMW : Acronyme allemand pouvant se traduire par « J’emmerde les gens ».

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Roue de secours : Leurre servant à laisser croire qu’il existe une solution autonome en cas de coup dur.

Téléphone intelligent : Appareil servant à déplacer le cerveau de la tête à la poche.

Pénis : Appareil servant à déplacer le cerveau de la tête à la poche.

Miroir : Objet destiné à laisser croire aux femmes qu’elles sont moins belles qu’en réalité. Peut-être une invention masculine, mais cette hypothèse reste controversée. Si l’homme l’a inventé, il s’en serait vite lassé. L’objet aurait pu alors être récupéré par la femme de laquelle l’homme s’était vite lassé.

Clé : Objet laissant croire à son détenteur qu’il est le seul à pouvoir ouvrir la serrure et que s’il la perd, il est foutu, alors que n’importe quel ado s’étant informé sur internet peut ouvrir cette même serrure sans la clé en quelques secondes.

Dans la monarchie

Égalité des sexes : terme inventé par les femmes sans se douter qu’il effacerait le terme « princesse » du dictionnaire.

Roi des cons : celui qui croit encore que le terme « princesse » existe dans le dictionnaire.

Valets : Revanche silencieuse d’une reine lorsque le roi fait le con avec une princesse.

Trilogie

Désir : Mot destiné à laisser croire que les impossibilités sont réalisables.

Miracle : Mot destiné à imaginer que, par lui, un désir peut se réaliser.

Réalité : Concept tombé en désuétude et hors de la compréhension humaine depuis que le mot désir a usurpé son sens.

L’origine des noms de 5 éléments chimiques — 1

Deces-de-Georges-Descrieres-un-dernier-vol-pour-Arsene-LupinChaque élément chimique est désigné par son numéro atomique, son nom ainsi que son (symbole).

 

1 – Hydrogène (H) : Signifie « qui est à la naissance, à l’origine de l’eau ». Hydra est un animal aquatique mythique. En décomposant l’eau, on obtient de l’hydrogène, le gaz le plus léger qui soit. L’hydrogène compose tout un tas de molécules et pas seulement l’eau, mais c’est en électrolysant l’eau que cet élément fondamental, le plus abondant de tout l’univers, nous est apparu pour la première fois sous une forme non composée. 74 % de toute la masse de l’Univers est de l’hydrogène. Cette masse constitue 93 % de tous ses atomes. Le fameux dirigeable Hindenberg était gonflé à l’hydrogène, le plus léger mais le plus inflammable des gaz. On s’en sert aujourd’hui pour alimenter les fusées. Ouais, on n’apprend jamais totalement de nos erreurs.

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2 – Hélium (He) : Tire sa racine d’Hélios (le dieu solaire grec). En 1868, le spectre solaire montre la trace d’un élément chimique inconnu. Il provient de la fusion nucléaire de 4 atomes d’hydrogène se transformant en un atome d’hélium au cœur même du Soleil. Ainsi, son nom est partiellement justifié puisque l’hélium se forme dans toutes les étoiles. Il en existait cependant déjà au commencement de l’Univers au moment de la nucléosynthèse primordiale. Tout l’hélium n’a donc pas été entièrement formé par les étoiles. Mais ce fait ne sera connu des scientifiques que plus tard. Il est plus lourd que l’hydrogène, toutefois l’hélium l’a remplacé dans les dirigeables et les ballons grâce à sa très grande stabilité.

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8 – Oxygène (O) : Signifie « qui est à la naissance, à l’origine de l’acide ». Une erreur fondamentale des premiers chimistes puisque les acides sont à base d’hydrogène et non d’oxygène. pH = potentiel hydrogène. On retiendra aujourd’hui du préfixe oxy- les termes oxydation et oxyder qui signifient une forme de détérioration d’une substance noble, ce qui peut laisser croire à un effet causé par un acide, mais qui n’en est pas un. Par exemple, l’oxydation est le procédé à la base de la rouille, la transformation du fer pur et dur en une substance friable sans grand intérêt. Toutefois, la silice est le résultat de l’oxydation du silicium. Comme quoi toute oxydation ne donne pas que des composés détestables et sans intérêt puisque cette molécule a donné tout un tas de produits naturels et artificiels.

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29 – Cuivre (Cu) : L’origine de ce mot désignant ce métal orangé est sa propre origine. Lorsque le Monde connu se résumait presque exclusivement aux peuples méditerranéens, le cuivre provenait en grande partie de mines situées sur l’ile de Chypre. Ce lieu situé au cœur de la Méditerranée a donné son nom au métal qui a ensuite évolué jusqu’à sa forme française actuelle, le cuivre. Utilisé à l’état pur, il n’a pas une très grande dureté, seulement 3 sur l’échelle de Mohs qui contient 10 niveaux. En lui rajoutant de l’étain les Anciens obtenaient des outils plus résistants, des armes plus efficaces et des cloches plus résonnantes. C’était l’Âge du bronze.

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33 – Arsenic (As) : De l’ancien grec, il signifie « Qui dompte le mâle ». De fait, cette substance toxique permettait d’empoisonner même les plus forts guerriers. Comme tous les poisons, il a aussi été utilisé comme médicament et comme arme de guerre. On connait la composition du bronze cuivre-étain, mais dans l’Antiquité, le bronze existait également sous la forme d’un alliage cuivre-arsenic puisque l’étain provenait de lointaines contrées alors que l’arsenic était souvent extrait des mêmes mines que le cuivre. Le prénom Arsène est bien tiré du mot arsenic. Voilà peut-être pourquoi Arsène Lupin réussissait si souvent à dompter les riches et puissants mâles.

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Les six monstres

Autrefois, nous pouvions compter sur six types d’événements distincts très efficaces pour limiter la population mondiale.

Commençons par les événements les plus frappants, les cataclysmes naturels. Chutes de météorite, bouffées de rayons gamma, explosions de volcans, séismes destructeurs, tsunamis ravageurs, ouragans monstrueux, ces causes multiples tuaient vite et en très grande quantité. Ces situations existent encore, mais maintenant il est possible de limiter les pertes par des prévisions fiables et des alertes adéquates.

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Ces cataclysmes naturels causaient la plupart du temps de grandes famines, accroissant du même coup le nombre de victimes collatérales, mais les temps de disette pouvaient être dus à bien d’autres facteurs, comme à des agents pathogènes, à la pauvreté et même à des despotes. La famine a existé de tout temps et continue, aujourd’hui encore, son œuvre destructrice. Chaque année, plus de 10 millions de personnes meurent de malnutrition. Ce chiffre représente environ 0,1 % de la population. Autrefois, ce pourcentage était bien plus grand. Aucune région et aucune époque n’était épargnée par le manque de nourriture ou par sa qualité compromise.

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Ensuite, évidemment, la faucheuse pouvait compter sur les maladies. Qu’elles aient été causées par des insectes, des rongeurs, par des volatiles ou par tout autre vecteur infectieux provenant d’une hygiène déficiente, une bonne peste décimait facilement le tiers de la population d’une région en quelques semaines. Rajoutons à cela les autres maladies naturelles non soignées, l’humain tombait comme des mouches. Une médecine minimaliste n’y pouvait pas grand-chose et la plupart du temps elle n’était accessible qu’aux plus fortunés.

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Plus près de nous, la grippe de 1918, dite espagnole, a fait 100 millions de morts, soit près de 5 % de la population de l’époque. Cette pandémie est survenue après une autre grande cause de mortalité chez l’humain, les guerres, et dans ce cas particulier, c’était la Première Guerre mondiale qui venait d’emporter 20 millions d’individus, soit près de 1 % de la population totale de la Terre.

Puisque les guerres ont toujours existé, le nombre d’humains à trépasser à cause d’elles est innombrable. Qu’il s’agisse de petits ou de grands conflits, autrefois les guerres achevaient de décimer les populations que les autres causes avaient encore épargnées.

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Il ne faut surtout pas oublier que l’humain mourait également dans de nombreux accidents occasionnés par trop peu de précautions et si peu d’intérêt pour les prévenir. L’humain était une bête facilement sacrifiée au nom de la moindre convoitise. Les accidents faisaient partie des « risques du métier », comme on disait à l’époque.

Le sixième fléau occasionne moins de victimes que les autres. Cependant, il est certainement le plus monstrueux de tous. Les homicides de toutes natures se perpètrent au quotidien sans accalmie aucune. Ils surviennent dans toutes les régions du monde. Bien sûr, certains pays ont des bilans à décrocher les mâchoires. Les pires endroits concernés se retrouvent surtout en Amérique du Sud où les systèmes politiques, policiers et judiciaires auraient urgemment besoin d’une version 2.0.

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Avant notre ère moderne, à cause de la conjugaison de toutes ces causes mortelles, l’humain se reproduisait comme un lapin afin d’espérer conserver au bout du compte quelques descendants aptes à poursuivre la lignée. La survie de l’espèce, en passant par celle de la famille, s’avérait fortement compromise.

Aux époques anciennes, la Terre était vaste, grandement inhabitée et ses ressources semblaient illimitées, mais de nos jours cette belle naïveté n’a plus sa place. Nous savons maintenant que la Terre est très petite en regard à notre population actuelle.

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Paradoxalement, l’avènement de la machine censée nous déshumaniser a amené le combat contre les six fléaux présentés précédemment. Chaque humain est devenu plus que jamais un être important qu’il faut protéger contre tous ces fâcheux événements. Ainsi est survenue la surpopulation mondiale. L’humain dans son ensemble ne se reproduit plus autant qu’auparavant, fort heureusement, mais les batailles contre la mort se gagnent bien plus souvent qu’elles ne se perdent.

Les six monstres continuent et continueront de nous tuer. Cependant, pour la plupart d’entre eux, ils n’ont rien de comparable à ceux d’autrefois. Des organismes nationaux et internationaux dirigent la lutte aux pandémies. Les guerres se font à coups d’unités d’élite plutôt qu’avec des troupes de chairs à canon. L’excellente hygiène quasi généralisée protège les populations contre la prolifération de foyers d’infection. Les causes des accidents de travail sont traquées et éliminées. Les alertes aux cataclysmes permettent aujourd’hui aux gens d’évacuer à temps les zones à risques. La médecine moderne protège, répare et guérit les individus. La qualité de vie rend les homicides plus rares.

Pour la grande majorité d’entre nous, aujourd’hui nous vivons dans l’insouciance. Notre vie est exempte de la plupart des problèmes occasionnés par ces fléaux. Alors qu’adviendra-t-il de nous lorsque l’un d’eux frappera sans avertissement ?

Nous avons perdu nos techniques de survie. Nous croyons vivre des malheurs alors qu’ils ne sont qu’insignifiances à comparer aux grandes catastrophes. Nous avons déprogrammé notre débrouillardise, nous nous sommes ramollis, nous vivons en pachas et nous l’ignorons.

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Lorsqu’un grave fléau s’abattra sur nos populations, une bonne partie d’entre elles mourra simplement parce qu’elle ne saura plus comment réagir. Elle se plaindra au lieu de prendre le taureau par les cornes. Elle attendra du secours plutôt que de se battre pour sa survie et pour celle de ses proches. Elle se découragera quasi instantanément, si peu habituée à surmonter des difficultés majeures de ce genre.

Il restera bien sûr des survivants et parmi eux, on pourra compter sur ceux qui se seront battus de toutes leurs forces avec l’énergie du désespoir, avec le désir profond et inaltérable de transcender les difficultés, quelles qu’elles soient. Ces survivants redéfiniront de nouvelles façons de vivre où l’on verra toujours la vie aussi précieuse, mais aussi que chaque vie doit se prendre en mains sans devoir attendre une aide providentielle qui n’arrive jamais dans des circonstances exceptionnelles de grande envergure. Les rescapés ajouteront leurs batailles à celles des autres. Ils se créeront une existence où ils ne deviendront pas un pénible fardeau ni une inutilité braillarde.

Tous, ils retrousseront leurs manches comme nos ancêtres savaient si bien le faire. Tous, ils verront la vie comme une bataille chèrement gagnée et non comme un dû gratuit et inaliénable. Tous, ils cesseront leurs jérémiades individualistes pour véritablement devenir des battants solidaires.

Attendez-vous cependant à ce que le prix à payer soit incommensurable, car malheureusement, il faudra que survienne une très grande catastrophe pour qu’une fois de plus nous puissions passer à un stade supérieur de notre évolution.

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