Stranger Things 3 et une certaine controverse

Je viens de terminer de regarder la troisième saison de Stranger Things. J’avais fait la critique de la première saison qui, sans être dithyrambique, était à tout le moins élogieuse.

N’ayez crainte de lire la suite de cet article, je ne vous dévoilerai aucun punch ni aucune partie de l’histoire qui risquerait de gâcher votre plaisir de la découvrir. C’est la raison pour laquelle cet article ne fracassera aucun record de longueur ni de nombre de lectures.

D’abord et avant tout, cette nouvelle saison garde le cap sur un point essentiel qui est en partie à l’origine de son succès, je parle de l’amitié. Ensuite, on a toujours droit à la même qualité du scénario. Une histoire solidement ficelée, beaucoup de personnages complexes et très bien dirigés, ces qualités ne se démentent pas tout au long des 8 épisodes. On peut parler d’une saison très courte, mais, justement, on n’étire pas la sauce. Cette nécessité disparait maintenant que les séries produites pour la diffusion en continu ne se vendent pas en coffret.

Personnellement, je déteste les films d’horreur, et encore plus s’ils s’adressent à un public en boutons. Alors pourquoi j’aime cette série télévisée là? Parce que les frères Duffer nous racontent des histoires comme si elles avaient réellement existé. L’horreur n’est jamais prise comme excuse pour nous faire sursauter ou angoisser. Les monstres ne sont pas horribles, ce sont les situations qui le sont.

Cette série nous raconte également l’histoire d’une époque, y compris en musique, y compris avec les beautés et les travers du moment et ça comprend la cigarette. On en a beaucoup parlé du fait que cette série fait rage chez les jeunes et que le tube blanc, sans être omniprésent, c’est vrai qu’il fait partie d’un pourcentage important des scènes.

Personnellement, ça ne m’a pas véritablement dérangé puisque je considère la cigarette comme un fléau vécu par la population mondiale dans son entièreté et qu’il aurait été inapproprié de l’éluder alors qu’on s’efforce de nous plonger dans cet univers de manière la plus fidèle possible.

Mais il existera toujours des gens qui voudront cacher les faits réels pour toutes sortes de raisons plutôt que de tenter de les expliquer. S’ils utilisaient les mêmes énergies en éducation plutôt qu’à s’offusquer de ce que l’histoire fut, les jeunes seraient bien mieux préparés à affronter la vie telle qu’elle est et non telle qu’ils voudraient qu’elle soit.

Regardez Stranger Things avec vos ados. Vous replongerez dans votre jeunesse, vos jeunes verront votre époque et vous partagerez de bons moments de loisir ensemble, fait rarissime lorsqu’ils atteignent l’âge où ils perdent leurs illusions sur l’héroïsme de leurs parents.

Expliquez-leur cette époque telle que vous l’avez vécue. Rajoutez-y vos propres expériences et votre progéniture continuera de garder de vous une image bien plus positive que si vous décriez la série parce qu’elle ose vous montrer jeune avec vos travers. Prenez le temps nécessaire pour leur parler de la cigarette et de votre opinion sur le fait d’en avoir beaucoup montré au cours de cette série. Parlez du combat de votre génération contre cette drogue dite douce. Expliquez ce qui doit être expliqué plutôt qu’enterré.

Je pourrais bien me passer de…

Nous devons craindre ce genre d’affirmation qui, bien souvent, si elle se réalisait, nous placerait devant des situations intenables. Vouloir se passer de quelque chose ou de quelqu’un n’apparait pas comme un désir raisonnable lorsqu’on regarde ses conséquences au-delà d’un apparent et éphémère bénéfice.

L’exemple le plus évident nous vient probablement de la météo. Lorsqu’il pleut plusieurs jours d’affilée, ça peut paraitre très déprimant, mais s’il ne pleuvait plus, imaginez le malheur. Vouloir se passer de la pluie consiste à vivre sur une planète stérile et inhabitable.

Les moustiques font également partie des mal-aimés de ce monde. Pourtant, sans ces satanées bestioles au bas de la pyramide alimentaire, oubliez tout le reste plus gros qu’une mouche. Dans cette chronique je m’efforcerai donc d’éviter de chercher à me passer de certains trucs qui, s’ils disparaissaient réellement, me causeraient les pires difficultés et par ricochet, à vous aussi.

Alors je commence en affirmant que je pourrais bien me passer… des boissons gazeuses sucrées ou édulcorées. Les unes et les autres n’ont aucun avantage, pas même celui de désaltérer. Quant aux ravages sur la santé qu’elles provoquent, ai-je besoin de vous les rappeler? Je n’en bois pas une seule goutte, diraient ceux qui me connaissent. Exactement, vous qui en consommez, vous vous sentiriez bien mieux si vous vous en absteniez, occasionnant du même coup une amélioration significative dans nos relations. Oui, sachez qu’il faut savoir analyser plus loin que le seul premier degré.

Quoi d’autre? Hum! Je pourrais bien me passer… des saveurs artificielles. Ce n’est pas comme si nous habitions un vaisseau spatial en route vers une planète hypothétique et que nous devions nous aménager de la variété qui n’existe pas à bord. Sur terre, nous possédons tous les produits imaginables pour pouvoir en extraire leurs saveurs naturelles. Et en plus, ces pâles imitations des saveurs originales goûtent généralement la chose qu’il s’avère impoli d’écrire. Quant à leur toxicité possible, on en apprend chaque jour davantage sur le sujet. Je lève mon chapeau aux chimistes pour leurs exploits, mais ils ont également inventé la mort-aux-rats. Ils semblent bien meilleurs à inventer des poisons que l’inverse. Normal, tout ce qui nous est réellement bon et utile, la nature l’a déjà inventé.

Je pourrais bien me passer… d’une bonne partie du suremballage. Emballer des produits, assembler des produits emballés, assembler des assemblages de produits emballés, assembler des assemblages d’assemblages de produits emballés, vous voyez le topo. Déjà, je trouve aberrant de tout emballer en format individuel. Jus, fromages, gâteaux, croustilles, yogourts, noix, lasagnes, pâtés, etc. Oui, préparer mon lunch en piochant dans de gros emballages m’oblige à y consacrer un tout petit peu plus de temps que si je ramassais juste des contenants individuels, mais ce petit sacrifice en vaut vraiment la peine.

Celle-là, je vais gagner votre assentiment. Dans le cas contraire, vous êtes un des leurs. Je me passerais bien… des missionnaires à ma porte le samedi matin. Je ne veux pas dresser une liste des pires casse-pieds de la planète, mais je considère tout type de missionnariat comme une grave atteinte à la sérénité et à la liberté des gens. Vous, adeptes des habits et cravates noires, du porte-document mince, des robes grises au mollet, de la coupe de cheveux des années 1960, croyez en ce que vous voulez, mais croyez-y derrière votre propre porte de logement, pas devant la mienne. Ça me fait penser à cet idiot de John Chau en 2018 qui voulait évangéliser les Sentinelles de l’ile de North et qui est mort de plusieurs flèches dans le dos. Difficile de ne pas rire du crétinisme de l’individu. Tiens, ça me donne l’idée d’organiser un beau voyage exotique pour tous les missionnaires du samedi! Devinez où je les amènerais pour leur première escale. Dommage, cette solution s’avère trop onéreuse pour mes faibles moyens,

Je me passerais bien…, ah! Contrairement à la précédente, celle-là, vous ne l’aimerez probablement pas. Je me passerais volontiers d’une bonne partie des êtres humains. Dire que notre nombre sur la planète a dépassé un seuil critique est un euphémisme. De toute façon, même si nos effectifs étaient coupés par dix, il me resterait encore bien suffisamment de lecteurs potentiels. On voit bien que ce ne serait pas si grave, après tout. Les méga industries écoperaient le plus de cette diminution subite puisqu’elles comptent sur une croissance ininterrompue de leurs revenus pour éponger leurs faramineuses dettes acquise en avalant leurs concurrents. Bien peu d’entre elles, sinon aucune, ne survivraient à une diminution drastique de la population mondiale.

Tiens! Voilà un avantage collatéral des plus intéressants. D’ailleurs, ces entreprises se spécialisent souvent dans les boissons gazeuses et autres produits vides et hyper transformés, elles utilisent des produits chimiques artificiels en quantités faramineuses et elles font du suremballage de leurs produits à outrance. Si 90 % des humains disparaissent subitement, ces monstrueuses créatures inhumaines créées par les gens en mal de pouvoir s’évaporeraient comme glace au soleil d’été. On peut presque dire qu’il existe de l’espoir!

Malheureusement, même si notre population se divisait par dix, il resterait encore quelques missionnaires parmi les survivants de l’hécatombe. Cependant, du même coup, il deviendrait bien plus facile d’organiser un voyage dans cette fameuse ile où ils seraient accueillis par les joyeux cupidons portant la couche et munis de leurs arcs. Bon, je sais que ce sont des pagnes, mais ça y ressemble. Ce peuple dit primitif aura certainement su rester bien vivant malgré les causes de l’effondrement des autres humains. Je les soupçonne de bien mieux savoir affronter l’adversité et les difficultés que nous, les technophiles.

Ainsi, les missionnaires auraient véritablement une mission de taille à accomplir une fois sur les lieux, celle de survivre. Mon espoir se ravive puisqu’une solution existe pour ne plus entendre parler d’eux et surtout pour ne plus les entendre parler tout court. Ouais, ces moulins à bonne parole découvriraient assez rapidement qu’au fond, nous étions pas mal tolérants à leur égard, et malgré leur ténacité légendaire, ils comprendraient enfin que se taire… c’est une vraie bénédiction!

Chanson noire

Aujourd’hui, je vous offre un spécial estival, une courte chanson que je garderai un certain temps dans une page indépendante sur mon site.

Le noir inspire souvent les corbots et ce fut le cas cette fois encore. Vous pouvez lire le texte en suivant cet hyperlien.

Bonne lecture, bonne journée et bon été.

La mobilisation citoyenne est-elle antidémocratique ?

Descendre dans les rues, taper sur des casseroles, déchirer en public sa camisole, manifester collectivement son ras-le-bol, ces gestes citoyens extraélectoraux sont-ils antidémocratiques?

On pourrait le croire, car dans un pays aux mœurs démocratiques, les élections font apparemment foi de tout. Chaque citoyen est égal devant l’urne et la majorité gagne le droit de procéder à des changements par le truchement des représentants ayant déclaré leurs intentions. Toutefois, ce beau principe théorique est vite mis à mal par toutes sortes d’astuces permettant de gagner sans l’avoir mérité.

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Les discoureurs ne révèlent plus grand-chose de leurs véritables intentions, préférant dénigrer leurs adversaires plutôt que de parler de leurs projets. Ils tendent des pièges, ils mentent, ils trichent en soudoyant des personnes influentes, ils reçoivent de l’argent par des entreprises et organismes afin d’acheter une machine électorale puissante. En retour, ils voteront des lois en leur faveur, ou ne voteront aucune loi afin que ces organismes puissent continuer d’abuser de tout. Et c’est sans oublier l’ultime tricherie, le paquetage des urnes, leur substitution ou leur destruction selon les possibilités du moment.

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La démocratie fonctionne lorsque personne ne triche et tout le monde se rend aux urnes, deux utopies qui ne sont pas prêtes de disparaitre. C’est pourquoi, même dans des pays dits démocratiques, les élections ne sont pas la solution ultime pour un peuple bafoué par les magouilles de tous genres. Même dans des circonstances difficiles, une bonne machine électorale parvient à faire réélire ses candidats en renversant le vote de très peu d’individus. En s’attardant prioritairement à modifier les intentions de vote d’environ 5 pour cent de la population, pas beaucoup plus, un parti politique parviendra à gagner des élections perdues d’avance.

Il reste donc la mobilisation citoyenne comme outil démocratique. Mais encore de cette façon, tricher reste l’outil utilisé par les lâches qui sont nombreux et notoires. Répression, infiltration d’agents de renseignement et de déstabilisation, corruption, menaces, tous les moyens sont utilisés pour éteindre les brasiers de la résistance et du changement au profit d’un pouvoir omniprésent et corrompu.

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J’ai donc répondu à au moins un volet de la question en titre de cet article. La mobilisation citoyenne n’est pas antidémocratique même si elle n’est pas régie par des règles électorales. De toute façon, les tricheurs se foutent éperdument des règles électorales et seuls les naïfs les respecteront et, évidemment, perdront.

Les gagnants ne sont pas toujours des tricheurs invétérés, surtout lorsqu’ils gagnent parce que leurs adversaires ont poussé la note trop haut et se sont étouffés eux-mêmes avec leur salive mêlée de fiel. Certains ont gagné parce que leur avantage était tout simplement d’être inconnus. Certains gagnent par chance, d’autres en portant un patronyme populaire et d’autres en restant eux-mêmes et sincères. Ça arrive aussi, parfois.

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Si la mobilisation citoyenne n’est pas nécessairement antidémocratique, elle n’est pas exempte de toute critique non plus, car elle reste un outil permettant de gagner sans voter, donc sans compter le nombre de gens en faveur d’un tel sujet par rapport au total. On est donc en présence d’un outil potentiellement puissant pour faire plier des gouvernements élus. Oui, il existe aussi un côté sombre à cette méthode d’influencer le cours des événements, comme pour tout le reste.

Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir (Les pixels du bien et du mal) et rien ne s’avère plus facile que de basculer d’un côté sain à un autre plus sombre en se cachant la vérité, juste un peu à la fois, jusqu’à ce que le rideau devienne entièrement opaque. L’expression «le pouvoir corrompt» résume assez bien ce principe que j’intitule personnellement «La question du cornichon».

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Si vous me demandez de déterminer à partir de quel point un concombre est devenu un cornichon, la réponse semble impossible à savoir, pourtant, elle est d’une simplicité enfantine. Un concombre devient un cornichon à partir du moment où il est plongé dans le vinaigre. Une cellule à la fois, la transformation débute à l’instant zéro et se poursuivra aussi longtemps que subsistera du vinaigre.

Le pouvoir politique, c’est le vinaigre. Je vous laisse deviner qui sont les cornichons.

Juan de Fuca

Juan de Fuca était un navigateur grec de la deuxième moitié du XVIe siècle. Son nom ne vous dit probablement pas grand-chose, à tout le moins, en tant qu’explorateur maritime.

Juan de Fuca a donné son nom à un détroit entourant le sud de l’ile de Vancouver. Il croyait avoir découvert un passage Ouest-Est à travers l’Amérique. Sa déception dut être très amère. Mais à la suite de la (re) découverte des Amériques, tout le monde poursuivait ce grand rêve d’aller en Orient en passant par l’ouest.

Aujourd’hui, Juan de Fuca n’évoque pas seulement ce voyageur ou ce bras de mer, mais également une toute petite partie de la croûte terrestre dissimulée au fond de l’océan Pacifique, une plaque tectonique éponyme.

La plaque Juan de Fuca est vraiment minuscule à comparer aux autres plaques tectoniques et elle rapetisse de plus en plus. Un jour, elle disparaitra totalement sous la plaque continentale de l’Amérique du Nord. Cependant, malgré sa petitesse apparente, elle n’est pas sans conséquences.

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Sa partie la plus septentrionale (nord) est située au nord de l’ile de Vancouver et elle descend sur une longueur de près de 900 km jusqu’au nord de la Californie. Elle est toutefois située au fond de l’océan Pacifique, sauf pour sa partie souterraine qui s’évertue à soulever la chaine de montagnes des Cascades, des volcans dont font partie le mont St Helens, le mont Rainier, le mont Adams et plusieurs autres volcans actifs et potentiellement très dangereux.

Cette plaque est donc à la base d’une série de catastrophes passées et sera responsable de plusieurs autres à survenir dans un avenir géologique plus ou moins rapproché. Parmi celles prévisibles et attendues avec grandes craintes, le Big One, un séisme risquant d’atteindre une magnitude de 9 ou 9,1, des valeurs comparables aux séismes de Fukushima et de Banda Aceh.

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Le 4 juillet 2019, la plaque Juan de Fuca a tremblé à son extrémité nord à une magnitude de 6,2 avec plusieurs répliques de moindre importance. Heureusement, aucun tsunami n’a frappé les côtes de l’ile de Vancouver, mais ces événements ravivent le spectre du méga séisme en préparation. Car c’est bien le cas, le Big One surviendra tôt ou tard, mais il risque de ne pas se situer exactement là où on l’imagine habituellement.

Depuis l’an 1700, date du dernier grand séisme occasionné par la confrontation entre les deux plaques, l’énergie a recommencé à s’accumuler en prévision du prochain relâchement. D’après les traces géologiques, ces événements surviennent en moyenne tous les 250 ans. Pas besoin d’être très futé pour saisir que la moyenne est dépassée depuis bien longtemps, laissant présager le déclenchement d’un formidable tremblement de terre à tout moment. Plus le temps s’étire entre deux séismes majeurs, plus l’énergie accumulée est grande et plus fort il sera. C’est pourquoi des valeurs comme 9 ou 9,1 semblent parfaitement plausibles compte tenu de la surface de décrochage de 900 km de long par 100 à 300 km de large et des 319 ans d’accumulation des tensions de compression.

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La Californie a également eu droit à un séisme de magnitude presque similaire à une petite heure d’intervalle de celui de l’ile de Vancouver. Il était de 6,4, le plus important depuis 1999. Toutefois, il a frappé le sud de l’état et il ne peut pas être associé à la plaque Juan de Fuca. Cependant, ce milieu rempli de failles de toutes sortes, dont les failles de San Andreas et de Rogers Creek dépendent toutes jusqu’à un certain point des mouvements des autres. Pas de lien direct, mais qu’en est-il des liens indirects? On oublie parfois que la Terre est un seul et même objet en constant changement et par le fait même, tous les événements influencent les autres.

La subduction de la plaque Juan de Fuca a-t-elle amené le dépassement du point de relâchement de la plaque nord-américaine qui s’est tendue comme un ressort au cours des trois derniers siècles sous la poussée de sa compagne? Chaque important séisme dans cette partie du monde ravive le spectre de celui qui changera pour toujours la face de l’ouest de l’Amérique du Nord.

Le paradoxe de la connaissance

La connaissance possède une particularité à la source d’un étrange paradoxe. Plus on accumule des connaissances, moins on semble en connaitre.

C’est pourquoi les gens bornés pensent avoir réponse à tout, car ils ne connaissent rien. Et c’est pourquoi les érudits ont tant de peine à donner une réponse à un problème, car ils voient trop de facettes, trop de paramètres absents de la question qui les empêchent de simplifier la chose. Ils savent pertinemment qu’il existe une multitude de bonnes réponses lorsque plusieurs paramètres sont tus. Choisir ceux qu’ils ne tiendront pas en compte les indispose au plus haut point. Ainsi, ils préfèrent répondre sur plusieurs fronts, laissant croire qu’ils se contredisent, qu’ils ne maitrisent pas leur sujet.

Pourtant, la vérité est exactement l’inverse. Celui trop sûr de lui ne connait probablement que l’abc de son sujet tandis que le savant n’ignore pas que tout est complexité et nuances.

Une erreur d’interprétation guette toute personne ignorant ce processus et cherchant conseils. Elle aura sitôt fait confiance au charlatan assuré et rassurant et elle se méfiera comme de la peste de celui qui est hésitant et qui parle de manière difficilement compréhensible.

Le paradoxe de la connaissance s’amplifie davantage lorsqu’on grimpe d’un niveau. Admettons que vous comprenez bien le processus que je viens de vous décrire et que vous décidiez de vous appuyer sur l’érudit indécis, une décision qui vous semble plus sensée que de vous fier à l’amateur ignare. Vous devez toutefois cesser de tenir compte du charisme des gens, souvent abondant chez les amateurs et désertique chez les pros.

Eh bien si vous allez dans cette direction, dites-vous que vous risquez de commettre une grossière bourde, car les meilleurs leaders, ceux qui parviennent à nous faire avancer plus vite et plus loin que les autres sont rarement les petits génies capables de jongler avec une multitude de paramètres, mais plutôt les amateurs forts en gueule et orientés dans une seule direction.

Tous les chemins de la connaissance s’avèrent complexes, ardus, ramifiés, tordus. Il n’existe plus aucun domaine où l’on pense tout connaitre. Toutes les disciplines se sont complexifiées au-delà de la capacité de maitrise d’un seul individu. Ainsi, aucun spécialiste, aucun expert, aucune sommité n’est un oracle en son domaine. Au mieux, il en connait plus que les autres, mais lui-même n’ignore pas que tant de choses lui restent obscures et non maitrisées!

Le spécialiste préférera se taire en laissant les moins bien informés parler à sa place. L’expert détestera vulgariser, car il comprendra qu’il s’approche du mensonge s’il pousse un peu trop loin la simplification de ses explications. La sommité ne se considére pas au-dessus des autres, ce sont les autres qui l’affublent de ce titre. Lui, préfère échanger avec ses pairs, car il les voit ainsi, sachant pertinemment que la bonne idée fleurira de manière impromptue, d’un collègue pas si réputé, d’une situation n’ayant parfois rien à voir avec les problèmes à résoudre.

La connaissance est un fardeau que peu de gens savent et peuvent porter. Pour les autres, elle devient un fléau capable de les noyer, de les brûler, de les anéantir, tellement elle exige d’eux. Et enfin pour ceux de qui elle est absente, ils ne s’en portent pas si mal, puisqu’ils sont incapables de juger sagement leurs actes. S’ils ont l’humilité, ils peuvent devenir d’excellents politiciens. Dans le cas contraire, si leur ego est surdimensionné, ils deviendront probablement des dictateurs fous.

Connaitre n’est pas source assurée de bonheur ni de malheur, mais je connais plus d’érudits malheureux et plus d’ignares joyeux que l’inverse.

«Oui, docteur, je n’ai pas oublié ma lobotomie jeudi prochain. J’y serai, sans fautes !»

Premier juillet des déménagements

Sur les internet, le premier juillet est marqué comme la fête du Canada. Je reste au Canada, pourtant, cette date ne me titille aucune fibre patriotique. Depuis que j’ai ma majorité et ainsi l’âge de voter, je suis convaincu que ma province ferait bien mieux sans son grand frère omniprésent qui cherche constamment à imposer des vues diamétralement opposées. Juste à penser aux économies engendrées par le dédoublement des paliers qui dégageraient la marge de manœuvre nécessaire pour se forger un avenir des plus enviables par toute la planète. Me considérant comme une personne normalement constituée, je n’accorde aucune qualité à la bicéphalie.

Heureusement, au Québec, le premier juillet correspond également à la date des déménagements. Hé oui, nos baux se terminent à date fixe, le 30 juin. Il n’y a pas que des désavantages, surtout pour les enfants qui ont terminé leur année scolaire et qui évitent les désagréments d’un changement de classe en plein cœur d’année.

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Faisant d’une pierre deux coups, on évite de fêter le Canada en rendant service aux copains-copines aux prises avec leur déménagement sans déménageurs. Hé oui! Fallait y penser, les camions et les gros bras ne poussent pas comme par magie lorsque arrive cette date fatidique. C’est alors la course à toutes les ressources pouvant offrir une quelconque utilité, pick-up, remorques, automobiles, diables, courroies, cordes, bacs, cartons, boites, bâches et plusieurs heures d’efforts de trois amis en échange de trois pointes de pizza accompagnées de trois bières par personne quand le travail est terminé.

Grâce au jour férié de la fête du côté canadien, l’aide ne manque pas à qui sait le moindrement s’organiser. Bon an mal an, les déménagements forment des processions de véhicules pleins à ras bord de toutes sortes de cargaisons pas toujours bien arrimées. La prudence est de mise et il n’est pas rare de rencontrer des vêtements, des chaises, un matelas, quand ce n’est pas un frigo faisant des tonneaux et même une remorque entière se dandinant en marche arrière.

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L’amateurisme du beau-frère se paye parfois très cher lorsque ses superbes nœuds lâchent subitement ou lorsqu’il a omis de poser les chaines de sécurité à la remorque et qu’il n’est pas équipé d’une boule de la bonne dimension pour la cavité de la barre d’attelage.

Dans les rues étroites, les véhicules de déménagement bloquent parfois totalement la circulation et on ne peut pas y faire grand-chose, mis à part de reculer tous les véhicules qui se sont engouffrés dans la trappe.

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Si la disponibilité, l’énergie, la prudence et la patience sont les qualités du jour pour ceux qui offrent leur temps et leurs efforts à aider une connaissance pas du tout intime, en revanche les autres qui, comme moi, se tiennent maintenant à bonne distance de ces activités casse-cou et casse-rein devront endosser la tolérance.

Très tôt le matin jusqu’à très tard dans la nuit, le premier juillet est ponctué de klaxons impatients, de moteurs bruyants, de directives criées, de rires nerveux, de bruits de vaisselle cassée, d’ahanements répétés, de chialages de découragement, de pleurs de fatigue et de livreurs de pizza trop pressés.

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Mais, quelque part, cette chaise musicale nationale possède quelque chose de particulièrement sympathique. On dit adieu à des voisins et on accueille les nouveaux. Mais par-dessus tout on peut caler plusieurs bières fraiches totalement méritées sans prononcer une seule fois le mot Canada.

Collapsologue

J’ai appris que j’étais collapsologue. Rassurez-vous, je ne souffre pas de collapsite ou pire, de collapsose.

Être collapsologue, c’est tout d’abord croire que le monde tel qu’on le connait va s’effondrer. Ah! Là, vous me reconnaissez. Ouais, pour un gars qui a écrit des dizaines de nouvelles sur la fin du monde, il ne pourrait en être autrement.

En théologie, il existe le terme « eschatologie » pour signifier l’étude de la fin des humains et du monde. Il serait synonyme à collapsologie s’il ne regardait pas tout à travers des lunettes où un quelconque dieu nous punit pour nos actes. L’humain n’a pas besoin d’une entité bien-mal-veillante pour être puni, il le fait très bien tout seul. Mais parce qu’il applique son châtiment à ses voisins, il ignore sciemment qu’eux-mêmes font claquer leur fouet sur son propre dos. Et c’est la ronde stupide des châtieurs châtiés.

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Le collapsologue croit à l’effondrement de notre mode de vie et s’il s’y prépare adéquatement, il devient un survivaliste. J’ai déjà abordé le sujet ici même. Il s’y prépare, tout d’abord, psychologiquement. S’il possède des tendances de pédagogue, il en parle autour de lui, et si en plus il s’avère être un blogueur, il parvient peut-être à sensibiliser un public éloigné et élargi.

Ensuite, il acquiert des kits de survie, des vêtements appropriés et du matériel facilitant son autonomie. Il se monte des plans d’urgence. Comme outil, il ignore toute forme de technologie au-delà de celle intégrée dans une bonne vieille hache. Bon, ici j’exagère un peu, des allumettes, c’est sacrément pratique, mais vous comprenez le principe. Et d’ailleurs, je possède aussi du matériel pour allumer un feu sans allumette. Faque (ça fait que)…

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Le collapsologue est le dernier à vouloir l’effondrement de la civilisation, mais il le sait inévitable et surtout, il ne (se) le cache pas. Pour ceux qui en sont tout aussi convaincus et qui agissent comme si l’implosion ne surviendrait jamais, on a déjà inventé les mots autruche, jovialiste et niais dépendant de leur degré de négation et de la pauvreté de leur argumentation.

Pour les autres, les optimistes, ceux qui sont convaincus du contraire, il existe plusieurs catégories. J’en connais qui croient en l’humain, qui pensent sincèrement qu’il va finir par prendre les choses en main afin d’éviter les pires crises. Ils sont convaincus que les gens finiront par se lever et s’élever au-dessus de leur état bestial actuel. Que l’amour, la compassion, le partage, la sincérité et la bonté finiront par rassembler les humains autour d’un projet sérieux et réaliste. À eux, je lève mon chapeau, car mes facultés ne me permettent pas de penser ainsi, et j’espère de tout cœur qu’ils aient raison, même si je suis convaincu du contraire.

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Une autre catégorie est celle du genre monsieur Jemefousdetout, les dépensiers compulsifs, les pollueurs invétérés, les gaspilleurs éhontés, ceux pour qui le recyclage n’est qu’une perte de temps, la parcimonie un signe de pauvreté, qui croient que tout leur est dû, qu’ils possèdent tout en étant en manque de tout, que les autres personnes valent juste d’être à leur service, qui vivent sans remords de leurs abus les plus intolérables.

Vous les connaissez, ce sont eux qui nous ont amenés au bord du précipice et qui vous demanderont de vous y précipiter avant eux afin d’amortir leur chute. Ce sont eux qui ne veulent rien changer. Ils se reconnaissent facilement puisqu’ils se montrent comme des paons. On les retrouve dans chaque famille, dans chaque rue, dans chaque cercle d’amis, dans chaque bureau et usine et surtout, on les retrouve au sommet puisque ce sont des gens de pouvoir, ce sont nos dirigeants.

Penser sera-t-il encore permis ?

Aujourd’hui, vous pouvez rire du titre de cet article. Êtes-vous si certain de toujours être autorisé à penser dans un quelconque avenir?

Vous avez probablement visionné le film «Minority Report» dans lequel un triplet de médiums parvient à capturer des pensées et à les associer à des événements futurs. Je ne veux pas jouer dans cette talle où des gens réussissent à voir le futur. Je préfère rester au ras des pâquerettes en abordant le sujet par l’angle technologique, du style 1984 modernisé.

Je ne vous apprends rien, du moins je l’espère, si je vous dis que tous vos faits et gestes sont déjà épiés grâce aux technologies de l’internet et surtout grâce à votre précieux assentiment par le truchement de votre accord à l’installation de licences d’applications quelconques. Pour le moment, ce suivi à la trace vous inonde de publicité plus ou moins ciblée. Ce désagrément s’avère plutôt bénin et lorsque le produit vous intéresse réellement, elle a même l’avantage de montrer une quelconque utilité.

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Qu’importe le système politique en fonction, tous les gouvernements redoutent une même chose, les soulèvements populaires. Aucune autorité étatique ne veut devoir gérer des contestations, des soulèvements, des séditions et surtout des émeutes. Pour les éviter, ils utilisent quelques trucs dont le meilleur est certainement d’éviter les abus trop répétés.

Mais le pouvoir corrompt et le corrompu refuse obstinément l’arrêt de ses activités illicites ou immorales lorsqu’il est parvenu à les rendre légales. Ayant goûté aux douceurs des avantages que procurent l’argent et la puissance, il lui en faut toujours plus, raison de ses abus immodérés. Il les camouflera un certain temps, mais plus ils seront nombreux et importants, plus ils sortiront sur la place publique. La table est mise pour faire surgir la grogne populaire tant et aussi longtemps que le peuple est encore en mesure de penser par lui-même.

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Mettez entre les mains des dirigeants des outils capables de détecter vos pensées les plus intimes par le truchement de vos activités sur le web, par vos articles, mais aussi par vos étoiles d’appréciation, par vos lectures et par votre historique de navigation. Rajoutez à cela votre historique de déplacements à partir des applications de positionnement géographique et les dirigeants possèdent tout ce qu’ils ont besoin de savoir sur votre façon de penser.

Mettez tous ces renseignements personnels dans les mains de dirigeants démagogues peu scrupuleux et vous obtenez un état totalitaire capable de résorber n’importe quelle manifestation antigouvernementale. Dans l’ancienne Union soviétique, la police comptait sur la délation de voisins et même de la famille. Aujourd’hui plus besoin de compter sur les proches puisque vous êtes votre propre délateur.

Bof! Dites-vous. Vous préférez la paix sociale aux émeutes. Peut-être, mais les changements, même les plus nécessaires, surviennent rarement de manière posée et calme, et jamais si les dirigeants s’avèrent de la pire espèce. Donc, pour avoir raison des despotes, il faut imaginer le changement et celui-ci exige de penser, de réfléchir, d’organiser et parfois d’ourdir.

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Mais comment ferons-nous si toutes nos pensées passent dans la moulinette d’intelligences artificielles triant les gens capables de fomenter le changement? Une liste des indésirables sera remise aux corps policiers spécialisés dans la répression politique qui agiront soi-disant au nom de la stabilité ou de la paix sociale.

Ça ne vous inquiète pas outre mesure puisque vous vivez dans un pays aux habitudes politiques et sociales saines et c’est tant mieux. Si vous saviez le temps requis pour passer de cet état stable à un autre où le despotisme est roi, votre niveau d’inquiétude changerait drastiquement. Aucun état n’est à l’abri d’une dérive subite vers la dictature non éclairée.

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Il existe déjà tout ce qu’il faut pour lire vos pensées et vous faire regretter d’avoir consulté tel site, d’avoir écrit tel commentaire, d’avoir aimé tel article, d’être allé à tel endroit, d’avoir répondu à tel blogueur, d’avoir fait un coucou à tel étranger, d’avoir levé le pouce à une sortie d’un membre de votre famille dans un endroit que vous ne connaissez pas, d’avoir lu tel journal, d’avoir ri d’un tel individu, de vous être abonné à tel blogueur ou à tel magazine, d’être tombé par hasard sur un site subversif en surfant sur la mer web, etc.

Cela ne devrait pas vous décourager de montrer votre appréciation en marquant cet article d’une belle étoile, en vous abonnant à mon blogue et en lisant mes pages et articles précédents. Je ne suis pas suffisamment populaire pour oser prétendre être une menace sérieuse et ça me convient. De cette façon, je garde ma liberté de penser. Du moins, pour l’instant! Lorsque je deviendrai timoré, posez-vous des questions.

Solstice et obliquité

Le solstice d’été s’avère un moment propice pour aborder le sujet de l’obliquité de la Terre.

Dans l’hémisphère nord où vit 90 % de la population mondiale, l’été survient autour du 21 juin de chaque année au moment appelé le solstice. Ce mot dérivé du latin solstitium signifie que le soleil (sol) semble s’arrêter (stare). Pas que le Soleil cesse de bouger dans le ciel, mais il semble cesser de modifier sa trajectoire ascendante.

Obliquité

Évidemment, le Soleil ne bouge pas vraiment. C’est la Terre qui, au cours de sa révolution autour de lui, présente à ce moment de l’année l’inclinaison de son axe de rotation dans une position telle que la clarté diurne dure plus longtemps, les nuits sont donc les plus courtes. Sans l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, ce phénomène annuel n’existerait pas, les nuits et les jours seraient toujours identiques et d’égales durées et il n’y aurait qu’une seule saison.

On peut donc considérer l’inclinaison de l’axe de rotation de notre planète comme la grande responsable des variations climatiques annuelles. Je vais donc «me pencher» un peu plus sur cette fameuse inclinaison pour mieux la comprendre.

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Les planètes et les étoiles se forment par l’agrégation (accrétion) d’un nuage de gaz et de poussières tournant dans un plan de rotation quelconque. Ce plan est appelé l’écliptique et toutes les futures planètes non perturbées partageront à peu de chose près ce même plan. Le nuage de poussières et de gaz se fragmente en créant des tourbillons internes en forte rotation sans toutefois cesser de faire le tour de l’astre central qui deviendra l’étoile. Si rien ne vient déranger ce scénario, l’axe de rotation des tourbillons sur eux-mêmes qui deviennent graduellement des planètes et l’axe de l’écliptique se confondent parfaitement puisqu’ils émanent du même phénomène qui est la rotation du nuage originel.

Dans ces circonstances idéales, les planètes n’ont aucune obliquité. En réalité, toutes les planètes du système solaire possèdent un penchant plus ou moins important, sauf Mercure en première approximation. Si Jupiter ne penche que de 3°, Saturne, Mars, Neptune et la Terre s’inclinent entre 20° et 30°. L’obliquité de notre planète est actuellement de 23°26’14’’ et c’est loin d’être la plus prononcée. Uranus roule sur le côté, quasiment comme une boule de bowling, faisant un angle impressionnant de 98°. Toutefois, la palme revient à notre sœur Vénus qui se retrouve à 177°. C’est-à-dire que son ancien pôle Nord se retrouve aujourd’hui au sud, elle a complètement basculé. On le sait puisque sa rotation est rétrograde.

L’obliquité des planètes peut avoir été causée par d’anciennes collisions cosmiques de grande envergure. Au commencement, notre système solaire comptait bien plus de planètes qu’aujourd’hui. Plusieurs protoplanètes se sont heurtées en créant de plus gros corps célestes et ces collisions surviennent rarement à un angle nul entre les deux objets. Ce faisant, l’axe de rotation est nécessairement perturbé et c’est ainsi que les planètes résultantes peuvent se retrouver avec une obliquité plus ou moins prononcée.

La Terre n’a pas échappé à ce genre de cataclysme. Une planète de la taille de Mars l’aurait heurtée très tôt dans son histoire. On a donné le nom de Théia à celle qui est venue nous embrasser. Aujourd’hui, on est pas mal certain que la Lune aurait émané de ce terrible choc par l’accrétion des débris projetés dans l’espace. L’obliquité de la Terre viendrait peut-être de cette collision.

La présence rapprochée de notre Lune stabilise l’axe de rotation de la Terre qui sinon aurait tendance à devenir beaucoup plus instable. Moins de conditions changeantes favorisent l’évolution des êtres vivants vers plus de complexité.

L’obliquité de la Terre n’est pas constante, en fait rien n’est vraiment stable dans la nature et encore moins la mécanique céleste. L’inclinaison varie à cause de deux phénomènes que sont la précession et la nutation. La précession est le changement de position de l’axe de rotation. Il tourne lentement sur lui-même, mais si cette rotation était parfaitement circulaire, l’obliquité ne varierait pas. Le fait qu’il décrive une ellipse cause un changement de valeur de l’angle. La nutation, quant à elle, se présente comme une légère oscillation de l’axe de rotation. Le rebord de l’ellipse est crénelé, un peu comme une dentelle. Ces deux mouvements conjugués de la Terre modifient légèrement l’inclinaison de son axe de 2,5° au total sur une période d’environ 41000 ans.

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L’obliquité est une bénédiction, car elle permet à la chaleur solaire de se distribuer un peu plus équitablement sur la planète. En plus de donner plusieurs saisons distinctes dans les deux hémisphères, elle permet d’amenuiser les écarts de température entre les pôles et l’équateur. Avec une obliquité nulle, il ferait beaucoup trop chaud aux basses latitudes et beaucoup trop froid aux latitudes élevées. Il ne resterait que deux bandes où l’humain pourrait vivre plus ou moins confortablement. L’une d’entre elles serait située dans l’hémisphère sud, là où il n’y a presque pas de terres, il ne resterait en tout et partout que la bande située au nord pour pouvoir s’émanciper.

L’humain n’aurait probablement jamais vu le jour, mais qui sait? Les parasites ont toujours plus d’un tour dans leur sac. Notre planète pourrait être aux prises avec nous, essayant de modifier l’obliquité afin d’augmenter la surface des territoires habitables. Je n’ose pas penser aux solutions imaginées pour parvenir à cette fin.

L’obliquité de la Terre nous évite donc de faire les idiots. Bah! Faut pas trop s’en faire, il reste tellement de façons de lui causer des torts, au bout du compte, une de moins ne fera pas grande différence.

La laideur du sport

Dans le sport, comme dans tout le reste que l’humain touche, c’est la raison pour laquelle je le déteste en général, il dénature des actes nobles par de la compétition maladive et malsaine, ce qui engendre de la triche, du trafic d’influence, de la corruption afin d’atteindre des niveaux inégalés de prestige, le tout, évidemment dans le but de décupler les gains monétaires.

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Le sport se positionne tout au haut de cette liste d’actes qui devraient être sains – le sport c’est la santé après tout – et qui sont devenus des plus contestables, soit en engendrant maladies, empoisonnements, blessures, handicaps et décès. Les sportifs sont des gens trop dopés dans tous les sens du terme pour voir clair dans le jeu de ceux qui les poussent dans le but de profiter de la manne qu’ils représentent.

Le sport d’équipe est le pire, car il donne les moyens de commettre les actes les plus antisportifs d’entre tous. Quant aux sports individuels, ce n’est plus qu’une apparence d’individualité avec les fédérations sportives, les entraineurs de haut niveau, les équipes de professionnels multidisciplinaires autour des athlètes et les équipements d’entrainement valant des fortunes que même Midas ne pourrait s’offrir.

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On est bien loin du succès individuel lorsque plus de 30 spécialistes dans tous les domaines te soutiennent et te portent à bout de bras. Dans certains cas, le talent y est pour quelque chose lorsqu’on voit certains athlètes perdurer. Sans en nommer, on en connait que ne courent pas après les balles inutiles. Ils se ménagent en sachant quels points ils peuvent se permettre de perdre et lesquels ils doivent remporter. L’intelligence n’est pas plus équitablement distribuée dans le sport qu’ailleurs.

Je ne parlerai pas de cyclisme, la mecque des nouvelles drogues et des nouvelles techniques de camouflage. C’est tout simplement une honte internationale sans nom. Je ne parlerai pas non plus de hockey, le sport national canadien aux sept équipes partageant une ligue avec 24 équipes sises sur le territoire américain. Lorsque les séries de fins d’année surviennent, on ne verra jamais deux équipes canadiennes s’affronter en finale même si le tableau le permettait. Les droits de télévision aux É.U.A. rapportent tellement d’argent à la ligue que celle-ci ne peut pas se permettre de les perdre en laissant ses deux meilleures équipes s’affronter pour la coupe si les deux villes hôtes s’avèrent être situées du côté nord de la frontière. L’arbitrage veille à ce que cela n’arrive jamais. Comment appelle-t-on ça ? Ah oui ! Vous connaissez le mot autant que moi.

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Si vous êtes un mordu de sport, vous avez toutes les chances pour que vos favoris soient dopés, trichent pour gagner ou soient manipulés pour perdre. Et vous continuez malgré tout à y mettre votre cœur et surtout votre argent en achetant des billets, des produits dérivés, en écoutant les matchs à la télé, en achetant des revues, en consultant des sites web spécialisés et en en parlant avec émotions et passions avec vos amis et votre famille.

Ce n’est que de la frime et vous mordez à l’hameçon, jour après jour, saison après saison, année après année. Plus rien n’est vrai dans le sport puisque l’argent a tout remplacé, justement en commençant par l’esprit sportif.

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Vous vous défendrez par l’argument que ce sont de bons moments de divertissement et ce n’est pas pire que lire un roman ou regarder un film qui présentent des histoires fictives, eux aussi dans le but de nous divertir. Ouais, la différence, c’est l’apparence. Les arts n’ont jamais caché le fait que leurs histoires soient de la fiction tandis que le sport prétend le contraire et ils comptent sur une armée de consommateurs crédules pour faire vivre leurs mensonges comme s’ils présentaient des moments de pure vérité.

Allons, venez me dire que vous n’avez jamais trouvé louche un penalty donné dans des circonstances plus que discutables et tout juste au bon moment pour renverser le résultat final de la partie. Les exemples sont si nombreux que la question serait plutôt de savoir si ça arrive que des penalties soient appelés équitablement dans des circonstances dramatiques sans qu’il y ait eu implication d’argent.

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Vous trouvez que j’exagère, que je suis désabusé, injuste, paranoïaque, que je n’y connais rien, que je généralise ? Pour ma part, je vous trouve d’une navrante, décevante et enfantine naïveté. En revanche, je vous reconnais le droit de dépenser votre argent et votre temps pour les causes que vous voulez. Pour ma part, enrichir sciemment les tricheurs milliardaires, ça ne rentre pas dans mes principes de vie, parce que ça leur donne raison de tricher, une leçon de vie que je ne voudrais transmettre à aucun enfant, même à ceux que je déteste, parce qu’aucun enfant ne mérite ça.

Météorologie malade

Je pars travailler le matin, je lis la météo du jour afin de décider si je laisse quelques fenêtres ouvertes pour aérer la maison. Le site de la météo du gouvernement tapisse la journée d’un magnifique soleil mur à mur, d’une température clémente et de vents faibles. Ensuite viendra un ennuagement graduel au cours de la soirée et de la faible pluie durant la nuit. Voilà les prévisions pour les 24 prochaines heures.

Puisque mon retour du boulot s’effectuera au plus tard à 18 h, je n’ai pas à m’inquiéter de laisser la brise printanière changer l’air dans les pièces. Mais sur le pas de la porte, je me ravise pour finalement tout fermer. À 15 h, un violent orage accompagné de forts vents envoie tout valser dans la ville. J’aurais laissé les fenêtres ouvertes et j’aurais retrouvé des litres d’eau dans le salon et les chambres. Moins de neuf heures après la mise à jour de 6 h, la température se moquait éperdument des prévisions des météorologues. Ce cas est loin d’être unique.

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Une débauche de moyens mis en œuvre. Décuplement des stations terrestres d’observation, radars Doppler longue distance dernier cri, imagerie satellite de très haute précision, lancement de ballons-sondes à profusion, caméras et observateurs sur le terrain, on n’a jamais possédé autant de données précises et les moyens de les traiter efficacement.

Cette branche des sciences accapare le temps de calcul des plus puissants ordinateurs au monde. Génération après génération, nous les harnachons à la difficile tâche de prévoir le temps qu’il fera. Plus grande est leur puissance de calcul, plus petites sont les mailles spatiales et plus précises sont les prévisions territoriales. La prévisibilité à plus long terme bénéficie également des téraflops additionnels. Prévoir plusieurs jours à l’avance avec une assez bonne précision en ajustant les prévisions locales à de plus petits territoires apparait comme un mandat parfaitement réalisable.

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Mais force est de constater que dans les faits, ces promesses ne sont pas du tout tenues. Bien au contraire, jour après jour, les bulletins météo montrent leur incapacité à donner un aperçu relativement fiable du temps qu’il fera, et ce même pour la journée en cours. À moins de 24 heures, le nombre de fois que les bulletins sont drastiquement modifiés devrait lever un signal d’alerte.

Pourtant, les météorologues répètent leurs mêmes erreurs du passé en refusant d’associer les écarts entre leurs prévisions et la réalité sur le terrain à une cause sous-jacente grave. Quelques-uns utilisent un mot passe-partout qui veut tout et ne rien dire, le mot instabilité pour expliquer la volatilité de la météo. Parlons plutôt d’une tautologie, pas d’une explication valable.

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La météorologie est une science basée sur deux éléments importants: des modèles mathématiques et des statistiques. Munis de données prises en temps réel, les météorologues les injectent avec d’autres données antérieures dans de très complexes formules mathématiques censées produire un aperçu de l’évolution de la situation. D’autre part, il est possible de contre-vérifier ces prévisions avec des résultats compatibles antérieurs et comparer certaines courbes. Ce faisant, les modèles mathématiques peuvent évoluer et gagner en précision.

Alors pourquoi, plus le temps passe, plus les prévisions semblent perdre du terrain plutôt qu’en gagner? La réponse est simple et complexe à la fois. Nos modèles mathématiques ont fonctionné relativement bien pendant une centaine d’années grâce à l’accroissement exponentiel de nos capacités technologiques. Aucune raison n’explique la dégradation des prévisions plutôt que leur amélioration qui aurait dû être phénoménale.

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Ce qui fonctionnait encore relativement bien dans un passé pas si antérieur n’est plus adéquat aujourd’hui. Les modèles mathématiques s’éloignent du comportement réel de la Terre et ce constat devrait être suffisant pour donner des sueurs froides à tout le monde et surtout aux météorologues. La cause, les comportements de la Terre changent rapidement, beaucoup plus rapidement que nos modèles statistiques et dynamiques.

Le mot instabilité pour parler des écarts entre les prévisions et la réalité n’est pas faux, mais il n’explique rien. En revanche, il démontre clairement que les météorologues sont dépassés par les événements. Alors, que se cache-t-il réellement sous ce terme généraliste?

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Les dérèglements climatiques, évidemment. La montée fulgurante de la concentration du CO2 et également celle du méthane (CH4) dérègle fortement le comportement des masses d’air dans les différentes strates de notre atmosphère. Nos modèles sont devenus incapables de bien analyser leur évolution dans des situations jamais vécues auparavant.

Alors, oubliez les prévisions météorologiques pour décider de votre habillement, de l’état de vos fenêtres et de vos activités de la journée. Munissez-vous de plusieurs kits dont un pour la pluie forte, un pour les chaleurs intenses et un pour des coups de froid subits. Fermez portes et fenêtres si vous vous éloignez de la maison et surtout, ne tentez pas d’ajuster vos activités aux prévisions météorologiques. Ne laissez pas la météo gâcher votre vie, organisez tout ce que vous désirez et prenez plutôt des précautions advenant un changement de température, sinon vous ne ferez plus rien.