Festivals et correspondances.

L’été au Québec est court, mais intense en festivals. Chaque région, chaque ville, village ou bled possède le sien. Ces lieux souvent pittoresques tentent d’attirer le plus de visiteurs lors d’une journée, de quelques jours, d’une semaine et même plus dans les grandes agglomérations. La récurrence d’un thème dans un même lieu permet à la population de planifier ses vacances et aux organisateurs d’acquérir une expérience essentielle au bon déroulement de toutes les opérations.

Ces moments de gloire ou de gloriole annuels, comme une courte vidéo virale sur notre chère toile, nous permettent de découvrir les charmes des lieux, leurs spécificités, leurs richesses et leurs coutumes. La plupart des années, je me déplace pour assister à un ou à plusieurs de ces événements parmi une panoplie allant du festival du cochon de Sainte-Perpétue jusqu’au Festival de jazz de Montréal qui attire ses deux millions de visiteurs chaque année. Bon, j’avoue, je ne suis jamais allé voir les courses qui consistent à attraper un cochon graissé que je considère comme une barbarie moyenâgeuse. Les pauvres gars sont maltraités sans aucun ménagement par de jeunes cochons qui les poussent dans la boue, méritant amplement leur titre de « porcs ». Bon, retenez-vous d’appeler la Société protectrice des animaux, la police, mon ex ou l’hôtel aux grandes manches liées dans le dos, je blague. Mais ce festival existe réellement et malheureusement, avec ce nom de Sainte-Perpétue, on ne s’étonne pas qu’il revienne chaque année comme les perséides ou la crise d’herpès.

Festivals d’astronomie, de gastronomie, de musique en tout genre, y compris un festival western qui attire son demi-million de festivaliers dans un village de 4 000 habitants, festivals de montgolfières, de tirs de tracteurs, de la poutine (pas le dictateur, l’autre), d’archéologie, de la mode, du homard, des contes, des grandes orgues, de la gibelotte, de la Nouvelle-France, et cætera. Il y en a vraiment pour tous les fous. J’ai aussi mon festival fétiche, le festival de blues à Tremblant où j’ai parqué ma roulotte voilà maintenant sept ans.

Je reviens tout juste du festival « Les correspondances d’Eastman ». Ce joli village de la région des Cantons de l’Est offre une intéressante programmation autour du thème de l’écriture épistolaire. Je n’y étais encore jamais allé malgré ses quinze années d’existence et au cours de cette période, sa programmation s’est élargie pour englober l’ensemble des styles d’écriture. On y rencontre pas mal d’auteurs, dont notre immortel Danny Laferrière qui se fait une joie d’agir cette année en tant que porte-parole.

Certaines activités se tiennent en pleine forêt. D’autres sont réparties dans plusieurs jardins fleuris, sur des terrasses près de cours d’eau ou sous des chapiteaux. L’atmosphère y est détendue, les lieux superbes et odoriférants, les vendeuses de souvenirs s’avèrent être peu nombreuses, sympatiques et totalement dénuées de babioles bon marché fabriquées sur le continent où l’on rit jaune.

Dans le prochain article, je vous parlerai de l’atelier littéraire que j’ai suivi et qui m’a inspiré un sujet de réflexion. Je tairai pour l’instant le thème abordé, mais j’aimerais bien recevoir vos commentaires à la suite de sa publication. Alors, rendez-vous à la même adresse et à l’heure de votre choix pour lire cet article dédié à un sujet lié à l’écriture et conséquemment, à sa lecture.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s