La Vie

Une Terre unique ou banale ?

On se pose encore la question à savoir si la vie existe ailleurs que sur Terre. Évidemment, ce qui surviendra très bientôt ressemblera à ce qui est advenu à nos questionnements concernant les exoplanètes. Existe-t-il d’autres planètes dans l’Univers ? Cette question qui nous tarabustait voilà encore peu de temps nous semble aujourd’hui bien innocente alors que 3 572 exoplanètes sont confirmées. Il en sera de même avec l’existence de la vie dans l’Univers. Nous nous trouverons bien prétentieux et certainement aussi naïfs d’avoir osé croire, même un seul instant, que nous vivons sur une planète unique et que la vie n’existe que sur Terre.

Ordinaire ou extraordinaire ?

Mais tant que la preuve formelle n’est pas apportée, on préfère penser que l’humain est spécial. Si nous étions parvenus à créer de la vie en laboratoire, la question de la vie dans l’Univers aurait obtenu réponse, mais on fait face à un paradoxe. La vie se trouve presque partout sur Terre et même à des endroits tellement étranges que nous n’aurions jamais été la chercher dans ces milieux. Bon, c’est probablement comme réussir un soufflé… en plus compliqué. Ça prend les bons ingrédients et il nous en manque peut-être un dernier auquel nous n’avons pas encore pensé. Ça prend aussi le bon livre d’instructions et à ce chapitre, on n’a aucun professeur pour nous l’enseigner. Ça prend peut-être aussi plus de temps, la vie est certainement moins pressée que nous de venir au monde.

Une ironie de plus, la spontanéité

Voilà un peu plus de cent ans, on croyait encore que la vermine naissait spontanément en présence de viande. Pour prouver le contraire, les scientifiques ont laissé de la viande sous des cloches en verre et aucune mouche, aucun ver, ni aucune souris ne voyait le jour. La preuve était faite, la vie ne naissait pas de l’inerte. On attribuait la vie à la volonté divine. Aujourd’hui, les scientifiques cherchent à prouver le contraire, que la vie peut émerger de matières inertes et qu’elle n’est pas due à un acte délibéré posé par une quelconque divinité.

Le berceau idéal

À partir des plus anciennes preuves de vie sur Terre, l’humain cherche à retrouver le milieu originel qui l’a fait naitre. Avec la bonne température, la bonne pression, les bons ingrédients, le bon bombardement d’ondes ou de particules, la vie pourra peut-être se décider à nous faire plaisir. Les chercheurs veulent reproduire le milieu le plus probable d’engendrer la vie en fouillant les stromatolites primordiaux et autres vieilles roches ayant conservé les plus vieilles traces de vie primitive.

Horreur du vide et probabilités

Ayant subi dans le passé cinq extinctions massives de vie, la Terre s’en est toujours remise par un foisonnement de vies tous azimuts qui ont rempli assez rapidement les niches écologiques laissées vides par leurs précédents résidants. La Nature a donc horreur du vide de vie. C’est donc un signe encourageant que la présence de vie n’est pas fortement improbable, mais au contraire, fortement probable.

L’analogie

Les précédents paragraphes me font tout de suite penser à un autre domaine où la spontanéité, l’horreur du vide et les probabilités représentent les briques essentielles de cette science. Je parle de la physique quantique. Ce rapprochement m’a amené à postuler que la création de la vie se comporte peut-être exactement comme la création spontanée de matière à partir du vide afin de se conformer au principe d’incertitude de Heisenberg (inégalité de Heisenberg). Il pourrait ainsi exister le même type d’inégalité à propos de la Vie. Une inégalité obligeant la Nature à faire apparaitre de la vie là où elle n’existe pas, spontanément, selon un rythme déterminé par le milieu ambiant.

Et si c’était plus qu’une analogie ?

Il est même tentant de lier l’émergence de la Vie à des phénomènes quantiques, pas seulement par analogie, mais découlant directement de ceux-ci. Cette relation directe causerait la nécessité d’avoir un Univers régi par la physique quantique pour que la Vie puisse exister. Ainsi, toutes les aberrations de cette physique contre-intuitive prendraient une raison essentielle d’exister. On comprendrait mieux le combat qui l’oppose aux lois cosmologiques pour le contrôle de l’Univers, car sans l’un ou l’autre, pas de création de vie et pas d’évolution possible de celle-ci.

10 commentaires sur “La Vie

  1. Je pensais énergie, mais je veux dire à la place, volonté. Pour qu’il y ait de la vie, il faut de la volonté et rien d’autres. Bon, ça ne sera jamais tout à fait de la vie telle qu’on la prévoit. Mais ça sera de la vie quand même.

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    1. Volonté implique entité pensante. Si les entités pensantes sont la vie, quelle est la première entité pensante qui n’a pas émergé d’une volonté pensante ? Selon moi, ça nous éloigne de la science pour retourner au mysticisme.

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      1. Selon moi, il n’y a aucun mystère, il y a seulement du déguisement. C »est comme un jeu, sans en être un. Mais, c’est très très très dangereux d’y jouer. Ça veut dire quoi, selon vous, de ‘penser’ au juste? Par ce que moi j’ai la réponse, et elle est dans la science de l’ambification. Vous ne connaissez pas cette science? Hé bien, à vous de la découvrir. Désolé.

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      2. Ce n’est pas tant quelque chose duquel on peut se renseigner, mais bien quelque chose avec lequel on peut découvrir. Je crois que la science de l’ambification (qui n’a pas encore été tout à fait découverte) peut faire le pont entre le cartésien et le spirituel. Je suis désolé pour avoir été vague à propos de cela. C’est que moi-même je n’en connais que les prémisses, de cette science nouvelle. 😉
        Ça peut sembler très intuitif, et c’est vrai. Mais je vous rassure, je crois bien que c’est quelque chose qui peut devenir tangible. Ce n’est pas une idée qui m’est venue ‘comme cela’. Il y a beaucoup de réflexion derrière tout cela.

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      3. Dans les temps anciens et jusqu’à Kant, le pont entre le cartésien et le spirituel, ou si l’on veut entre la physique et la métaphysique s’appelait la philosophie [étude de la connaissance].
        Mais les XIXe et XXe siècles ont tout changé, faisant de la science le seul veau d’or et du spirituel un sujet dépassé et hermétique. Le terme « ambification » semble une concaténation ou plutôt un mot-valise composé d’ambigu et d’un autre se terminant par « -fication ». Mon dictionnaire m’en donne 150 possédant cette terminaison. Si je ne me trompe – vous pourrez me le dire – l’ambification serait le fait de traiter un sujet tant sur le plan scientifique que sur le plan spirituel, simultanément, sur un pied d’égalité et même indistinctement.
        Ne pourrait-on pas plus simplement remettre à l’avant-scène la signification première de ce qu’était la philosophie ? Une étude de la connaissance, complète, à ramifications multiples.

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      4. Oui, ça serait une meilleur idée que mon mot. Mais le problème, c’est qu’actuellement, la philosophie en tant que discipline, est sclérosée par le « publier à tous prix », le même problème que pour les sciences. L’argent comme moteur du travail intellectuel, ça ne fonctionne pas. Il va falloir que les institutions le reconnaissent un jour. Avec mon blog, j’essaie de faire ma petite part, pour que cela se fasse. 🙂

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