IA et homosexualité

On parle beaucoup de l’intelligence artificielle à Montréal ces jours-ci. Plusieurs investissements majeurs, dont celui tout récent de Facebook, ont fait hausser la cote de la ville en la matière. Mais la métropole était déjà l’un des grands pôles mondiaux de cette science avant que le Créateur d’amis virtuels ne rajoute son nom à la liste. L’Université de Montréal et l’Université McGill forment des cohortes de chercheurs en IA qui pourront trouver un travail dans leur domaine.

On a également parlé cette semaine d’un groupe de chercheurs de l’université Stanford qui aurait mis au point un algorithme d’intelligence artificielle pour déceler les homosexuels à partir seulement de photographies. Ces gens auraient mieux fait de n’avoir jamais eu cette idée. Que leur prétention soit vraie ou fausse, je connais des pays qui payeront une petite fortune pour s’approprier l’algorithme en question. Voilà une autre preuve qu’on peut enseigner et étudier à l’université tout en étant un parfait imbécile. Ces corniauds sont censés être la fleur de notre espèce. Manquer de jugeote à ce point n’est même pas pathétique. Et pour rajouter le crétinisme à l’idiotie, ils ont eu la brillante idée de publier cette nouvelle sur le web. Ils l’ont crié sur tous les toits pour s’assurer que la planète entière puisse admirer le calibre herculéen de leur stupidité. Je manque d’insultes tellement mes semblables apparents me sidèrent.

Vous avez pu constater dans certains de mes articles combien ma confiance en l’humain est étiolée. Lorsque l’on place bout à bout toutes les bêtises, monstruosités et imbécillités que nous réussissons à penser, à créer, à fabriquer et à mettre en œuvre, l’avenir compromis de l’humain sur Terre devient d’une évidence patente. Qu’on me traite de pessimiste, je m’en balance. Moi je vois des apôtres du jovialisme (jovialité tout aussi permanente que hors de propos) dans ceux qui croient encore en un avenir radieux pour l’espèce humaine. Je soupçonne par contre un peu tout le monde de (parfois) penser comme moi, mais les gens n’osent pas franchir la limite qui consiste à en parler ouvertement et à décrier les actes de ce genre.

Certains sont prêts à faire n’importe quoi au nom de la science. Durant les années 1940, la planète a connu un autre individu qui a fait n’importe quoi au nom de la science. Il s’appelait Josef Mengele.

Je suggère fortement à tous les détenteurs de l’algorithme en question de le détruire dans les plus brefs délais ainsi que toutes les données et la documentation qui s’y rattache. Je suis incapable de m’inquiéter pour la sécurité des membres de ce groupe. Ils ont joué aux imbéciles, ils en payeront probablement le prix. Si un jour vous entendez parler de la disparition d’un ou de plusieurs thésards de Stanford ayant travaillé sur cet algorithme, vous saurez qu’ils sont probablement en train de le recréer quelque part dans une prison nationale d’un pays où l’homosexualité est un crime passible de la peine de mort. Je voudrais leur faire une dernière suggestion au cas où LeCorbot aurait vu juste. Sachez qu’il existe toujours une solution qui permettra d’éviter que vous fassiez du tort à l’humanité, advenant le cas où on chercherait à vous contraindre à remettre votre algorithme ou à le recréer. Ce sera le prix à payer pour votre rédemption pour avoir agi avec une insouciance crasse des conséquences de vos choix et de vos actions.

Photo : singularityhub.com

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