À propos de la violence

Par manque de temps, je n’ai pu terminer l’article faisant suite à celui d’hier sur les photons comme clé de compréhension de l’Univers. Ne vous en faites pas, ce n’est que partie remise, le sujet étant trop complexe pour le bâcler.

Je vous ai concocté cinq phrases concernant la violence. Vous pouvez enrichir la réflexion en en rajoutant une de votre cru dans les commentaires. 

– Nous possédons tous la capacité d’être violents

– User de violence prouve la faiblesse des arguments

– La violence est le dernier refuge de l’incompétence

– Le silence alimente la violence

– User de violence, c’est détruire l’innocence

Jugement et tenue de gala

J’ignore pour vous, mais j’enfile mes habits de gala assez peu souvent. Le reste du temps, je les protège en les gardant sous des housses. Lorsque j’ouvre le zipper, c’est le signe d’une célébration prochaine. Une fois la fête terminée, les vêtements nettoyés, je les range en les oubliant au fond de la penderie puisqu’ils ne me seront plus d’aucune utilité jusqu’au prochain événement mondain «black tie».

Je vois des gens qui utilisent leur jugement de la même manière, comme s’il s’agissait de leur tenue de gala. Le reste du temps, ils le laissent bien rangé sous une housse pour ne se fier qu’au jugement des autres, aux décisions des autres, aux idées des autres.

Cette procuration leur permet de critiquer les sans risquer de mettre en cause leur propre manque de jugement. Je prends pour exemple la liste des mises en garde associées à des produits de consommation.

Fer à repasser: Ne pas repasser les vêtements sur vous.
Café
: Attention, chaud.
Tondeuse: Ne pas tenter d’enlever la lame pendant que la tondeuse est en marche.
Télécommande
: Ne pas mettre au lave-vaisselle.
Panneau de signalisation
: Route trempée lors de pluies.
Tronçonneuse
: Ne pas tenter d’arrêter la chaine avec vos mains ou vos organes génitaux.
Sèche-cheveux
: Ne pas utiliser en dormant.

Si des avertissements stupides de la sorte ont été imprimés, des individus sans cervelle ont posé ces gestes stupides et se sont plaints des conséquences aux fabricants, probablement dans l’espoir de recevoir une quelconque compensation. L’idiotie accomplie, le gaffeur est absout d’avoir manqué de jugement. Le coupable montré du doigt et puni sera le fabricant. En somme, on l’accusera de ne pas avoir réfléchi comme un idiot.

Non seulement les gens s’autorisent à ne pas réfléchir, mais la société les encourage dans cette voie en étant sans pitié pour ceux qui ont pensé à leur place sans avoir prévu toutes les gaffes possibles. En entreposant leur jugement sous la housse, les gens acquièrent un visa leur permettant de parcourir toutes les avenues de la bêtise.

Il faut dire que les dirigeants veulent contrôler un peuple soumis. Ça les arrange lorsque vous gardez vos fringues de gala bien loin de votre quotidien et que vous scandez leurs slogans sans les comprendre. L’important n’est-il pas de suivre les leaders, sans les critiquer, sans les juger?

RDP-Parc

Personnellement, je tiens trop à la vie, à mes membres, à mes organes et à l’usage de mon cerveau pour laisser les autres utiliser leur jugement à la place du mien. Je n’irais pas sauter en bas d’un pont même si aucune pancarte ne m’avertit des dangers inhérents à un saut de l’ange à cet endroit. Il en va de même pour le reste des situations, même les moins dangereuses. Je pense, donc je suis, je suis en vie et je le reste en réfléchissant.

On peut voir sur les sites de vidéo en ligne des tas de gens commettre des stupidités. Je me dis que leur instinct de survie doit tenir dans un ou deux neurones tout au plus. Le fait qu’ils s’en sortent parfois indemnes ne confirme en rien la pertinence de leurs tentatives. Des conséquences miraculeusement mineures, étonnantes en comparaison avec la connerie des actes, démontrent seulement que la vie ne possède aucune justice intrinsèque.

Personne ne nait avec une quantité limitée de pensées réfléchies, le bassin ne se tarira jamais. Mieux, à chaque effort de réflexion, la matière grise s’habituera et les pensées intelligentes foisonneront. En revanche, le cerveau s’atrophie et les idées brillantes finissent par disparaitre entièrement lorsque le jugement est rangé sous une housse, comme la tenue de gala, cadenassé au fond d’une penderie ramassant la poussière au milieu d’un grenier oublié.

Je vis dans un monde peuplé de gens s’imaginant toujours être des entités individuelles vivantes alors qu’ils ne sont que des clones zombis.

Fous de la lessive

Un fléau quasiment jamais évoqué est celui de la lessive excessive. On porte un vêtement une fois, on le lave même s’il est toujours propre et inodore. Prêter une attention particulière à ne pas laver les vêtements qui n’en nécessitent pas réduit considérablement notre trace environnementale.

La facilité avec laquelle nos machines traitent cette tâche ménagère nous a amenés à l’excès. Si nous devions retourner à la planche, à la savonnette, à la corde à linge et aux épingles, il est certain que nous laverions uniquement les vêtements vraiment sales ou nauséabonds.

Cordes-à-linge-à-Naples-Italie.jpg

La surconsommation de lessive et de nettoyage à sec existe parce qu’on peut se le permettre, du moins le croit-on. Toutefois, la réalité s’avère bien moins jolie. En camouflant les conséquences de nos actes sur l’environnement, nous refilons simplement cette dette à des dizaines de générations futures.

001874134_620x393_c

Si nous devions payer maintenant le vrai prix de nos excès de lessive, nous changerions immédiatement nos habitudes et reviendrions à un mode de fonctionnement plus rationnel.

Si l’humain parvient à survivre à ses massacres envers l’environnement, il regardera son passé avec effroi et horreur. Notre lignée évaluera les mécanismes soutenant nos sociétés modernes. Ils les trouveront abusifs, destructeurs, dévastateurs et ravageurs. Quant à nous, ils nous qualifieront à juste titre d’odieux vandales. Notre descendance aura honte de ses origines, car elle ne comprendra pas pourquoi, tout en le sachant pertinemment, nous avons continué de tout ravager sans même sourciller. Faire autant de lessives inutiles sera pour eux le signe que nous étions de parfaits imbéciles.

55679299.jpg

Alors la prochaine fois que vous voudrez lancer un vêtement toujours propre dans le panier destiné à la lessive, posez-vous la question de la pertinence d’un tel geste. Et si vous ne le raccrochez pas dans la penderie, votre descendance aura parfaitement compris ce que vous êtes en réalité.

89944415_o.jpg

Une bouilloire et des tares

Une bouilloire électrique est conçue pour effectuer une seule fonction et pour ce faire, elle doit accomplir trois actions. Son unique but consiste à bouillir de l’eau qui sera ensuite utilisée. Trois actions sont indispensables afin d’atteindre ce but, soit celles d’agir comme contenant, d’agir comme bouilloire et d’agir comme verseur.

Ma bouilloire réussit à mal exécuter deux de ces trois actions. Elle fuit et elle verse plus d’eau à côté de ma tasse que dedans.

226_E-1

Un contenant est, par définition, étanche. Ce n’est pas une qualité de l’être, mais une nécessité évidente, sinon on ne parle plus d’un contenant, mais d’une clepsydre, d’un arrosoir ou d’un gicleur. Je devrais donc nommer ma bouilloire un arrosoir de comptoir chauffant. Mais à quoi sert un arrosoir de comptoir chauffant?

Pire, cet objet pathétique verse comme un cancéreux de la prostate en fin de vie. C’est donc un arrosoir de comptoir chauffant versé (!) dans les éclaboussures. Ma bouilloire électrique a vraiment évolué en un objet mutant plutôt inquiétant pour le bien-être des habitants de la maison et surtout pour la réussite de mon thé.

disappointed-young-business-man-thumb-down-success-people-concept-68411352

Je comprends pourquoi ma bouilloire fuit. Oh, ne croyez surtout pas que je l’ai psychanalysée, mais je l’ai tout de même analysée! Elle fuit parce que son fond est composé de deux parties distinctes dont l’une chauffe et l’autre pas. Dilatation due à la chaleur, le joint censé être étanche entre les deux sections, à l’évidence, ne l’est pas du tout.

Je comprends aussi pourquoi elle pisse partout, sauf dans ma tasse. J’oublie un cancer de la prostate, trop évolué et surtout, peu pertinent pour UNE bouilloire. Design compact, le bec verseur ne peut bien exécuter sa fonction que dans des paramètres de débit, d’angle et de volume d’eau intérieur bien précis, paramètres évidemment inconnus. Et même à cela, la bouilloire doit verser correctement dans des écarts suffisants d’utilisation pour la rendre pratique et efficace, mais surtout pas en devenant capricieuse et caractérielle.

homem-frances-boina-barba-raiva_1194-8072

Ma bouilloire n’était pas dispendieuse, direz-vous. Et après? Où sont les instructions et l’étiquette spécifiant qu’elle ne sera en mesure que de bouillir, mais qu’elle n’a pas été conçue pour rester étanche et qu’elle sera absolument incapable de créer un filet d’eau lors de la versée?

Je ne suis pas responsable de ceux qui ont dénaturé leur produit pour le rendre attrayant et accessible, tout en conservant un nom qui ne lui sied pas du tout. L’emballage était clair et disait que je trouverais une bouilloire à l’intérieur, pas un arrosoir de comptoir chauffant à éclaboussures multiples et garanties.

Ourson-pas-content.png

Cet exemple d’aberration manufacturière est loin d’être unique. Bien au contraire, ma liste s’allonge d’année en année, même avec des objets très dispendieux qui, aujourd’hui, ne se gênent plus pour posséder de graves vices de fabrication, les rendant souvent inutilisables. Peu importe la fortune déboursée pour leur acquisition, elle ne représente plus du tout un indice et encore moins un gage de qualité.

J’écrirai d’autres articles sur ce vaste sujet qui démontre hors de tout doute certains travers de notre espèce qui les conduiront inexorablement à sa disparition.

Oui, de simples exemples comme celui de ma prétendue bouilloire peuvent en révéler beaucoup sur le sort de l’humanité lorsqu’on sait interpréter certains symptômes. Nous sommes sérieusement et profondément tarés, ce n’est pourtant pas si difficile à diagnostiquer, il me semble!

 

Discrimination (dite) positive

Depuis le premier jour où j’ai entendu cette formule, elle n’a cessé de me faire hérisser tous les poils de mon corps. Bon, certains prétendront qu’il n’en reste plus beaucoup à redresser sur mon caillou, mais les cheveux qui continuent de vaillamment s’y accrocher s’horrifient pour tous ceux qui manquent à l’appel.

J’étais jeune lorsque cette bêtise innommable a fait son apparition dans le cercle politique que je fréquentais à l’époque. J’ai tout de suite été pris d’un grand malaise devant ces personnes apparemment toutes saines d’esprit et même brillantes qui péroraient sérieusement sur la mise en place de ce système. Les pavillons de mes oreilles tentaient d’obturer mes canaux auditifs toutes les fois qu’ils entendaient ces deux mots accolés.

maymunlar-arkadaslik-icin-guluyor-1179035

Mon dilemme à l’époque consistait à savoir si je dénonçais haut et fort cette aberration ou si je la jouais plus finement. Puisque j’étais en politique, eh bien à Rome on agit en Romains, j’ai donc décidé de commencer par me taire et d’observer la suite.

Bien entendu, cette volonté de favoriser une certaine discrimination (que je ne qualifierai jamais de positive) avait pour but de corriger de graves injustices faites dans le passé contre les femmes, les autochtones, les handicapés et les gens dont leur foi ne correspondait pas à celle de la majorité.

dog-maddie

Toutefois, le moyen choisi pour corriger ces injustices est totalement inapproprié et tout aussi immoral que les anciennes discriminations dénoncées. Cette mauvaise solution consiste à «favoriser» les gens appartenant à des groupes anciennement victimes de discrimination lors de l’embauche ou d’autres concours comparables.

Ne vous y trompez pas, toutes les discriminations basées sur les origines, la religion, les caractéristiques physiques non incapacitantes pour les tâches à accomplir, le sexe et les orientations sexuelles doivent être proscrites. Personnellement, je rajoute à cette liste la discrimination faite sur la base d’anciennes discriminations.

La seule façon saine et morale de corriger ces injustices passées est de cesser de les commettre, un point c’est tout. Tenter d’accélérer un rééquilibrage en renversant les discriminations ne fait que changer la face des coupables d’un acte odieux.

bf8ee5e1ad94e92284dbf9dc83989d4c

Ce processus apparemment juste pour l’ensemble de la communauté crée de nouvelles victimes. La question est donc de savoir si l’inversion du favoritisme est réellement nécessaire. À celle-ci, l’analyse est formelle, elle n’est pas du tout nécessaire puisque si toute forme de discrimination cesse, l’équilibre finira inévitablement par survenir.

Cette mesure se veut un coup d’accélérateur permettant de corriger plus rapidement des fautes commises sur des humains en faisant subir la même chose à d’autres humains. Si, une première fois, nous avons été scandalisés par de la discrimination, nous devons rester tout aussi scandalisés pour toutes les autres perpétrées dans des circonstances semblables.

raton-laveur-banniere-ete

La discrimination (dite) positive, c’est punir des personnes innocentes pour des exactions commises par d’autres personnes. Belle parodie de justice. On ne peut pas s’en prendre aux bonzes du passé, on va faire payer des quidams à leur place.

Les programmes de discrimination dite positive ont fini par exister et perdurent encore aujourd’hui.

Abus de mensonges

L’outil de démocratisation par l’information que fut l’internet s’ébrèche. Comme toujours, la faute revient aux abuseurs du système, mais également aux autorités en place qui y voient, à juste titre, une menace. Les fausses nouvelles pullulent de tous côtés.

Quand elles émanent des gouvernements, la cause est apparemment justifiée par la sacrosainte sécurité nationale. Toutefois, ces actions répressives empêchent les mensonges d’être connus et les gouvernements corrompus de tomber.

cropped-7-astuces-maquillage-pour-avoir-un-regard-sexy-et-envoutant-couv.jpg

Quand elles proviennent de la population, elles minent la confiance qu’a celle-ci dans les outils indépendants d’informations libres. Les abuseurs idiots embarquent dans le jeu des gouvernements qu’ils croient combattre, chaque fausse nouvelle se retournant contre eux, contre leur apparente cause et en fin de compte contre la population en général.

Dans le terme «liberté d’expression», le mot liberté sous-entend des obligations de la part de celui qui veut s’en prévaloir, car aucune n’est libre de toute exigence préalable.

Dans cette liberté d’expression, la vérité, ou ce qui s’en rapproche le plus, devrait impérativement figurer en tête de liste des obligations. Abuser de ce droit en prétendant simplement utiliser des mêmes outils que ses adversaires ne constitue pas une raison valable et encore moins une défense acceptable.

Devenir identique à ce qu’on dénonce revient à corrompre son idéal et la population ne devrait jamais croire ces leaders autodénaturés. Cela engendre des gouvernements semblables en tout point aux précédents. On passe d’un mal de prémolaire à celui d’une molaire, les nouveaux dirigeants s’avérant seulement jaloux du pouvoir que détenaient les anciens.

carrousel-cropped.jpg

Les gens restent conscients de ce carrousel tournant sur lui-même, causant ce désabusement généralisé envers la question politique. Bonnet blanc, blanc bonnet. Toutefois, totalement se désintéresser à la chose politique à cause de cette apparente inutilité de notre vote à changer quoi que ce soit ne représente pas la bonne stratégie à adopter.

Les systèmes politiques actuels engendrent leurs propres défauts, dont la corruption, le mensonge et la culture du secret. Certains dirigeants en abuseront plus que d’autres. On ne peut choisir qu’entre des niveaux plus ou moins grands de ces excès, car il en existera toujours. Aucun gouvernement n’en sera exempt. Cependant, le changement conserve certains avantages.

collec-2-59.1197_rci1-1

Dans le système démocratique où la population peut renverser un gouvernement en place, cela permet de remettre le compteur à zéro pour un certain temps. Cette action n’est pas totalement inutile, mais elle ne devrait pas constituer une illusion de changement radical. Elle équilibre en quelque sorte le système en donnant alternativement le pouvoir à des factions différentes qui amèneront leurs propres supporters.

Mais une lutte reste prioritaire, peu importe les gouvernements en fonction, c’est la répression du mensonge. Un puissant dirigeant actuel l’a tellement banalisé que sa population considère cette tactique comme étant légitime. Ces déclarations mensongères à l’emporte-pièce s’avèrent non seulement scandaleuses et immorales, elles représentent la déchéance sociale totale de ce peuple autrefois adulé. Ces gens, par l’entremise de ce dirigeant, ont atteint le dernier stade du déclin, de la dégradation et de la décadence.

Tierney_Empire_6-24_banner

Parfois, les luttes ne restent pas des actions inutiles. S’allier contre des menteurs invétérés et des abuseurs hégémoniques permettent de mettre un terme à leurs prétentions infondées.

J’en appelle à la population de ce pays. Ne croyez jamais qu’un menteur vous apportera le bien et le bon, car tout menteur le sera tout autant envers vous et vos aspirations légitimes. Certains individus pensent mieux tirer avantage du chaos que les autres, c’est simplement mal le connaitre. Ces leaders l’apprendront à leur dépens, mais pire encore, vous-mêmes en serez les premières et les plus importantes victimes.

La stratégie consistant à traiter ses ennemis en amis et ses amis en ennemis engendrera de nouvelles alliances et celles-ci excluront ce pays apparemment tout-puissant. Et quand il ne lui restera que ses ennemis auxquels s’allier, ceux-ci lui réserveront les derniers clous dans son cercueil.

Voilà le prix des mensonges, des bris d’alliances et de promesses, des insultes envers ses amis et des piètres illusions lancées à la face de tous.

La taupe et l’aiglon

Les fameuses séquences dans notre ADN que les scientifiques nomment des séquences poubelles. Eh bien là, ils commencent à dire que ça sert probablement à quelque chose.

J’ai de la difficulté avec ces scientifiques faisant grand étalage de leur ânerie en qualifiant certains éléments de leur science d’ « inutile », de « poubelle », de « sans importance », « en trop », etc. Vous voyez le genre. Ils font partie de la même cohorte de crapauds que ceux qui ont inventé la bêtise qu’on n’utilise que 10 % de notre cerveau.

Évidemment, ils devraient dire « 10 % du cerveau est utilisé à ceci ou cela, le reste, j’en sais encore rien » et « j’ignore à quoi servent 90 % de nos séquences d’ADN » plutôt que de les considérer comme des résidus inutiles.

taupe_aurelien_audevard_650.jpg

On dirait que l’humain ne parvient pas à se corriger de sa suffisance à se croire omniscient dès qu’il effleure la moindre surface d’une discipline naissante. Mais surtout, j’en veux aux scientifiques qui font des déclarations publiques en ce sens, créant du même coup de fausses vérités reprises par des générations de gens après eux comme étant paroles d’Évangile.

L’humilité aide à progresser tout en se rendant sympathique. Alors, y a-t-il quelqu’un dans l’audience qui peut y faire quelque chose une bonne fois pour toutes ? Ou faudra-t-il que l’humain garde cette tare génétique pour le reste de sa minable existence ? Cette tare doit certainement se retrouver dans un segment qu’ils appellent du junk.

Parfois, non souvent, j’en viens à me considérer comme un extraterrestre. Je ne suis pas généticien et pourtant j’aurais pu choisir le bon constat entre « j’ignore à quoi servent ceci et cela » et « ça ne sert absolument à rien ».

aiglon

Je vous en prie, ramenez-moi sur ma planète d’origine ! Je n’en peux plus de vivre ici parmi ces pédants croyant détenir la vérité alors qu’ils n’ont toujours rien compris à ce qui est important et fondamental, même après 20 ans et plus à s’échiner à leur faire comprendre le bon sens.

Mais j’oubliais, c’est vrai, ceux qui enseignent à ces abrutis viennent du même moule. Comme quoi une taupe n’accouche pas d’un aiglon.

P.S. Désolé pour tous les autres scientifiques faisant bien leur travail, la majorité en fait, qui évitent de passer à l’histoire pour avoir transmis des bêtises, cette critique ne vous concerne évidemment pas. Sauf si vous en connaissez dans votre entourage, donnez-leur un petit coup de pied dans une partie de leur anatomie où ça ne fait pas vraiment mal, mais qui leur montrerait l’organe qu’ils utilisent pour penser ainsi. Ça pourrait débloquer l’autre siège de la pensée logique qu’ils ont délaissé.

Photos: nextinpact.com ; lpo.frimagedelilou.e-monsite.com

 

La fête la plus idiote de l’année

Je ne comprends pas ceux qui fêtent de la Saint-Valentin. La fête des mères et des pères, ça passe parce qu’on peut ne pas les voir souvent durant l’année. Mais si vous vous sentez dans l’obligation de fêter votre couple une fois l’an, entre vous et votre chum ou votre blonde, ça ne va pas très fort ! Et si votre couple bat de l’aile à ce point, coupez-les-lui une fois pour toutes. L’avantage collatéral sera que vous n’aurez plus à célébrer la fête la plus idiote de l’année.

Dans un couple, chaque occasion de se voir devrait être une célébration. Si la Saint-Valentin est le seul moment de l’année où vous osez déclarer à votre partenaire que vous l’aimez, vos paroles doivent mal passer dans votre bouche. Un relent de vieux chausson sale peut-être ?

Inversez le processus. Dites-vous que chaque jour de l’année est la fête de l’amour et que la Saint-Valentin est le seul moment où vous avez le droit et la possibilité de vous abstenir de toute forme de manifestation amoureuse.

Vous gardez tout de même le droit de lui dire « je t’aime chéri(e) » parce que lorsqu’on le dit tous les jours, on se sent mal en dedans quand on éclipse ces petits mots pour plus de vingt-quatre heures et ça évite d’être aux prises avec les rots de chausson sale.

Aujourd’hui, je peux alors dire toutes mes anciennes amantes que je vous aime. Oui, c’est comme pour la fête des pères ou des mères. Quand on ne se voit pas souvent, on peut se le dire une fois par année. Alors, pourquoi ne pas nommer cette fête du 14 février la Saint-Ex ?

Le silence pour contrer les dérèglements climatiques

Je me souviens, voilà plus de trois décennies maintenant, j’écoutais régulièrement la météo sur une chaine spécialisée de télévision. Le débat sur les récents dérèglements climatiques n’avait pas encore atteint la population. Seuls quelques spécialistes osaient avancer cette éventualité surtout basée sur des appréhensions plutôt que sur des mesures. D’ailleurs, l’expression anglaise global warming a été évoquée pour la première fois par un climatologue dans la revue scientifique Science en 1975.

Soir après soir, je prenais connaissance des données météo constatées durant la journée et des prévisions pour les prochains jours. J’étais consterné de noter le nombre effarant de journées où l’on battait différents records de toutes sortes. Plus haut ou plus bas maximum, plus haut ou plus bas minimum, nombre d’heures d’ensoleillement mensuel, vitesse de pointe des vents, etc. Les météorologues nous répétaient également que rien d’affolant n’était en train de survenir puisque les moyennes des données restaient plus ou moins inchangées.

J’étais sans connaissance! Je me disais qu’ils devaient tous être tarés ou innocents pour déclarer ce genre d’ineptie. On ne peut pas constamment battre des records sans que rien d’important soit en train de survenir. Prenons un objet simple, une balançoire dans un parc. On connait sa position au repos qui correspond également à sa position moyenne lorsqu’elle se balance. La force de l’élan ne change pas cette position moyenne. On peut donc croire que rien d’important ne se produira, peu importe la poussée appliquée à la balançoire, puisque sa position moyenne reste identique. Et pourtant, on sait tous pertinemment que c’est faux puisque les positions extrêmes atteintes par la balançoire deviendront de plus en plus critiques avec l’ampleur de la poussée. Et finalement, elle cessera de balancer pour décrocher de sa trajectoire pendulaire. Le pendule s’est déréglé.

Pourtant, les météorologues persistaient dans leurs déclarations. Avaient-elles pour but d’éviter la panique dans la population? Si c’était le cas, ils ont parfaitement réussi puisque aucune panique n’est survenue, mais aucun plan d’action pour renverser la tendance n’a émergé de ces années d’indolence jusqu’à aujourd’hui.

Ils auraient mieux fait de nous alerter et même de nous alarmer. Mais un météorologue n’est pas nécessairement un climatologue. Comprendre les cycles moyens et longs des températures ainsi que leurs causes afin de les prévoir n’entrent pas dans les attributions de ceux qui doivent nous livrer leurs prévisions pour les prochains jours, et au mieux les tendances probables pour la prochaine saison.

Sans totalement les blâmer, je ne les excuse pas pour autant. Si les dérèglements du climat ne faisaient pas partie de leurs champs de compétence, l’analogie avec la balançoire aurait dû les interpeller. À partir de ce point, ils auraient pu en référer à des autorités compétentes. Leur silence coupable a engendré une nonchalance toujours présente, puisque les dérèglements climatiques ne font pas encore partie de nos plus grandes préoccupations et ils le devraient depuis plusieurs dizaines d’années maintenant. La tendance actuelle aurait pu être renversée bien plus tôt.

Plusieurs climatologues croient de toute façon que cette balançoire est maintenant trop déréglée pour l’empêcher de décrocher. Les concentrations de CO2 et de CHactuelles engendrent des hausses de température suffisamment importantes pour permettre la libération accélérée de ces mêmes gaz actuellement piégés dans les pergélisols et les fonds océaniques. On appelle ce phénomène un emballement thermique puisque la hausse des températures engendre une hausse encore plus grande des températures et aucun autre phénomène naturel n’est suffisamment important pour contrer cette boucle réactive fatale.

La pensée magique anime les politiciens du monde entier. Placer un bandeau sur ses yeux ne fait pas disparaitre la Lune, pourquoi le ferait-il avec les changements climatiques? Le silence déployé comme solution nous mènera tout droit à des temps de grande noirceur.

La vérité, aussi dure et laide soit-elle, ne causera jamais autant de torts que son ablation. Mais certains croient encore qu’il faut tempérer les états d’âme des citoyens pour préserver la paix sociale. Dans un certain sens, ils n’ont pas tort, car quoi de plus pacifique qu’une humanité entièrement disparue?

Donne-moi l’échelle !

J’ai toujours aimé regarder des émissions et des films de science-fiction. C’était vrai lorsque étant jeune et plus encore depuis que les trucages sont devenus époustouflants. Je me voyais parcourant la Galaxie à la rencontre d’autres civilisations et, bien entendu, sauver une jolie Zetanienne en détresse. Mon côté chevaleresque s’est ensuite quelque peu émoussé depuis qu’ils ont commencé à montrer les filles démolir, seules, le portrait des vilains.

Je ne me souviens plus dans quelle émission télé, peut-être « Cosmos 1999 » avec Barbara Bain et Martin Landau ou était-ce un film, peu importe, une sonde avait photographié la surface d’une planète et était de retour avec de fantastiques images montrant des constructions géométriques diverses. Le responsable de cette équipe jubilait alors que le scientifique, lui, restait de glace devant ces images tendant à prouver hors de tout doute l’existence d’une civilisation avancée. Surpris par ce manque d’enthousiasme, il lui demanda la raison qui le poussait à demeurer si stoïque. Le scientifique lui expliqua que les coupes budgétaires avaient fragilisé cette mission. De plus en plus intrigué par cette raison sibylline, le responsable fit un retour sur certaines photos montrant explicitement, selon lui, des constructions réalisées par des êtres intelligents. Le scientifique s’expliqua enfin en présentant une autre série de photos tout aussi explicites que celles provenant de la sonde. On y voyait différentes constructions géométriques aussi jolies que les autres et souvent presque identiques.

« D’où proviennent ces clichés ? », demanda instamment le responsable. Et le scientifique de lui répondre : « Voyez-vous, ces photographies nous montrent différentes constructions végétales ou minérales. On ne trouve, parmi elles, aucune construction réalisée par une civilisation intelligente et pourtant, elles sont incroyablement semblables aux photos de la sonde. Les coupes budgétaires ont entrainé la panne du système devant inscrire sur les photographies le taux d’agrandissement et l’altitude auxquels elles ont été prises. Sans ces informations cruciales nous permettant d’évaluer l’échelle des dimensions, on ne peut absolument rien tirer comme conclusion sur les dimensions réelles de ces objets ».

Plusieurs reportages font état de formes étranges à la surface de la Lune ou de Mars. Très rarement, on voit une échelle de comparaison nous permettant de juger des dimensions de ces objets. Il n’y a rien d’anormal à trouver une pierre parfaitement rectangulaire de 2 millimètres de haut. Il en va tout autrement si ce rectangle parfait mesure 2 mètres de haut, et encore plus s’il fait 20 mètres. Et que dire s’il s’élève à 200 mètres !

L’échelle des dimensions n’est pas seulement importante, elle est essentielle pour juger de la normalité ou non des objets qu’on photographie. Les géologues, anthropologues et paléontologues prennent toujours leurs clichés accompagnés d’une règle graduée ou de leur maillet afin de « bien juger » de la nature dudit objet. Sans échelle de comparaison, aucune conclusion n’est possible, absolument aucune. Alors, avant de s’extasier sur la forme d’un caillou quelconque pris en photo sur le sol martien, il faut toujours connaitre, à défaut de ses dimensions exactes, au moins son échelle de grandeur.

En fin de compte, on verrait souvent de la pure banalité de la plupart de ces objets rapportés par ces enthousiastes internautes, s’ils avaient pris la peine d’en connaitre les dimensions. Et puisque nous ne pourrons probablement jamais obtenir cette information, nous avons au moins le contrôle de nos propres opinions et réactions face à ces canulars, parfois involontaires, mais des canulars quand même.

IA et homosexualité

On parle beaucoup de l’intelligence artificielle à Montréal ces jours-ci. Plusieurs investissements majeurs, dont celui tout récent de Facebook, ont fait hausser la cote de la ville en la matière. Mais la métropole était déjà l’un des grands pôles mondiaux de cette science avant que le Créateur d’amis virtuels ne rajoute son nom à la liste. L’Université de Montréal et l’Université McGill forment des cohortes de chercheurs en IA qui pourront trouver un travail dans leur domaine.

On a également parlé cette semaine d’un groupe de chercheurs de l’université Stanford qui aurait mis au point un algorithme d’intelligence artificielle pour déceler les homosexuels à partir seulement de photographies. Ces gens auraient mieux fait de n’avoir jamais eu cette idée. Que leur prétention soit vraie ou fausse, je connais des pays qui payeront une petite fortune pour s’approprier l’algorithme en question. Voilà une autre preuve qu’on peut enseigner et étudier à l’université tout en étant un parfait imbécile. Ces corniauds sont censés être la fleur de notre espèce. Manquer de jugeote à ce point n’est même pas pathétique. Et pour rajouter le crétinisme à l’idiotie, ils ont eu la brillante idée de publier cette nouvelle sur le web. Ils l’ont crié sur tous les toits pour s’assurer que la planète entière puisse admirer le calibre herculéen de leur stupidité. Je manque d’insultes tellement mes semblables apparents me sidèrent.

Vous avez pu constater dans certains de mes articles combien ma confiance en l’humain est étiolée. Lorsque l’on place bout à bout toutes les bêtises, monstruosités et imbécillités que nous réussissons à penser, à créer, à fabriquer et à mettre en œuvre, l’avenir compromis de l’humain sur Terre devient d’une évidence patente. Qu’on me traite de pessimiste, je m’en balance. Moi je vois des apôtres du jovialisme (jovialité tout aussi permanente que hors de propos) dans ceux qui croient encore en un avenir radieux pour l’espèce humaine. Je soupçonne par contre un peu tout le monde de (parfois) penser comme moi, mais les gens n’osent pas franchir la limite qui consiste à en parler ouvertement et à décrier les actes de ce genre.

Certains sont prêts à faire n’importe quoi au nom de la science. Durant les années 1940, la planète a connu un autre individu qui a fait n’importe quoi au nom de la science. Il s’appelait Josef Mengele.

Je suggère fortement à tous les détenteurs de l’algorithme en question de le détruire dans les plus brefs délais ainsi que toutes les données et la documentation qui s’y rattache. Je suis incapable de m’inquiéter pour la sécurité des membres de ce groupe. Ils ont joué aux imbéciles, ils en payeront probablement le prix. Si un jour vous entendez parler de la disparition d’un ou de plusieurs thésards de Stanford ayant travaillé sur cet algorithme, vous saurez qu’ils sont probablement en train de le recréer quelque part dans une prison nationale d’un pays où l’homosexualité est un crime passible de la peine de mort. Je voudrais leur faire une dernière suggestion au cas où LeCorbot aurait vu juste. Sachez qu’il existe toujours une solution qui permettra d’éviter que vous fassiez du tort à l’humanité, advenant le cas où on chercherait à vous contraindre à remettre votre algorithme ou à le recréer. Ce sera le prix à payer pour votre rédemption pour avoir agi avec une insouciance crasse des conséquences de vos choix et de vos actions.

Photo : singularityhub.com

Néocapitalisme, risques et cancer

Ç’aurait pu être un article recensant une autre bêtise humaine et ses conséquences. Oui, cette locution dénote une réalité relativement commune puisque l’humain commet des bêtises à l’occasion. Il suffit d’agir trop rapidement, et voilà.

Mais là, je veux parler de la bêtise réfléchie, généralisée, institutionnalisée et instrumentalisée. La bêtise comme mode de vie, comme système économique et comme système politique. Il existe d’autres terminologies plus commodes comme le capitalisme moderne ou le néocapitalisme. J’en veux à toutes ces formes de modèles économiques qui ont découvert le moyen d’inverser les rôles joués par les clients et ceux tenus par les investisseurs. En s’attardant à analyser la situation, on voit rapidement poindre cette dérive et l’idiotie de ces modèles basés sur le principe du cancer économique.

Voilà deux symptômes de cette aberration. Tout d’abord, l’inversion des rôles. Aujourd’hui, l’investisseur, celui qui est censé prendre des risques, voit ses rendements garantis. Mais où sont donc passés ses fameux risques ? Ils n’ont pas disparu pour autant. La stratégie est basée sur l’offre avant la demande. Elle engendre le désir plutôt que le besoin et par conséquent, le risque est transporté du côté de la clientèle qui veut absolument se procurer le produit ou recevoir le service. L’absence de systèmes d’évaluation fiables permet de commercialiser des produits pourris. Les gens se découragent de demander un remboursement ou un échange (pour un modèle tout aussi médiocre !). Ils préfèrent bien souvent jeter leur achat aux poubelles en même temps que la serviette. Évidemment, l’érection de barrières visant à plier l’échine fait partie de la stratégie permettant de garder les aléas uniquement du bord du client. Il est ainsi devenu le détenteur du risque et l’investisseur celui de la garantie.

Pourtant, qui relève cette inversion, ce mélange des genres, cette tare de l’économie moderne ? Grâce à un bassin suffisamment grand, l’entreprise se permet de perdre la confiance des clients pourvu que celle des investisseurs soit préservée. Et voilà, le pont est lancé pour comprendre la seconde idiotie de ce système, la fameuse croissance. Dans ce système économique, une entreprise ne se contente pas de croitre, elle doit impérativement gonfler au-delà d’un seuil plancher fixé par ses investisseurs. Ainsi, tous les coups sont permis et surtout ceux qui ont pour but de flouer ses employés et ses clients ou de manquer à ses obligations sociales. Et lorsque la compagnie rend l’âme, elle emporte ses promesses non tenues et ses négligences dans sa tombe avec ses autres mensonges. Bien entendu, l’investisseur moderne connait la fin inéluctable de ce système et retire ses billes au moindre signe de faiblesse puisqu’il est pleinement conscient du mécanisme visant à l’enrichir en rendant les entreprises moribondes. Ainsi, son niveau de risque personnel reste minimal. Il transporte alors son cancer dans un secteur de l’économie encore vierge de ses exactions, car il s’agit bien d’un cancer qui se nourrit de la vitalité des autres pour continuer de détruire sans relâche ceux qui font sa fortune.

Lire la suite « Néocapitalisme, risques et cancer »