Des nouvelles de Quark vs Big Sur

Mon article d’hier traitait de différents problèmes survenus lors de la mise à jour du MacOS sur mon ordinateur. La version Big Sur engendre son lot de problèmes, comme c’est souvent le cas avec la relâche d’une version majeure.

La plus dérangeante des anomalies rencontrées concerne l’application Quark XPress qui ne fonctionne plus du tout. J’ai donc ouvert un ticket au support de Quark afin d’obtenir des nouvelles avec l’espérance d’obtenir rapidement une version compatible.

Ce matin, j’ai reçu leur réponse qui, je tiens à le souligner, était écrite en français. Voici le début de leur missive :

« Il s’agit de vous informer que Quark 2020 sera compatible avec big sur en 16.2, la date de sortie du lancement 16.2 n’est pas encore confirmée mais 2020 sera compatible avec Big Sur le mois prochain uniquement. »

La suite de leur message me propose des solutions pour retourner à un MacOS compatible avec la version actuelle. Adieu solution rapide escomptée.

Plutôt que de reculer, j’avais une solution alternative tout prête. Mon ancien MacBook Pro est toujours fonctionnel même si je l’ai relégué depuis à accomplir des tâches subalternes. J’ai donc activé sans difficulté Quark 2020 sur ce vieil ordi et comme par enchantement, j’ai pu poursuivre le travail de mise en page de mon dernier livre.

Voici donc quelques conseils pratiques :

1- Ne vous pressez pas d’installer un nouvel OS avant d’avoir obtenu des garanties du bon fonctionnement de vos applis essentielles.

2- Faites toujours une copie de sûreté de votre ordinateur juste avant une mise à jour majeure de l’OS.

3- N’espérez pas obtenir rapidement une solution d’un tiers parti pour régler les problèmes occasionnés par une mise à jour incompatible. N’espérez même pas une communication préalable vous enjoignant de ne pas effectuer la mise à jour avant la sortie de la prochaine version de l’appli même si vous payez pour un contrat d’entretien et même si vous êtes abonné à leur info-lettre.

4- Ayez toujours un plan B de prêt. Achetez-vous un nouvel ordi avant que ne flanche celui que vous utilisez présentement. Conservez l’ancien ordi et gardez-le fonctionnel le plus longtemps possible.

Big Sur, pas sûr.

Comme plusieurs, je suppose, j’ai installé sur mon MacBook Pro la nouvelle version de l’OS d’Apple hier soir, la Big Sur. Au premier coup d’œil, je remarque quelques changements cosmétiques. Plusieurs icônes sont différentes, la police de caractères utilisée est plus fine et plus claire, Safari présente de petits changements dans ses boutons, etc. Je ne vous ferai pas la nomenclature des changements, en ces sens, Apple est bien mieux placée.

En revanche, à chaque changement majeur de version, plusieurs trucs qui fonctionnaient très bien ne fonctionnent plus. C’est le cas de Quark XPress qui refuse obstinément d’ouvrir mes projets. C’est aussi le cas du module pour Mail du correcteur Antidote qui ne s’installe plus.

Je n’ai pas encore fait le tour de mon champ, mais je suis certain de découvrir d’autres anomalies qui me feront certainement rager. Je me souviens d’une version qui ne permettait pas aux haut-parleurs externes Bluetooth de rester connectés, sauf ceux vendus dans les boutiques Apple.

J’avais prévu pour aujourd’hui une grosse journée de travail sur mon livre. Je voulais terminer sa mise en page. Je devrai attendre la nouvelle version de Quark XPress qui, espérons-le, ne tardera pas. J’ai un contrat d’entretien, on verra combien de temps ça leur prendra pour résoudre le problème. Quant à Antidote, eh bien, si vous recevez de mes courriels avec quelques boulettes, vous saurez pourquoi.

Il faut d’abord savoir mourir

Le Québec et quelques états du centre-nord-ouest des É.U.A. ont été les seuls endroits sur la planète à subir une «anomalie» climatique à la baisse cet hiver. J’utilise le terme « anomalie », puisque la norme est maintenant au réchauffement, ce qui s’est produit de façon très marquée un peu partout et surtout en Sibérie où les records de clémence se sont succédé quotidiennement durant des mois.

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Ce n’est pas la première année que le Québec se retrouve à l’opposé de la tendance mondiale. J’en ai parlé l’an dernier et aussi en 2017. Ça commence donc à devenir une réalité annuelle et j’essaye de comprendre les causes derrière cette bulle de froid stationnaire au-dessus de notre territoire durant la saison blanche.

Tout d’abord, elle suit étrangement bien nos frontières et ce n’est certainement pas dû au hasard. Puisque l’est des É.U.A. est fortement peuplé, l’air plus chaud engendré par la très grande activité humaine empêche l’air froid arctique de pénétrer profondément les états de la Nouvelle-Angleterre. Lorsqu’on regarde l’est de l’Amérique du Nord la nuit à bord de la Station Spatiale, les lumières tracent très bien cette barrière sud.

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Lorsque la baie d’Hudson n’est pas entièrement gelée en surface, l’eau agit également comme une barrière thermique poussant l’air froid plus à l’est, donc au-dessus des terres québécoises. L’océan Atlantique qui borde la frontière est agit de même. Voilà comment le Québec se retrouve avec trois frontières thermiques qui emprisonnent l’air froid arctique qui s’engouffre allègrement par la quatrième et qui se retrouve sans porte de sortie. L’air arctique peut stagner longtemps, engendrant des précipitations abondantes, surtout sous forme de neige ou de verglas.

Oui, la glace s’est aussi mise de la partie pour nous faire vivre un hiver compliqué. Des épisodes de verglas alternant avec des chutes de neige importantes, les toits des édifices se sont retrouvés avec de lourds mille-feuilles difficiles à pelleter. Plusieurs toits se sont effondrés. Ici, chez moi, ma porte d’entrée pivotait avec grandes difficultés, signe évident d’un surpoids au-dessus de nos têtes. Heureusement, des pluies abondantes ont eu raison des blocs de glace avant qu’ils ne causent des dégâts.

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On peut s’estimer chanceux d’être épargnés par le réchauffement global. Un jour viendra où on le subira comme partout ailleurs dans le monde, mais en attendant, les sports d’hiver restent encore possibles sur notre territoire, plus pour très longtemps, je le crains. Lorsque l’Arctique se sera suffisamment réchauffé, il n’existera plus d’air glacial nordique pour venir occuper le territoire québécois en hiver.

On remplacera nos sapins par des cocotiers et nos épinettes noires par des palétuviers. On glissera sur des dunes, on jouera à la crosse plutôt qu’au hockey, on pourra oublier sa bouteille d’eau dans l’auto sans risque de gel. On saura que notre vie a suivi un cours différent lorsqu’en janvier, les gars se promèneront avec des chemises fleuries plutôt qu’à carreaux et des bermudas au lieu de combinaisons à grandes manches.

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Une saison me manquera particulièrement et ce n’est pas l’hiver, mais sa fin, le printemps. Quels étourdissements je vis lorsque je retrouve toutes ces jolies femmes dans leurs accoutrements printaniers après la saison sage! Non, rien ne vaut ces moments magiques, pas même trois degrés supplémentaires, pas même les ananas, pas même un été permanent.

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Le printemps, le prime temps, la renaissance, mais pour enfin renaitre, il faut d’abord savoir mourir.