Un transport, ça urge !

En ces temps de réchauffements climatiques avérés et en forte hausse, voter pour un parti qui se désintéresse totalement du sujet confirme que nous ne croyons plus en notre avenir et que seul compte le fait de vivre le reste de nos jours en consentant les moindres efforts dans l’espoir ridicule de ne rien changer à notre mode de vie décadent et annihilateur.

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Les dérèglements de la mécanique climatique n’ont rien d’une sorte de grippe. Ça ne passera pas avec un peu de patience et un sac en papier sur la tête. Mais ça, même si on fait semblant du contraire, on le sait pertinemment.

Le plus étonnant, c’est la question de l’héritage. On dit vouloir le mieux pour notre progéniture alors qu’on lui lègue sans aucune gêne une planète décrépite, aux comportements de plus en plus violents, imprévisibles et destructeurs. C’est tout de même représentatif de nos valeurs morales, dont au tout premier rang, un égoïsme absolu, y compris face et à l’encontre de nos propres enfants !

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Prenez-vous conscience comme moi de cet épouvantable constat de la nature humaine ?Et on devrait garder confiance que l’humain va s’en sortir ? Les arrogants qui rejettent toutes conséquences majeures de leurs actes sur la planète représentent les plus grandioses rêveurs et utopistes alors qu’ils utilisent ces mêmes termes pour qualifier ceux qui veulent changer les choses. Étrange ? Pas vraiment. Ce phénomène se nomme de la transposition.

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Toutefois, il serait injuste de leur remettre tous les torts. Ils ne sont pas les seuls responsables puisque nous acceptons docilement nous aussi de ne rien changer.

Cette bête sauvage qualifiée injustement de sapiens ment comme elle respire y compris à elle-même, ce qui constitue à mon avis un défaut à l’origine de bien d’autres.

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J’attends toujours avec impatience le passage du prochain vaisseau en direction de ma planète d’origine. Je commence vraiment à en avoir ma claque de cet endroit, et ce malgré les jolis paysages disséminés un peu partout sur cette boule, de toute façon, en décrépitude. Il y a plus important à faire et je n’ai plus aucune utilité parmi ces indigènes indigestes. J’accepterais aussi un travail bénévole comme agent de bord. Ah et puis tant pis! Foutez-moi dans une soute à bagages si ça vous chante, mais faites quelque chose!

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Bah! Gang! Ne vous inquiétez pas. Je compte bien continuer de vous écrire, question de recevoir vos commentaires sur la façon dont vous vous débrouillez avec les catastrophes et cataclysmes. Vous ne m’en voudrez pas si je ne parais pas étonné de vos déboires avec la Nature et avec vos semblables lorsque vous vous entretuerez pour survivre. Et même si vous détestez l’entendre, je vous abreuverai sans vergogne de centaines de «je vous l’avais bien dit».

Soirée électorale au Québec

Hier, c’était jour d’élections au Québec. On a un nouveau gouvernement majoritaire, un nouveau parti au pouvoir, la CAQ (Coalition Avenir Québec) et un nouveau premier ministre, François Legault.

Le parti qui a remporté les élections est le seul parti dont le programme a, non seulement aucune mesure à présenter en matière d’environnement, mais au contraire, il veut encourager les hydrocarbures y compris la fracturation hydraulique.

Je félicite la CAQ pour leur victoire, ainsi que pour ne pas avoir cédé à la tentation de nous mentir effrontément sur le sujet. Au moins, les électeurs n’auront pas à regretter leur choix pris en connaissance de cause. Je souhaite simplement à ce parti et à son chef d’ouvrir les yeux et de gouverner en gens responsables. Ça devrait suffire pour prendre quelques bonnes décisions en rapport avec des priorités non inscrites dans leur programme.

À tous les nouveaux élus de tous les partis, je vous souhaite la clairvoyance et l’humilité. Représentez vos concitoyens de manière honnête et responsable.

Le géant évidé

Tapi au plus profond de la forêt boréale, là où les animaux étaient autrefois rois de ce territoire vierge aussi grand qu’un continent, se terre un incroyable géant. Plutôt gentil au regard de son fabuleux potentiel, ou endormi, son souffle ronfle et son cœur siffle au sein d’une immense caverne creusée juste pour lui dans le plus dur et le plus âgé des rocs terrestres.

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Pour se nourrir suffisamment, ses denrées s’étalent sur des centaines de kilomètres carrés en amont de cette impressionnante barrière faite de faux rocs pour pallier celui qui manquait précisément à cet endroit. L’ouvrage voûté s’étire et se détend sous la pression, mais résiste courageusement au désir naturel de l’eau de le transcender. Ce faisant, le géant n’en laisse passer qu’une infime quantité à la fois afin d’alimenter son cœur métallique rotatif.

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Ce géant est-il magicien ou même démiurge? Que dit-on de celui possédant le pouvoir de transformer l’eau en biens? Des objets de toutes sortes sont fabriqués grâce à son énergie quasi inépuisable, dont mon téléphone avec lequel je prends des photos de ses membres titanesques.

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Le doux monstre s’avère être un myriapode d’une incroyable longueur, ses innombrables membres couvrant des milliers de kilomètres afin de soutenir ses artères qui finiront par se ramifier en des millions de capillaires jusqu’à alimenter la plus humble des prises électriques murales servant à recharger mon téléphone.

Les pattes évidées du géant transportent son sang au-delà des montagnes, par-delà les vallées, par-dessus les rivières et les fleuves. Graciles, fluettes, elles supportent pourtant des tensions énormes, solidifiées dans leur cause par leur solidarité quasi indéfectible. Soutenu de parts et d’autres par des pattes jumelles, chaque membre maintient fièrement sa droiture presque en toutes circonstances malgré l’évidement quasi total de sa structure.

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Je passe sous cette fabuleuse autoroute à électrons en ressentant une impression de ridicule petitesse face à elle. Le géant grésille discrètement, ce bruit ressemble à celui d’une fine pluie tombant sur une bâche. Je suis en partie son créateur, il est un peu mon œuvre et pourtant je le trouve grandiose, surhumain, totalement disproportionné par rapport aux dimensions naturelles de tout ce qui vit sur cette planète.

Je finis par surgir de sous son ventre. Après avoir salué ses cimes métalliques, mes yeux retrouvent la rivière, le sol, l’herbe et… une famille de bernaches en pique-nique aux abords de la piste.

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Aussi incroyable que puisse m’apparaitre ce géant aux électrons bien dressés, rien n’est plus délicieux à regarder que ces cous fièrement montés afin d’exhiber leur jolie famille aux passants. Peu farouches mais toujours prudentes, elles me montrent qu’il est possible de vivre heureux, paisibles et fiers de ses accomplissements sans avoir construit un géant évidé. D’ailleurs, ne sont-elles pas en mesure de voler bien au-dessus de sa tête?

Aussi grandiose qu’une œuvre humaine puisse paraitre, la beauté d’un seul oiseau vaut bien celle d’un géant évidé.

Saguenay, un fjord unique

Le seul fjord au Québec, celui de la rivière Saguenay, réserve bien des surprises dont sa profondeur réelle.

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Même si les glaciers l’ont partiellement façonné, la rivière coule dans une faille qui se serait ouverte au Précambrien voilà près d’un milliard d’années, faisant de cette formation géologique l’une des plus âgées de la planète.

Avec une moyenne de 2 km de largeur, il ne parait pas très impressionnant, car sa largeur est importante et la hauteur maximale de ses montagnes dépasse à peine les 410 mètres au-dessus des eaux. Cependant, ses 120 km entre son point d’origine et son embouchure en font l’un des plus longs fjords au monde.

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On retrouve trois profondes vallées transversales dont la plus creuse atteint 280 mètres. À l’endroit où la rivière Saguenay se déverse dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, un bouchon rocheux empêche les eaux salées du fleuve d’envahir entièrement les eaux douces de la rivière. Une profondeur d’à peine 20 mètres laisse passer les embarcations, la faune marine et les eaux saumâtres.

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Ce qui a étonné fut de constater la profondeur réelle du fjord. À certains endroits, la couche sédimentaire peut atteindre 1400 mètres de profondeur, donnant à cette formation naturelle une paroi jusqu’à deux kilomètres de hauteur!

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Fête nationale

Le 24 juin, c’est la Fête nationale des Québécois et Québécoises. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qu’une nation? Le concept devient flou, personne ne possède la même définition. Prendre les habitants d’une région bien délimitée pour prétendre qu’elle forme une nation est désuet ou réducteur ou totalement faux puisque les frontières se sont créées à partir de guerres qui ont annexé des territoires avec leurs habitants. Une nation ne se fond pas dans une autre aussi simplement. Le partage de valeurs communes ne rend pas plus justice à l’idée d’une nation parce que même si j’adhère aux valeurs des Finlandais, je ne fais pas partie de la nation finlandaise. De plus, une nation vit en permanence un équilibre précaire entre les valeurs d’hier et celles de demain. Si les valeurs changent, que devient la nation s’y rapportant?

Les nouveaux Québécois se définissent moins comme des Québécois et plus comme des Canadiens. Beaucoup de Québécois de souche française ne se définissent pas comme des Canadiens. Un clivage identitaire s’ensuit inévitablement.

Les Québécois d’origine française ne se voient plus comme des Français depuis des siècles, tandis que les autres gardent durablement cette appartenance à leur mère patrie. Ils se disent toujours Grecs, Italiens, Chinois, Anglais, Allemands, Français, etc., alors que nous, nous ne sommes que des Québécois parlant le français. Cette différence fondamentale crée deux modes de pensée distincts et deux façons difficilement réconciliables de partager une même vision de la nation québécoise.

La nation québécoise se dilue, tout comme les autres nations de cette planète. La Fête nationale devient alors simplement une occasion de célébrer sans bien comprendre la pensée réelle derrière le concept. Au moins, nous le faisons dans la paix, ce que beaucoup de nations dans le monde ne peuvent prétendre.

24 juin, bonne fête quand même, nation québécoise, quoi que tu sois!

C pour cascade

J’ai choisi la troisième lettre de l’alphabet pour le troisième article du blogue consacré à parler d’un mot commençant par une lettre. Après le D et le Y, voici le C et le mot choisi est « cascade ».

 

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Une cascade est une succession de chutes d’eau. C’est aussi une prestation physique exécutée par un acteur ou une doublure appelée cascadeur. On voit le lien lorsque les cascades cinématographiques consistaient essentiellement à l’époque à débouler des marches. Aujourd’hui, on distingue les cascades des effets spéciaux, mais avant au cinéma, une cascade était l’un des seuls effets spéciaux possibles.

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Une cascade naturelle est à distinguer d’une chute et d’une cataracte. C’est une chute composée de plusieurs paliers alors qu’une chute n’a qu’un seul saut. Une cataracte est une chute importante sur un grand cours d’eau, habituellement un fleuve.

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Il existe des cascades artificielles permettant d’évacuer les crues tout en brisant le potentiel destructeur de l’eau. Les marches du géant à la centrale hydroélectrique Robert-Bourassa au Québec sont un bon exemple d’une cascade artificielle avec ses 10 marches de 10 mètres de hauteur et de 122 mètres de longueur chacune. Lors des crues printanières, le barrage laisse aller son trop-plein, son « carburant », sans pouvoir le harnacher. Heureusement, les précipitations futures de pluie et de neige remboursent ce sacrifice.

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La cascade se retrouve dans une très grande quantité de peintures chinoises de paysages. Dans le symbolisme chinois, la cascade compose avec la montagne le yin et le yang. L’eau coule et descend, la montagne est immobile et monte vers le ciel. Le mouvement élémentaire de la cascade représente la force indomptée et le mouvement continuel. C’est le symbole de l’impermanence opposé à celui de l’immutabilité.

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Un requin à voir à l’année au Québec

Ce n’est pas un canular, une sorte de requin peut vivre à l’année dans certaines eaux du Québec. La première question qui nous vient en tête est de se demander comment il peut résister aux eaux frigorifiées de notre hiver. Pourtant, cette question n’est pas judicieuse. En fait, il faudrait se demander comment il fait pour supporter les eaux chaudes de nos étés, car ce super poisson ne vit que dans des eaux froides.

Son nom est le requin du Groenland ou requin des glaces ou somniosus microcephalus. Ce prédateur est plutôt discret puisqu’il n’a été découvert qu’en 1930 et photographié pour la première fois en 1995. Il est de la taille à rivaliser avec le grand requin blanc, car il peut atteindre 7,5 mètres de long. Toutefois ses habitudes de vie sont diamétralement opposées.

Le fait qu’il nage toujours dans des eaux plus froides que 12 °C, idéalement de 1 à 7 °C, en plus il affectionne les profondeurs de 200 à 400 mètres, fait de lui un poisson plutôt difficile à rencontrer. Les eaux des océans Arctique, Atlantique Nord et Pacifique Nord n’attirent que très peu d’afficionados des bikinis, mais lui s’y sent très à l’aise.

Au Québec, il patrouille à l’année dans les eaux du fjord du Saguenay, car la rivière du même nom atteint une profondeur de 300 mètres, ce qui garantit une température de l’eau et une profondeur en conformité avec ses exigences. En hiver, il peut retourner en mer en empruntant le fleuve Saint-Laurent ou l’inverse s’il remonte le courant vers le fjord du Saguenay.

Fait étrange, sa vitesse de croisière très lente, un tiers de mètre par seconde, ne semble pas le prédisposer à être un grand prédateur. Il tire pourtant très bien son épingle du jeu. Des parasites bioluminescents affecteraient ses yeux, faisant de ceux-ci des leurres particulièrement efficaces. Il profiterait également des phoques endormis et autres créatures en sommeil.

Mais sa plus grande particularité est très certainement sa longévité. On l’évalue à 400 ans, mais on croit qu’elle pourrait atteindre 500 ans et même plus. Il atteint sa maturité sexuelle dans les environs de 150 ans, une sacrée attente à regarder les adultes sans rien faire, vous ne trouvez pas?

Tiens, le prochain ado qui enquiquine avec ses nouvelles hormones, je l’envoie chez la sorcière pour le transformer en requin des glaces. Il va enfin comprendre ce que signifie la phrase «prends ton temps»!

Photo: Radio-Canada – Sedna

Séismes au Québec

Comme je l’indiquais dans l’article sur le Bouclier canadien dont la province de Québec fait partie, ce vaste territoire contient des parties (cratons) parmi les plus vieilles au monde. La solidité générale du sous-sol est excellente, sauf à quelques endroits où la croûte terrestre a été malmenée par des astéroïdes qui ont atteint le sol. De plus, le long du fleuve Saint-Laurent court une faille et la géologie de la partie sud est plus fragile que les terres situées sur la rive nord.

Le comté de Charlevoix est reconnu pour avoir reçu la visite d’un astéroïde voilà 365 millions d’années. C’est aussi la région enregistrant le plus de séismes de la province. Toutefois, les sursauts de la croûte terrestre se font rares et leur énergie est plutôt réduite. En 1663, soit 55 ans après la fondation de la ville de Québec, la terre a fortement tremblé. Un séisme d’une magnitude estimée entre 6,5 et 7,2 sur l’échelle Richter a surpris tout le monde. Au lieu de l’épicentre, on nomma cet endroit «Les Éboulements» puisque d’importants éboulis s’y sont produits.

Oui, de mémoire d’homme, ce séisme fut le plus important jamais ressenti et commenté au Québec. Alors, si vous souffrez de sismophobie également nommée séismophobie, le Québec serait une terre d’accueil très appropriée pour vous. Toutefois, ce n’est pas parce que les séismes importants sont très rares que la terre ne tremble jamais. De par son sol très dur, les séismes voyagent particulièrement loin de leur épicentre, sans toutefois causer de lourds dégâts. Des bibelots et des livres qui dégringolent de leur tablette, ce n’est pas le genre de séisme pour lequel on s’inquiète outre mesure. Alors si vous tenez par-dessus tout à vos statuettes et autres œuvres fragiles, il suffit de quelques précautions mineures pour s’assurer qu’elles seront protégées.

Le dernier tremblement de terre digne de ce nom à se produire au Québec survint en 2010. Une secousse d’une magnitude de 5,0 fit frissonner le sol. En 1988, un séisme de magnitude 6,0 secoua le Québec. Celui-là, je n’ai absolument rien ressenti puisque je me promenais à dix mille mètres d’altitude en route pour San Francisco, un autre bon moyen de se prémunir contre les effets des séismes, quoique un peu dispendieux!

Forget Hortensia

Mon article de ce matin se veut un peu particulier, car je veux souligner l’anniversaire de naissance de mon agente et amie Johanne. Je ne vous révèlerai pas son âge, mais je peux vous dire que ça rime avec « agente ». Oui, elle change de décennie pour adopter la même que la mienne. Elle a fini de me faire suer avec ma …taine.

Je ne vous ai pas encore dit qu’en plus de m’endurer comme écrivain, elle parvient même à le faire lors d’activités sans rapport avec l’écriture, comme le cinéma, la dégustation de scotches, la musique classique et quelques autres passions que nous sommes capables de partager sans nous entretuer.

Oui, vous vous dites qu’avec mon excellent caractère, ce n’est pas le mien qui causerait de telles étincelles et je vous remercie d’aussi mal me connaitre. Qu’importe, elle m’est chère et c’est la raison pour laquelle je tenais à souligner sa toute nouvelle vieillesse.

exquis-sur-la-route-Baie-Saint-Paul-LaMalbaie.jpgPuisque son travail exige qu’elle lise tout ce que j’écris afin d’intercepter mes niaiseries avant qu’elles n’aient fait trop de dommages, elle devrait être en train de lire cet article. Tant mieux pour elle si j’ai raison, et tant pis si elle a décidé que le jour de son anniversaire, elle prenait congé de son écrivain favori et le plus talentueux, car je vais vous expliquer la raison du titre de cet article.

Il ne s’agit pas du titre d’un film en anglais, quoi que je trouve que ça sonne plutôt bien. Je devrais le mettre en banque pour un autre projet. Une marque de scotch ? Une prononciation pas vraiment gaélique, pensons à autre chose. Un titre de musique classique alors. Hum, ça commence à s’échauffer un peu plus.

Il existe un endroit étonnant au Québec où paysages bucoliques et musique classique sont réunis de façon vraiment exceptionnelle. Un tout petit village en suspension entre ciel et mer, entre la montagne et le fleuve Saint-Laurent, son nom est Saint-Irénée. Dans ce magnifique lieu champêtre existe une académie internationale pour jeunes musiciens de talents désirant se perfectionner auprès de maitres de grande renommée. Pour leur permettre de démontrer leur brio, une superbe salle de spectacle à l’acoustique irréprochable se dresse sur les terres du domaine Forget.

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Nous irons nous promener cet été dans cette magnifique région de Charlevoix afin de profiter des multiples douceurs que nous offrent les différents lieux d’intérêt et, bien évidemment, assister à un concert. Je connais aussi un couple dont l’un est artiste-peintre et l’autre potière qui réalisent des œuvres magnifiques. J’ai bien hâte de les revoir.

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Et pourquoi Hortensia dans le titre ? C’est le nom d’une auberge où nous passerons une nuit pour l’occasion.

Alors, bon anniversaire, ma chère Johanne, profite bien de ta journée. Ah, t’ai-je avisé que je t’invite chez moi pour souper ? Hé, maudite mémoire ! Ça ressemble à ça quand on a mon âge. Ha ! Ha ! Ha ! Ton âge, maintenant.

De l’hiver, de nids de poule et d’automobile

Cet hiver à Montréal, la température joue aux montagnes russes. Un jour il gèle à pierre fendre, le lendemain il pleut des cordes et le surlendemain le froid polaire rebute jusqu’au plus inuit de mes frères. Le mercure a besoin de lithium et moi d’antidépresseurs. L’eau de fonte s’infiltre dans les moindres interstices, puis la nuit venue elle congèle, faisant craquer le fondement des rues. La ville a les hémorroïdes et moi j’ai les blues.

On m’a déjà dit qu’il faut voir le positif dans toute chose. J’ai donc cherché à savoir comment je pouvais être heureux de faire réparer ma suspension d’auto qui a couvé dans un nid de brontosaure, qui a fait une indigestion et a renvoyé tout un tas de boulons au beau milieu du stationnement, bloquant ainsi la voie à l’auto de mon voisin en furie de ne pas entrer sa voiture dans le garage, qui demain devra gratter comme un dingue pour retirer le centimètre de verglas collé à la grandeur de sa carrosserie.

Je le vois là, par la fenêtre, appeler son avocat ou bien son cousin videur de bar. D’après les expressions faciales, le doigt en l’air et l’honorable bras qu’il m’adresse, je mise sur le cousin. Eh! merde! Mon assurance dentaire est échue! Y a pas quelqu’un qui voudrait une Honda Civic? Je vous la laisse, pas cher, pour le prix des pièces qui sont déjà détachées. Mais faites vite, vous avez jusqu’à 3 h du matin pour la récupérer. Après, ne vous présentez pas chez moi ni à la fourrière municipale. Si vous êtes toujours intéressé, rendez-vous plutôt à l’urgence de l’hôpital le plus proche et demandez à voir le patient avec une portière prise en travers de la gorge. Pour le reste, il faudra attendre que les suppositoires fassent effet.

Et le positif dans tout cela ? Je l’ai trouvé. Pas très loin du négatif sur la batterie qui refuse obstinément de faire démarrer ma casserole. Je vous recommande d’apporter une bouteille d’acide sulfurique parce que l’urine ne semble pas suffisamment acide pour lui redonner le pep d’antan.

Mais le vrai positif dans tout cela, c’est que je vais vous faire bénéficier d’un bon deal. Quant à moi, je vais cesser de m’esquinter à réparer ce tas de ferraille. Avec l’argent de la vente, je pense m’acheter un petit Cessna usagé. Ça vous dirait de faire un tour ?

Le congélateur et l’idiot

Une vague de froid intense atteint le Québec depuis une bonne dizaine de jours. Ce ne sont pas les seules températures polaires qui glacent la peau, mais aussi les vents omniprésents. Par exemple, il fait actuellement -23 °C, mais la température ressentie sur la peau du visage atteint le -40 °C. C’est pour dire qu’il faut se couvrir la moindre parcelle de peau.

Une fois encore, M. Trump a réussi à dire des conneries. Comme la vague de froid descend à des latitudes extrêmement basses, par exemple jusqu’en Floride où il a neigé, ce truculent et détestable personnage s’est moqué du réchauffement climatique. C’est pourquoi on entend de plus en plus le terme « dérèglements climatiques » pour qualifier, entre autres choses, le réchauffement généralisé des températures moyennes à l’échelle planétaire.

Avant que les fabricants des réfrigérateurs modernes ne positionnent le congélateur dans la portion du bas, celui-ci était situé dans la partie du haut, relique des anciens frigos à une seule porte. Supposons que nous possédons cet ancien type de frigo. Si on ouvre la porte du congélateur et qu’on tient notre tête tout juste en bas de celui-ci, puisque l’air froid a tendance à descendre, le froid du congélo nous gèle le ciboulot. En refermant la porte, le froid reste emprisonné et on peut retirer notre tuque.

On peut faire l’analogie avec cette vague de froid intense provenant des hautes latitudes. Le Grand Nord, c’est notre congélateur. Lorsqu’une vague d’air polaire comme celle qui sévit actuellement atteint des basses et même des très basses latitudes, c’est l’effet congélateur. Mais que se passe-t-il lorsque la porte du congélo reste ouverte ? Il ne retient plus son froid et il dégèle. Ainsi, des températures plus froides que la normale à certains endroits peuvent très bien expliquer les hausses des températures moyennes. Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment. Le froid n’étant plus confiné au pôle Nord, la calotte glaciaire deviendra moins épaisse que la normale, au printemps elle dégèlera plus rapidement et les températures dans le Nord grimperont en flèche.

Généralement, cette analogie somme toute assez simple pour qu’un idiot puisse la comprendre permet de clouer le bec aux individus prétextant les froids actuels pour nier les réchauffements climatiques. Testez le principe de la porte ouverte du congélateur sur vos meilleurs ennemis et vous m’en donnerez des nouvelles. Et s’ils restent réfractaires, comparez ensuite des photos satellites sur l’étendue de la calotte polaire en été à travers les années pour leur prouver que notre congélateur est réellement en train de dégeler.

Vous n’aurez probablement pas besoin de vous rendre à cette étape puisque même les idiots comprennent l’analogie du congélateur. Après on passe au crétinisme.

Des vœux et des prédictions

Tout d’abord, mes vœux pour 2018. Je souhaite au monde entier une prise en main sans équivoque de solutions concrètes permettant d’amoindrir les bouleversements climatiques. C’est mon vœu, car on a bien le droit de rêver. Ce n’est pas une prédiction, car je crois son avènement impossible.

Bon. Qu’est-il advenu de mes prédictions de 2017 ? Ce sera mon bilan de fin d’année.

J’avais prédit que le club de hockey Les Canadiens ferait des séries courtes et c’est exactement ce qui s’est produit avec son élimination dès le premier tour des séries éliminatoires. Bravo, Mathis, tu reçois 100 % pour celle-ci. Le hockey au Québec, c’est pire qu’une religion. Qu’on le veuille ou non, il façonne le Québec comme aucun autre sujet d’intérêt. Pour ma part, je m’en contrefiche, mais ignorer notre club de hockey, c’est pire que contracter la lèpre. Alors, faire une prédiction sur ce sujet très sensible m’immunise contre le bannissement social et probablement même contre l’exil. Heureusement, la peine de mort a été abolie. Quand je vous dis qu’au Québec on ne niaise pas avec le hockey, c’est un euphémisme. Vous retrouverez donc ma prédiction pour 2018 un peu plus loin dans le texte.

J’avais aussi prédit la confirmation de l’existence de vie extraterrestre et à ce chapitre, j’ai presque eu raison lorsque le Pentagone a rendu publique en fin d’année la vidéo d’un ovni poursuivi par un avion de chasse. De plus, le pilote de cet avion a ensuite été interviewé, confirmant que cette vidéo était authentique. L’objet ne possédait ni ailes ni moteur apparent et pourtant, il se maintenait parfaitement dans les airs et a ensuite disparu à une vitesse bien au-delà de celles atteintes par des aéronefs de conception humaine.

On a également eu droit à la visite d’un objet allongé très étrange nommé `Oumuamua qui a frôlé la Terre et qui provenait de l’extérieur de notre système solaire. Ne ressemblant en rien à un astéroïde, une nature potentiellement artificielle a été évoquée par de nombreux scientifiques.

À cause de ces deux événements jamais survenus auparavant, je me donne la note de 50 % pour cette prédiction presque réalisée.

J’avais prédit que Trump se ferait démettre de ses fonctions, démissionnerait ou serait mis hors d’état de nuire s’il parvenait à se faire élire. Sur ce thème, j’obtiens 0 %, mais je reprends cette prédiction pour cette année. Oui, c’est ainsi que procèdent les grands prophètes. À force de toujours reprendre les mêmes prédictions d’année en année, elles finissent bien souvent par se réaliser. Ce n’est qu’une question de patience. De toute façon, les grands prophètes ont tous le même don, celui de faire oublier leurs prédictions non réalisées, mais de faire tout un chahut avec celles qui ont fini par s’avérer. Désirant moi aussi devenir un grand prophète, je leur pique leurs meilleurs trucs.

Et nous voilà en 2018. Je vais immédiatement me débarrasser de ma prédiction concernant le club de hockey Les Canadiens. Cette année, le club ne se rendra même pas en séries éliminatoires. Bon, c’est fini, on n’en reparle plus. Et surtout, ne me crucifiez pas comme le fut un autre grand prophète né en l’an 1 qui avait prédit qu’un messie viendrait nous sauver. Il jouait avec des dés pipés puisque c’était lui, apparemment, le fameux messie en question. Il y a des maudites limites à me considérer comme un vrai prophète ! Je n’y peux rien si l’équipe est pourrie, gangrenée, composée de tire-au-flanc et d’une équipe de repêchage incapable de faire la différence entre un joueur de hockey et une truite. Prédire une coupe Stanley à cette équipe, c’est comme prédire que le Soleil se lèvera à l’ouest pour se coucher à l’est. En tant que prophète, je ne peux pas dépasser ce niveau d’absurdité juste pour mousser ma popularité.

Oui, je sais, ma position est ambiguë. Est-ce que je veux ou pas devenir un vrai prophète ? Je dirais que je veux même devenir un très grand prophète, mais avec une tête toujours vissée sur ses épaules. Vous voyez le genre ? Faire beaucoup de fric de mon vivant et vivre suffisamment vieux pour tout le dépenser avec des filles sexy. Quoi ? C’est le vœu de tous les prophètes. Vous les preniez pour qui ? Des angelots ? Des saints ? Pfff ! À quoi ça sert d’être prophète sinon à convaincre les femmes d’acquiescer à mes avances en les convainquant qu’un prophète connait mieux leurs intentions qu’elles même ?

Pour les autres prédictions, je reprends intégralement les deux de l’an passé. Trump qui ne finit pas son premier mandat et la confirmation de vie extraterrestre sous n’importe quelle forme, soit bactérienne, primitive, évoluée ou carrément beaucoup plus évoluée que l’humain.

Et enfin une toute dernière prédiction inédite. Je prédis un cataclysme majeur durant l’année 2018. Un tremblement de terre hors du commun ou la colère phénoménale d’un volcan ou un tsunami dévastateur ou un mélange de tout cela. Le dérèglement climatique possède des effets insoupçonnés et inattendus – pas pour tout le monde, certains scientifiques les avaient prévus – sur les volcans et le relâchement des tensions des croûtes continentales.

J’en ai déjà parlé, le super volcan souterrain du parc de Yellowstone risque à tout moment de se fâcher. Ce serait un cataclysme planétaire comme l’homme n’en a jamais connu. Mais il existe beaucoup d’autres volcans qui pourraient être amenés à déclencher un hiver pouvant durer plusieurs années.

Quant au tsunami, il pourrait émaner d’un séisme majeur comme cela s’est produit en 2004, mais également d’un décrochement et d’un glissement soudain d’une montagne qui s’échouerait dans l’océan. À ce sujet, le volcan Cumbre Vieja à La Palma menace de générer un tsunami de 500 mètres de hauteur qui ravagerait la totalité de la côte est des deux Amériques si jamais la montagne qui l’héberge venait à se rompre et à glisser dans l’océan Atlantique. Et de fait, la montagne montre une fissure démentielle qui grandit sans cesse. Un jour, cette montagne finira par se scinder, c’est certain. Seuls la date et le nombre de victimes restent à être écrits dans le grand livre des cataclysmes les plus meurtriers.

Je rajoute aux catastrophes la chute d’une météorite. Même si on répertorie la plupart des menaces potentielles depuis quelques années, certains bolides spatiaux ayant touché terre nous sont déjà passés sous le nez. Ça pourrait très bien se reproduire avec un objet ayant déjà été détecté ou pas. Quatre facteurs rentrent en ligne de compte pour qualifier l’importance de la chute d’une météorite. Sa masse, sa vitesse, son angle d’attaque, ainsi que l’endroit où il touche terre.

Ce ne sont là que quelques exemples et j’ai même failli omettre le duel de cons entre les dirigeants de la Corée du Nord et des USA. Ma prédiction n’est pas rattachée à eux seuls, mais à tout autre cataclysme d’envergure rarement atteinte. Il ne faut pas toujours rattacher un nombre de victimes ou le coût engendré par une catastrophe à son importance. Un séisme de magnitude 9,5 ne s’est produit qu’une seule fois de mémoire d’homme. Aucun n’a atteint une plus grande magnitude.

Et voilà les prédictions du Corbot pour cette année 2018. Portez-vous bien, mais ne prenez pas de risque, inscrivez immédiatement mon nom dans votre testament comme héritier de vos biens. On ignore quand le destin nous frappera. Sauf mon grand-oncle qui savait exactement quand il partirait, à la minute précise, même. Le juge le lui avait dit.