Origines oubliées de 5 mots (A à E)

J’ai déjà écrit quelques articles sur l’origine des noms donnés à des éléments chimiques. Je déborde maintenant de ce cadre très restreint pour vous proposer d’apprendre les origines de vingt-six mots communs commençant par chacune des premières lettres de l’alphabet. Je les ai séparés en cinq articles dont voici le premier.

Sky Above, Voices Within

Les origines obscures ou bizarres que vous lirez montrent comment le langage peut parfois évoluer à pas de tortue, mais il peut aussi bondir comme un lièvre. Sans trop s’en rendre compte, les sens antérieurs finissent par disparaitre de nos discours et de nos écrits pour laisser toute la place aux nouveautés qui expriment bien souvent des réalités très différentes.

Lorsque j’écris la définition moderne d’un mot, j’utilise celle communément comprise aujourd’hui, la plus courante, peu importe les autres formes ou sens possibles pour un même mot. Je ne prétends pas qu’il n’existe que cette seule définition toujours en usage.

Voici donc ces cinq premiers mots accompagnés de quelques remarques personnelles.

A : affinité (nom féminin)

Définition moderne : Rapport de conformité, de ressemblance ; harmonie de goûts, de sentiments entre personnes.

Étymologie : Du latin adfinitas (affinitas) signifiant « voisinage » ou « parenté par alliance », mais aussi de adfinis signifiant « limite ».

Commentaire : Cela nous rappelle l’importance antérieure de l’entourage immédiat, qu’il provienne de mariages ou qu’il s’agisse des voisins. 

Dans des siècles éloignés, la famille et les voisins devaient tous penser de manière semblable et se tenir les coudes. Par nécessité de sécurité, les proches devaient adapter leurs goûts et sentiments afin de combattre l’adversité. Autrefois, les affinités possédaient nécessairement des limites quasi infranchissables où au-delà, la cohésion était compromise, car le contrôle ne pouvait s’exercer efficacement.

Aujourd’hui, la cause et l’effet sont inversés. Les affinités précèdent les relations, elles aident à sélectionner ceux qui deviendront nos amis parmi les voisins et les collègues, et ceux que nous choisirons pour tenir le rôle de conjoints ou d’amants (et plus si affinités).

B : baraqué – baraquée (adjectif)

Définition moderne : Bien bâti, en parlant du corps d’une personne.

Baraque (nom)

Étymologie : XVe siècle. De l’italien baracca et de l’espagnol barraca signifiant « hutte en torchis ».

Au XVIIe siècle, « se baraquer ou baraquer » ; (s)installer dans des baraques. « Baraqué » signifie « bien installé dans des baraques ».

1954, glissement subit du mot baraqué vers le bâti imposant d’une personne, sa carcasse, sa charpente.

Commentaire : D’une simple hutte, la baraque devint une construction en planches principalement construite pour y abriter temporairement des troupes. Le glissement vers son sens moderne s’explique peut-être par les utilisateurs des baraques, les baraqués, des soldats probablement bien constitués et à forte charpente, sûrement pas de la piètre solidité des baraques.

C : client – cliente (nom)

Définition moderne : Personne qui requiert des services moyennant rétribution.

Étymologie : Antiquité : plébéien qui se mettait sous la protection d’un patricien appelé « patron ». En échange de son dévouement, le client recevait la protection du patron.

Un peu plus tard, généralisation du mot client dans le sens d’un « protégé ».

Commentaire : On pourrait noter une énorme dissemblance aujourd’hui entre un protégé et un client ! Dans la Rome antique, un client était plus ou moins un employé ou un esclave au service d’un patron qui pouvait adopter envers lui certaines pratiques peu recommandables. À cette époque, le client ne se rapportait pas à l’usager d’un commerce.

Aujourd’hui, le client d’un commerce ne doit rien avant l’achat, on le dit même roi. Son dévouement et sa fidélité envers les commerçants sont sujets à être changeants et éphémères.

Étrange que les commerçants modernes appellent les clients « patron » puisque la clientèle ne reçoit aucune protection du commerçant contre ses abus ou ses pratiques illégales, même s’il prétend haut et fort le contraire. L’important est que ces clients crachent le maximum d’oseille et qu’ils obtiennent en retour un minimum de marchandises ou services. Et pour régler le problème de son papillonnage, les commerces ont inventé les cartes-fidélité qui les encouragent (les forcent) à retourner dans les mêmes commerces en échange de babioles qu’ils auraient très bien pu se passer.

Finalement, un client moderne ressemble étrangement au client romain d’autrefois. On l’a dépouillé de tous ses pouvoirs, il dépend d’un système où il n’a rien à dire, on lui fait croire qu’il reçoit de la protection en échange de sa fidélité absolue et on la récompense avec des cacahuètes.

D : débattre (verbe transitif)

Oui, ce verbe existe aussi sous la forme pronominale « se débattre », mais je ne l’aborderai pas.

Définition moderne : Examiner contradictoirement quelque chose avec un ou plusieurs interlocuteurs.

Étymologie : XIe siècle : dé- et battre « battre fortement ». Ici, le préfixe « dé- »  utilise le sens latin de renforcement d’une action, comme dans décupler ou délaver.

Commentaire : Certains auteurs modernes font parfois un autre lien étymologique. Ils utilisent l’autre sens du préfixe « dé- » celui de négation ou d’absence. Ainsi, pour eux, « débattre » prendrait le sens de « cesser de se battre ». Ainsi, l’usage des mots pourrait détrôner l’emploi d’armes dans la résolution des conflits. Mais cette interprétation apparait fausse même si aujourd’hui, débattre réfère toujours à des joutes de nature orale ou écrite. « Débattre » dans le sens de « battre fortement » n’a plus d’usage.

E : environnement (nom masculin)

Définition moderne : Ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines.

Étymologie : An 1300, « contour ». Réf. « environner ». Aussi « circuit ». Des gardes exécutant leur tour de ronde empruntent un circuit, se déplacent le long d’un contour afin de surveiller les environs, leur environnement.

Commentaire : Aujourd’hui, l’environnement est certainement le sujet de l’heure et probablement qu’il le restera jusqu’à notre disparition de cette Terre. Il concerne l’air que nous respirons, nos aliments, nos conditions de logement, la biodiversité, les conditions météorologiques, les volcans et la tectonique des plaques ainsi que l’état des océans, lacs et rivières. À cela, il faut rajouter les conditions de vie, l’emploi, l’économie, la politique, l’éducation, la santé et les relations sociales. L’environnement est tout ce qui nous baigne, peu importe sa nature et sa fonction. Puisqu’il s’étend maintenant à toute la planète, l’environnement n’est pas qu’environnant ni circonscrit. Il a perdu tout contour et il ne présente plus aucun circuit à parcourir.

Alors, pourquoi ne pas remplacer « l’environnement » par « le tout » ? Ce terme raccourcirait grandement la longueur de nos communications et ceux qui se fourvoient sur le sens moderne exact du mot « environnement » risquent de plus facilement comprendre « le tout », car après l’environnement, au-delà du « tout », il n’y a « rien ».

Pour conclure : Je me suis découvert des affinités avec un client baraqué après avoir débattu sur l’environnement.

J comme dans jamais

Dans la série des mots commençant par une lettre précise, aujourd’hui j’attaque le J avec le mot « jamais ». J’aurais pu choisir l’un des 896 autres mots commençant par cette lettre, toutefois celui-ci recèle bien des particularités.

En français, anciennement, le J s’est déjà prononcé [j] comme dans « faille ». Certaines langues latines ont conservé cette façon (positivement) archaïque de le faire entendre. Aujourd’hui, Molière le prononce [ℨ] comme dans « joie ».

Dans le système international, le J (majuscule) est le symbole du joule, une unité de mesure de l’énergie. Un joule vaut 43/180 calorie. On utilise aussi le j (minuscule) pour symboliser le jour en tant que durée. Un an vaut environ 365,24 j.

Maintenant, voyons l’étymologie du mot « jamais », un adverbe de temps. Il remonte loin dans le vieux français, en fait on le trouve dans la Chanson de Roland datant de l’an 1080. Composé de deux bases latines qui sont « jam » signifiant « déjà » et « magis » pour « plus », il signifiait en clair, « déjà plus ».

On comprend qu’en mille ans, le sens s’est quelque peu métamorphosé jusqu’à devenir un superlatif absolu. Dans son sens le plus commun, « jamais » signifie « à aucun moment », que ce soit dans un sens positif ou négatif. En parlant du futur, l’utilisation du mot « jamais » tient du langage abusif, que ce soit par naïveté ou en mentant allègrement. Pensez par exemple à « jamais je ne te quitterai ». Donc, n’utilisez jamais « jamais » dans un contexte spéculatif et méfiez-vous comme de la peste de ceux qui en abusent allègrement, car soyez certains qu’ils ne vous disent jamais  la vérité.

On se rend compte que « jamais » est parfois un peu plus mou et admet l’inverse. « Jamais je n’irai à cet endroit » permet quand même d’y aller, mais probablement si certaines conditions sont différentes et qu’elles sont réunies. Et l’expression « sans jamais voir la réalité » n’exclut pas de façon définitive qu’on la regarde parfois, mais pas de façon significative ou fréquente.

« Jamais » peut même signifier exactement l’inverse lorsqu’on l’associe avec une certaine préposition. Dans le langage soutenu, « à jamais » est synonyme de « pour toujours », ou « éternellement ».

En l’utilisant avec « que » comme dans « plus malade que jamais », nous nous retrouvons dans un contexte comparatif. Pourtant, on élide sciemment l’élément de comparaison puisque nous devrions dire pour plus de précision « plus malade que jamais auparavant ». Éliminer la référence au passé est un exemple patent que « jamais » ne doit jamais être interprété pour les temps futurs » Ainsi, le comparateur « auparavant » devient superflu.

On utilise constamment le mot « jamais » sans vraiment y réfléchir. Il est entré dans nos habitudes langagières. Pourtant, comme tout absolu, il reste à jamais lourd de sens. Même s’il constitue un abus de langage, une hyperbole, « jamais » prend très souvent le sens de « la plupart du temps ». On distingue l’un de l’autre en considérant les probabilités. 0 %, alors c’est un vrai « jamais ». N’importe quel autre nombre et le « jamais » n’est jamais un pur « jamais ».

Alors, si je vous dis que je n’aurai jamais le temps de tout écrire ce que j’aimerais concernant le mot « jamais », je l’utilise comme un absolu ou une hyperbole ?

Cool, pas cool !

Je veux vous parler aujourd’hui de la langue française et de sa lente mais indéniable assimilation.

Un mot après l’autre, une expression après l’autre, une phrase après l’autre, un anglicisme après l’autre, une mauvaise traduction après l’autre, une absence de néologisme après l’autre, un emprunt après l’autre, voilà comment se produit l’assimilation d’une langue et finalement sa disparition.

L’assimilation, ce n’est pas cool. Utiliser des mots de langue anglaise alors que leur équivalent français existe, ce n’est pas du tout cool.

Les titres anglophones donnés à des articles francophones pullulent partout dans les blogues. Nous trouvons ça plutôt cool. L’assimilation, c’est exactement le fait de trouver cool l’utilisation d’une autre langue que la sienne. Nous croyons la langue française suffisamment forte pour qu’elle évite l’assimilation et pourtant nous la faisons disparaitre un peu plus chaque jour.

L’agent d’assimilation, ce n’est pas seulement notre voisin, ni l’Américain, ni le Brit, ni le cinéma, ni la télé. Non, l’agent assimilateur, c’est nous-mêmes d’abord et avant tout. Par snobisme, nous utilisons une expression populaire anglaise sans chercher à la traduire et à la rendre aussi élégante dans notre propre langue. Nous ne faisons pas l’effort de trouver le mot français existant équivalent. Nous adoptons les néologismes anglais dont la construction du mot ne respecte aucune règle du français, comme e-mail. Nous faisons fi des traductions convenant mieux à notre langue pour lui préférer le mot anglais. Si le mot français inventé ne s’origine pas de la mère Patrie, il ne sera pas adopté.

Françaises et Français, vous êtes déjà assimilés à la culture et à la langue anglaise et vous feignez l’ignorance. Vous jouez aux snobs, aux babas cool, plutôt que de défendre votre langue. Vous dépensez plein d’énergie à la dévaloriser et ne mettez aucun effort à la protéger simplement en l’utilisant adéquatement, en évitant de larder vos textes de mots, de termes et d’expressions de langue étrangère alors qu’existent d’excellents équivalents français et meilleurs la plupart du temps.

Écrire notre langue, c’est une histoire de respect, tout d’abord envers nous-mêmes, envers nos parents, notre culture, nos origines, notre histoire, notre peuple, les écrivaines et écrivains qui nous ont précédés. Le plus désolant est de constater que les anciennes batailles menées pour la protéger, la diffuser, l’enseigner ne pèsent plus rien, nous indiffèrent, nous emmerdent.

Moindre effort, paresse, manque de vigilance, jemenfoutisme, snobisme, nous utilisons toutes ces mauvaises raisons pour écrire en franglais. C’est exactement de cette façon que les langues disparaissent actuellement, que les langues ont disparu dans le passé et que le français disparaitra.

Lorsqu’il ne restera plus que les académiciens, les linguistes et les chercheurs pour comprendre notre langue, ils se demanderont quel événement charnière a causé la dérive et la disparition de l’usage du français.

Je peux facilement répondre à cette question. L’événement charnière, c’est le titre anglais de votre prochain article de blogue, car l’usage est le moteur des changements et votre participation à ce petit jeu constitue tout sauf un geste anodin. Malgré qu’il soit très lourd de conséquences, vous tentez de minimiser sa portée, son importance et son influence.

Si l’influence de l’usage de l’anglais est si minime, pourquoi alors angliciser les textes? On utilise l’anglais justement parce qu’on recherche une portée plus forte, un impact plus puissant, plus d’exotisme. Donc on use de l’anglais en sachant parfaitement que sa portée, son importance et son influence sont tout sauf anodines, et ce malgré les dénis outragés. Voilà exactement comment agit un agent d’assimilation, il agit en faveur de l’anglais tout en niant nuire au français.

En pensant que votre titre anglais est plus précis, résume mieux votre contenu, définit mieux votre pensée, c’est que votre pensée est déjà assimilée. La langue française peut exprimer tout ce que vous voulez avec la précision, l’intensité et l’émotion désirées. Nul besoin de recourir à l’anglais. Votre cerveau a déjà accepté d’adopter cette langue et a déjà entamé le processus d’oubli du français en le dévalorisant insidieusement sous des airs cool. 

En immergeant un concombre dans le vinaigre, il n’existe aucun moment charnière où celui-ci se transforme soudainement en cornichon. Voilà comment une langue se perd, se noie et meurt, en transformant ses atomes un à la fois, un simple mot à la fois, un simple titre de blogue à la fois.

Utiliser l’anglais dans le titre de son blogue et dans son contenu, c’est pas chouette, c’est pas chic, c’est pas tendance, ni sympa, ni rigolo, ni super, ni extra, ni épatant! L’un ou l’autre de ces mots français remplace avantageusement le mot cool selon les circonstances. Les nuances s’en voient ainsi multipliées.

J’ai sciemment utilisé le mot cool dans le titre afin d’aborder le processus d’assimilation en cours. Cool est maintenant entré officiellement dans le dictionnaire français alors que si nous avions choisi d’utiliser l’un ou l’autre des multiples termes français aptes à le remplacer, ce mot littéralement peu évocateur du sens qu’on lui donne serait resté du côté anglais et nous n’aurions rien perdu puisque nous n’avons rien gagné en choisissant d’utiliser ce mot étranger. Au contraire, nous avons perdu au change en délaissant la richesse de notre langue qui nous proposait déjà un florilège d’équivalences adaptées à toutes les occasions.

Connaitre votre position vous coûte quelque chose

Nous utilisons deux façons technologiques de nous localiser à la surface de la planète. La première reste anonyme, la seconde est rendue possible grâce à notre identité inscrite dans les appareils connectés qui nous appartiennent.

1018992785

L’utilisation du système de géolocalisation GPS permet de se localiser sans révéler son identité, donc sans rien apprendre à qui que ce soit de l’endroit où l’on se trouve au moment précis de la consultation, car le système GPS diffuse des signaux que l’on capte sans rien émettre en retour. Malgré une hégémonie, ce système n’a pas le monopole absolu. Il existe trois autres systèmes et il est facile de se douter des raisons sous-jacentes. Ils se nomment Glonass (russe), Beidou/Compass (chinois) et Galileo (européen). Ce dernier reste encore à l’étape du déploiement de son armada de satellites qui devrait se terminer en 2020.

28251

Les quatre systèmes utilisent une série de satellites qui émettent des signaux et le capteur dans vos mains procède par triangulation pour calculer votre position. En fait, ça prend de 4 à 5 signaux de satellites simultanés pour obtenir une position précise. Voilà la raison pour laquelle l’altitude fonctionnelle des satellites s’avère particulièrement grande. Plus ils sont éloignés de la Terre, moins ça prend de satellites pour la couvrir en tous points, mais plus la précision diminue. On trouve donc une altitude optimale pour des résultats précis tout en utilisant un nombre de satellites raisonnable. Le système américain GPS utilise un minimum de 24 satellites orbitant à 20200 km au-dessus de nos têtes.

gps

Le deuxième moyen de se localiser exige de révéler sa position. Chez vous, votre adresse IP est liée à votre position avec votre consentement. Remarquez que vous connaissez déjà parfaitement votre position, votre consentement permet donc aux services consultés de vous localiser dans l’espace, mais également dans le temps. Ces opérateurs savent précisément que vous étiez chez vous situé à tel endroit tel jour et à telle heure précise.

how-cell-phone-tracking-works.jpg

Votre téléphone intelligent utilise les signaux GPS pour connaitre votre position, mais ils ne sont pas toujours facilement captés partout. Ainsi, des systèmes alternatifs prennent le relais en toute transparence. Cependant, ceux-ci apprennent votre identité grâce à votre appareil mobile et vous n’êtes donc plus une personne anonyme lorsque vous vous déplacez en utilisant «Plans» ou «Google Maps».

Les ondes terrestres de signaux de radio/télévision ou des tours de transmission des ondes 2G, 3G, 4G utilisées par votre portable se rajoutent aux signaux satellitaires afin de vous trianguler, car le système de positionnement fonctionne en sens inverse du GPS. Le repérage se réalise grâce aux ondes émises par votre appareil.

gps-pracenje

Triangulation à partir des tours de signaux de téléphones portables, localisation par connexion wifi, détection de puces RFID, etc., toutes ces options transmettent vos informations d’identité. Vous êtes ainsi suivi à la trace dans l’espace et dans le temps. C’est le prix à payer pour vous déplacer grâce à une assistance technologique autre que celle des ondes satellitaires.

Si vous saviez l’usage que font les opérateurs de vos données personnelles, vous préféreriez certainement vous abstenir d’utiliser ces systèmes.