Êtes-vous préparé à recevoir une IEM ?

Je me suis préparé à recevoir un tas de gens durant les Fêtes de fin d’année, mais une IEM, c’est qui au juste ?

Une IEM ou en anglais EMP est une impulsion électromagnétique brève mais très puissante. Elle rend HS la plupart sinon la totalité de notre matériel informatique. De fait, toute impulsion ou train d’impulsions est l’équivalent d’une tension alternative qui lorsqu’elle traverse des éléments conducteurs leur induit une tension d’autant plus forte que l’IEM est puissante.

La plupart des circuits électroniques sont protégés en interne par différents systèmes, mais ils ne sont fonctionnels que pour des puissances limitées d’IEM. Au-delà d’une certaine valeur, l’IEM atteint la tension de claquage des équipements de protection et brûle ensuite les composantes de vos appareils. Une panne générale est garantie. Nous sommes aujourd’hui incapables d’autonomie sans électronique. Ce n’est pas une question d’e dépendance, mais du substrat même de l’ensemble de notre système économique.

L’IEM n’est pas une arme du futur. Elle existe et est prête à servir. Le problème est qu’elle grille les électroniques ennemies et alliées, sans distinction. Seules la distance et une certaine qualité de blindage permettent de neutraliser ses effets. Une bombe IEM met un pays tout entier à genoux et renvoie ses citoyens à l’ère des arcs et des flèches. Le problème est que presque plus personne ne possède d’armes dites traditionnelles. Même les armes à feu deviendraient surannées lorsque les munitions viendraient à manquer. Sauriez-vous quoi faire en pleine nature avec vos seuls vêtements et vos outils à main ? Lorsqu’une panne de courant survient, il ne se passe pas une minute entre deux tentatives d’utiliser un quelconque bidule fonctionnant à l’électricité. En général, on va se coucher, faute de trouver une seule activité exempte d’électronique ou de lumière. C’est pourquoi neuf mois plus tard, survient toujours un baby-boom.

On croit que si des extraterrestres venaient à nous envahir, ils utiliseraient des IEM comme principal moyen de nous asservir. S’ils désirent faire tabula rasa, on pense plutôt à des bombes bactériologiques. Mais bien avant ces hypothétiques menaces venues de l’espace, celles de nos semblables, elles, sont véritables.

L’explosion d’une bombe nucléaire émet de fortes impulsions électromagnétiques. Donc, toutes les bombes nucléaires détenues par les quelques dizaines de pays sont aussi des bombes IEM. Les effets les plus dévastateurs se produiraient lorsque la détonation a lieu à une altitude d’une trentaine de kilomètres. Il existe quelques types de bombes IEM non nucléaires avec des rendements variés. Contrairement aux bombes nucléaires, ces bombes électromagnétiques préservent les structures mécaniques, car elles sont exemptes de souffle, de chaleur et de rayonnement ionisant. On les dit « propres ». Politiquement, l’usage de ce genre de gadget serait mieux accepté que celui des nukes.

Quoi qu’il en soit, des bombes IEM auraient pour conséquence de nous ramener loin dans le passé et quasiment personne n’est préparé à défendre sa vie, celle de ses proches et ses possessions armé d’un couteau de cuisine, d’un lance-pierres fabriqué avec l’arbre du jardin et d’un bouclier issu d’un couvercle de poubelle. Mais si ça devenait réel, vous êtes-vous déjà demandé comment vous pourriez faire pour y survivre ? De quoi auriez-vous besoin ? Pensez-vous pouvoir vous procurer le matériel nécessaire à votre survie le jour ou l’IEM vous tombera dessus ? Nous achetons des assurances de toutes sortes, mais rien de concret pour nous prémunir contre les effets des IEM. Est-ce bien sage de ne rien faire ? Non, ce n’est pas sage du tout. Nous vivons avec l’espoir qu’aucun fou sur la planète n’a le pouvoir de déclencher ce type de conflit alors que nous connaissons plusieurs fous possédant justement ce pouvoir.

Alors ce soir, endormez-vous paisiblement au son de votre iPod…

Illustration : theblackvault.com

Valérie Plante à la mairie de Montréal

Dans le monde municipal, élire une femme maire n’a rien de bien surprenant. Pourtant, à Montréal, ce poste n’avait jamais encore été accordé à une une personne de sexe féminin et plutôt jeune de surcroit. À quarante-trois ans, Valérie Plante devient ainsi la quarante-cinquième personne à détenir le titre de maire de Montréal. Peut-être un concours de circonstances a retardé cette arrivée. Peut-être que les autres candidates avant madame Plante n’avaient pas l’étoffe nécessaire. Ou peut-être que les Montréalais affichaient jusqu’à présent une préférence pour des maires aux anciennes méthodes politiques. C’est probablement un mélange bien dosé de toutes ces possibilités qui a retardé la venue d’une maire à l’Hôtel de ville de Montréal.

J’ai eu terriblement honte de certains maires précédents, même si le maire sortant, monsieur Denis Coderre, a partiellement réussi à renverser la vapeur par rapport à ses prédécesseurs en ce qui concerne la corruption systémique. Mais ce dernier était encore de l’ancienne école des politiciens, une bête très bien entrainée à gagner et qui pouvait compter sur une machine très bien organisée pour le faire gagner. Les Montréalais aiment les gagnants par dessus tout, malheureusement au-delà de leurs talents et de leurs compétences à construire une ville qui saura affronter les défis de demain plutôt que de bien adresser ceux antérieurs.

Bien entendu, madame Plante devra se retrousser les manches afin de réaliser son programme politique. Il est à la fois réaliste et utopique. Faire construire une nouvelle ligne de métro dans le nord de Montréal ne pourrait se réaliser que dans le contexte où les autres administrateurs de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) ainsi que les autres élus des paliers supérieurs le veulent eux aussi. Mais avant tout, il faudra terminer la ligne bleue dans l’est de la ville. Construire une ou plusieurs pistes cyclables express, par contre, voilà une idée que je partage depuis fort longtemps et qui demande beaucoup moins d’investissements et d’alliés provinciaux et fédéraux.

Évidemment, madame Plante devra tout apprendre et cela exigera du temps. En un seul mandat, elle n’aura pas la chance de réaliser beaucoup de ses promesses électorales. Les Montréalais auront-ils la patience nécessaire ? Pour cela, elle devra choisir des priorités réalistes et réalisables en un temps relativement court. Tous les projets requérant des subsides hors de son contrôle sont aussi très importants, mais les électeurs ne voient pratiquement jamais l’évolution de ces dossiers. Ils voient seulement l’annonce du début des travaux lorsque le financement est enfin bouclé.

Un des points les plus graves consiste à savoir ce que fera son équipe face à la corruption systémique et la collusion des fonctionnaires avec certains entrepreneurs qui risquent, dans le premier cas, de voir s’envoler les juteux cadeaux, et dans le second, de perdre leurs alléchants contrats.

Quoi qu’il en soit, ce vent de fraicheur et de jeunesse aura tôt fait de déstabiliser et, espérons, de désencroûter les BVH. Oui, les bonnes vieilles habitudes surannées qui font passer les intérêts des citoyens montréalais au dernier rang des priorités.

Je souhaite sincèrement que madame Valérie Plante insuffle une énergie nouvelle à l’Hôtel de ville de Montréal. Et dans la même foulée, j’espère surtout que tous les autres acteurs de l’arène municipale rament dans la même direction que notre nouvelle maire.

Photo: Radio-Canada.ca

Catastrophes et pensée magique.

La pensée magique existe, principalement chez ceux qui ne sont pas magiciens. Je suis toujours sidéré quoique de moins en moins avec l’âge, lorsque je constate le degré d’amateurisme, d’incompétence et de détachement qu’ont nos politiciens lorsque frappent des catastrophes comme celles ayant dernièrement dévasté les Antilles. Un ouragan, ce n’est pas une tornade ni un séisme. On le voit se développer plusieurs jours à l’avance et on sait prédire sa course et ses conséquences. Pourtant, les dirigeants semblent en perpétuel désarçonnement lorsque ce genre de malheur s’abat sur leurs concitoyens. Ils font acte de présence qu’on sent par pures obligations, les yeux virés ailleurs, rivés vers d’autres cieux moins chargés de nuages et de misères.

Ce sont pour ces raisons que je crains tant pour la survie de l’humanité durant mes jours d’optimisme et que je suis entièrement convaincu de son extinction lorsque je constate l’incapacité de nos dirigeants, et de nous-mêmes par association, à affronter adéquatement des événements d’une totale prévisibilité. Nos inutiles élus tentent ensuite de rassurer la population, alors que leur intérêt pour la chose ne dure que l’équivalent d’un vol d’avion et d’une brève déclaration sur le tarmac d’un aéroport situé en zone totalement sécuritaire à des dizaines de kilomètres des vrais miséreux, mis à part une belle mise en scène avec un poupon à demi effrayé, censé représenter notre amour et nos actes héroïques à l’égard de la population en détresse.

Les changements climatiques ne surprennent plus personne. Seuls les climatosceptiques peuvent se permettre de manifester de la surprise et, conséquemment, leur ânerie. Tous ceux qui prétendent faire partie de l’autre catégorie auraient pu préparer l’après-catastrophe… avant la catastrophe.

Mais il n’en est rien. Je suis fourbu, las de me répéter comme un grognon grincheux. Suis-je vraiment le seul capable de prévoir le prévisible? Nous sommes encore dans l’ère du Poisson et je sais pertinemment pourquoi. La prochaine ère serait celle du Verseau, signifiant les renversements. Espérons-le, pour la prospérité et la qualité de notre espèce qui en a manifestement bien besoin.

Les frasques de la Corée du Nord

Le pays le plus fermé du monde a-t-il un avenir avec Kim Jong-un à sa tête ?Officiellement, les deux Corées sont toujours en guerre, car celle des années 1950 s’est soldée par un simple armistice, non par un traité de paix. Ainsi, la frontière séparant les deux portions de l’ancienne Corée unifiée est la plus militarisée au monde et les escarmouches sont nombreuses. Plus de 1,2 millions de soldats et autant de mines se massent autour et dans cette DMZ (zone démilitarisée !)

Tant que la Chine soutiendra le turbulent dirigeant de ce régime, il ne se passera rien, rien du moins sans l’accord officiel ou officieux du géant asiatique. Si le grassouillet dictateur pousse un peu trop loin son arrogance et s’attaque directement à son frère du Sud ou à des effectifs étatsuniens, il serait possible que les Wal-martiens aillent couper la tête du serpent pour ensuite laisser les clés du pays à la Chine, grâce à un accord secret entre les deux super puissances. Il est également possible qu’ensemble, ils concoctent l’assassinat du numéro un nord-coréen puisqu’il mord constamment les jarrets de ceux qu’il considère comme ses ennemis jurés. Mais ce faisant, il tire sans cesse sur sa laisse qui finira un jour par se rompre. Et ce jour n’est plus très loin si l’on se fie aux avancées technologiques réalisées par Pyongyang depuis quelques années. Plusieurs essais nucléaires concluants et envoi réussi d’une fusée en orbite. Lorsqu’on réunit ces deux morceaux de robots, on obtient un ICBM, c’est-à-dire un missile balistique intercontinental pouvant apporter le feu nucléaire à de très grandes distances. Si les USA doutent un jour que Kim prépare le lancement d’une tête nucléaire à bord d’un ICBM, soyez assuré que la Maison-Blanche enverra des Tomahawks rayer de la carte tout l’arsenal et les facilités nucléaires nord-coréennes. Il est à peu près certain que le Président Trump a déjà averti la Chine de ses intentions et malgré les protestations des dirigeants jaunes rouges, ces derniers finiront par accepter des frappes ciblées tant et aussi longtemps que Washington et Séoul  s’abstiendront d’envahir le nord de la péninsule coréenne et qu’ils respecteront les promesses faites aux dirigeants chinois.

Il est difficile de connaitre les vraies objectifs du roquet asiatique, car il jappe beaucoup en défiant les USA avec des phrases incendiaires. Il est toujours étrange de voir des dirigeants de nations minuscules défier à outrance les USA. Saddam Hussein l’a fait lorsqu’il a refusé l’envoi d’enquêteurs sur son territoire. Son arrogance l’a tué.  Kim Jong-un ne semble pas avoir compris la leçon et, lui aussi, il le payera cher.  L’attitude belliqueuse du paon coréen finira par aboutir à une guerre qui aurait pu être évitée. Le pivot dans cette affaire est la Chine. Lorsqu’elle décidera que la Corée du Nord lui aura causé trop de maux de tête, elle tempérera les ardeurs belliqueuses de son allié, elle procédera à une action sous couverture ou elle en autorisera une venant de l’extérieur.

Puisque les ambitions du dictateur semblent n’avoir aucune limite, je prévois qu’un événement déclencheur surviendra avant 2020. Il fera une gaffe et celle-ci causera sa perte. Ce jour arrivera lorsqu’il oubliera de suivre un très important conseil de son voisin et protecteur chinois. C’est toujours ce qui survient aux egos surdimensionnés qui tiennent un pétard. Ce dernier finit toujours par leur sauter au visage. Le malheur est que dans cette affaire, le pétard risque d’être rien de moins que la Bombe.

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