Brin de folie, brin de fourmi

Car le peuple n’est pas toujours aussi docile qu’ils aimeraient. Alors pour obtenir sa fidélité malgré leur cause inavouable, les Grands Manipulateurs inventent des causes et exacerbent des craintes afin d’obtenir en retour l’effort de guerre nécessaire et surtout la docilité inconditionnelle des populations qu’ils désirent faire travailler à l’atteinte de leurs objectifs.

Autrefois, les peurs inventées ou exagérées tournaient toutes autour de l’envahissement territorial. Ces craintes comportaient une matérialité dans des équations et des logiques simples à saisir. Si A survient, alors B sera sa conséquence. On pourrait résumer les conflits par le principe qu’il valait mieux envahir les autres en premier plutôt que de se faire envahir plus tard.

Aujourd’hui, ces projections simples sont devenues beaucoup plus complexes, car on parle plus rarement d’envahissement territorial, l’invasion se réalisant sans devoir occuper les lieux. Ainsi, les peurs à engendrer pour obtenir l’assentiment et les efforts de guerre de la population suivent l’évolution stratégique et technologique. Il n’y a pas encore si longtemps, les peurs carburaient aux communistes, aux socialistes, aux gauchistes et autres marxistes censés venir nous envahir. De nos jours, ces anciens ennemis se sont transformés en terroristes, en intégristes, en réfugiés, etc.

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Toutefois, les détenteurs des rênes du pouvoir, qu’ils soient d’hier ou de maintenant, n’ont pas changé leur objectif primordial, celui de poursuivre leur accumulation de richesses personnelles bien au-delà de n’importe quelle décence. Cependant, pour y parvenir, ils ont besoin de l’assentiment tacite des peuples qu’ils tiennent sous leur emprise et qui travaillent souvent à leur insu à les engraisser. La tactique toujours utilisée consiste à faire grandir leurs craintes en les gonflant artificiellement à partir de faits divers réels, mais souvent marginaux.

Demain, les Américains iront aux urnes pour les élections de mi-mandat. La dernière fois, je considère qu’il leur a fallu un brin de folie, pour ne pas dire une bulle au cerveau, pour élire un républicain de la nature de monsieur Trump. Cette fois-ci, ils auront eu deux ans pour réfléchir à leurs actes, nous saurons donc avec plus de précision ce que nos voisins ont vraiment dans la cervelle.

Autrefois un grand peuple, les Américains sont-ils devenus victimes de leur propre hégémonie qu’ils ont fait régner sur la planète? De folles fourmis aveugles au service de leur ploutocratie?

Dans quelques heures, nous en saurons un peu plus.

Disparition d’oiseaux en Oregon

L’Oregon est un état de la côte ouest des USA. Il se situe entre le nord de la Californie et le sud de l’état de Washington. La plaque tectonique Juan de Fuca s’insère sous le continent américain à la hauteur de cet état. Sa principale ville est Portland.

Plusieurs résidents de cette ville et de ses environs ont noté un étrange silence des oiseaux depuis quelque temps. Ont-ils disparus ? Restent-ils muets pour une quelconque raison ?

Le chant des oiseaux sert en période des amours à démontrer ses capacités et sa vigueur, mais il sert également pendant et après la couvaison pour avertir le mâle de rentrer au nid avant que madame ne se fâche et qu’il est mieux de ne pas avoir oublié de rapporter trois vers de terre bien dodus.

Les couples peuvent s’entendre et se répondre sur d’assez bonnes distances et les chants font partie de leur quotidien. Alors lorsque les oiseaux cessent de pépier, il y a de quoi s’inquiéter.

La plupart des oiseaux migrateurs vont retourner à leur point d’origine. Pour changer d’endroit où ils vont couver, il faut des conditions environnementales particulièrement désastreuses. Ça arrive également lorsqu’il existe trop de couples nicheurs et que le territoire est saturé, ou lorsque la prédation devient trop importante.

On associe également l’absence d’oiseaux à des désastres naturels. On les soupçonne de sentir le comportement de la Terre et de fuir devant des catastrophes en devenir.

L’Oregon étant un état américain susceptible d’être frappé par des séismes majeurs ainsi que par des explosions volcaniques. L’état est traversé du nord au sud par la chaine des Cascades, une série de volcans éteints, en sommeil et actifs dont le mont Hood, le sommet le plus élevé culminant à 3426 m et toujours considéré comme actif.

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Le fait que le silence aviaire dure depuis un certain temps conforterait plutôt la thèse de leur absence plutôt que de leur mutisme. On a observé partout dans le monde des silences de la faune juste avant qu’il ne survienne des catastrophes majeures, mais pas des semaines durant. Alors celui de l’Oregon n’a peut-être pas à inquiéter.

Mais qui sait ?


Photo : Oregon’s Mt. Hood Territory.
Carte : oregonencyclopedia.org

Explosion d’un météore

Le 15 janvier dernier, un météore s’est invité dans notre atmosphère au-dessus de certains états du centre-nord des USA et plus particulièrement du Michigan ainsi qu’en Ontario au Canada. Il aurait explosé avant de toucher terre en créant une onde de choc et un tremblement de terre de faible amplitude. Il serait surprenant qu’on retrouve des météorites au sol. Il s’est récemment produit le même phénomène en Russie. Ce sont en soi des événements plutôt anodins même s’il existe un danger réel de bris de vitres pouvant nous causer des blessures, mais là n’est pas le vrai problème.

L’International Astronomical Union (IAU) répertorie les cailloux célestes pouvant potentiellement devenir une menace, les Potentially Hasardous Asteroids (PHA). Voici l’adresse vous permettant de voir cette liste. Par contre, les vraies menaces sont rares et actuellement, aucun des astéroïdes recensés ne représente une réelle menace pour nous. C’est-à-dire qu’aucun n’a plus de cent mètres de diamètre et en même temps une trajectoire qui l’amènera à moins 7,5 millions de km de la Terre.

Cependant, des astéroïdes non répertoriés continuent de nous pleuvoir sur la tête sans n’avoir jamais été détectés. Le plus médiatisé est certainement le météore de Tcheliabinsk qui a explosé dans le ciel de la Russie le 15 février 2013, faisant plusieurs blessés. Ainsi, la liste des 1 882 astéroïdes potentiellement dangereux actuels n’est rien à comparer à la vraie quantité rôdant au-dessus de nos têtes et risquant une incursion dans notre atmosphère.

Il s’est produit un événement de ce genre en 1908 en Russie (coudonc !) appelé « l’événement de la Toungouska ». Un astéroïde aurait explosé à haute altitude au-dessus de ce territoire, couchant d’un seul souffle soixante millions d’arbres sur une superficie de 1 200 kilomètres carrés et causant des dégâts sur plus de 30 000 kmfaisant de cet événement la pire catastrophe recensée impliquant un météore. Heureusement, ce territoire était inhabité et à ce que l’on sait il n’y eut aucune perte de vie. Le souffle de cette explosion équivaut à plusieurs centaines de fois le souffle des bombes nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki. Une telle catastrophe survenant aujourd’hui au-dessus d’une grande ville ferait des centaines de milliers de victimes.

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L’origine météorique est contestée à cause de l’absence d’astroblème et de résidus d’origine cométaire ou d’astéroïde. Plus récemment, des résidus auraient été retrouvés piégés dans la résine des arbres et dans la tourbe bien qu’aucune météorite n’ait été retrouvée au sol. Les autres possibilités impliquent des objets plus exotiques, donc bien plus hypothétiques, tels un trou noir, une boule de matière noire ou d’antimatière. Étant un adepte du rasoir d’Occam, je penche pour la raison la plus probable et la plus probante, soit un météore.

Aujourd’hui, on doit rajouter une autre possibilité qui n’existait pas en 1908, la chute d’un débris spatial.

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Ce phénomène est bien plus courant qu’il n’y parait et certaines parties de fusées conçues pour être d’une solidité à toute épreuve réussissent à tomber sur terre sans se désagréger. Sachant combien ces débris sont nombreux, attendez-vous à entendre parler régulièrement d’explosions de ce genre.

 

Le Pentagone reconnaît étudier les ovnis

Selon une enquête du New York Times, Le Pentagone aux É.-U. s’intéresse aux ovnis, ce qui a été confirmé par le principal intéressé. Cependant, il nie qu’un tel programme soit toujours en cours, le dernier s’étant étendu de 2004 à 2012 et les budgets n’auraient pas été renouvelés depuis. Le problème est que, durant cette même période, le Pentagone niait farouchement s’intéresser aux phénomènes aériens inexpliqués, n’y voyant, selon eux, aucun intérêt.

Durant cette période, le Département de la Guerre étasunien se serait particulièrement intéressé aux apparitions d’objets filant à des vitesses ahurissantes, manœuvrant d’une manière incompatible avec nos théories physiques actuelles ou restant stationnaires sans moyens apparents de sustentation et de propulsion. Toutefois, d’après le journal new-yorkais, les militaires continuent de rapporter de tels incidents.

Ce programme appelé Advanced Aerospace Threat Identification Program (Programme d’identification des menaces aérospatiales avancées) aurait été mis en place par le sénateur démocrate du Nevada Harry Reid. Le principal bénéficiaire des fonds destinés à étudier ces phénomènes inexpliqués n’est nul autre que l’entrepreneur Robert Bigelow, celui qui construit des modules spatiaux gonflables pour la Nasa et qui a récemment déclaré que les extraterrestres sont tout juste là, sous notre nez.

Une vidéo de mauvaise qualité provenant du Pentagone circule actuellement sur le web où l’on voit un objet de forme typique à travers le viseur d’un avion-chasseur en mode poursuite.

L’armée étasunienne ne semble jamais vraiment s’intéresser à ces phénomènes inexplicables. C’est un non-sens total venant d’un organisme chargé de défendre le pays contre toutes attaques potentiellement dangereuses. Donc, soit il continue de s’y intéresser en le niant, soit il sait exactement de quoi il en retourne et il le camoufle. Dans le cas où cette deuxième hypothèse serait la bonne, soit la menace est bien réelle et il nous la dissimule, soit ces objets sont de conception étasunienne, ou encore ils sont de mèche avec les entités manœuvrant ces aéronefs et ainsi la menace est contrôlée.

Que ces ovnis soient de facture extraterrestre ou qu’ils soient conçus par un peuple terrestre technologiquement très avancé qui se dissimule quelque part revient un peu au même à l’exception d’un point précis passablement important. Dans cette seconde hypothèse, la Terre étant la patrie de ces entités, elles ont intérêt à la préserver contre nos folies et nos dérapages. Ça ne semble pas le cas puisque nous continuons à mettre en danger notre Planète en la polluant de manière à engendrer un bouleversement climatologique irréparable. C’est pourquoi je pense plutôt que ce sont des visiteurs venus de loin pour nous observer et qui nous portent un intérêt plutôt d’ordre scientifique. Notez que les deux hypothèses pourraient être également possibles, l’une ne contredisant pas totalement l’autre.

À la fin de l’année 2016, j’avais prédit sur le site web de mon autre blogue qui est aujourd’hui fermé que 2017 verrait la confirmation de l’existence de vie extraterrestre, soit en la dénichant sur Mars, soit à travers les objectifs de nos télescopes, soit par une déclaration officielle d’un organisme réputé. Il reste moins de treize jours, alors faites vite ! je déteste être pris en défaut.

Un dragon endormi

18 mai 1980. Un suspect est sous haute surveillance. Malheureusement, à 8h32, il tue plusieurs de ses gardiens en causant une explosion qui les prend par surprise. Ce drame se passe aux États-Unis dans l’état de Washington. Le coupable est le mont Saint Helens. Il crache une quantité impressionnante de cendres en plus de raser tous les environs. La déflagration retranche 400 mètres du sommet du mont, mais surtout, il emporte la vie de 57 personnes.

Le mont Saint Helens fait partie de la chaine des Cascades qui comprend 27 volcans en Colombie-Britannique et dans trois états étatsuniens. En fait, malgré la violence de cette éruption de 1980, ce sera un rot à comparer à ce qui surviendra quand son grand frère, le mont Rainier, décidera de l’imiter. Cette superbe montagne, semblant un peu trop gonflée pour être inoffensive, engloutira la petite ville de Tacoma sous des milliers de tonnes de boue qui dévaleront ses flancs lorsque ses glaciers permanents fondront d’un seul coup.

La ville de Seattle risque également d’écoper lourdement ainsi que plusieurs autres agglomérations qui se trouveront dans le chemin des coulées de lave, de boue ou de coulées pyroclastiques et sous les cendres et gravats volcaniques qui pleuveront sur une partie importante de l’ouest des États-Unis.

Le mont Rainier est considéré comme un volcan dangereux et est surveillé en permanence. Il y a 5000 ans, une éruption a fait disparaitre 400 mètres de son sommet. Une coulée de boue monstrueuse s‘était alors frayée un chemin jusqu’à l’océan Pacifique en se jetant dans le Puget Sound. Ce scénario risque de recommencer bientôt. Une fois de plus, un volcan nous rappellera que la Terre est dynamique et que nos vies sont bien peu de choses lorsqu’on se tient trop près d’un dragon endormi.

Mont Rainier – Crédit photo: Lyn Topinka – USGS

Les frasques de la Corée du Nord

Le pays le plus fermé du monde a-t-il un avenir avec Kim Jong-un à sa tête ?Officiellement, les deux Corées sont toujours en guerre, car celle des années 1950 s’est soldée par un simple armistice, non par un traité de paix. Ainsi, la frontière séparant les deux portions de l’ancienne Corée unifiée est la plus militarisée au monde et les escarmouches sont nombreuses. Plus de 1,2 millions de soldats et autant de mines se massent autour et dans cette DMZ (zone démilitarisée !)

Tant que la Chine soutiendra le turbulent dirigeant de ce régime, il ne se passera rien, rien du moins sans l’accord officiel ou officieux du géant asiatique. Si le grassouillet dictateur pousse un peu trop loin son arrogance et s’attaque directement à son frère du Sud ou à des effectifs étatsuniens, il serait possible que les Wal-martiens aillent couper la tête du serpent pour ensuite laisser les clés du pays à la Chine, grâce à un accord secret entre les deux super puissances. Il est également possible qu’ensemble, ils concoctent l’assassinat du numéro un nord-coréen puisqu’il mord constamment les jarrets de ceux qu’il considère comme ses ennemis jurés. Mais ce faisant, il tire sans cesse sur sa laisse qui finira un jour par se rompre. Et ce jour n’est plus très loin si l’on se fie aux avancées technologiques réalisées par Pyongyang depuis quelques années. Plusieurs essais nucléaires concluants et envoi réussi d’une fusée en orbite. Lorsqu’on réunit ces deux morceaux de robots, on obtient un ICBM, c’est-à-dire un missile balistique intercontinental pouvant apporter le feu nucléaire à de très grandes distances. Si les USA doutent un jour que Kim prépare le lancement d’une tête nucléaire à bord d’un ICBM, soyez assuré que la Maison-Blanche enverra des Tomahawks rayer de la carte tout l’arsenal et les facilités nucléaires nord-coréennes. Il est à peu près certain que le Président Trump a déjà averti la Chine de ses intentions et malgré les protestations des dirigeants jaunes rouges, ces derniers finiront par accepter des frappes ciblées tant et aussi longtemps que Washington et Séoul  s’abstiendront d’envahir le nord de la péninsule coréenne et qu’ils respecteront les promesses faites aux dirigeants chinois.

Il est difficile de connaitre les vraies objectifs du roquet asiatique, car il jappe beaucoup en défiant les USA avec des phrases incendiaires. Il est toujours étrange de voir des dirigeants de nations minuscules défier à outrance les USA. Saddam Hussein l’a fait lorsqu’il a refusé l’envoi d’enquêteurs sur son territoire. Son arrogance l’a tué.  Kim Jong-un ne semble pas avoir compris la leçon et, lui aussi, il le payera cher.  L’attitude belliqueuse du paon coréen finira par aboutir à une guerre qui aurait pu être évitée. Le pivot dans cette affaire est la Chine. Lorsqu’elle décidera que la Corée du Nord lui aura causé trop de maux de tête, elle tempérera les ardeurs belliqueuses de son allié, elle procédera à une action sous couverture ou elle en autorisera une venant de l’extérieur.

Puisque les ambitions du dictateur semblent n’avoir aucune limite, je prévois qu’un événement déclencheur surviendra avant 2020. Il fera une gaffe et celle-ci causera sa perte. Ce jour arrivera lorsqu’il oubliera de suivre un très important conseil de son voisin et protecteur chinois. C’est toujours ce qui survient aux egos surdimensionnés qui tiennent un pétard. Ce dernier finit toujours par leur sauter au visage. Le malheur est que dans cette affaire, le pétard risque d’être rien de moins que la Bombe.

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