Les Petits-Gris — 5 — Œil pour œil

Il est intéressant de s’attarder sur la description des yeux des Petits-Gris qu’en ont faite les témoins prétendant les avoir vus ou entrevus. Ils seraient beaucoup plus grands que les nôtres et entièrement noirs. La forme, parfois en amande, parfois en goutte, parfois ronde, parfois oblique, cet élément ne semble pas faire consensus. On peut cependant tirer certaines conclusions des deux premiers critères, leur grosseur et leur couleur.

L’humain possède des yeux d’environ 7 cm3 pour un volume moyen de 0,07 m3, le rapport est donc d’environ un dix millième. On ne voit évidemment qu’une partie de notre globe oculaire dont le reste disparait sous les paupières. En considérant que ceux des Petits-Gris sont également sphériques, il est évident que le rapport des volumes entre celui d’un œil et du corps entier dépasse largement le nôtre.

Sur Terre, la souris possède le rapport le plus élevé des mammifères et l’éléphant a le plus faible. J’exclus les baleines qui passent le plus clair de leur temps les yeux immergés dans un liquide. Le globe oculaire chez l’humain triple de volume entre la naissance et l’âge adulte. C’est très peu par rapport à celui de l’ensemble de son corps qui, lui, est multiplié par vingt.

Les Petits-Gris auraient un rapport de volume se situant plus près de celui des lémuriens que du nôtre. Ce faisant, sur leur planète d’origine, ils ont besoin d’une plus grande quantité de lumière pour percevoir les détails adéquatement. La luminosité diurne est donc plus faible que celle sur Terre. S’il existe plusieurs raisons possibles à cette différence notable, les plus probables sont que les Petits-Gris soient troglodytes ou, encore plus simplement, que la luminosité naturelle de leur étoile est beaucoup plus faible que celle émise par notre Soleil.

En utilisant le principe du rasoir d’Occam qui stipule que la plus simple cause est souvent la vraie, leur lumière ambiante serait donc passablement plus faible qu’ici sur Terre. À cet effet, deux causes sont possibles, leur planète est plus éloignée de leur étoile ou leur étoile brille plus faiblement. On peut également mixer l’une avec l’autre dans des proportions variées. Toutefois, si leur soleil brille plus faiblement que le nôtre, il s’avèrerait être une naine rouge plutôt qu’une naine jaune comme le Soleil.

Cette différence importe beaucoup, car les naines rouges ont une espérance de vie beaucoup plus longue que les naines jaunes. Ainsi, leur planète aurait bénéficié de plus de temps pour faire apparaitre et prospérer une civilisation très évoluée à partir d’une vie unicellulaire. Ainsi, la grandeur de leurs yeux est compatible avec leur degré d’évolution élevé acquis sur une planète épargnée des fréquentes sautes d’humeur d’une étoile jeune, jaune ou blanche.

La couleur noire de leurs globes oculaires, par contre, pose problème. Ici sur Terre, les peuples vivant depuis toujours aux latitudes équatoriales plus ensoleillées ont des iris foncés et ceux ayant vécu aux latitudes où le soleil se fait plus discret ont vu leurs iris pâlir. Mais la couleur noire uniforme de la partie visible des yeux des Petits-Gris s’explique peut-être autrement.

Si leurs yeux sont habitués à un ensoleillement beaucoup plus faible que sur Terre, ils ont donc besoin d’une bonne protection lorsqu’ils se promènent ici à l’air libre. Ce qu’on voit ne serait pas la surface de leurs yeux, mais celle de leur écran protecteur. Et puisqu’ils ne possèdent pas d’arête nasale ni de pavillons d’oreille dignes de ce nom pour tenir des montures de lunettes, ils n’ont d’autre choix que de porter des lentilles cornéennes foncées s’ils veulent s’affranchir du port d’un casque avec visière.

Dans le troisième article consacré aux Petits-Gris, je citais un élément récurrent rapporté par des personnes abductées ayant séjourné un certain temps sur leur vaisseau. Des spécimens paraissent beaucoup plus grands que ceux se promenant en surface. J’écrivais que ce détail pouvait avoir son importance et dans le quatrième article je démontrais la pertinence du déploiement d’androïdes ou de clones pour des questions évidentes de sécurité envers les vrais Petits-Gris scientifiques voulant nous étudier. Ainsi, les dimensions de leurs androïdes ou clones auraient pu être adaptées pour nous éviter des craintes inutiles. Si les Petits-Gris originaux sont plutôt de Grand-Gris, la logique relative à la force gravitationnelle de leur planète d’origine qui serait plus faible que sur Terre est alors respectée.

Dans le dernier article leur étant consacré, je spéculerai sur les origines des Petits-Gris.

Photo : tripadvisor 

 

Nibiru, une (autre) fin du monde annoncée !

On a eu la paix durant presque cinq ans et ça recommence ! Une nouvelle fin du monde a fait son apparition. Et j’en serais offusqué ? Je viens tout de même de publier un livre comptant trente textes qui racontent des fins du monde, c’est pas rien ! Scénarios de fins du monde-1 (SFM-1), en vente ici. Donc, oui, moi, un gars qui s’y connait en fins du monde, je serais exacerbé par une nouvelle annonce en la matière ? Serait-ce de la jalousie ? Explique ça à ta psy mon Mathis !

J’aime bien ma psy, mais elle ignore tout de la mécanique céleste et vous verrez qu’elle n’est pas la seule de son espèce. Je vais plutôt vous faire part de mes raisons ici et maintenant. Ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle catastrophe planétaire qui fait repousser mes amygdales. Non, c’est la cause. Ah, et puis non, ce n’est pas vraiment la cause, c’est la façon dont les apôtres de cette hypothétique prochaine catastrophe s’y prennent pour nous l’enfoncer de travers dans le culot. Oui, car grâce à une poignée de gentils internautes ayant la meilleure acuité visuelle de l’Univers, nous pourrons nous préparer sereinement à crever dans d’horribles souffrances durant le mois d’octobre prochain lorsque la planète Nibiru viendra nous percuter ou jouer aux quilles dans notre banlieue cosmique immédiate. Et si personne n’en parle, à part eux bien sûr, c’est qu’il y a un mur du silence érigé par les riches qui, évidemment, se sauveront (bande de lâches) pour nous laisser négocier seuls avec l’Enfer de Dante ou son successeur.

Si vous n’en avez pas encore entendu parler, le prochain SFM mettrait en vedette la planète Nibiru. Oui, la supposée planète X maintenant reléguée au rang IX puisque Pluton n’est plus classée dans cette catégorie d’objets spatiaux. Y a de quoi en perdre des bouts. Le bordel est pris dans la ménagerie cosmique. Le temps est donc idéal pour certains internonotes de reprendre à leur compte de vieilles légendes pour les faire macérer en sauce deumildisset.

Le plus drôle, ou le plus triste, selon notre humeur ou notre empathie pour les désœuvrés, c’est de voir la façon dont ils mêlent planète, étoile, lune, comète et même galaxie. Vénus devient Nibiru. Le Soleil devient Nibiru. La Lune devient Nibiru. Quand ce n’est pas Andromède, Jupiter ou un lampadaire. Nibiru est censée être maintenant visible à l’œil nu puisque eux la voient très bien, mais aucun astronome ne peut le confirmer malgré leurs compétences et les centaines de télescopes terrestres et spatiaux. De grâce, cessez de fumer vos poils de barbe ! Nibiru n’est qu’une monumentale façon d’attirer notre attention et certaines sommes d’argent associées, une fois encore.

Et pourtant, il existe malgré tout une partie sérieuse à cette histoire, ce sont les légendes. Il ne faut jamais oublier qu’elles sont la mémoire de la préhistoire. Lorsque l’humain a su enfin écrire, il les a consignées sur différents médias, dont l’argile, la pierre, le vélin, le papyrus, etc. Mais avant, lors de la préhistoire, les légendes se sont transmises de bouche à oreille durant des millénaires. Il faut donc les respecter et surtout éviter de s’en moquer.

Dans l’astrologie et le panthéon babyloniens, Nibiru pourrait représenter autre chose qu’un simple dieu. Les dieux des légendes seraient aussi des astres et Nibiru une planète. Une planète ayant un aphélie plus grand que celui de Pluton, qui viendrait frôler le Soleil une fois seulement tous les 3 600 ans, plus ou moins. D’autres parlent de vingt-mille ans. Normal de tergiverser sur ce chiffre pour une planète inconnue.

À cette occasion, elle mènerait le bordel dans la ceinture d’astéroïdes et la ceinture de Kuiper, faisant décrocher de leur orbite des cailloux gros comme des montagnes qui viendraient s’écraser ici ou ailleurs. Ce scénario est parfaitement plausible et certains astronomes envisagent de plus en plus sérieusement cette éventualité pour expliquer des phénomènes inexpliqués et difficilement explicables par la mécanique céleste actuelle. Mais bon, oubliez octobre 2017 comme date de la fin du monde. Si Nibiru est bien réelle, elle se situerait présentement au-delà de Pluton et n’arriverait en ville que dans quelques millénaires. Nous ne l’avons pas encore détectée et elle ne viendra pas nous tomber sur le crâne en sortant de nulle part du jour au lendemain. Nous ne la verrons pas de la grosseur du Soleil un jour, pour être ensuite invisible le lendemain, puis de nouveau grosse comme la Lune le surlendemain pour réapparaitre au gré des éclairs de génie des conspirationnistes qui sont les seuls à être capables de la voir partout, toujours et surtout à l’œil nu.

Ainsi, je dis à tous ces Nibiruphiles, peut-être avez-vous raison lorsque vous conjecturez l’existence d’une planète encore inconnue, mais de grâce cessez d’apporter la preuve de sa présence par des explications totalement farfelues. Vous offensez nos aïeux, vous discréditez votre hypothèse et la seule preuve sérieuse que vous apportez est celle de l’ampleur de votre ignorance. Et tant qu’à aimer entendre parler de fins du monde, allez lire les miennes. Ce sont peut-être des histoires inventées pour la plupart, mais elles sont bien plus divertissantes et pour le même prix, elles font même réfléchir. Car les fins du monde, c’est comme les armes à feu, c’est trop sérieux et surtout trop dangereux pour les laisser entre les mains de n’importe quel Ostrogoth.

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