Verra-t-on un trou noir en 2018 ? (3)

J’ai entendu votre question et je vous réponds d’entrée de jeu, la réponse est non! Il n’existe aucune photo de l’horizon d’un trou noir nulle part sur Terre. Toutes sont des illustrations d’artiste ou des dessins créés par ordinateur à partir des formules mathématiques tirées de la théorie de la relativité générale d’Einstein. Par contre, ça pourrait changer dès cette année.

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Poursuivons maintenant notre aventure entreprise avant-hier et hier en présentant quelques concepts astronomiques. Si on veut obtenir une photo d’un horizon d’un trou noir, il faut quand même comprendre comment on pourrait y arriver. Vous verrez qu’il ne suffit pas de relier un iPhone à un télescope.

Tout d’abord, différencions deux concepts des instruments d’optique, leur sensibilité et leur résolution.

La sensibilité dépend dans un premier temps de la qualité du détecteur à transformer les photons en signal électrique. Attachez une patate à un télescope, vous n’obtiendrez pas la photo d’un champ de patate. Ensuite, il y a le nombre de photons qui seront amenés au détecteur. Cette quantité dépend de la taille du télescope, ce qu’on appelle la surface collectrice du miroir principal. Enfin, pour augmenter le nombre de photons, le télescope visera le même point du ciel le plus longtemps possible.

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La résolution définit la capacité de l’instrument à différencier deux éléments l’un de l’autre. Elle dépend du nombre de pixels du détecteur, de la fréquence à détecter et aussi de la parallaxe.

La parallaxe est l’angle maximal formé par deux points de la surface collectrice. Plus le diamètre du télescope est grand, plus l’angle sera important et plus son pouvoir de résolution sera important. Un grand miroir aura donc deux avantages. Il collectera plus de photons et il aura un pouvoir de résolution plus important.

Toutefois, aucun télescope terrestre ou spatial n’a la résolution nécessaire pour voir les détails des effets optiques occasionnés par les trous noirs connus, même ceux du petit monstre supermassif caché au centre de notre Galaxie. Peut-on attendre la mise en service en 2025 du télescope E-ELT de 39 mètres de diamètre, mais là encore, sa résolution serait beaucoup trop faible.

Artist’s impression of the European Extremely Large Telescope

Qu’à cela ne tienne! Les astronomes sont des petits futés et ils ont pris la définition de la résolution d’un instrument optique au pied de la lettre. S’il faut augmenter la parallaxe pour améliorer le pouvoir de résolution, il suffit de prendre deux télescopes au lieu d’un seul et de leur faire regarder le même objet en même temps afin de créer un télescope virtuel de meilleure résolution.

Différentes solutions ont été mises de l’avant, dont certaines plus simples, d’autres plus complexes. La plus simple est le concept des jumelles, c’est le cas du BLT (Binary Large Telescope).   

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Pour des télescopes indépendants, il faut trouver le moyen de traiter les signaux reçus par les deux engins pour les faire correspondre exactement dans le temps. On parle alors d’interférométrie. Une fois encore, deux solutions existent. Les interféromètres couplés localement, comme le VLT. Possédant 4 gros et 4 petits télescopes, il est possible de simuler un télescope de 200 mètres de diamètre.

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Mais encore là, c’est beaucoup trop peu pour espérer voir l’horizon d’un trou noir. Ça prendrait un télescope au moins des dimensions… de… de… la Terre. Et c’est là qu’ils ont créé le EHT (Event Horizon Telescope). Ce n’est pas un nouveau télescope, mais un protocole d’utilisation d’un réseau de neuf télescopes existants répartis un peu partout sur la planète, y compris au Groenland et en Antarctique. Son diamètre virtuel définissant sa capacité de résolution est de près de 15000 km.

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Une première session photo s’est déroulée en avril 2017 et les résultats sont à l’étape du traitement qui pourrait se terminer d’ici la fin de l’année 2018. Ce sont des pétaoctets de données à traiter avec des difficultés énormes, d’où le délai entre la prise photo et le résultat final.

Demain, quelques questions – réponses sur le sujet.

Inquiet de l’absence de séismes

Peut-on s’inquiéter de l’absence de gros tremblements de terre depuis un certain temps ?

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Je le suis. La Terre tremble constamment. Plus les séismes sont puissants, heureusement plus ils sont rares. Toutefois, un séisme de magnitude 6,0 ou supérieur survient en moyenne plus de 220 fois par année. La fréquence est donc d’un séisme de forte amplitude par jour et demi. Alors qe’elle n’est pas ma surprise de constater qu’en 17 jours, aucun séisme supérierur à 6,0 ne s’est produit. D’après moi, c’est plutôt étrange.

À l’instar des enfants trop silencieux qui fomentent des mauvais coups, la Terre ne s’est pas calmée, elle prépare quelque chose qui risque d’être terrible.

Je faisais état dans un récent article de la future catastrophe Cascadia qui aurait dû survenir voilà déjà 78 ans et qui se laisse encore attendre. Et malheureusement, plus elle retarde, plus la secousse sera forte. Est-ce le prochain gros séisme à se préparer ?

 

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Les séismes de 6,0 correspondent à un dégagement d’énergie équivalent à la bombe d’Hiroshima. On les rencontres habituellement tout autour de la Ceinture de feu du Pacifique, principalement en Nouvelle-Zélande, en Papouasie-Nouvelle Guinée, en Alaska, au Japon et au Chili.

Lorsque la Terre recommencera à libérer sa tension accumulée, elle risque de le faire de façon inconsidérée, puisque plus ses épisodes calmes sont longs, plus l’accumulation de l’énergie est grande.

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Photo : frandroid.comkoranyogya.com ;

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Ce joli nom dont toutes les mères veulent qu’au moins un de ses enfants le porte est celui d’un géocroiseur repéré près de la Terre. En terme astronomique, un géocroiseur proche est à moins d’une distance Terre – Lune. Lui, il passe à une demi-fois cette distance.

Date
2018-05-15
Distance
0.5 LD
Vitesse (km/s)
12.8
Diamètre probable
71 m

Faisant un respectable 60 à 130 mètres de diamètre s’il explosait près du sol à sa vitesse de croisière de 12,8 kilomètres par seconde, il pourrait détruire une grande ville. Ses paramètres le placent dans la classe des impacteurs comparables à celui de Toungouska qui en 1908 ravagea 60 millions d’arbres dans un rayon de 20 kilomètres et fit des dégâts jusqu’à 100 kilomètres. Heureusement, ce cataclysme s’est produit en Sibérie et aucune perte de vie humaine n’a été recensée.

Malgré l’immensité de l’espace, ce lieu abrite une foule de dangers et plusieurs d’entre eux gravitent à proximité de la Terre.

On peut voir cet astéroïde filer de bas en haut sur l’animation suivante. Comme son nom l’indique, il a été repéré en 2010, mais les astronomes ont ensuite perdu sa trace. Il l’ont récemment redécouvert et l’ont pris en photo. 

Qui sait si cet astéroïde ne viendra pas un jour s’attarder un peu trop près? S’il le fait, il ne sonnera pas à notre porte avant d’entrer. En revanche, il va cogner très fort!

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Croissances et exigences

Il est faux de croire que les Puissants de ce monde peuvent tout obtenir grâce à leur colossale fortune. Ils ne peuvent se payer deux éléments essentiels qui leur permettent de maintenir leur mode opératoire.

Le premier élément, les oligarques ont besoin d’une population mondiale croissante, sinon le système économique mondial capitaliste meurt étouffé puisqu’il est essentiellement basé sur le principe de la croissance ininterrompue des profits. Après avoir économisé en ayant coupé tous les gras possibles, après avoir acheté ou s’être autrement débarrassé de la plupart de leurs compétiteurs pour récupérer leur clientèle, le seul autre moyen d’augmenter les profits passe par la croissance des ventes. Ils doivent donc vendre plus d’unités à chaque consommateur tout en additionnant de nouveaux consommateurs.

Le graphique suivant montre l’irréversibilité du processus et la diminution généralisée. Notez que l’élite subsiste plus longtemps à l’effondrement et celle-ci compte bien en profiter pour changer de paradygme une fois que les autres bulles se seront effondrées. C’est pourquoi, pour l’instant, elle s’en fout encore de la croissance idiote puisqu’elle s’en nourrit et elle sera la dernière à y survivre. Cependant, leur mutisme pour le cacher ou leurs efforts pour tenter de nous convaincre du contraire ne saurait inverser ce processus.

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Même les adolescents comprennent qu’une croissance continue infinie est impossible, sinon qu’adviendrait-il de leurs boutons d’acné et de leur moral ? Pourtant, le système capitaliste global nie catégoriquement cette évidence puisque toute sa stratégie repose sur une croissance continue ininterrompue. Vous avez entendu parler des dérives liées aux techniques de Ponzi. Pourtant, le système capitaliste mondial est construit sur ce principe de pyramide qui doit accroitre continuellement les dimensions de sa base. Autrement, tout le système flanche, implose et disparait.

Le deuxième élément essentiel dont les dirigeants de l’ombre ne peuvent se passer, ce sont nos bras pour faire leurs besognes. Afin de conserver leur hégémonie, ils doivent écraser les compétiteurs actuels et potentiels, détourner des ressources de tous types, affaiblir les pays inamicaux à leurs désirs. Pour ce faire, ça prend des guerres et des populations qui les soutiennent en désirs et en actes.

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Des guerres sont alors inventées en utilisant toutes sortes d’excuses et de magouilles pour soutenir la croissance des consommateurs et des profits. Les économies des autres pays sont détruites et remplacées pour les contrôler afin de s’approprier toutes les ressources. Bon, on connait la suite.

Voilà pourquoi la population mondiale croît sans cesse et elle le fera jusqu’à l’effondrement de sa bulle, associée à celle qu’elle nourrit, le capitalisme d’entreprise et d’état, car il ne faut pas se bercer d’illusions, toutes les bulles finissent inexorablement par péter. Ce sont les mathématiques qui le disent. Ensuite, libre à nous tous d’y croire.

Nous sommes utilisés, non seulement comme consommateurs, mais également comme souteneurs des régimes politiques et financiers basés sur des croissances absolues.

Cet article ne cherche pas à critiquer ou à soutenir un système économique plus qu’un autre. Je ne désire pas non plus vous convertir à une idéologie quelconque. Je mets sur la table une équation dotée d’un point d’inflexion, au mieux une asymptote. En termes moins mathématiques, la population de la Terre finira par décliner. Dans le meilleur des cas, elle cessera de croitre. Cependant, cette deuxième possibilité ne peut pas s’obtenir avec un régime économique mondial basé sur la croissance perpétuelle.

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Vous pouvez encore dormir sur vos deux oreilles, l’hécatombe ne surviendra probablement pas de notre vivant, mais tous les signes avant-coureurs ont commencé à apparaitre et certains même depuis longtemps. Remarquez les dérives financières de plus en plus répétées causées par la recherche « créative » de nouveaux profits. Voyez comment la majorité des marchés sont de plus en plus monopolistiques. Observez les méthodes et les arguments de plus en plus tordus et mensongers pour créer des guerres. Constatez l’essoufflement de la terre nourricière par les monocultures afin de maximiser les profits. Notez la destruction irréfrénée des habitats non agricoles pour les convertir en terres arables. Un consommateur mort de faim est un consommateur en moins donc une source de profit disparue.

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Bientôt, la terre ne pourra plus nourrir que les humains, mais sans le reste du biotope, notre bulle explosera. C’est absolument impossible d’arriver à un autre résultat si la population humaine croit constamment.

Photos : diversifiedtrust.com ; delibere.frafriqueinside.compszczolyimy.pl

De taches solaires et d’hystérésis

Ça fait bien une dizaine d’années, j’ai configuré mon fureteur Safari pour qu’à l’ouverture apparaisse la page d’accueil de SpaceWeather, une application donnant la météo spatiale. L’image que vous voyez du Soleil en tête d’article a été prise aujourd’hui.

La plupart des gens s’intéressent à la météo locale. Moi, c’est la météo des cieux qui me branche. On y trouve tout un tas d’informations, la plupart du temps toutes inutiles à nos activités de la journée. Qu’importe. Entre autres choses, je m’intéresse aux taches solaires.

Des taches sombres apparaissent régulièrement à la surface du Soleil. À ces spots plus froids convergent des lignes de champ magnétique. Le flux de ces taches n’est pas constant. Il en apparait plus ou moins selon un cycle d’environ 11 ans.

Nous avons terminé la partie active du cycle et sommes maintenant dans la phase où les taches se font de plus en plus rares. Depuis le début de l’année 2018, plus de la moitié des jours se sont passés sans apercevoir la moindre tache solaire.

On associe la quantité de taches solaires avec des fluctuations de la température sur notre sol. Les périodes de faible activité correspondent à des températures terrestres plus basses.

Entre 1650 et 1700, les taches solaires se sont révélées presque nulles. Le cycle de 11 ans s’était déréglé. On appelle cette période le «minimum de Maunder». Durant cette même période, la Terre a subi le «Petit âge glaciaire», des températures globales inférieures d’environ 0,1 °C dans l’hémisphère Nord.

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La relation entre les taches solaires et la valeur des températures terrestres semble correspondre. Normal, direz-vous, puisque après tous, c’est le Soleil qui nous chauffe. Cependant, nous avons connu un pire refroidissement entre les années 1790 et 1830 alors que la chute des températures fut plus spectaculaire, atteignant 0,4 °C dans l’hémisphère Nord. Pourtant, même si les taches solaires étaient peu nombreuses pour cette période, il y en avait plus que durant le Petit âge glaciaire.

L’activité de notre Soleil n’est donc pas la seule responsable des changements de climat. Les activités humaines influencent grandement les températures à la surface de la Terre. Il est même possible que nous retardions la prochaine ère glaciaire et même qu’elle n’ait pas lieu.

Sachant où je me trouve actuellement trônait un glacier de 2 kilomètres d’épaisseur, je me demande si le réchauffement climatique n’est pas une bonne chose. Toutefois, nous n’avons pas un thermostat entre les mains afin de réguler cette hausse. Le danger vient surtout de là.

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Lorsque nous aurons trop chaud, les températures continueront d’augmenter pendant une assez longue période de temps même si nous coupons drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. C’est ce qu’on appelle une hystérésis, un retard des effets par rapport aux causes. Le terme «rémanence» vous est peut-être plus familier.

À cause de cet effet de rémanence, d’hystérésis, on ignore totalement jusqu’à quel extrême grimperont les températures à la surface de la Terre. Nous espérerons peut-être qu’un nouvel âge glaciaire puisse alors commencer, qui sait?

Images : SpaceWeather ; Wikipédia

Inversion des pôles

D’entrée de jeu, une précision très importante. Lorsqu’il est question d’inversion des pôles dans l’actualité, il est toujours question des pôles magnétiques de la Terre, jamais des pôles géographiques. Certains JeConnaisTout semblent incapables de faire la différence entre les deux types. Ils font ainsi toutes sortes de prédictions stupides à partir d’une fausse hypothèse. Les pôles géographiques ne peuvent pas s’inverser à cause de la présence de la Lune, entre autres choses. L’impact de la Terre avec un astéroïde géant pourrait les inverser, mais on crèverait pour une autre raison que l’inversion des pôles géographiques.

Ceci étant clarifié, les pôles magnétiques, eux, certainement qu’ils peuvent s’inverser et ils l’ont fait très souvent dans le passé. La dernière inversion s’est produite voilà 780 000 ans. Comment est-ce possible de savoir ces choses alors qu’il n’y avait personne pour s’en rendre compte ?

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Les planchers océaniques se renouvellent à partir des dorsales qui rejettent de la lave. Les particules ferromagnétiques de cette lave sont sensibles au champ magnétique terrestre et s’orientent selon ce dernier. Lorsque la lave durcit, les particules figent en conservant pour toujours leur orientation magnétique. Il ne reste qu’à lire cette orientation et à mesurer le temps géologique déterminé par la distance séparant les particules aimantées de la dorsale. Connaissant la vitesse à laquelle le plancher océanique se régénère, on obtient le temps. Voilà comment on parvient à mesurer le moment où la dernière inversion et toutes les précédentes se sont produites.

Depuis quelques années, le nord magnétique s’affole. Il se déplace très rapidement du Canada vers la Sibérie. C’est l’un des signes précurseurs d’une inversion, ou à tout le moins d’une excursion si le pôle magnétique se déplace, mais ne bascule pas. Il y a eu 7 excursions depuis le dernier basculement. Les inversions ne semblent pas suivre de périodicité. Certaines inversions furent très rapides, alors que d’autres ont pris encore plus de temps que la dernière dans laquelle nous vivons aujourd’hui. On ne peut donc pas les prédire à partir d’un cycle stable.

Mais le problème ne vient pas de l’inversion des pôles si on exclut l’obsolescence des boussoles. Il vient de l’affaiblissement du champ magnétique avant et après l’inversion. La force du champ magnétique diminue actuellement de 5 % par décennie, 10 fois plus vite qu’avant 1980. De plus, le pôle Nord magnétique se déplace actuellement de 90 km par année du Canada vers la Sibérie. Tous ces signes sont précurseurs d’une inversion qui semble survenir beaucoup plus rapidement qu’imaginée auparavant. La Terre pourrait aussi adopter plusieurs pôles magnétiques Nord et Sud durant l’inversion comme on le voit ici sur la simulation numérique.

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Un champ magnétique plus faible nous protège moins bien des rayons cosmiques et des tempêtes solaires. En haute altitude, comme en avion, nous serons laissés pratiquement sans aucune protection. Et même sur le plancher des vaches, cette protection moindre ouvrira la voie à de multiples conséquences au niveau de notre santé, dont de multiples cas de cancers.

Images : le-veilleur.com; maxicours.com; sites.google.com

Andromède, une galaxie perturbée

La galaxie d’Andromède est un objet intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord, c’est l’objet le plus éloigné que nous pouvons voir à l’œil nu, soit 2,5 millions d’années-lumière. C’est aussi la seule galaxie visible à l’œil nu, si nous excluons, bien entendu, la Voie lactée, notre Galaxie.

L’autre point intéressant est que les deux galaxies, la Voie lactée et Andromède, se percuteront dans environ 4 milliards d’années. Lorsqu’on sait que la Terre s’est formée voilà 4,5 milliards d’années, ça semble loin, mais le résultat de cette collision sera plutôt impressionnant.

Andromède contient un peu plus d’étoiles que notre Galaxie. Toutefois, les astronomes ont noté un fait étrange concernant les étoiles plus vieilles de 2 milliards d’années dans la galaxie d’Andromède. Leur mouvement individuel est chaotique contrairement aux étoiles de la Voie lactée qui tournent bien sagement toutes ensemble autour du noyau. L’explication de ce chaos vient du fait qu’Andromède a subi une collision avec une autre galaxie et pour le prouver, quoi de mieux qu’une bonne simulation numérique.

Dans cette vidéo, vous voyez le résultat simulé de cette collision. On peut s’imaginer qu’un scénario semblable nous attend dans 4 milliards d’années. Chaque petit point jaune est une étoile. Notre Soleil serait éventuellement l’un d’eux.

Place au ballet cosmique !

Éclipse de quoi ?

C’est la super Lune bleue de sang.

« Super », parce que notre copine céleste est presque à son périhélie (au plus près de la Terre), donc nous la voyons plus grosse que la normale. Oui, la distance dans notre couple n’est pas constante. Parfois elle nous fait la gueule, parfois elle nous câline. « Lune bleue », car on a 2 pleines lunes ce mois-ci. En fait, ça ne veut absolument rien dire en terme astronomique, puisque la construction des mois tels que nous les connaissons relève de la mégalomanie des humains, pas d’un phénomène céleste. Et enfin, la « Lune de sang » se rapporte à sa couleur lorsque la Terre éclipse le Soleil et que la Lune se trouve à passer dans notre ombre, elle se teinte d’une couleur rouge sombre.

On dit « éclipse de Lune », mais la Lune n’est pas du tout éclipsée. C’est toujours le Soleil qui est éclipsé dans notre trip à trois puisque c’est le seul astre des trois à émettre de la lumière. Toutes les vraies éclipses sont donc des éclipses de Soleil. La différence est lorsque la Lune passe entre le Soleil et la Terre ou lorsque la Terre passe entre le Soleil et la Lune.

On devrait plutôt dire « éclipse de Soleil par la Lune » et « éclipse de Soleil par la Terre » pour être exact. Ce qu’on appelle « éclipse de Lune » est en fait une éclipse apparente de Lune, pas une vraie éclipse.

L’autre élément d’importance est la position de l’observateur. Puisque nous restons toujours sur Terre, peu importe le type d’éclipse, nous ne voyons jamais la Terre éclipser le Soleil lorsque c’est elle qui s’invite entre le Soleil et la Lune comme actuellement.

C’est pourquoi, pour plus de précision, nous devrions rajouter le corps céleste d’où l’on observe l’éclipse, car si nous étions actuellement sur Mars, nous ne verrions aucune éclipse puisque l’observateur doit se trouver dans la même ligne de visée que les deux autres corps célestes.

Ainsi, la terminologie exacte de l’éclipse actuelle devrait être « éclipse de Soleil par la Terre vue de la Lune ». Et enfin, ce que nous appelons « éclipse de Soleil » dans notre discours de tous les jours devrait se dire « éclipse de Soleil par la Lune vue de la Terre ».

Puisque les éclipses mettent toujours en jeu trois corps célestes, cette façon de nommer le type d’éclipse ne prête plus à aucune confusion. Le fait que presque tous les humains vivent sur Terre, nous éliminons le corps céleste d’où l’observation a lieu, mais dans un avenir rapproché, lorsque nous aurons colonisé Mars, cette précision deviendra importante.

Là, j’espère avoir réussi à bien vous mêler, mais ce n’était pas mon but. Si nous étions plus précis, plus rigoureux dans notre terminologie, les phénomènes s’expliqueraient mieux et se comprendraient mieux, car nous pourrions nous fier à la terminologie pour comprendre et retenir les explications puisqu’une vraie éclipse de Lune au sens astronomique du terme, ça n’existe tout simplement pas.

Extinctions et cycles

Il y a environ 252 millions d’années survenait la pire extinction de masse de l’histoire de la Terre, l’extinction Permien-Trias (P-Tr). Non, ce n’est pas celle correspondant à la disparition des dinosaures survenue voilà 66 millions d’années. C’est une autre et elle fut pire encore.

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Si la cause de l’extinction Crétacé-Tertiaire (K-T), celle des dinosaures, est bien connue et généralement acceptée de la plupart des scientifiques, la bougie d’allumage de l’extinction du Permien-Trias (P-Tr) est beaucoup moins consensuelle. La chute d’une météorite est également évoquée pour expliquer pourquoi 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres ont disparu de la surface de la Terre puisque cette cause restera toujours la plus facile à démontrer.

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On dénombre six extinctions massives incluant celle sévissant actuellement qui est causée par les activités humaines. Mis à part cette dernière dont la cause est unique, on dénombre 25 extinctions importantes ou massives depuis les 540 derniers millions d’années.

Les effets occasionnés par une météorite géante tombant sur la Terre sont assez bien connus. Des simulations numériques nous montrent la puissance d’un tel événement et l’étendue planétaire des dégâts. Des tremblements de terre de force 11 et des tsunamis géants ravagent la planète. Ensuite, la flore s’embrase puis disparait lorsque les retombées incandescentes font le tour de la terre. Puis l’hiver permanent prend la relève lorsque des centaines de volcans éperonnés par les séismes crachent sans relâche leurs éjecta de poussière durant des décennies. Ils saturent l’atmosphère d’acide sulfurique qui change drastiquement le pH des cours d’eau et des océans, tuant pratiquement toute vie sur Terre.

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Cependant pour valider l’hypothèse d’une météorite, il faut retrouver le lieu d’où la catastrophe s’est produite. On doit donc chercher un astroblème pouvant être daté de cette époque et suffisamment grand pour correspondre à la taille d’une cicatrice laissée par un caillou céleste ayant causé cette hécatombe. Selon la nature du sol, un astroblème fait de 10 à 20 fois les dimensions de la météorite.

Le diamètre minimal de l’astéroïde tueur devrait au moins être l’équivalent de celui ayant fait disparaitre les dinosaures, c’est-à-dire 10 km. Cependant, puisque l’ampleur de l’extinction est bien plus importante, cette estimation est jugée minimale par plusieurs scientifiques. Certains parlent plutôt d’une météorite faisant 45 kilomètres de diamètre. Elle pourrait être tombée en Antarctique où une anomalie gravitationnelle de 600 km de diamètre a été décelée.

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Si l’hypothèse de la météorite s’avère probable et plutôt pratique pour expliquer l’extinction Permien-Trias, on ne peut exclure d’autres causes dont certaines peuvent être cycliques. Par exemple, une autre extinction de masse, la deuxième en importance, s’est produite voilà 485 millions d’années. C’est l’extinction de l’Ordovicien-Silurien (O-S). La différence est de 233 millions d’années avec la suivante, moins de 10 % par rapport à 252 millions d’années. Et fait troublant, notre Soleil se déplace dans la Galaxie. Il tourne autour de son noyau en 220 ou 250 millions d’années. Ce chiffre est difficile à préciser, mais il correspond au 233 millions à 252 millions d’années.

J’ai ensuite calculé la différence moyenne de temps entre deux extinctions en utilisant la liste des 25 plus importantes disparitions recensées jusqu’à maintenant. Un cataclysme planétaire survient en moyenne à tous les 26 millions d’années. Il semble donc qu’un cycle existe réellement pour expliquer la majorité des extinctions survenues sur Terre.

SoleilPlanGalactique

Je me suis rappelé avoir appris que le Soleil oscille de haut en bas autour du plan galactique, passant en dessous puis revenant au-dessus selon un cycle d’environ 30 millions d’années. Toutefois, ce chiffre est entaché d’une marge d’erreur importante. En admettant que ce mouvement oscillatoire prenne 26 millions d’années plutôt que 30 millions, ce chiffre correspondrait très bien à la moyenne des extinctions importantes survenant sur Terre.

Ainsi, quelque chose se produirait lorsque la Terre passe à une certaine hauteur par rapport au plan galactique. Ce pourrait être une bouffée de rayons gamma, car l’atmosphère terrestre est fortement perturbée lorsqu’elle est attaquée par ces rayons énergétiques. La couche d’ozone disparait et sans elle, les rayons gamma attaquent tous les êtres vivants de la planète, causant des extinctions massives. Malheureusement, si les rayons gamma en sont la cause, il n’en reste plus aucune trace. Cette hypothèse ne pourra être validée que lors de la prochaine catastrophe !

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Voilà donc une autre menace à rajouter à notre calendrier des événements catastrophiques à survenir. Comme quoi il est dangereux de vivre dans notre Galaxie. Pourtant, elle semble bien plus sûre que d’autres univers-iles ayant un noyau très actif alors que le nôtre est en dormance.

2018, l’année de tous les séismes ?

Deux chercheurs sismologues ont fait une étrange prédiction qui ressemble plus à une mauvaise blague qu’à des travaux d’analyse sérieux. Et pourtant, il se pourrait bien que la Nature leur donne raison et que leur prédiction s’avère. Quant à savoir si la raison qu’ils avancent est la vraie cause, il faudra plus d’incidents pour le prouver sans équivoque.

La rotation de la Terre ralentit peu à peu. Les jours s’allongent donc imperceptiblement et certaines années plus que d’autres. En analysant les données des 150 dernières années, un clin d’œil sur le plan géologique, les deux chercheurs ont établi une concordance entre les années où ce ralentissement est plus accentué et celles où plusieurs séismes supérieurs à 8,4 sur l’échelle Richter sont survenus. Un décalage de 5 ans semble relier les ralentissements importants aux années de grands séismes.

Mais concordance ne signifie pas toujours corrélation. En science, des données concordantes sont fréquentes et proviennent souvent de données partielles, insuffisantes ou simplement à des coïncidences. Ainsi, trouver des concordances n’est que le début de l’enquête et elles mènent souvent à des culs-de sac. Inversement, certaines corrélations nous passent fréquemment sous le nez puisque les relations de causes à effets nous apparaissent comme trop improbables pour être véridiques.

Mais il se pourrait que les deux chercheurs aient raison, car les deux phénomènes sont liés au noyau de notre Planète. De légères asymétries mécaniques engendrent des oscillations du Globe qui se répercutent sur la durée des jours, ainsi que sur le déplacement des contraintes sur les failles des différentes couches rocheuses.

Si cette prédiction s’avère, ce serait une première dans le monde géologique, mais là encore, des coïncidences sans incidences peuvent très bien survenir. Par exemple, on sait tous que la faille de San Andreas est due pour un coulissage majeur et elle est même en retard par rapport aux analyses. Qu’il survienne en 2018 ne signifierait pas qu’il ne se serait pas produit si la durée des jours était resté similaire durant l’année 2013.

S’il existe un intérêt certain à suivre le déroulement des séismes majeurs l’an prochain, on ne peut oublier que lorsqu’ils surviendront, ils feront énormément de victimes, peu importe les lieux. Certains chanceux s’en tireront indemnes, mais plusieurs personnes subiront des blessures graves et beaucoup d’autres y perdront la vie. C’est la triste réalité que les chercheurs tentent de comprendre afin de minimiser les conséquences. Mais qu’en est-il des populations vivant à proximité des zones à hauts risques ? Iront-elles s’établir ailleurs ? C’est très peu probable. L’humain vit sans se soucier de la science, même si, elle, se soucie de lui. Alors on déplorera d’innombrables pertes, comme si personne n’avait jamais prédit ces grandes années de cataclysmes.

Photo : www.openinventor.com

Vaporisation

Il n’a jamais fait aussi chaud sur Terre qu’en juillet dernier où trente pays ont dépassé la marque de 2°C d’augmentation de leur température moyenne.

Des 137 dernières années, c’est juillet 2017 qui a été le plus chaud. Vous pouvez voir les anomalies des températures dans le graphique ci-haut qui montre les dépassements des moyennes selon les pays classés par continent.

On voit clairement les importants dépassements de plus de 2 °C dans plusieurs pays et principalement en Asie, dans une moindre mesure en Afrique et également en Europe. Aucun pays n’aurait enregistré des moyennes égales ou inférieures à 0 °C. La moyenne des réchauffements se situe aux environs de 1 °C. C’est énorme !

En Asie, avec de multitudes pays dont leur économie émerge ou est basée sur des exportations massives, on voit clairement un réchauffement bien au-delà de celui des autres continents. Si le continent africain semble un peu mieux s’en tirer que l’Asie, il ne faut pas oublier la grande quantité de déserts dans ses deux hémisphères qui affichent des températures moyennes déjà bien au-delà des autres pays du Globe. L’Europe est aussi durement touchée avec un accroissement des moyennes entre 1,5 °C et 2 °C. Les Amériques et l’Océanie s’en tirent un peu mieux avec une hausse moyenne autour du 1 °C.

À ce rythme, nous ne tiendrons pas bien longtemps. Tous les pergélisols sur la planète dégèleront, engendrant un dégazage massif de dioxyde de carbone et de méthane qui viendra amplifier le problème. L’énorme quantité de clathrates de méthane qui tapissent les fonds océaniques se vaporiseront à leur tour et l’on sait que le méthane est 10 fois plus efficace que le dioxyde de carbone pour accroitre l’effet de serre.

L’atmosphère de la Terre pourrait avoir commencé un cycle de rétroaction positive qui amènerait les températures à s’élever de façon exponentielle. On ignore jusqu’où les températures croitraient. Toutefois, il est possible que les températures de surface atteignent celles de la sœur jumelle de la Terre, Vénus, qui connait présentement un effet de serre monstrueux. Ses températures se sont stabilisées aux alentours de 460 °C ! À ce niveau, le plomb fond.

Je n’ai pas besoin de dire que toute la vie à la surface de la Terre disparaitrait. Ceci n’est pas le scénario d’un film catastrophe, mais une possibilité bien réelle qui ne peut pas être écartée puisque Vénus nous le prouve sans équivoque. Et même si la température moyenne à la surface de la Terre se stabilisait à 80 °C, ou même à 50 °C, nous serions incapables de supporter ces chaleurs. Toutes les glaces des glaciers, du Groenland et de l’Antarctique auraient toutes fondues bien avant d’avoir atteint ces températures, submergeant les terres jusqu’à 68 mètres au-dessus du niveau actuel.

Alors, investissez dans les compagnies qui fabriquent des climatiseurs. Cependant, aurez-vous vraiment le temps de dépenser vos gains avant de vous… vaporiser ?

Nibiru, une (autre) fin du monde annoncée !

On a eu la paix durant presque cinq ans et ça recommence ! Une nouvelle fin du monde a fait son apparition. Et j’en serais offusqué ? Je viens tout de même de publier un livre comptant trente textes qui racontent des fins du monde, c’est pas rien ! Scénarios de fins du monde-1 (SFM-1), en vente ici. Donc, oui, moi, un gars qui s’y connait en fins du monde, je serais exacerbé par une nouvelle annonce en la matière ? Serait-ce de la jalousie ? Explique ça à ta psy mon Mathis !

J’aime bien ma psy, mais elle ignore tout de la mécanique céleste et vous verrez qu’elle n’est pas la seule de son espèce. Je vais plutôt vous faire part de mes raisons ici et maintenant. Ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle catastrophe planétaire qui fait repousser mes amygdales. Non, c’est la cause. Ah, et puis non, ce n’est pas vraiment la cause, c’est la façon dont les apôtres de cette hypothétique prochaine catastrophe s’y prennent pour nous l’enfoncer de travers dans le culot. Oui, car grâce à une poignée de gentils internautes ayant la meilleure acuité visuelle de l’Univers, nous pourrons nous préparer sereinement à crever dans d’horribles souffrances durant le mois d’octobre prochain lorsque la planète Nibiru viendra nous percuter ou jouer aux quilles dans notre banlieue cosmique immédiate. Et si personne n’en parle, à part eux bien sûr, c’est qu’il y a un mur du silence érigé par les riches qui, évidemment, se sauveront (bande de lâches) pour nous laisser négocier seuls avec l’Enfer de Dante ou son successeur.

Si vous n’en avez pas encore entendu parler, le prochain SFM mettrait en vedette la planète Nibiru. Oui, la supposée planète X maintenant reléguée au rang IX puisque Pluton n’est plus classée dans cette catégorie d’objets spatiaux. Y a de quoi en perdre des bouts. Le bordel est pris dans la ménagerie cosmique. Le temps est donc idéal pour certains internonotes de reprendre à leur compte de vieilles légendes pour les faire macérer en sauce deumildisset.

Le plus drôle, ou le plus triste, selon notre humeur ou notre empathie pour les désœuvrés, c’est de voir la façon dont ils mêlent planète, étoile, lune, comète et même galaxie. Vénus devient Nibiru. Le Soleil devient Nibiru. La Lune devient Nibiru. Quand ce n’est pas Andromède, Jupiter ou un lampadaire. Nibiru est censée être maintenant visible à l’œil nu puisque eux la voient très bien, mais aucun astronome ne peut le confirmer malgré leurs compétences et les centaines de télescopes terrestres et spatiaux. De grâce, cessez de fumer vos poils de barbe ! Nibiru n’est qu’une monumentale façon d’attirer notre attention et certaines sommes d’argent associées, une fois encore.

Et pourtant, il existe malgré tout une partie sérieuse à cette histoire, ce sont les légendes. Il ne faut jamais oublier qu’elles sont la mémoire de la préhistoire. Lorsque l’humain a su enfin écrire, il les a consignées sur différents médias, dont l’argile, la pierre, le vélin, le papyrus, etc. Mais avant, lors de la préhistoire, les légendes se sont transmises de bouche à oreille durant des millénaires. Il faut donc les respecter et surtout éviter de s’en moquer.

Dans l’astrologie et le panthéon babyloniens, Nibiru pourrait représenter autre chose qu’un simple dieu. Les dieux des légendes seraient aussi des astres et Nibiru une planète. Une planète ayant un aphélie plus grand que celui de Pluton, qui viendrait frôler le Soleil une fois seulement tous les 3 600 ans, plus ou moins. D’autres parlent de vingt-mille ans. Normal de tergiverser sur ce chiffre pour une planète inconnue.

À cette occasion, elle mènerait le bordel dans la ceinture d’astéroïdes et la ceinture de Kuiper, faisant décrocher de leur orbite des cailloux gros comme des montagnes qui viendraient s’écraser ici ou ailleurs. Ce scénario est parfaitement plausible et certains astronomes envisagent de plus en plus sérieusement cette éventualité pour expliquer des phénomènes inexpliqués et difficilement explicables par la mécanique céleste actuelle. Mais bon, oubliez octobre 2017 comme date de la fin du monde. Si Nibiru est bien réelle, elle se situerait présentement au-delà de Pluton et n’arriverait en ville que dans quelques millénaires. Nous ne l’avons pas encore détectée et elle ne viendra pas nous tomber sur le crâne en sortant de nulle part du jour au lendemain. Nous ne la verrons pas de la grosseur du Soleil un jour, pour être ensuite invisible le lendemain, puis de nouveau grosse comme la Lune le surlendemain pour réapparaitre au gré des éclairs de génie des conspirationnistes qui sont les seuls à être capables de la voir partout, toujours et surtout à l’œil nu.

Ainsi, je dis à tous ces Nibiruphiles, peut-être avez-vous raison lorsque vous conjecturez l’existence d’une planète encore inconnue, mais de grâce cessez d’apporter la preuve de sa présence par des explications totalement farfelues. Vous offensez nos aïeux, vous discréditez votre hypothèse et la seule preuve sérieuse que vous apportez est celle de l’ampleur de votre ignorance. Et tant qu’à aimer entendre parler de fins du monde, allez lire les miennes. Ce sont peut-être des histoires inventées pour la plupart, mais elles sont bien plus divertissantes et pour le même prix, elles font même réfléchir. Car les fins du monde, c’est comme les armes à feu, c’est trop sérieux et surtout trop dangereux pour les laisser entre les mains de n’importe quel Ostrogoth.

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