Bob Lazar

Il est fort possible que ce nom ne vous dise rien si l’ufologie ne constitue pas une de vos passions. En revanche, vous connaissez cet homme si la Zone 51 aux É-U.A vous émoustille depuis longtemps.

Cet individu aurait travaillé au secteur S4 qui s’avère être la plus secrète des aires constituant la Zone 51. Apparemment, c’est là que s’effectuait la rétro-ingénierie sur des engins spatiaux extraterrestres récupérés aux É-U.A et même ailleurs dans le monde. Bob Lazar aurait été l’un des ingénieurs ayant travaillé à percer les secrets de la propulsion exotique de ces vaisseaux.

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En 1989, il fait une sortie publique pour décrire ce qu’il a vu et sur quoi il travaillait. Dans un interview donné à George Knapp, il a été le premier individu à divulguer l’existence de la très secrète Zone 51. Par la suite, plein de choses étranges lui surviennent, dont un effacement quasi total des données d’archives de sa vie. On a tiré sur lui alors qu’il se rendait à Los Angeles. Il considère ce geste comme du terrorisme à son endroit ou à tout le moins comme une tentative d’intimidation. Après sa sortie publique, il se retire et ne réitère pas ses déclarations. Il dit devoir sa vie au fait qu’il a fait profil bas durant les années qui ont suivi.

Un producteur de films indépendant l’approche en 2018 pour tourner une vidéo sur ce qu’il a vu alors qu’il travaillait dans la Zone 51. Sortant de son mutisme, il accepte de reparler de ses expériences devant la caméra.

En marge de cette production, le producteur Jeremy Corbell et Bob Lazar ont accepté d’être interviewés par Tyler Glockner de la chaine Secureteam10 de YouTube. Je vous propose de regarder cette vidéo exclusive d’une heure (en anglais uniquement).

Voici quelques points saillants de cette entrevue pour ceux qui préfèrent en lire un résumé.

La zone S4 dotée de plusieurs hangars abritait 9 vaisseaux spatiaux, tous d’apparence neuve. Ils n’étaient ni carcasses issues d’écrasements, ni épaves délabrées, ni tas de rouille croupissants. Bob Lazar devait étudier leur système de propulsion afin d’en percer les secrets. Il s’est donc attardé sur l’un d’eux qu’il a surnommé le « modèle sport ».

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Uniquement 22 personnes pouvaient accéder à ces appareils et ils ne devaient en aucun cas échanger des informations entre eux. Les métallurgistes ne divulguaient rien aux physiciens et vice-versa. C’est pourquoi les informations que M. Lazar est en mesure de nous donner sont toujours restées fragmentaires. Cette méthode de travail en silo est conforme aux usages dans l’armée depuis le projet Manhattan qui vit la confection de la bombe atomique états-unienne durant les années 1943 à 1945. Il est donc faux de prétendre que si cet homme avait réellement travaillé sur ces appareils, il devait nécessairement en connaitre bien plus à leur sujet, c’est tout le contraire. Les informations supplémentaires qu’il a réussi à glaner sur ces appareils proviendraient toutes de conversations entendues en catimini.

Parmi celles-ci, il pense que ces neuf engins spatiaux pourraient avoir été découverts durant des fouilles archéologiques, mais il ignore le lieu exact et le moment de cette trouvaille. Quant à leur origine, ils proviendraient du système binaire Zeta Reticuli situé à 39 années-lumière de nous. Ce système solaire double est également cité lors d’une séance d’hypnose en 1964 par le couple Betty et Barney Hill comme origine des Petits-Gris dans l’histoire de leur enlèvement par des extraterrestres survenu trois ans plus tôt. Situé dans le ciel de notre hémisphère sud, il est invisible depuis le Québec, la France ou tout autre lieu nordique.

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Certains physiciens ont démoli les assertions scientifiques de M. Lazar à l’aune des connaissances actuelles ! Évidemment, si nous, les humains, connaissions comment ces vaisseaux fonctionnent, nous en construirions. Il est donc tout à fait normal que les physiciens s’opposent et déclarent que c’est impossible. Si on demandait aux éléphants d’expliquer la physique quantique et qu’ils s’en montraient incapables, serions-nous en droit de déclarer qu’elle n’existe pas ? On ne peut attendre de ceux qui possèdent notre vérité scientifique actuelle de s’avouer ignorants !

Parmi les étrangetés scientifiques, Bob Lazar prétendait en 1989 que le carburant utilisé dans les soucoupes volantes est un isotope stable de l’élément chimique n° 115 l’ununpentium, théorisé mais totalement inconnu à l’époque et synthétisé bien plus tard, pour la première fois en 2003, désigné depuis peu sous le nom moscovium de symbole Mc.

Cet élément servirait à créer des ondes antigravitationnelles dirigées par trois tuyères situées sous l’engin afin de le propulser et de l’orienter dans toutes les directions désirées.

À l’intérieur du vaisseau, il y trouve trois sièges inadaptés aux dimensions des humains. Il n’aperçoit aucun filage, aucune manette ni tableau de bord. Il suppose donc que le vaisseau est commandé par l’esprit. Une fois encore, dans le domaine du contrôle d’objets par la pensée, nous avons effectué des percées significatives et aujourd’hui cela ne nous semble plus aussi impossible qu’à l’époque.

Le vaisseau semble conçu d’un seul matériau d’apparence métallique, sans soudures, rivets ou autres éléments d’assemblage. Tous les angles sont arrondis, les surfaces sont lisses et légèrement froides au contact de la main. M. Lazar ne peut pas identifier un matériau connu.

Comme dans tous les cas des lanceurs d’alerte, la crédibilité de ces témoins est fortement remise en cause. Tous les moyens sont utilisés pour entacher leur réputation, y compris l’effacement de certaines données personnelles et l’organisation de complots visant à les piéger dans des histoires louches ou illégales. Dénigrés, sans revenus, reniés de tous y compris de tous leurs proches, ils deviennent fragiles à n’importe quelle attaque.

Il existe toujours la possibilité que Bob Lazar soit un illuminé, une personne en mal de réputation et un mythomane de premier ordre, mais plusieurs signes semblent contredire cet étiquetage. Tout d’abord, il est évident que cet homme est un scientifique. Il en a le langage, le vocabulaire et le mode de pensée organisée et structurée. Ensuite, il s’est toujours tenu à un seul discours, ce qu’il racontait voilà 30 ans sur les vaisseaux reste encore mot pour mot ses paroles actuelles.

Il n’essaye pas d’enjoliver son discours par des hypothèses loufoques ou plausibles mais infondées. Il ne cherche pas à donner une réponse à toutes les questions qu’on lui pose, bien au contraire, il s’avoue ignorant d’un tas d’informations qu’on aimerait bien connaitre. Il a parlé en tout premier de l’ultrasecrète zone S4 retranchée à l’intérieur de la Zone 51 alors elle-même méconnue du public. Comment aurait-il pu connaitre cette information extrêmement sensible sans faire lui-même partie des 22 personnes habilitées à s’y rendre et à y travailler ?

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En 1989, il aurait perdu son emploi pour avoir amené des amis à proximité des sites d’où étaient effectués les essais aériens de ces engins extraterrestres. Des recherches plus poussées ont permis de confirmer les renseignements qu’il donne sur son passé, sur sa formation, sur ses emplois antérieurs, alors que ces institutions nient l’avoir connu. Il existe donc bel et bien un projet pour faire disparaitre les preuves de son implication et aussi pour dénigrer l’individu. Un gouvernement n’utilise pas ces méthodes extrêmes avec des mythomanes ou des illuminés, seulement avec des gens qui le dérange fortement et M. Lazar semble faire partie de cette rare catégorie de personnes qu’il veut neutraliser à tout prix. Se poser la question à savoir pourquoi, c’est évidemment y répondre.

Que pensez-vous de l’histoire que Robert Lazar raconte ?

Apollo 20, une leçon à tirer

Officiellement, le programme spatial américain Apollo s’est terminé en 1972 par le décollage d’une fusée Saturn V et le retour de la Lune de la cabine Apollo 17. Toutefois en avril 2007, une série de vidéos apparait sur le web laissant croire qu’il y aurait eu une mission Apollo 20 envoyée sur la face cachée de la Lune.

Le fait qu’à la fin officielle du programme Apollo il soit resté plusieurs étages fonctionnels de fusées Saturn V pourrait laisser croire à cette possibilité. L’équipage de la prétendue mission était composé de deux astronautes américains, une femme et un homme répondant aux noms de Snyder et Rutledge, ainsi que d’un cosmonaute russe du nom de Leonov.

Le nodule lunaire aurait atterri près d’un vaisseau spatial aperçu lors d’une mission précédente et les astronautes auraient ramené le corps momifié ou en hibernation d’une extraterrestre aux traits humanoïdes. Les vidéos sont plutôt bien conçues, montrant l’intérieur réaliste de la capsule spatiale ainsi que la figure et le corps de l’extraterrestre.

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On peut même trouver l’insigne de la mission (photo entête).

Le sculpteur et vidéaste français Thierry Speth a reconnu être à l’origine du canular le 9 juillet 2007, soit seulement trois mois après la sortie des vidéos. Mais encore aujourd’hui, les vidéos continuent d’être régulièrement consultées malgré les démystifications prouvant hors de tout doute que les vidéos provenant de la NASA aient été tournées durant des missions Apollo antérieures et rendues publiques bien avant 1976. Quant à la fusée Saturn V qui aurait été utilisée, elle l’a plutôt été pour lancer Skylab. Les autres sont exposées dans divers musées.

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Je trouve cette histoire plutôt comique. D’un côté, il existe une série d’individus prétendant haut et fort que nous n’avons jamais mis les pieds sur la Lune et de l’autre on trouve une mission Apollo supplémentaire faisant grimper le total à sept alunissages.

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Plus de onze ans après la divulgation du canular, il continue de faire des adeptes et des victimes. Y croire peut paraitre sans grandes conséquences puisque aucun individu hameçonné ne verra son existence chamboulée par ce faux récit. Pourtant, créer ce genre d’histoire irréelle ne serait pas un geste tout à fait anodin.

Si vous avez lu mon blogue d’hier traitant du mensonge institutionnalisé, vous comprenez que cet acte banalisé s’avère bien plus pernicieux qu’il n’ose paraitre. En tant que citoyen, notre devoir est de bien s’informer et alors de dénoncer et autrement combattre les fausses nouvelles institutionnelles.

Mais si, en tant que citoyens, nous nous auto-empoisonnons en inventant n’importe quelle histoire, nous devenons les complices des leaders menteurs cherchant à tout prix à nous faire avaler leurs prochains gazouillis.

Nous devrions partager une même idéologie lorsqu’il est question de créer ou de partager de l’information, celle d’adopter une attitude irréprochable et de s’assurer que nos informations demeurent impeccables. Personne n’aime se faire berner. Nous méritons tous d’obtenir l’information la plus juste et la plus précise possible. Efforçons-nous donc de produire ou de relayer une information de qualité, une information comme nous aimons l’obtenir.

Et cessez de croire que seulement relayer des informations de sources étrangères vous déresponsabilise de leurs exactitudes. En jouant à la courroie d’engrenage, en devenant un diffuseur, vous encouragez autant les auteurs sérieux que les menteurs.

Si une information vous semble douteuse, pourquoi ne pas simplement l’oublier ? Aujourd’hui, vous trouverez de multiples références pour une seule fausse rumeur et vous en deviendrez une de plus. Recouper l’information n’est plus une technique suffisante pour garantir sa véracité. Il faut en faire bien plus si vous voulez faire un travail sérieux, mais surtout utile pour vos concitoyens.

Peuples galactiques

En raison de l’exploration de notre seul système solaire, nous savons que les exoplanètes telluriques ne sont pas toutes susceptibles d’abriter la vie. Tout d’abord, les planètes doivent se retrouver dans l’anneau d’habitabilité, là où la température de l’eau à la surface peut se maintenir autour des 25 °C.

Il existe aussi une question de gravité. Une planète trop petite et trop peu dense ne pourra pas retenir son atmosphère et sans elle, l’eau s’évapore. De plus, les rayons cosmiques et stellaires bombardent sa surface, la rendant carrément stérile.

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Mais une planète trop grosse possède d’autres désavantages qui se rapportent à sa vitesse de libération ou, autrement dit, sa vitesse d’échappement. Cela correspond à la vitesse d’un véhicule spatial se libérant de l’attraction gravitationnelle de son astre. Cette vitesse dépend de la masse et du rayon de la planète.

La Terre possède une vitesse de libération d’environ 40 000 km/h. Pour une densité comparable à celle de la Terre, mais d’un rayon deux fois plus important, la vitesse de libération double également. Si l’exoplanète possède une plus forte densité, soit un rapport plus important de sa masse sur son volume, sa vitesse de libération augmentera d’autant.

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Pour atteindre la vitesse de libération, cela exige de consommer du carburant. Plus cette vitesse est importante, plus le carburant à embarquer à bord de la fusée doit être important. Le problème est qu’avec du poids supplémentaire, ça prend encore plus de carburant et la fusée pèsera encore plus lourd.

Ce cercle vicieux occasionne qu’avec une propulsion chimique, il existe une limite de vitesse de libération au-delà de laquelle, il devient impossible de lancer une fusée dans l’espace.

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Cela signifie que les peuples extraterrestres ne sont pas tous en mesure de visiter l’espace. Certains restent prisonniers de leur planète jusqu’à ce qu’ils puissent bénéficier d’une propulsion beaucoup plus efficace que les réactions chimiques.

On pourrait penser à des réactions nucléaires ou de la production d’énergie grâce à l’interaction matière-antimatière. Toutefois, le temps permettant de contrôler ces énergies plus exotiques empêcherait ces peuples d’envoyer des satellites et des sondes en orbite comme les humains le font depuis soixante ans uniquement grâce à des réactions chimiques bien ordinaires.

La planète Mars fait partie de celles ayant des dimensions trop petites pour préserver leur atmosphère. Dans l’autre extrême, les superterres actuellement connues risquent de piéger leurs habitants à leur surface tellement la vitesse de libération risque d’être trop importante.

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Le graphique montre les masses des exoplanètes connues par rapport à leur distance à leur étoile, le tout par rapport à la masse et à la distance de la Terre au Soleil. Les points bleus représentent les planètes de notre système solaire. Les points rouges, les exoplanètes connues à ce jour. Comme on peut le constater, la Terre, sa sœur Vénus et Mars semblent des exceptions dans la Galaxie, mais c’est seulement parce que détecter des planètes leur ressemblant s’avère bien plus difficile que de trouver des géantes gazeuses comme Jupiter ou Saturne. Nos moyens se raffinant et nos instruments scientifiques gagnant en précision et en acuité, bientôt les points rouges inonderont la région de ce graphique où les planètes rocheuses de notre système solaire se situent.

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Nous pouvons néanmoins nous féliciter de vivre sur une Terre suffisamment grosse pour retenir son atmosphère et ses océans sans toutefois souffrir d’embonpoint, une Terre au cœur de la zone habitable du Soleil, une Terre permettant aux fusées à propulsion chimique de lancer des satellites et des sondes partout dans son système solaire, une Terre à la mesure de notre curiosité et de nos ambitions présentes.

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Lorsque nous maitriserons d’autres types de propulsions beaucoup plus efficaces, nous aurons déjà plus d’un siècle d’expérience spatiale, d’envois de télescopes scrutateurs, de robots fouineurs, de sondes détectrices et d’humains déterminés. Nous serons prêts à entamer une nouvelle phase de notre parcours spatial, devenir un peuple galactique.

 

 

Le fond diffus cosmologique et la vie

Les scientifiques adhèrent en grande majorité au concept de la température idéale pour que la vie puisse se développer. Sans surprise, elle doit permettre à l’eau de rester liquide puisque ce précieux dissolvant anime les échanges chimiques entre les molécules. Toutefois, sa température d’ébullition peut grandement varier selon la pression atmosphérique locale et ainsi diminuer ou accroitre l’écart de température pour lequel l’eau reste dans son état liquide. Par exemple, à 200 hectopascals, l’eau bout à seulement 60,1 °C. Pour réussir des pâtes très dégueulasses, c’est l’idéal. En revanche, à 1 013,25 hectopascals, l’eau bout à sa température phare de 100 °C. Ainsi, sur des planètes ou des lunes ayant une atmosphère plus ténue que sur la Terre, la fourchette des températures favorables à la vie aquatique se rétrécit.

En science, les températures sont souvent données en Kelvin. Il existe une température absolue, une température limite inférieure impossible à atteindre. Elle vaut -273,15 °C. On a donc considéré cette température limite comme le zéro absolu et on lui a donné une unité, le Kelvin. Donc, 0 K et -273,15 °C sont des températures équivalentes. Ensuite, c’est facile puisqu’une augmentation de 1 °C donne la même augmentation de 1 Kelvin.

300 Kelvins (K) et 27 °C représentent donc la même température, une valeur idéale pour voir la vie foisonner.

L’espace intersidéral possède une température issue du Big Bang, aujourd’hui elle vaut environ 2,78 Kelvins. Celle-ci n’a cessé de diminuer depuis les origines de l’Univers. Il a donc existé un épisode où cette température avoisinait la valeur idéale pour l’évolution de la vie, une fourchette autour des 300 K.

Est-ce que des entités auraient pu naitre dans l’espace alors baignée dans cette douce température? Certains scientifiques le croient et osent même prétendre que des organismes intelligents auraient pu apparaitre lors de cet épisode particulier de l’histoire de notre Univers.

Cependant, ces entités n’auraient pas possédé un corps comparable aux entités biologiques que nous sommes et que nous côtoyons sur la planète. En l’absence de gravitation, ils auraient probablement adopté une forme sphérique, très étendue et d’une densité infime.

Si de la vie est apparue lors de ce moment unique dans l’évolution de notre Univers, elle n’aurait peut-être pas résisté au refroidissement ultérieur et il y a de fortes chances que ce type d’entité ne peuple plus l’espace. Toutefois, il aurait pu migrer vers des lieux susceptibles de maintenir une température élevée, comme à la surface d’une planète ou dans des nuages de gaz chauffés à 300 K.

Des entités invisibles pourraient donc habiter tout près de nous à notre insu, des ancêtres presque aussi vieux que l’Univers dans lequel nous sommes plongés, des entités flottantes, immenses, omniprésentes et pensantes, mais invisibles, évanescentes, informes, furtives et très discrètes.

Voici pourquoi nous sommes dirigés par des extraterrestres

Je vous mets immédiatement au parfum, je ne suis pas un adepte du conspirationnisme. Et même si la couette de Trump peut nous faire penser qu’il est issu d’une race extraterrestre, ce n’est pas ce genre de direction extraterrestre dont je veux parler, mais plutôt une direction de l’ombre, peu importe la manière dont cette influence serait exercée. Pour mettre en lumière ma pensée, voici un conte fictif, mais qui pourrait bien être survenu dans notre réalité.

16 juillet 1945, la première bombe nucléaire explose au Nouveau-Mexique. Elle émet une double bouffée de rayons gamma susceptibles d’être détectés par des peuples situés quelque part dans notre Galaxie et reconnus comme ayant été émis par une arme à fission nucléaire.

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Ce signal ne trompe pas les astronomes extraterrestres appelés à définir la nature de ce sursaut de rayons gamma. C’est de toute évidence le souffle d’une bombe nucléaire. Ainsi, une race primitive vient de signaler sa présence ainsi que le niveau technologique auquel elle est arrivée.

Immédiatement, les astronomes sonnent l’alarme et une course contre la montre commence pour la communauté scientifique qui réunit le comité chargé de traiter ce type d’alertes.

— Professeur et digne membre de la guilde des Astronomes, il semble que vous ayez une nouvelle importante à nous transmettre. Veuillez nous décrire de quoi il s’agit. Un signal reçu d’une région déserte de notre Galaxie, à ce qu’il parait.

— Merci, Votre Éminence. Vous avez raison, comme de raison. Cette nuit, un signal d’alarme nous est parvenu de plusieurs détecteurs, éliminant d’emblée un faux positif. D’une portion de notre Galaxie que nous croyions déserte de toute vie intelligente est survenu un sursaut de rayons gamma caractéristique de l’explosion d’une bombe nucléaire à fission. Comme le stipule notre protocole, j’ai immédiatement convoqué cette assemblée afin de décider des dispositions à adopter.

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— Merci professeur. Qu’en dit la guilde des Physiciens?

— Éminence, nous connaissons tous les dangers immédiats qu’encourt cette population qui a atteint le niveau critique de technologie Keaq 7. Plus des deux tiers des populations galactiques ayant acquis les connaissances nécessaires pour fabriquer des bombes à fission nucléaire n’y survivent pas, car ils s’autodétruisent en créant une escalade de violence qui devient très vite incontrôlée. Après la bombe à fission viendra la bombe à fusion qui ne possède aucune limite de puissance théorique. Il est donc impératif d’adopter des mesures appropriées le plus rapidement possible.

— Et qu’en dit maintenant la guilde des Historiens?

— Très digne Éminence. Mon collègue physicien a raison. Seulement un tiers des populations ont survécu, mais il faut comprendre pourquoi. Celles qui ne se sont pas fait exploser la tronche ont reçu de l’aide provenant d’un exopeuple dans quatre-vingts pour cent des cas. Donc la question ne se pose pas. Si nous voulons leur éviter l’extermination nous devons les aider à traverser ce niveau de dangerosité extrême en envoyant immédiatement un minimum de deux unités, mais plus serait mieux.

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— Votre Éminence, j’ai établi les coordonnées exactes, elles sont prêtes à être téléversées dans les ordinateurs de bord de nos vaisseaux spatiaux. Le trajet devrait nous prendre deux de leurs années à vitesse optimale.

— Bien. Maintenant, laissons place à notre collègue de la guilde des Primatologues.

— Merci, Votre Éminence. Voici un aperçu du futur de cette race Keaq 7. Durant les deux ans que durera notre voyage vers cette région, nous enregistrerons plusieurs autres explosions du même type. Ce premier sursaut gamma indique habituellement un essai de validation. Puisque l’explosion a sans conteste réussi, si le peuple qui a développé cette première bombe est actuellement en guerre, il l’utilisera très bientôt à plusieurs occasions afin de la terminer. À cause de la complexité du mécanisme, il est arrivé à très peu d’occasions que deux peuples belligérants et ennemis réussissent à s’équiper simultanément de ces engins. On voit donc rapidement survenir une accalmie signalant la fin de cette guerre. Si, en contrepartie, on ne détecte aucune autre explosion du même genre dans un court laps de temps, on peut être certain de l’absence actuelle de conflit armé, ce qui n’indique pas nécessairement de bonnes nouvelles, puisque les explosions de validation récidiveront avec des engins de plus en plus puissants jusqu’à atteindre des niveaux qui peuvent mettre en péril la structure même de leur planète. Ainsi, dans tous les cas, notre intervention est requise.

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— À vous, maintenant, cher membre de la guilde des Zoologues.

— Votre Éminence, remontons loin dans notre passé. Nous avons pris conscience de la valeur de tous les animaux vivant sur nos planètes et avons pris les moyens de les protéger de l’extinction, car chacune de ces espèces apporte une richesse qu’il est difficile de connaitre a priori, mais qui se révèle de grandes importances pour la science et le bien-être de nos populations. Il en est de même avec toutes les races et les peuples des autres planètes. C’est pourquoi les protéger d’eux-mêmes est non seulement important, mais crucial pour l’avenir de notre Galaxie.

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— Quelles sont les étapes d’intervention une fois que nous serions rendus sur place, cher collègue de la guilde des Aventuriers?

— Première étape, nous devons détecter les radiations résiduelles pour dresser une carte précise et complète. Elle nous renseignera sur les lieux où les bombes ont été fabriquées, testées et ensuite utilisées. Deuxième étape, nous dresserons un inventaire de l’arsenal complet, tous peuples confondus. La troisième étape consiste à tracer la fameuse courbe Dean & Naed qui nous indiquera combien de temps il nous reste pour agir avant le déclenchement de l’apocalypse. C’est seulement à partir de la quatrième étape que les options surviennent.

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— Quelles sont-elles?

— La Fédération intergalactique préconise toujours de susciter une rencontre avec les chefs d’états possesseurs de la bombe nucléaire pour leur montrer les vidéos d’archives des peuples s’étant autodétruits et tout le bazar.

— Vous semblez sceptique, mon cher représentant de la guilde des Psychologues.

— C’est exact, Votre Éminence. De récentes recherches montrent qu’un sentiment de non-appropriation, de détachement accompagne la visualisation de ces vidéos d’archives. Les primitifs ne se sentent que très peu concernés, croyant qu’ils seront capables d’éviter le point de non-retour, trop enracinés dans leurs logiques guerrières.

— Alors, que devons-nous faire pour briser leurs désirs inconscients de détruire leur planète?

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— Je recommande la toute nouvelle méthode Hoxfy.

— Qui est?

— Prendre le contrôle de leurs gouvernements.

— Et ça fonctionne?

— Les résultats sont surprenants. Nos contacts à la Fédération font état de 41 peuples survivants en 42 interventions.

— Un score presque parfait, c’est intéressant. Alors, allons-y avec Hoxfy. Assurons-nous de contrôler leurs gouvernements, pour leur bien, évidemment.

 

Classifications du niveau d’évolution des civilisations

Plusieurs personnes ont défini des niveaux de civilisation permettant de cataloguer leur degré d’évolution. Même moi, je m’y suis mis avec mon échelle Keaq inventée pour les besoins d’une nouvelle que j’ai écrite en 2015.

La plus idiote de ces classifications et malheureusement l’une des plus connues, non ce n’est pas la Keaq, vilain lecteur, c’est la Kardachev, du nom de son inventeur, sûrement un imbuvable camarade soviétique rouge sur la vodka qui en fit la publication lors d’une conférence en 1964, donc avant la crise du pétrole de 1973.

Elle possède seulement trois échelons.

I. La civilisation capte et consomme 100 % de l’énergie de sa planète
II. La civilisation capte et consomme 100 % de l’énergie de son étoile
III. La civilisation capte et consomme 100 % de l’énergie de sa galaxie

 

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Construction d’une sphère de Dyson qu’utiliserait une civilisation de niveau II pour capturer l’énergie entière d’une étoile

 

Considérant l’échelle Kardachev, vous les terriens — moi je suis un extraterrestre et je me dissocie totalement de vous tous — vous n’êtes rien, niveau néant, moins mille, dans la fosse des Mariannes, au sommet des tours jumelles du World Trade Center, au même niveau qu’une bique, qu’une lamproie, qu’une éponge, qu’une amibe. Les 4 dernières comparaisons ne sont pas une insulte de ma part, mais une réalité selon la classification Kardachev.

Ouais, comme vous pouvez le voir, l’échelle Kardachev est un peu réductrice pour les populations qui croient valoir quand même un petit quelque chose au-dessus du zéro, comme les humains, genre.

Ma principale critique concernant cette classification est qu’elle possède beaucoup trop peu d’échelons dans son ensemble, ce qui engendre des défauts majeurs.

1. L’absence d’échelons sous le premier niveau
2. Les fossés abyssaux séparant deux échelons
3. La forte improbabilité de l’existence de l’échelon III dans l’Univers
4. Rien ne peut capter la totalité d’une énergie disponible
5. Une civilisation vraiment très avancée dépense peut-être beaucoup moins d’énergie que des civilisations incapables de bien la maitriser et qui la gaspillent, donc sous-évoluées.

Dans le passé, Carl Sagan avait déjà émis des commentaires défavorables à son égard. Plus récemment, le vulgarisateur scientifique Michio Kaku parlait de remplacer l’énergie dépensée par une échelle basée sur l’économie du savoir. Mais là, on ne parle plus du tout de l’échelle de Kardachev. Aussi bien prendre la classification Keaq, tant qu’à faire ! Mais là, j’empiète sur un autre article.

Devon

L’ile Devon n’est pas une nouvelle destination vacances. Bien peu de gens la connaissent parce qu’elle se situe tout au nord du Canada dans les territoires du Nunavut. C’est la plus grande ile inhabitée de la planète. Alors que peut bien receler cette ile pour qu’on en parle ces temps-ci ?

En réalité, elle fait parler d’elle depuis 1999 dans certains milieux scientifiques. C’est là que la NASA effectue certaines expériences lorsqu’elle a besoin de simuler l’environnement de Mars. Lorsqu’on effectue un survol de ces terres désolées, on voit très bien la ressemblance avec la petite sœur de la Terre.

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Mais actuellement, il existe une autre raison pour laquelle ce milieu désertique est populaire. Des scientifiques ont par hasard découvert le premier lac sous-glaciaire canadien. Il existe dans le monde près de 400 de ces lacs dont le plus célèbre est probablement le lac Vostok en Antarctique, mais celui de l’ile Devon est très particulier.

Il est fait d’eau hyper chargée en sels minéraux, ce qui pourrait la faire ressembler à l’eau contenue sous la croûte glacée d’Europe, l’énigmatique lune de Jupiter. En étudiant cette eau, elle pourrait peut-être nous donner des indices sur la faune vivant sous la glace d’Europe.

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Due à la pression de la glace, la température de l’eau du lac de l’ile Devon avoisinerait les -10 °C même si elle reste à l’état liquide. Ce deuxième critère de ressemblance possible avec les eaux d’Europe encourage et excite les exobiologistes.

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Cela fera pour l’ile Devon une raison supplémentaire pour recevoir en été de nouveaux scientifiques. Comme quoi les terres désolées ne sont pas si inutiles qu’elles peuvent sembler.

Les conspirationnistes affirment que jamais personne n’a envoyé de rovers sur Mars et que toutes les images proviennent de l’ile Devon. Je leur répondrais qu’ils ne sont certainement pas des rocket scientists (intellos, nerds) pour oser avancer de telles affirmations sans aucune preuve, constat ou observation autres que leur scepticisme. Qu’importe, puisque ce sont les mêmes qui prétendent que la Terre est plate. La seule chose qui est plate est l’étendue infinie de leur désolante ignorance.

Un pari risqué

Le physicien italien Enrico Fermi a posé une bonne question à propos des extraterrestres, connue sous le vocable du Paradoxe de Fermi. « S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

 Je déteste par contre les gens utilisant cette question pour la reprendre en affirmation selon laquelle ils n’existent pas parce qu’on ne les voit pas.

Pour me paraphraser en utilisant mon article de l’autre jour, ce n’est pas parce que certaines de mes chaussettes sont devenues introuvables qu’elles n’existent plus et, pire, qu’elles n’ont jamais existé, et pire encore, qu’elles ne peuvent pas exister.

L’absence de preuves sur la présence d’extraterrestres, comprenant la mise sous scellés et la destruction de ces preuves par des gens obscurs aux intentions tout aussi nébuleuses, n’est pas une preuve de leur absence et encore moins de leur inexistence.

Ainsi, dire que si les extraterrestres sont silencieux ils sont inexistants est évidemment abusif. Un sourd ne dément pas l’existence du monde qu’il n’entend pas. De plus, ce silence ne pourrait être qu’apparent. Sommes-nous sûrs qu’ils n’ont aucun contact avec aucun humain? Si j’étais un extraterrestre (j’en suis un dans un autre sens), je me contreficherais du quidam. Le choix de mes contacts irait vers des gens d’influence auprès desquels je m’empresserais d’exiger de garder le silence sur ma présence parmi les humains au risque de les atomiser. Donc le silence n’est pas une action fortuite, mais un choix réfléchi et décidé. Il ne peut en aucun cas être considéré comme une preuve de l’inexistence de la présence d’E.T. parmi nous.

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Mais pourquoi garderaient-ils leur présence secrète? Ils ont probablement décidé de ne pas se montrer en conformité avec la «directive première», cette loi émise dans la série Star Trek qui ne date pas d’hier et qui pourtant est pleine de bon sens. Cette directive stipule qu’il faut à tout prix éviter de perturber le cours de l’évolution des peuples «primitifs» en s’affichant publiquement ou en commettant des actes susceptibles de modifier leurs croyances et comportements. La même directive pourrait très bien être respectée par les extraterrestres à l’égard des humains, un peuple résolument primitif à leurs yeux ainsi qu’aux miens. Entre extraterrestres on se comprend.

Lorsque nous étudions des espèces animales, nous évitons de les perturber en masquant notre présence. C’est un des principes scientifiques les plus forts dont je vous entretenais l’autre jour, l’observation sans la perturbation de l’environnement étudié. Pourquoi les extraterrestres agiraient-ils autrement s’ils sont encore plus évolués que nous?

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Ainsi, le silence ne prouve rien du tout. Les ultrasons existent et pourtant ils nous sont inaudibles. Les chiens en savent quelque chose. Les rayons X sont invisibles et pourtant on obtient de belles photographies de nos os grâce à eux.

Il existe de multiples causes possibles sur leur apparent silence et peu d’entre elles confortent la thèse de leur inexistence absolue mis à part celle affirmant leur inexistence absolue!

Alors, la vraie question est la suivante. Comment s’y prendre pour confirmer leur présence, si présence il y a, malgré leurs efforts probables pour se soustraire à notre connaissance? Comment pourrions-nous à coup sûr confirmer leur présence parmi nous, et ce malgré de possibles conspirations pour les camoufler?

Je connais un excellent moyen de parvenir à cette fin. Nous les faisons chanter. Comment? Facile. Supposons qu’ils existent et qu’ils restent camouflés. Probablement qu’ils respectent la «directive première». Ils sont alors certainement sensibles au sort que nous nous réservons puisqu’ils nous étudient. Si nous les menaçons de nous autodétruire s’ils ne se montrent pas la face, il y a de fortes chances qu’ils plieront devant la possibilité de perdre un peuple idiot, mais rempli de promesses.

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S’ils ne se dévoilent pas, car ils croient au chantage, ou parce qu’ils n’existent tout simplement pas, ou qu’ils ne nous comprennent pas, on aura perdu notre pari et notre existence. Reste à savoir si nous aurons la bêtise de passer à l’acte.

Mais nous sommes déjà en train de nous autodétruire! Ouais, à petit feu, il nous reste encore une petite marge de manœuvre avant d’avoir atteint le point de non-retour. Je pense donc que les extraterrestres vont se manifester incessamment.

Images : Association-arcade.org ; fr.sott.net ; fr.wikipedia.org astrosurf.com 

Adieu M. Hawking

À vingt-et-un ans, Stephen Hawking apprend qu’il va mourir dans environ deux ans de la maladie de Charcot (SLA). Il adopte alors une attitude souvent impossible chez les gens sains, c’est-à-dire de vivre au présent. Il vient de s’éteindre à 76 ans après une vie remplie comme bien peu de personnes en auront.

L’astrophysicien était le scientifique le plus connu de sa génération. Est-ce à cause de son handicap? Un peu, probablement. La dichotomie de son corps quasiment mort et de sa pensée foisonnante a de quoi enflammer l’imagination des gens.

Toutefois, bien peu d’entre nous peuvent réellement comprendre ses travaux. Il est donc devenu populaire pour d’autres raisons. Je miserais sur le fait qu’il a toujours su simplifier sa pensée pour la rendre accessible. Savoir vulgariser des concepts très complexes exige que l’on ait parfaitement compris ce dont on parle.

En astrophysique, on se souviendra principalement de lui pour le rayonnement Hawking. Présumer qu’un trou noir rayonne une quelconque énergie alors qu’il est censé se comporter comme un gros aspirateur était la preuve qu’il était capable de voir au-delà de ce qu’on nous enseigne.

Pourtant, sans ce rayonnement des trous noirs, nous ne serions probablement pas ici pour lui rendre hommage. Les minuscules trous noirs «s’évaporent» rapidement. Si ce n’était pas le cas, ceux probablement créés lors des premiers instants suivant le Big Bang, les trous noirs primordiaux, plutôt que de s’évanouir, auraient bouffé le reste de la matière environnante, notre matière actuelle.

Peut-être reviendrons-nous un jour sur certaines de ses déclarations concernant notre vilaine propension à faire connaitre notre existence à tout le reste de la Galaxie. À plusieurs reprises, il nous a mis en garde contre cette attitude très peu prudente. Si un jour une bande d’extraterrestres nous envahit parce qu’ils ont appris notre existence grâce aux signaux envoyés dans l’espace à leur attention, on comprendra alors que Hawking avait eu raison de nous alerter.

Je dis merci à monsieur Hawking pour ce qu’il a apporté, pour tout ce qu’il nous a montré et pour tout ce qu’il a été et surtout pour avoir su être grand homme d’une simplicité aucunement condescendante. Il comprenait la valeur de la vie, pas seulement pour lui, mais aussi pour tous les autres.

Adieu Monsieur Hawking

Photo : boingboing.net

Des vœux et des prédictions

Tout d’abord, mes vœux pour 2018. Je souhaite au monde entier une prise en main sans équivoque de solutions concrètes permettant d’amoindrir les bouleversements climatiques. C’est mon vœu, car on a bien le droit de rêver. Ce n’est pas une prédiction, car je crois son avènement impossible.

Bon. Qu’est-il advenu de mes prédictions de 2017 ? Ce sera mon bilan de fin d’année.

J’avais prédit que le club de hockey Les Canadiens ferait des séries courtes et c’est exactement ce qui s’est produit avec son élimination dès le premier tour des séries éliminatoires. Bravo, Mathis, tu reçois 100 % pour celle-ci. Le hockey au Québec, c’est pire qu’une religion. Qu’on le veuille ou non, il façonne le Québec comme aucun autre sujet d’intérêt. Pour ma part, je m’en contrefiche, mais ignorer notre club de hockey, c’est pire que contracter la lèpre. Alors, faire une prédiction sur ce sujet très sensible m’immunise contre le bannissement social et probablement même contre l’exil. Heureusement, la peine de mort a été abolie. Quand je vous dis qu’au Québec on ne niaise pas avec le hockey, c’est un euphémisme. Vous retrouverez donc ma prédiction pour 2018 un peu plus loin dans le texte.

J’avais aussi prédit la confirmation de l’existence de vie extraterrestre et à ce chapitre, j’ai presque eu raison lorsque le Pentagone a rendu publique en fin d’année la vidéo d’un ovni poursuivi par un avion de chasse. De plus, le pilote de cet avion a ensuite été interviewé, confirmant que cette vidéo était authentique. L’objet ne possédait ni ailes ni moteur apparent et pourtant, il se maintenait parfaitement dans les airs et a ensuite disparu à une vitesse bien au-delà de celles atteintes par des aéronefs de conception humaine.

On a également eu droit à la visite d’un objet allongé très étrange nommé `Oumuamua qui a frôlé la Terre et qui provenait de l’extérieur de notre système solaire. Ne ressemblant en rien à un astéroïde, une nature potentiellement artificielle a été évoquée par de nombreux scientifiques.

À cause de ces deux événements jamais survenus auparavant, je me donne la note de 50 % pour cette prédiction presque réalisée.

J’avais prédit que Trump se ferait démettre de ses fonctions, démissionnerait ou serait mis hors d’état de nuire s’il parvenait à se faire élire. Sur ce thème, j’obtiens 0 %, mais je reprends cette prédiction pour cette année. Oui, c’est ainsi que procèdent les grands prophètes. À force de toujours reprendre les mêmes prédictions d’année en année, elles finissent bien souvent par se réaliser. Ce n’est qu’une question de patience. De toute façon, les grands prophètes ont tous le même don, celui de faire oublier leurs prédictions non réalisées, mais de faire tout un chahut avec celles qui ont fini par s’avérer. Désirant moi aussi devenir un grand prophète, je leur pique leurs meilleurs trucs.

Et nous voilà en 2018. Je vais immédiatement me débarrasser de ma prédiction concernant le club de hockey Les Canadiens. Cette année, le club ne se rendra même pas en séries éliminatoires. Bon, c’est fini, on n’en reparle plus. Et surtout, ne me crucifiez pas comme le fut un autre grand prophète né en l’an 1 qui avait prédit qu’un messie viendrait nous sauver. Il jouait avec des dés pipés puisque c’était lui, apparemment, le fameux messie en question. Il y a des maudites limites à me considérer comme un vrai prophète ! Je n’y peux rien si l’équipe est pourrie, gangrenée, composée de tire-au-flanc et d’une équipe de repêchage incapable de faire la différence entre un joueur de hockey et une truite. Prédire une coupe Stanley à cette équipe, c’est comme prédire que le Soleil se lèvera à l’ouest pour se coucher à l’est. En tant que prophète, je ne peux pas dépasser ce niveau d’absurdité juste pour mousser ma popularité.

Oui, je sais, ma position est ambiguë. Est-ce que je veux ou pas devenir un vrai prophète ? Je dirais que je veux même devenir un très grand prophète, mais avec une tête toujours vissée sur ses épaules. Vous voyez le genre ? Faire beaucoup de fric de mon vivant et vivre suffisamment vieux pour tout le dépenser avec des filles sexy. Quoi ? C’est le vœu de tous les prophètes. Vous les preniez pour qui ? Des angelots ? Des saints ? Pfff ! À quoi ça sert d’être prophète sinon à convaincre les femmes d’acquiescer à mes avances en les convainquant qu’un prophète connait mieux leurs intentions qu’elles même ?

Pour les autres prédictions, je reprends intégralement les deux de l’an passé. Trump qui ne finit pas son premier mandat et la confirmation de vie extraterrestre sous n’importe quelle forme, soit bactérienne, primitive, évoluée ou carrément beaucoup plus évoluée que l’humain.

Et enfin une toute dernière prédiction inédite. Je prédis un cataclysme majeur durant l’année 2018. Un tremblement de terre hors du commun ou la colère phénoménale d’un volcan ou un tsunami dévastateur ou un mélange de tout cela. Le dérèglement climatique possède des effets insoupçonnés et inattendus – pas pour tout le monde, certains scientifiques les avaient prévus – sur les volcans et le relâchement des tensions des croûtes continentales.

J’en ai déjà parlé, le super volcan souterrain du parc de Yellowstone risque à tout moment de se fâcher. Ce serait un cataclysme planétaire comme l’homme n’en a jamais connu. Mais il existe beaucoup d’autres volcans qui pourraient être amenés à déclencher un hiver pouvant durer plusieurs années.

Quant au tsunami, il pourrait émaner d’un séisme majeur comme cela s’est produit en 2004, mais également d’un décrochement et d’un glissement soudain d’une montagne qui s’échouerait dans l’océan. À ce sujet, le volcan Cumbre Vieja à La Palma menace de générer un tsunami de 500 mètres de hauteur qui ravagerait la totalité de la côte est des deux Amériques si jamais la montagne qui l’héberge venait à se rompre et à glisser dans l’océan Atlantique. Et de fait, la montagne montre une fissure démentielle qui grandit sans cesse. Un jour, cette montagne finira par se scinder, c’est certain. Seuls la date et le nombre de victimes restent à être écrits dans le grand livre des cataclysmes les plus meurtriers.

Je rajoute aux catastrophes la chute d’une météorite. Même si on répertorie la plupart des menaces potentielles depuis quelques années, certains bolides spatiaux ayant touché terre nous sont déjà passés sous le nez. Ça pourrait très bien se reproduire avec un objet ayant déjà été détecté ou pas. Quatre facteurs rentrent en ligne de compte pour qualifier l’importance de la chute d’une météorite. Sa masse, sa vitesse, son angle d’attaque, ainsi que l’endroit où il touche terre.

Ce ne sont là que quelques exemples et j’ai même failli omettre le duel de cons entre les dirigeants de la Corée du Nord et des USA. Ma prédiction n’est pas rattachée à eux seuls, mais à tout autre cataclysme d’envergure rarement atteinte. Il ne faut pas toujours rattacher un nombre de victimes ou le coût engendré par une catastrophe à son importance. Un séisme de magnitude 9,5 ne s’est produit qu’une seule fois de mémoire d’homme. Aucun n’a atteint une plus grande magnitude.

Et voilà les prédictions du Corbot pour cette année 2018. Portez-vous bien, mais ne prenez pas de risque, inscrivez immédiatement mon nom dans votre testament comme héritier de vos biens. On ignore quand le destin nous frappera. Sauf mon grand-oncle qui savait exactement quand il partirait, à la minute précise, même. Le juge le lui avait dit.

Mise à jour des informations concernant `Oumuamua

Vous souvenez-vous de cet astéroïde venu d’un autre système solaire qui a traversé notre cortège de planètes il y a très peu de temps ? Eh bien, les scientifiques sont divisés sur sa vraie nature. La plupart rejettent l’hypothèse que ce soit autre chose qu’un astéroïde. Il fallait s’y attendre. Ils préfèrent miser en fonction des probabilités les plus fortes et comme d’habitude, ils fustigent ceux qui osent croire à autre chose. Cependant d’autres scientifiques, dont le réputé Stephen Hawking, croient possible l’hypothèse inverse et ne se gênent plus pour défendre cette possibilité.

De nouvelles analyses publiées dans le journal Nature Astronomy ont révélé que `Oumuamua semble recouvert d’une épaisse couche de matières organiques visqueuses et que son cœur est fait de glace. Mais ce qui se passe au sein de l’apparent astéroïde demeure très incertain. L’auteur de ce texte, Alex Fitzsimmons, regrette de ne pas avoir possédé suffisamment de temps pour l’étudier plus en détail puisque le bolide interstellaire s’éloigne déjà de notre système solaire. Il espère que le prochain astéroïde du même type sera détecté suffisamment tôt pour peaufiner les analyses.

À ce sujet, une nouvelle sur le web semble indiquer que le découvreur de `Oumuamua serait apparemment tombé sur un second astéroïde en forme de barreau de chaise. Je n’ai pas obtenu pour l’instant confirmation de cette rumeur, mais je reste à l’écoute de toutes avancées dans ce domaine et vous informerai des derniers développements.

Image : NewsHub

Un visiteur nommé `Oumuamua

Un corps étranger à notre système solaire se promène présentement parmi nos planètes. Depuis la découverte de ce géocroiseur le 19 octobre dernier, l’analyse de sa trajectoire prouve hors de tout doute qu’il provient d’au-delà de notre système planétaire. Cette observation unique dans notre histoire, n’est pourtant pas l’élément le plus bizarre de cet étrange événement.

Pour diverses raisons, les réservoirs d’astéroïdes sont parfois soumis à des forces gravitationnelles combinées qui déstabilisent certains cailloux en faisant partie. C’est précisément de cette façon que naissent nos comètes dont certaines acquièrent des trajectoires hyperboliques qui les feront raser le Soleil pour ensuite aller se perdre à travers l’espace intersidéral en direction d’autres mondes.

Or 1I/2017 U1, c’est son identifiant scientifique officiel, ferait partie de ce genre d’objet expulsé d’un autre système planétaire que le nôtre et qui maintenant croise notre espace. C’est du moins ce que pense une partie de la communauté scientifique, mais le caractère étranger de ce corps céleste n’est pas le seul élément troublant dans cette affaire.

En analysant sa forme grâce à la crème de notre instrumentation spatiale, l’on s’est rendu compte que ce corps était anormalement allongé, une forme auparavant jamais observée parmi nos propres débris spatiaux provenant de la Ceinture d’astéroïdes ou du Nuage d’Oort. L’objet en question ferait environ 400 mètres de long, serait dix fois plus long que large et tournerait sur lui-même toutes les 7,34 heures. Une forme en cigare de la sorte ne parait pas s’être formée naturellement. Bien que la plupart des astéroïdes ont des formes autres que sphériques dues aux collisions qui les ont créés, jamais cette apparence aussi allongée et rectiligne n’a été constatée chez aucun autre corps naturel connu. Les agglomérations d’astéroïdes donnent parfois des formes étirées, mais le résultat ressemble à des cacahuètes ou à des pommes de terre desquelles on reconnait assez facilement les différents corps originels les ayant façonnés. Ce n’est pas le cas de cet objet apparemment homogène.

Il est pauvre en eau (glace), riche en métal et possède une couleur rouge foncé ou brun comme serait un objet métallique soumis depuis longtemps aux radiations cosmiques. Aucune poussière ou gaz ne s’en dégage. Il est passé au plus près de la Terre le 14 octobre dernier en nous « frôlant » à 24 millions de kilomètres de distance, seulement le un sixième de la distance Terre-Soleil. Voir animation.

Sa vitesse actuelle après accélération due à l’effet de fronde autour du Soleil était de 25,5 kilomètres par seconde. Sa trajectoire hyperbolique fera en sorte qu’il se dégagera de son influence gravitationnelle pour ne plus jamais nous croiser.

Évidemment, les chercheurs de l’institut SETI (Search for Extra Terrestrial Intelligence) ont braqué une série d’instruments pour écouter l’objet afin de savoir s’il émettait des signaux. Pour l’instant, rien de tel n’est survenu, sinon à notre insu. Toutefois, le spectre électromagnétique est si étendu que nous cherchons une aiguille dans une botte de foin. Cependant, s’il était une sonde extraterrestre venue à la rencontre de notre système planétaire, il pourrait très bien transmettre des données non pas à notre attention, mais à ceux qui l’auraient fabriqué.

Malgré cette première rencontre avec un objet interstellaire, les scientifiques l’attendaient depuis des décennies et maintenant que notre instrumentation est particulièrement efficace, on suppose que nous en découvrirons bien d’autres. Une similarité avec la découverte de la première planète extrasolaire en 1995, alors que des milliers d’autres n’ont pas tardé à suivre.

Peut-on se réjouir d’un tel événement ? Les avis sont partagés. Certains le craignent. Si `Oumuamua est bien une sonde extraterrestre, en frôlant la Terre, elle n’aura pas manqué de noter tout un tas de renseignements utiles nous concernant, nous et notre planète. Gravité, océans, atmosphère, températures, vents, biologie, habitabilité, présence d’intelligence et de technologie, etc.

Pour des extraterrestres en quête d’une planète à coloniser, la Terre représente un trésor bleuté et notre présence comme une nuisance facile à exterminer.  Mais cette possible guerre des mondes nous hantera toujours puisque la vie intelligente foisonne certainement dans notre Galaxie et ailleurs dans l’Univers. Nous sommes condamnés un jour à rencontrer d’autres peuples des étoiles et à gérer au mieux la situation (en postulant que rien de tel ne se soit jamais produit).

`Oumuamua qui signifie « messager venu de loin et arrivé le premier » en langue hawaïenne semble définitivement trop atypique pour n’être qu’un astéroïde égaré. En faisant défiler le film à l’envers, on remonte vers son point d’origine qui, pour l’instant, semble être l’une des très jeunes étoiles de l’association Carina ou Colombe, située entre 163 et 277 années-lumière de la Terre. Il aurait ainsi voyagé pendant plus de 45 millions d’années avant de nous atteindre. Mais s’il s’avère être un objet artificiel, il aurait probablement beaucoup ralenti avant d’entamer son arabesque autour du Soleil. Si nous avions pu noter ce changement de régime, ça aurait été la preuve irréfutable d’une intelligence sous-jacente.

Maintenant, les astronomes possèdent une direction privilégiée où regarder puisqu’ils émettent l’hypothèse qu’un tel ejectum suggère plutôt des ejecta et que d’autres de son espèce pourraient suivre l’exemple de leur éclaireur, `Oumuamua.

Si c’était le cas, il serait important de regarder loin, question de mesurer leur vitesse. Si celle-ci varie, on saura que l’éclaireur venu de loin et arrivé en premier a attiré une troupe dotée d’intelligence à le suivre.

Il nous restera peu de temps pour choisir notre délégué mondial chargé de leur adresser nos salutations officielles ou, le cas échéant, de leur signifier notre reddition sans condition.

Illustration d’artiste et simulation vidéo : European Southern Observatory