Les statistiques de la comète de Noé

Cet article clôt cette série de quatre dont font partie: «La comète de Noé», «Survivre à la comète de Noé» et enfin «La saga de Noé».

Le système solaire regorge d’astéroïdes et de comètes. Si leur composition diffère, quelque chose cependant les réunit et c’est leur taille.

Les uns comme les autres ont subi deux types d’effets, l’agrégation et la dislocation. Tous ces corps tournent de manière ordonnée, leur vitesse de révolution autour du Soleil est semblable s’ils partagent la même orbite. Comme des automobiles avançant sur une autoroute, les collisions restent donc peu nombreuses, mais elles surviennent tout de même.

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Deux effets peuvent survenir lors de ces embrassades cosmiques. Si la vitesse relative entre les deux corps en collision est faible, ils auront tendance à s’agréger l’un à l’autre. Si au contraire leur vitesse différentielle est trop importante, le choc sera brutal et ils se disloqueront, créant une multitude de corps plus petits.

Ces deux phénomènes amènent une distribution des masses des astéroïdes et des comètes d’ordre logarithmique. Ne fuyez pas, je vais expliquer simplement ce terme mathématique. Une distribution logarithmique des masses signifie qu’il existe 100 fois plus d’astéroïdes de 1 mètre de diamètre que ceux de 10 mètres, ceux-ci étant 100 fois moins nombreux que ceux de 100 mètres et ces derniers 100 fois moins présents que ceux de 1 kilomètre et heureusement, les astéroïdes de 10 km de diamètre restent très rares, car ils sont 100 fois moins nombreux que ceux de 1 km.

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Il tombe plus de cent millions de cailloux célestes (météores) par jour dans l’atmosphère terrestre pour un total de cent à mille tonnes. La plupart ne sont heureusement que des poussières qui se consument entièrement durant leur chute. De 0,5 % à 5 % de cette masse totale atteint le sol. On parle alors de météorites à partir du moment où elles touchent terre.

La météorite de Chicxulub ayant décimé les dinosaures, tombée voilà 66 millions d’années, faisait approximativement 10 km de diamètre, ce qui ne survient en moyenne qu’une seule fois par 100 millions d’années. En revanche, une météorite d’un kilomètre de diamètre a une probabilité cent fois plus grande de nous frapper, soit une par million d’années. Lire mon récent article sur la «Comète de Noé» pour obtenir un exemple d’une telle collision survenue voilà 13000 ans.

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Tous ces chiffres restent spéculatifs, car nous ignorons combien la Terre a reçu de météorites depuis sa formation. Nous devons nous référer aux impacts visibles sur la Lune et sur les autres corps dont la croûte n’est pas érodée pour évaluer très grossièrement leur nombre. Les océans et l’érosion des sols ont fait disparaitre tous les astroblèmes de peu d’importance. Les seuls encore visibles, les plus importants ou les plus récents demeurent peu nombreux.

Au-delà des statistiques, des probabilités, la réalité peut s’avérer tout autre. Peu importe les événements du passé, rien n’interdit une comète de plus de 10 km de diamètre de nous visiter demain matin même si la dernière ne date que de 66 millions d’années.

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Heureusement, nous possédons aujourd’hui tout un réseau de surveillance nous permettant de repérer précocement les corps les plus dangereux. Si un monstre de cette dimension se rapprochait dangereusement de la Terre, nous l’aurions fort probablement déjà aperçu. Pour les cailloux de moindre importance, plusieurs d’entre eux réussissent à nous passer sous le nez. Ce fut le cas le 15 février 2013 lorsque dans la ville russe de Tcheliabinsk une météorite a fracassé nombre de vitres et fait tomber des murs de briques lors de son passage remarqué. Pourtant, son diamètre ne faisait que 15 mètres et sa masse d’environ 10000 tonnes. Mais à cause de sa grande vitesse, l’énergie dégagée correspondait à environ 30 bombes atomiques d’Hiroshima.

On peut se rendre compte de l’énorme potentiel destructeur de ces visiteurs de l’espace malgré leurs dimensions réduites. Minimiser l’impact sur la Nature et sur l’humain de la comète de Noé qui devait faire près d’un kilomètre de diamètre démontre l’incompréhension de ceux qui croient impossible un si grand rôle joué sur l’état de la planète entière.

Survivre à la comète de Noé

Cet article fait suite au précédent, La comète de Noé.

Voilà 12900 ans, nous ne sommes déjà plus au cœur de la dernière période glaciaire puisque les températures s’élèvent lentement depuis déjà 9000 ans et de manière plus marquée depuis les 2000 dernières années. Les glaciers fondent, mais cette eau douce peine à se déverser dans la mer à cause de la topologie du terrain et des bouchons de glace qui la retient. Elle forme alors d’immenses lacs de plus de mille kilomètres de diamètre. Ces vastes réservoirs, il y en a eu plusieurs situés en Amérique du Nord et les Grands Lacs actuels en sont des résidus.

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Puis survient la comète groenlandaise. L’impact engendre une onde de choc et de chaleur qui se répercute à des milliers de kilomètres. Le vague de chaleur subite fait sauter les bouchons et toute l’eau accumulée derrière ces barrages naturels trouve enfin une sortie. Le déversement d’eau est bien plus important que celui occasionné par la seule fonte du glacier groenlandais sur les lieux de l’impact. C’est littéralement une mer entière d’eau douce et froide qui dévale de nouveaux fleuves jusque dans l’océan, remontant son niveau de plusieurs mètres de manière quasi instantanée, et ce sur l’ensemble des océans de la planète puisqu’ils sont tous interconnectés.

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Pensez à un tsunami dix fois plus important que celui de l’Indonésie en 2004. Imaginez une vague qui rase tout, emporte tout, engloutit tout et qui, contrairement à un tsunami ordinaire, ne se retire jamais une fois ses méfaits effectués.

La suite de cet épisode prend un tournant personnalisé, puisque vous vivez à cette époque. Et même si vous êtes situé à bonne distance du Groenland, la comète va bouleverser de façon radicale votre vie et celle de vos proches.

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Imaginez que vous vivez comme presque tous vos semblables, sur le bord de la mer, afin de profiter de ses bienfaits, de sa nourriture abondante et du panorama. Imaginez-vous, habitant des grottes creusées à une époque reculée où la mer était plus élevée, mais dont personne n’a souvenance. Puis vous observez l’horizon alors que vous pêchez à la lance sur le bord de l’eau. Quelque chose d’inhabituel se produit là-bas au loin. La mer écume et un mur d’eau semble se lever et se rapprocher rapidement de vous.

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Même si vous ignorez de quoi il s’agit, vous criez à vos amis de déguerpir immédiatement, car votre instinct vous le dicte. Plusieurs d’entre eux ne portent même pas attention à ce que vous leur dites. D’autres prennent le temps d’observer le phénomène, mais l’absence de comparatifs à des dangers connus les laisse indifférents.

Votre instinct fonctionne différemment parce que vous n’avez jamais vraiment aimé la mer. Elle vous nourrit, mais elle est capricieuse et emporte parfois des vies innocentes, comme votre tout premier enfant. Vous attrapez votre dernier marmot qui s’amuse autour de vous et le jetez prestement sur vos épaules. Les gens vous voient déguerpir comme un lapin en se questionnant sur votre subite folie. Vous criez comme un perdu en grimpant la colline à toute vitesse, abandonnant vos agrès de pêche et vos prises du jour. Vous apercevez votre femme cueillant des fruits avec votre fille. Elles entendent vos cris de détresse sans en comprendre la signification, mais d’emblée elles ont appris à vous faire confiance. C’est votre rôle de savoir quand il faut plier bagage et sonner le départ.

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Vous vous dirigez vers le sommet de cette crête où une grotte inoccupée, car trop éloignée de la mer, pourrait offrir un refuge. Vous hésitez à vous y engouffrer, car vous seriez pris au piège advenant une montée trop importante du niveau de l’eau. Vous êtes à un doigt de penser que cette idée est totalement absurde, car elle se trouve à plusieurs dizaines de mêtres de hauteur par rapport à la côte, mais vous choisissez de contourner ce potentiel refuge afin d’atteindre le sommet de la crête, l’apex de tous les environs.

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Une fois votre famille réunie sur cette colline, vous ne pouvez qu’attendre impuissants la suite des choses. Vous leur montrez la cause de votre subite panique. Maintenant positionné en altitude, le phénomène apparait bien réel et bien plus effrayant. Il se rapproche dangereusement de la côte et le mur d’eau a décuplé de hauteur. De votre position, vous constatez que cette vague gigantesque couvre toute la largeur de l’océan visible. Vous vous époumonez en criant aux autres de fuir, mais la plupart de vos amis ne ressentent pas le danger imminent, trop occupés à traquer le poisson.

D’autres ont commencé à comprendre et ils cherchent maintenant à vous imiter, mais le mur d’eau avance trop vite et il continue à prendre de la hauteur. Il devient monstrueux et vous ne doutez plus qu’il rasera absolument tout sur son passage. Ne pouvant plus fuir ailleurs, vous espérez simplement qu’il vous épargnera.

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Puis la vague commence à s’abattre sur la côte, emportant ceux qui n’ont pas saisi l’imminence du danger, c’est-à-dire presque tout le monde. L’eau se déverse sans aucun répit et subitement vous comprenez. Ce n’est pas une vague, c’est le niveau de l’océan entier qui est en train de monter.

Les corps sont projetés et disparaissent. Les chênes centenaires, les pins vénérables sont déracinés comme de vulgaires brindilles se faisant charrier sans ménagement. Le niveau d’eau atteint presque la fameuse grotte, celle que vous avez heureusement négligée, elle sera bientôt submergée. Vous vous félicitez intérieurement, mais la partie n’est pas encore jouée. Vous observez le territoire environnant se transformer graduellement en iles, car même après le passage de la vague, l’eau ne cesse de monter derrière elle.

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Votre cerveau fonctionne à la vitesse de l’éclair depuis que vous ne pouvez plus rien faire d’autre que de penser. Il analyse les images enregistrées de l’océan, de la vague, de sa hauteur, de son élévation, de sa vitesse. Vous êtes habitué à évaluer les distances, les accélérations, les déplacements lors de vos chasses. Sans être le plus habile, vous êtes certainement le plus futé du groupe. Une tribu maintenant disparue. 

Soudainement, un éclair frappe vos pensées. Vous vous retournez vers votre femme pour la rassurer, car vous venez de comprendre que vous serez épargnés. Elle peine à vous croire, mais elle lit de la sincérité et du réel espoir dans vos yeux. Elle s’occupe de faire de même avec vos deux enfants qui demeurent pour l’instant pétrifiés devant le spectacle duquel ils ne comprennent absolument rien.

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Les arbres défilent toujours à l’horizontale en contrebas, mais l’élévation du niveau de l’océan semble effectivement s’essouffler. Les bouts de bois commencent à s’accumuler pêle-mêle sur les nouvelles rives. L’océan cesse de bouillonner pour prendre l’aspect d’un cours d’eau défilant plus calmement.

Le plus dur semble passé, cependant l’eau continue lentement de faire disparaitre la surface des iles avoisinantes. Vous insistez auprès de votre femme pour ne pas quitter tout de suite votre position. Vous savez pertinemment que le danger aime frapper deux fois, tout d’abord à l’improviste et ensuite lorsque vous le croyez terminé.

Demain, vous aurez la suite de cette histoire de laquelle vous êtes le héros. Ce texte n’est pas une fable, je le vois plutôt comme un compte-rendu historique oublié puis récupéré à travers mes brins d’ADN. Il s’impose dans ma tête comme une réalité trop probable pour n’être qu’une simple fiction.

Mort sur Mars

La NASA a rendu la nouvelle officielle. Mars est devenue une fois encore le cercueil d’un non-humain. Vous vous dites qu’ils ont peut-être vu un autre écrasement d’ovni à sa surface? Hum! Pas certain. Lisez la suite.

En 2004 atterrissaient sur la planète rouge deux robots mobiles de 185 kg aux noms prometteurs de Spirit et Opportunity. Leur mission de trois mois visait principalement à déterminer l’histoire de l’eau sur Mars. Trouver des traces de la présence ancienne de cet élément à l’état liquide permettrait de comprendre l’évolution de la planète, dont la façon et le moment où cet élément essentiel à l’apparition et au maintien de la vie aurait disparu.

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Un programme de 90 jours qui s’est vu maintes fois rallongé, car les robots continuaient de bien fonctionner, et ce malgré la dégradation de leur source d’alimentation, leurs panneaux solaires. Le vent martien charrie de fines particules de roche qui se collent et s’insinuent partout, réduisant d’autant la capacité des cellules voltaïques à transformer les photons solaires en énergie électrique.

Prévu pour parcourir une distance de 600 mètres, Spirit est tombé au combat en 2010 après avoir avalé 7,7 kilomètres durant six années de dur labeur. Jusqu’à tout récemment, Opportunity fonctionnait encore très bien et avait parcouru plus de 45 kilomètres. Mais ce qui devait arriver voilà quatorze ans est finalement survenu. Le petit robot n’a pu trouver suffisamment d’énergie pour remettre en route ses ordinateurs et ses équipements de travail.

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Durant l’hiver martien, les robots privés du soleil sont obligés de se placer en mode « sommeil » jusqu’à ce que leurs panneaux solaires viennent recharger les accumulateurs. Mais cette procédure n’est pas sans risques. Le froid abime les composantes et chaque réveil s’avère complexe et plus qu’incertain. C’est pourquoi les revers n’étaient pas censés traverser leur premier hiver malgré une conception qui n’avait pas négligé cette éventualité.

Opportunity en a traversé quatorze avant de succomber à son quinzième hiver. C’est un exploit peu commun qui démontre notre capacité de bien faire les choses lorsqu’on s’en donne sincèrement la peine. Concevoir et mettre au point des appareils de qualité en de courts laps de temps et surtout avec des budgets modestes, la NASA en a fait une vocation et avec ces deux baladeurs martiens, elle a pleinement rempli sa mission.

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Après plusieurs mois d’échecs à réanimer le robot, les opérateurs ont baissé les bras et finalement déclaré Opportunity définitivement inopérant. Il reste évidemment toutes les données recueillies qui continueront d’alimenter les scientifiques durant des décennies, mais la mission MER (Mars Exploration Rover) se termine sur un sentiment pleinement mérité d’avoir dépassé tous les espoirs en ayant fait progresser nos connaissances en planétologie de manière exceptionnelle.

Bravo à toute l’équipe de MER! À l’instar de vos deux scouts, vous méritez amplement de vous reposer enfin.

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Et si cette mort n’était qu’un très long et profond sommeil? Se pourrait-il qu’un jour, Opportunity redonne signe de vie?

Si cela devait survenir dans peu de temps, nous serions certainement surpris, étonnés, mais pas ahuris. Tandis que si le réveil s’effectuait alors que l’humanité ne possède plus la trace de cette mission passée, penserions-nous qu’un engin extraterrestre tente de communiquer avec nous?

Je souhaite qu’une telle chose survienne, ne serait-ce que pour nous déstabiliser, car l’humain n’est jamais meilleur que lorsqu’il est confronté à l’étrange.

Ceinture d’Orion

La constellation d’Orion forme un quadrangle bien connu des habitants de l’hémisphère nord. Elle est facilement repérable grâce à ses étoiles plus brillantes que la moyenne. Parmi celles-ci, Betelgeuse et Rigel se démarquent, la première pour être une digne représentante des supergéantes rouges en fin de vie et la seconde comme étant l’archétype de la supergéante bleue qui finira en supernova et fort probablement en trou noir. Dans l’Égypte ancienne, ce dessin d’étoiles représentait le dieu Osiris, la plus importante figure du panthéon égyptien.

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Cependant, je veux m’attarder aux trois étoiles centrales de ce polygone formant ce qu’on appelle la ceinture de ce chasseur céleste. Presque parfaitement alignées, ces trois supergéantes bleues se nomment Alnitak, Alnilam et Mintaka. Cet alignement n’est qu’illusion, car en regardant en trois dimensions, elles sont toutes situées dans des plans différents. Elles se situent donc à des distances différentes de nous.

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On associe souvent ces trois étoiles à des constructions mégalithiques formant au sol un une forme géométrique semblable. Les trois principales pyramides du plateau de Gizeh ainsi que celles de Teotihuacan semblent vouloir imiter ce quasi-alignement. Plusieurs se sont rués sans vergogne sur la hasardeuse hypothèse que cette fameuse ceinture serait le lieu d’origine des extraterrestres qui auraient participé à la construction de ces beautés de pierres. C’est peu probable, pour différentes raisons dont celle passablement importante que les étoiles les plus brillantes sont celles qui risquent le moins d’abriter la vie.

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De fait, ce ne sont que de gros bébés joufflus de seulement quelques millions d’années d’existence issus d’une même pouponnière d’étoiles, la grande nébuleuse d’Orion. La vie intelligente et technologique ne peut pas se développer si rapidement. D’autre part, les cataclysmiques bouffées de particules éjectées de ces monstres stellaires tuent certainement toute vie qui pourrait se trouver dans un rayon passablement grand autour d’elles.

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Alnitak se trouve à 843 années-lumière de la Terre. Elle n’est pas constituée d’une seule, mais bien de trois étoiles, dont deux tournent rapidement l’une autour de l’autre. La plus brillante possède 33 fois la masse de notre Soleil et finira certainement en trou noir dans un avenir céleste pas si lointain.

Alnilam se situe loin derrière les deux autres, mais elle semble ne posséder aucun compagnon. En revanche, elle pourrait bien abriter un grand nombre de planètes et de lunes. Son imposante masse de 136 fois celle de notre Soleil chauffe toutefois les surfaces planétaires et lunaires à des températures infernales.

La troisième étoile de la ceinture, Mintaka, s’auréole de mystères. On pense qu’elle est constituée d’au moins quatre étoiles bleues ou supergéantes bleues dont la plus massive ferait 22,5 fois la masse du Soleil. Une cinquième étoile moins massive et moins chaude ferait partie de ce système.ufovni2012-sirius-orion

Sans pouvoir l’affirmer, il est très peu probable que la vie soit apparue et ait prospéré dans cette région précise du ciel. Attribuer les dispositions des pyramides à l’origine des extraterrestres qui seraient responsables de leur construction me semble une spéculation aux probabilités frôlant la nullité.

Oui, ces étoiles nous apparaissent exceptionnelles vu de la Terre, mais pour évoluer la vie n’en demande pas tant. Bien au contraire, elle préfère la quiétude, les étoiles beaucoup plus petites et relativement froides, les banlieues retirées, et surtout du temps, énormément de temps. Ces conditions particulières ne se retrouvent pas dans la ceinture d’Orion.

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En prenant pour acquis, ce qui est loin d’être prouvé, que les pyramides imitent le schéma des étoiles de la ceinture d’Orion, il faut chercher la raison véritable ailleurs que dans le lieu d’origine des extraterrestres bâtisseurs.

Que les anciens peuples aient simplement associé les étoiles de cette constellation à un de leurs dieux est, à mon avis, bien suffisant. Chez les Égyptiens, le culte d’Osiris est si ancien qu’il pourrait remonter à la première dynastie pharaonique. Qu’on ait voulu lui donner une des meilleures places dans le ciel me semble très logique sans devoir chercher d’autres raisons.

Que les grands bâtisseurs aient ensuite imité sur Terre la position des étoiles de cette constellation est de faire honneur à leur dieu le plus important. Toutes nos églises, cathédrales, oratoires, basiliques, etc. témoignent du même engouement religieux.

 

Les foudres de Gaïa

Je n’en demandais pas tant ! Dans mon article d’hier, je demandais à la Terre de me faire un signe en m’envoyant un léger séisme. Puis, survinrent vingt-quatre séismes de magnitude plus élevée que 5,0 qui ont subitement frappé la Nouvelle-Calédonie en moins de six heures. Bon, vous direz que ce pays est aux antipodes du Québec et vous avez parfaitement raison. Mais puisque le Québec ne peut pas vraiment trembler pour la peine, je considère cette pétarade impromptue comme m’étant destinée.

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Ouais, vous aimeriez me croire, mais ça vous parait passablement impossible ! Je comprends votre scepticisme, et même je voudrais le partager, mais les faits me laissent croire que la Terre m’a effectivement envoyé le signe que j’espérais recevoir d’elle. Allez lire mon article d’hier et je vous attends.

Je vous parais prétentieux, c’est pas grave, un Corbot a l’habitude des mauvaises réputations. Un caractère négatif de plus ne peut peser bien lourd dans l’ensemble de la balance. En bonus, ma réputation d’oiseau de malheur croît davantage, car si je peux faire générer 24 séismes simplement en demandant à la Terre de me faire un petit signe. Que puis-je engendrer si j’osais lui demander quelque chose de vraiment important ?

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Et dans l’état où je suis actuellement par rapport aux exactions des humains, un état de colère assez prononcé, je devrais me redouter, et vous, plus encore. D’autre part, je pourrais utiliser ce pouvoir pour demander à la Terre d’engloutir suffisamment d’humains pour que le peu qui resterait finisse enfin par comprendre qu’ils ne peuvent continuer à se foutre de notre planète.

Cependant, le plus grand pouvoir est celui qu’on s’abstient d’exercer — dixit un gourou célèbre. Je suis donc porté à me retenir malgré l’envie folle de voir engloutis tous les oligarques et les technocrates à leur solde dans un raz-de-marée planétaire.

Je sais pertinemment qu’il y aurait des tas de victimes collatérales parmi le bon peuple soumis. Je ne suis pas parfait, et ce malgré tous mes efforts consentis pour y parvenir. Quant à moi, sachant voler, je pourrai éviter les éboulis, les crevasses, les affaissements, les tsunamis, les déferlantes et les débris en planant au-dessus de vos têtes durant les épisodes où les catastrophes vous anéantiront.

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Je vous inviterais bien au Québec, mais notre cher PM vient de diminuer de 20 % les quotas à l’immigration. Alors si vous n’êtes pas un de ses amis personnels, vous n’avez aucune chance de vous réfugier ici avant que ne s’abattent ailleurs les pires cataclysmes.

À votre place, je me dépêcherais de venir au Québec même sous un prétexte parce que ma patience commence à atteindre sa limite et j’ignore encore combien de temps je vais pouvoir me retenir de demander à la Terre de procéder au Grand Décrassage. Vous pourriez en profiter pour partir à ma recherche, si vous parvenez à me dénicher, je vous offrirai un verre d’un excellent alcool québécois, un gin Ungava par exemple. Ça vous ferait peut-être voir LeCorbot sous un jour plus sympathique !

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Meunon ! Vous savez bien ! Il y a longtemps que je n’aspire plus à entendre cette épithète me concernant. Heureusement, sinon j’hésiterais peut-être à vouloir déclencher les foudres de Gaïa.

Peuples galactiques

En raison de l’exploration de notre seul système solaire, nous savons que les exoplanètes telluriques ne sont pas toutes susceptibles d’abriter la vie. Tout d’abord, les planètes doivent se retrouver dans l’anneau d’habitabilité, là où la température de l’eau à la surface peut se maintenir autour des 25 °C.

Il existe aussi une question de gravité. Une planète trop petite et trop peu dense ne pourra pas retenir son atmosphère et sans elle, l’eau s’évapore. De plus, les rayons cosmiques et stellaires bombardent sa surface, la rendant carrément stérile.

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Mais une planète trop grosse possède d’autres désavantages qui se rapportent à sa vitesse de libération ou, autrement dit, sa vitesse d’échappement. Cela correspond à la vitesse d’un véhicule spatial se libérant de l’attraction gravitationnelle de son astre. Cette vitesse dépend de la masse et du rayon de la planète.

La Terre possède une vitesse de libération d’environ 40 000 km/h. Pour une densité comparable à celle de la Terre, mais d’un rayon deux fois plus important, la vitesse de libération double également. Si l’exoplanète possède une plus forte densité, soit un rapport plus important de sa masse sur son volume, sa vitesse de libération augmentera d’autant.

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Pour atteindre la vitesse de libération, cela exige de consommer du carburant. Plus cette vitesse est importante, plus le carburant à embarquer à bord de la fusée doit être important. Le problème est qu’avec du poids supplémentaire, ça prend encore plus de carburant et la fusée pèsera encore plus lourd.

Ce cercle vicieux occasionne qu’avec une propulsion chimique, il existe une limite de vitesse de libération au-delà de laquelle, il devient impossible de lancer une fusée dans l’espace.

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Cela signifie que les peuples extraterrestres ne sont pas tous en mesure de visiter l’espace. Certains restent prisonniers de leur planète jusqu’à ce qu’ils puissent bénéficier d’une propulsion beaucoup plus efficace que les réactions chimiques.

On pourrait penser à des réactions nucléaires ou de la production d’énergie grâce à l’interaction matière-antimatière. Toutefois, le temps permettant de contrôler ces énergies plus exotiques empêcherait ces peuples d’envoyer des satellites et des sondes en orbite comme les humains le font depuis soixante ans uniquement grâce à des réactions chimiques bien ordinaires.

La planète Mars fait partie de celles ayant des dimensions trop petites pour préserver leur atmosphère. Dans l’autre extrême, les superterres actuellement connues risquent de piéger leurs habitants à leur surface tellement la vitesse de libération risque d’être trop importante.

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Le graphique montre les masses des exoplanètes connues par rapport à leur distance à leur étoile, le tout par rapport à la masse et à la distance de la Terre au Soleil. Les points bleus représentent les planètes de notre système solaire. Les points rouges, les exoplanètes connues à ce jour. Comme on peut le constater, la Terre, sa sœur Vénus et Mars semblent des exceptions dans la Galaxie, mais c’est seulement parce que détecter des planètes leur ressemblant s’avère bien plus difficile que de trouver des géantes gazeuses comme Jupiter ou Saturne. Nos moyens se raffinant et nos instruments scientifiques gagnant en précision et en acuité, bientôt les points rouges inonderont la région de ce graphique où les planètes rocheuses de notre système solaire se situent.

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Nous pouvons néanmoins nous féliciter de vivre sur une Terre suffisamment grosse pour retenir son atmosphère et ses océans sans toutefois souffrir d’embonpoint, une Terre au cœur de la zone habitable du Soleil, une Terre permettant aux fusées à propulsion chimique de lancer des satellites et des sondes partout dans son système solaire, une Terre à la mesure de notre curiosité et de nos ambitions présentes.

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Lorsque nous maitriserons d’autres types de propulsions beaucoup plus efficaces, nous aurons déjà plus d’un siècle d’expérience spatiale, d’envois de télescopes scrutateurs, de robots fouineurs, de sondes détectrices et d’humains déterminés. Nous serons prêts à entamer une nouvelle phase de notre parcours spatial, devenir un peuple galactique.

 

 

Un transport, ça urge !

En ces temps de réchauffements climatiques avérés et en forte hausse, voter pour un parti qui se désintéresse totalement du sujet confirme que nous ne croyons plus en notre avenir et que seul compte le fait de vivre le reste de nos jours en consentant les moindres efforts dans l’espoir ridicule de ne rien changer à notre mode de vie décadent et annihilateur.

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Les dérèglements de la mécanique climatique n’ont rien d’une sorte de grippe. Ça ne passera pas avec un peu de patience et un sac en papier sur la tête. Mais ça, même si on fait semblant du contraire, on le sait pertinemment.

Le plus étonnant, c’est la question de l’héritage. On dit vouloir le mieux pour notre progéniture alors qu’on lui lègue sans aucune gêne une planète décrépite, aux comportements de plus en plus violents, imprévisibles et destructeurs. C’est tout de même représentatif de nos valeurs morales, dont au tout premier rang, un égoïsme absolu, y compris face et à l’encontre de nos propres enfants !

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Prenez-vous conscience comme moi de cet épouvantable constat de la nature humaine ?Et on devrait garder confiance que l’humain va s’en sortir ? Les arrogants qui rejettent toutes conséquences majeures de leurs actes sur la planète représentent les plus grandioses rêveurs et utopistes alors qu’ils utilisent ces mêmes termes pour qualifier ceux qui veulent changer les choses. Étrange ? Pas vraiment. Ce phénomène se nomme de la transposition.

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Toutefois, il serait injuste de leur remettre tous les torts. Ils ne sont pas les seuls responsables puisque nous acceptons docilement nous aussi de ne rien changer.

Cette bête sauvage qualifiée injustement de sapiens ment comme elle respire y compris à elle-même, ce qui constitue à mon avis un défaut à l’origine de bien d’autres.

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J’attends toujours avec impatience le passage du prochain vaisseau en direction de ma planète d’origine. Je commence vraiment à en avoir ma claque de cet endroit, et ce malgré les jolis paysages disséminés un peu partout sur cette boule, de toute façon, en décrépitude. Il y a plus important à faire et je n’ai plus aucune utilité parmi ces indigènes indigestes. J’accepterais aussi un travail bénévole comme agent de bord. Ah et puis tant pis! Foutez-moi dans une soute à bagages si ça vous chante, mais faites quelque chose!

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Bah! Gang! Ne vous inquiétez pas. Je compte bien continuer de vous écrire, question de recevoir vos commentaires sur la façon dont vous vous débrouillez avec les catastrophes et cataclysmes. Vous ne m’en voudrez pas si je ne parais pas étonné de vos déboires avec la Nature et avec vos semblables lorsque vous vous entretuerez pour survivre. Et même si vous détestez l’entendre, je vous abreuverai sans vergogne de centaines de «je vous l’avais bien dit».

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La Nasa lance aujourd’hui dans l’espace un nouveau télescope chasseur d’exoplanètes. Du nom de Tess, le dernier-né de la Nasa va s’en prendre aux étoiles les plus proches de nous pour tenter de leur arracher leurs secrets. Ont-elles des planètes en orbite?

L’acronyme signifie Transiting Exoplanet Survey Satellite. Tess surveillera donc la baisse de luminosité produite lorsqu’une planète passe devant son étoile, une mini éclipse, en fait. Puisque dans la plupart des systèmes stellaires, les planètes orbitent dans le même plan, en découvrir une signifie la possibilité d’en découvrir plusieurs, dont celles résidant dans la zone habitable.

Contrairement à l’autre télescope dédié à cette tâche, le vieillisssant Kepler, Tess cherchera dans l’ensemble du ciel, mais visera principalement les étoiles les plus proches et de préférence les naines rouges. L’objectif avéré est de déceler de la vie extraterrestre et pour ce faire, les naines rouges, contrairement aux naines jaunes comme notre Soleil, sont stables beaucoup plus longtemps. Les spécialistes croient que cette stabilité accroit les chances de faire naitre et évoluer la vie jusqu’au stade de l’intelligence telle qu’on la connait.

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Une fois les exoplanètes détectées, Tess passera le flambeau à d’autres télescopes pour affiner les données. Le futur télescope spatial James Webb sera l’un de ceux qui poursuivra cette mission.

Ainsi, Tess cherche des planètes habitables et habitées dans notre voisinage immédiat. Ce qui suivra sera, bien entendu, l’envoi de sondes inhabitées. Mais d’ici là, il faudra améliorer nos systèmes de propulsion. Les réactions chimiques ont atteint leur maximum. Il faut équiper nos fusées de moteurs bien plus performants. Le moteur à plasma commence à donner des résultats intéressants. Sera-t-il suffisamment fiable pour bientôt embarquer des sondes à bord de fusées munies de tels moteurs? Une épopée à suivre.

Photos : Nasa

Nibiru existerait vraiment

Planète X, 9, Nibiru, peu importe le nom qu’on lui donne, il semblerait qu’il existe bel et bien dans notre système solaire une autre planète que celles déjà connues.

Et ce n’est pas un délire de conspirationniste. Ce sont deux astronomes très sérieux du Caltech qui font cette constatation à partir du comportement, inexplicable autrement, de certains corps célestes transneptuniens comme la planète naine Sedna. Et ces astronomes ne sont pas les seuls à y croire puisque plusieurs scientifiques avant eux ont ouvert la voie vers cette hypothèse non dénuée de fondements.

Les astronomes du Caltech ont commencé à calculer ses paramètres, sa masse, ses dimensions, sa constitution, sa période de révolution, son inclinaison par rapport à l’écliptique, son orbite ainsi que sa position actuelle. Toutefois, les marges d’erreur sont très importantes dans l’état actuel des choses.

D’une masse comprise entre 5 et 20 fois celle de la Terre, elle ferait le tour du Soleil entre 10000 à 20000 ans et ressemblerait plus à la planète Neptune ou à Uranus qu’à la Terre. Elle serait actuellement à son aphélie, soit à sa plus grande distance de notre étoile. Voilà une des raisons pourquoi elle n’a pas encore été découverte, car elle est très loin, très sombre et se déplace très lentement. Difficile ou impossible de l’observer directement avec nos télescopes actuels. Toutefois, une nouvelle génération de télescopes géants est en construction et verra bientôt le jour. Alors nous aurons peut-être la possibilité de lui tirer le portrait pour la première fois.

Entre temps, les calculs s’affinent et nous saurons probablement dans quelle direction regarder pour la découvrir. En ce moment, les astronomes pensent qu’elle pourrait se situer actuellement dans la constellation d’Orion, de la Baleine ou du Taureau. Ça couvre une méchante grande partie de notre ciel.

Toutefois, tous ceux qui crient que Nibiru va bientôt entrer en collision avec la Terre, qu’on la voit même en plein jour ou qu’on la voit dans le ciel aussi grosse qu’un pamplemousse tenu à bout de bras, ce ne sont que des stupidités d’ignares. Malheureusement, la future confirmation de l’existence de cette planète va enflammer le web sur lequel seront multipliées toutes les âneries possibles et impossibles.

Si la période de révolution de cette neuvième planète est si importante, la Terre et elle se sont toutefois rapprochées beaucoup plus qu’une seule fois sans jamais se percuter. Sans pouvoir l’affirmer avec certitude, il est raisonnable de penser que dans 5000 à 10000 ans, lorsqu’elle reviendra au plus près du Soleil, plus près étant relatif, à son périhélie, la Terre et Nibiru resteront à très grande distance l’une de l’autre.

C’est toutefois un dossier à suivre avec grand intérêt même si notre vie n’en dépend pas.

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Les Petits-Gris — 5 — Œil pour œil

Il est intéressant de s’attarder sur la description des yeux des Petits-Gris qu’en ont faite les témoins prétendant les avoir vus ou entrevus. Ils seraient beaucoup plus grands que les nôtres et entièrement noirs. La forme, parfois en amande, parfois en goutte, parfois ronde, parfois oblique, cet élément ne semble pas faire consensus. On peut cependant tirer certaines conclusions des deux premiers critères, leur grosseur et leur couleur.

L’humain possède des yeux d’environ 7 cm3 pour un volume moyen de 0,07 m3, le rapport est donc d’environ un dix millième. On ne voit évidemment qu’une partie de notre globe oculaire dont le reste disparait sous les paupières. En considérant que ceux des Petits-Gris sont également sphériques, il est évident que le rapport des volumes entre celui d’un œil et du corps entier dépasse largement le nôtre.

Sur Terre, la souris possède le rapport le plus élevé des mammifères et l’éléphant a le plus faible. J’exclus les baleines qui passent le plus clair de leur temps les yeux immergés dans un liquide. Le globe oculaire chez l’humain triple de volume entre la naissance et l’âge adulte. C’est très peu par rapport à celui de l’ensemble de son corps qui, lui, est multiplié par vingt.

Les Petits-Gris auraient un rapport de volume se situant plus près de celui des lémuriens que du nôtre. Ce faisant, sur leur planète d’origine, ils ont besoin d’une plus grande quantité de lumière pour percevoir les détails adéquatement. La luminosité diurne est donc plus faible que celle sur Terre. S’il existe plusieurs raisons possibles à cette différence notable, les plus probables sont que les Petits-Gris soient troglodytes ou, encore plus simplement, que la luminosité naturelle de leur étoile est beaucoup plus faible que celle émise par notre Soleil.

En utilisant le principe du rasoir d’Occam qui stipule que la plus simple cause est souvent la vraie, leur lumière ambiante serait donc passablement plus faible qu’ici sur Terre. À cet effet, deux causes sont possibles, leur planète est plus éloignée de leur étoile ou leur étoile brille plus faiblement. On peut également mixer l’une avec l’autre dans des proportions variées. Toutefois, si leur soleil brille plus faiblement que le nôtre, il s’avèrerait être une naine rouge plutôt qu’une naine jaune comme le Soleil.

Cette différence importe beaucoup, car les naines rouges ont une espérance de vie beaucoup plus longue que les naines jaunes. Ainsi, leur planète aurait bénéficié de plus de temps pour faire apparaitre et prospérer une civilisation très évoluée à partir d’une vie unicellulaire. Ainsi, la grandeur de leurs yeux est compatible avec leur degré d’évolution élevé acquis sur une planète épargnée des fréquentes sautes d’humeur d’une étoile jeune, jaune ou blanche.

La couleur noire de leurs globes oculaires, par contre, pose problème. Ici sur Terre, les peuples vivant depuis toujours aux latitudes équatoriales plus ensoleillées ont des iris foncés et ceux ayant vécu aux latitudes où le soleil se fait plus discret ont vu leurs iris pâlir. Mais la couleur noire uniforme de la partie visible des yeux des Petits-Gris s’explique peut-être autrement.

Si leurs yeux sont habitués à un ensoleillement beaucoup plus faible que sur Terre, ils ont donc besoin d’une bonne protection lorsqu’ils se promènent ici à l’air libre. Ce qu’on voit ne serait pas la surface de leurs yeux, mais celle de leur écran protecteur. Et puisqu’ils ne possèdent pas d’arête nasale ni de pavillons d’oreille dignes de ce nom pour tenir des montures de lunettes, ils n’ont d’autre choix que de porter des lentilles cornéennes foncées s’ils veulent s’affranchir du port d’un casque avec visière.

Dans le troisième article consacré aux Petits-Gris, je citais un élément récurrent rapporté par des personnes abductées ayant séjourné un certain temps sur leur vaisseau. Des spécimens paraissent beaucoup plus grands que ceux se promenant en surface. J’écrivais que ce détail pouvait avoir son importance et dans le quatrième article je démontrais la pertinence du déploiement d’androïdes ou de clones pour des questions évidentes de sécurité envers les vrais Petits-Gris scientifiques voulant nous étudier. Ainsi, les dimensions de leurs androïdes ou clones auraient pu être adaptées pour nous éviter des craintes inutiles. Si les Petits-Gris originaux sont plutôt de Grand-Gris, la logique relative à la force gravitationnelle de leur planète d’origine qui serait plus faible que sur Terre est alors respectée.

Dans le dernier article leur étant consacré, je spéculerai sur les origines des Petits-Gris.

Photo : tripadvisor 

 

Nibiru, une (autre) fin du monde annoncée !

On a eu la paix durant presque cinq ans et ça recommence ! Une nouvelle fin du monde a fait son apparition. Et j’en serais offusqué ? Je viens tout de même de publier un livre comptant trente textes qui racontent des fins du monde, c’est pas rien ! Scénarios de fins du monde-1 (SFM-1), en vente ici. Donc, oui, moi, un gars qui s’y connait en fins du monde, je serais exacerbé par une nouvelle annonce en la matière ? Serait-ce de la jalousie ? Explique ça à ta psy mon Mathis !

J’aime bien ma psy, mais elle ignore tout de la mécanique céleste et vous verrez qu’elle n’est pas la seule de son espèce. Je vais plutôt vous faire part de mes raisons ici et maintenant. Ce n’est pas l’annonce d’une nouvelle catastrophe planétaire qui fait repousser mes amygdales. Non, c’est la cause. Ah, et puis non, ce n’est pas vraiment la cause, c’est la façon dont les apôtres de cette hypothétique prochaine catastrophe s’y prennent pour nous l’enfoncer de travers dans le culot. Oui, car grâce à une poignée de gentils internautes ayant la meilleure acuité visuelle de l’Univers, nous pourrons nous préparer sereinement à crever dans d’horribles souffrances durant le mois d’octobre prochain lorsque la planète Nibiru viendra nous percuter ou jouer aux quilles dans notre banlieue cosmique immédiate. Et si personne n’en parle, à part eux bien sûr, c’est qu’il y a un mur du silence érigé par les riches qui, évidemment, se sauveront (bande de lâches) pour nous laisser négocier seuls avec l’Enfer de Dante ou son successeur.

Si vous n’en avez pas encore entendu parler, le prochain SFM mettrait en vedette la planète Nibiru. Oui, la supposée planète X maintenant reléguée au rang IX puisque Pluton n’est plus classée dans cette catégorie d’objets spatiaux. Y a de quoi en perdre des bouts. Le bordel est pris dans la ménagerie cosmique. Le temps est donc idéal pour certains internonotes de reprendre à leur compte de vieilles légendes pour les faire macérer en sauce deumildisset.

Le plus drôle, ou le plus triste, selon notre humeur ou notre empathie pour les désœuvrés, c’est de voir la façon dont ils mêlent planète, étoile, lune, comète et même galaxie. Vénus devient Nibiru. Le Soleil devient Nibiru. La Lune devient Nibiru. Quand ce n’est pas Andromède, Jupiter ou un lampadaire. Nibiru est censée être maintenant visible à l’œil nu puisque eux la voient très bien, mais aucun astronome ne peut le confirmer malgré leurs compétences et les centaines de télescopes terrestres et spatiaux. De grâce, cessez de fumer vos poils de barbe ! Nibiru n’est qu’une monumentale façon d’attirer notre attention et certaines sommes d’argent associées, une fois encore.

Et pourtant, il existe malgré tout une partie sérieuse à cette histoire, ce sont les légendes. Il ne faut jamais oublier qu’elles sont la mémoire de la préhistoire. Lorsque l’humain a su enfin écrire, il les a consignées sur différents médias, dont l’argile, la pierre, le vélin, le papyrus, etc. Mais avant, lors de la préhistoire, les légendes se sont transmises de bouche à oreille durant des millénaires. Il faut donc les respecter et surtout éviter de s’en moquer.

Dans l’astrologie et le panthéon babyloniens, Nibiru pourrait représenter autre chose qu’un simple dieu. Les dieux des légendes seraient aussi des astres et Nibiru une planète. Une planète ayant un aphélie plus grand que celui de Pluton, qui viendrait frôler le Soleil une fois seulement tous les 3 600 ans, plus ou moins. D’autres parlent de vingt-mille ans. Normal de tergiverser sur ce chiffre pour une planète inconnue.

À cette occasion, elle mènerait le bordel dans la ceinture d’astéroïdes et la ceinture de Kuiper, faisant décrocher de leur orbite des cailloux gros comme des montagnes qui viendraient s’écraser ici ou ailleurs. Ce scénario est parfaitement plausible et certains astronomes envisagent de plus en plus sérieusement cette éventualité pour expliquer des phénomènes inexpliqués et difficilement explicables par la mécanique céleste actuelle. Mais bon, oubliez octobre 2017 comme date de la fin du monde. Si Nibiru est bien réelle, elle se situerait présentement au-delà de Pluton et n’arriverait en ville que dans quelques millénaires. Nous ne l’avons pas encore détectée et elle ne viendra pas nous tomber sur le crâne en sortant de nulle part du jour au lendemain. Nous ne la verrons pas de la grosseur du Soleil un jour, pour être ensuite invisible le lendemain, puis de nouveau grosse comme la Lune le surlendemain pour réapparaitre au gré des éclairs de génie des conspirationnistes qui sont les seuls à être capables de la voir partout, toujours et surtout à l’œil nu.

Ainsi, je dis à tous ces Nibiruphiles, peut-être avez-vous raison lorsque vous conjecturez l’existence d’une planète encore inconnue, mais de grâce cessez d’apporter la preuve de sa présence par des explications totalement farfelues. Vous offensez nos aïeux, vous discréditez votre hypothèse et la seule preuve sérieuse que vous apportez est celle de l’ampleur de votre ignorance. Et tant qu’à aimer entendre parler de fins du monde, allez lire les miennes. Ce sont peut-être des histoires inventées pour la plupart, mais elles sont bien plus divertissantes et pour le même prix, elles font même réfléchir. Car les fins du monde, c’est comme les armes à feu, c’est trop sérieux et surtout trop dangereux pour les laisser entre les mains de n’importe quel Ostrogoth.

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