La réalité des rêves

La crise sanitaire nous a enlevé sinon l’envie du moins l’opportunité de visiter des villes dans d’autres pays. Dans mon cas, depuis plusieurs années déjà, pour des raisons personnelles relatives au réchauffement de la planète, j’ai décidé de ne plus prendre l’avion, donc cet empêchement ne m’atteint pas vraiment. Pourtant, mon inconscient n’est peut-être pas du même avis, car depuis quelques jours, je visite des villes de par le monde… en rêves. Des endroits jamais visités auparavant.

L’autre nuit ce fut Toulouse, ensuite Nantes et puis Paris, en fait pas tout Paris, seulement le siège social des dictionnaires Le Robert et dans un amphithéâtre quelconque.Ouais, bon, je vis au Québec et j’ai été un peu partout en Europe, mais pas dans ces villes françaises, pas même Paris.

L’idée que je me fais de ces endroits m’appartient. Cependant, le réalisme de mes images mentales me fait étrangement frissonner tellement je me sens véritablement investi dans ces lieux. Rues, bâtiments, automobiles, gens, météo, tout semble si vrai que je pourrais me demander si je ne voyage pas véritablement entre Montréal et la France entre 1 h et 5 h.

J’ai été bien des années à ne pas rêver, je dormais trop peu d’heures par nuit pour me rappeler mes balades nocturnes. Maintenant je redécouvre les plaisirs de ces virées partiellement incontrôlées même si j’éprouve toujours de la difficulté à m’en souvenir si je ne les enracine pas dès mon réveil.

À cause de leurs réalismes, j’en viens parfois à croire que nos rêves seraient de vrais voyages dans des mondes parallèles, dans des dimensions véritables, mais cependant repliées au fond de notre cerveau. Saurons-nous un jour la vérité sur nos songes ?

Quelles sont vos hypothèses sur nos mirages cérébraux ?

L’ile de la Réunion, point chaud

Rassurez-vous, lorsque je parle de point chaud à l’ile de la Réunion, il n’est pas question d’une situation politique explosive ou qu’il y fait froid.

Cette ile est le siège du piton de la Fournaise, un volcan dit de point chaud. Ce type de volcanisme est particulier puisqu’il agit comme une sorte de chalumeau à partir du manteau terrestre. Il a transpercé la croûte terrestre et déverse sa lave en effusions lentes, mais relativement régulières.

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Ce volcan est du même type que le fameux Kilauea à Hawaï et l’un des plus actifs de la planète. Il aurait formé les trapps du Deccan que je décrivais dans un récent article. On le croyait âgé d’environ 66 millions d’années justement à cause de la formation des trapps indiens. En fait, il serait beaucoup plus vieux. De récentes études suggèrent que sa formation remonte aux premiers âges de la Terre, à l’Hadéen, éon commençant aux origines de notre planète voilà 4,6 milliards d’années.

Ce panache de magma primitif ne se serait jamais mélangé au reste du manteau terrestre et perdurerait depuis tout ce temps, faisant de la lave s’écoulant en surface un témoin extraordinaire de la matière originelle de notre bonne vieille Terre.