La Covid pour le Corvidé

Ouais, j’ai attrapé la saleté un peu avant les Fêtes.

Pilgrims' Road

J’ai annulé toutes mes sorties pour réfugier ma misérable carcasse entre l’édredon et les poussées de fièvre, entre la salle de bain et les courbatures, entre les bouteilles d’eau et les étourdissements.

En plus du virus chinois, je suis à peu près certain d’avoir simultanément chopé la grippe H1N1, la grippe saisonnière, parce que je tarde à me remettre sur pied. Je me sens toujours comme au lendemain d’une cuite au mauvais whisky, les pieds ne touchant pas tout à fait le sol, comme si je marchais sur un matelas pneumatique à demi gonflé. L’autre extrémité de mon anatomie n’a pas plus la forme, le cerveau comprimé entre les mâchoires d’un étau rouillé et celles d’un bad trip à l’acide. J’ai l’énergie d’un escargot sur les antidépresseurs.

Durant ma vie, j’ai dû affronter quelques situations difficiles qui m’ont demandé de faire plus d’efforts qu’un homme ordinaire n’est censé faire. Je connais ce sentiment d’être rendu au bout du rouleau et ce foutu virus semble vouloir me faire revivre ces tristes moments.

Je tente de me rassurer en pensant à ma première expérience avec la bête il y a de cela deux ans. Les symptômes s’étaient dissipés plutôt bien, me laissant pour seul relent une anosmie temporaire. Je détestais cette pathologie autant que j’aimais le scotch qui ne me procurait plus aucun plaisir. Mon odorat a graduellement repris ses fonctions avec une sensibilité exacerbée pour la cannelle durant la transition.

Cette fois-ci, mon nez se porte relativement bien. Il en va autrement de mon état général qui tarde à reprendre son service normal. Si j’étais une ligne de métro, je dirais que plusieurs rames ont dû être retranchées, amenant de la congestion et des retards généralisés. Après une seule boucle, les wagons doivent être dérivés sur la voie de desserte pour effectuer un entretien supplémentaire forcé.

Justement, en écrivant ces lignes, l’électricité a décidé de m’imiter en tombant elle aussi en panne, probablement causée par la tempête de neige qui dépose une quantité non négligeable de merde blanche. Je pense à devoir déneiger mon véhicule emmuré par les chasse-neiges. Vous pouvez vous imaginer, cette expectative ne me réjouit aucunement.

Vivre un épisode de Covid au Québec en hiver, ce n’est pas vraiment top. C’est là où je repense à cette offre de jeunesse qui consistait à m’installer en Martinique en compagnie d’une charmante jeune femme d’affaires. La seule condition consistait à devenir son « obligé » sexuel.

Tant qu’à devenir un jour à la merci d’une petite bête, j’aurais dû accepter son offre plutôt que de me retrouver « Covidé ». La preuve qu’étant jeune, on choisit souvent très mal son avenir.

Techniques commerciales répréhensibles

On le sait tous, depuis la pandémie, les prix à la consommation ont explosé.

Bach – Prélude et fugue

Certaines hausses peuvent s’expliquer, tandis que d’autres s’inscrivent clairement dans un plan bien orchestré pour gonfler les profits au détriment des consommateurs les plus vulnérables. Et quoi de plus essentiel dans la vie que la nourriture ?

Dans l’alimentation, on a droit à la réduflation. Au lieu d’augmenter les prix, une technique qui demeure  facilement détectable, on diminue les quantités sans nécessairement modifier les dimensions des emballages. Maintenant, si j’achète deux boites contenant chacune cinq barres de céréales, au lieu autrefois de six, les dix unités rentrent aisément dans une seule d’entre elles. Essayez-le, vous verrez.

Une autre technique largement utilisée est celle de l’ascenseur. Durant une semaine ou deux, on gonfle les prix de certains articles pour ensuite inventer de faux rabais en affichant les prix précédents et en les comparant avec les prix gonflés. Plus ces prix ont été artificiellement haussés et plus les économies semblent importantes. La majorité des consommateurs n’y voient que du feu, puisque les articles les plus en solde disparaissent rapidement des tablettes.

On a également droit au mensonge éhonté. Encore plus facile à mettre en place que l’ascenseur, les marchands indiquent simplement que certains articles sont à prix réduit alors qu’il n’en est rien. Ne pouvant afficher l’ancien prix puisqu’il n’a pas changé, ils se contentent tout bonnement d’ajouter un carton marqué « spécial », « prix réduit » ou « baisse de prix », mais ce n’est que de la poudre aux yeux.

L’autre technique bien connue est la disette, celle des soldes menant à des tablettes vides que les épiciers remplissent les semaines suivantes avec les mêmes articles, mais cette fois-ci, à prix réguliers et en quantité astronomiques. Combien de consommateurs se prévaudront de leur droit à obtenir un coupon rabais ? Très peu, compte tenu du temps passé à courir après les gérants qui subitement deviennent injoignables. Ces derniers se défendent en prétextant que les consommateurs ont été trop nombreux à dégarnir les tablettes. Mais si un spécial est censé durer une semaine, les commerçants doivent posséder des quantités conséquentes, alors qu’ils tombent facilement et fréquemment en rupture de stock dès la première journée.

Récemment, le gouvernement a menacé les épiciers de les obliger à réduire leur marge de profits qui est simplement devenue indécente. Mais au lieu de se conformer à cette demande, ils utilisent un florilège de stratagèmes pour passer outre sans se faire taper sur les doigts.

Ils font même courir la rumeur que plus de 50 % des articles vendus sont soldés. J’ai entendu des journalistes « sérieux » relayer cette fausse nouvelle. Pourtant, plus ce pourcentage parait élevé et plus il doit devenir suspect. C’est impossible qu’un commerçant solde 50 % de ses articles courants, et ce à moins de fortement gonfler les prix de l’autre 50 %. Leurs riches amis risqueraient de leur faire des reproches. Mais ils n’ont pas besoin d’en arriver là s’ils s’adonnent à diminuer les quantités, à fausser les prix des articles apparemment soldés ou à simplement les rendre indisponibles.

Depuis l’invention de l’argent, la cupidité a toujours existé puisqu’il est possible d’engranger plus que nécessaire sans perdre ses possessions. Les chasseurs-cueilleurs n’avaient que faire de plus de réserves qui inévitablement finissaient par pourrir. Gaspiller consistait à emprunter aux prochaines saisons des ressources essentielles. Vue sous cet angle, toute réserve en surnombre menaçait ensuite la survie de l’espèce. Il existait un frein naturel à la surconsommation, ce que l’humanité a perdu depuis le travail rémunéré en argent qu’on peut accumuler sans trop risquer de le perdre.

Mais cette cupidité devient indécente et immorale lorsqu’elle empêche la population la moins bien nantie de se nourrir décemment à un coût acceptable. Nous vivons dans des pays où l’abondance existe, mais elle est devenue inaccessible à une tranche de la population de plus en plus importante, et ce, évidemment, au profit grandissant d’une très petite minorité d’individus à l’appétit inassouvissable et au pouvoir incontrôlable puisqu’ils possèdent déjà tout, y compris le peuple, y compris ses dirigeants.

La vérité est-elle bonne pour tous ?

Dans mon précédent article traitant de la fatigue, je concluais sur le principe que la vérité m’a aidé à tracer mon chemin parmi mes difficultés et que me la cacher n’aurait pu que me perdre et retarder mon processus de guérison. Mais est-ce le cas pour tout le monde ?

Sombre piège

À mon avis, la vérité est bonne pour tous. On est porté à cacher la vérité auprès d’une personne qu’on considère comme étant une sorte d’enfant, vulnérable, une personne à protéger, quitte à lui mentir, un moindre mal, pense-t-on. Mais que se cache-t-il sous cette belle excuse ?

Malheureusement, mentir, même à un enfant, n’est pas la solution. C’est une marque de faiblesse de l’adulte qui préfère mentir, une solution simple, plutôt que de trouver une façon élégante et adéquate de lui dire la vérité.

Élever un enfant dans le mensonge fera inévitablement de lui un menteur. Alors, la prochaine fois que vous hésiterez en pensant protéger votre progéniture en lui cachant la vérité, sachez que vous lui donnez le parfait exemple de ce que vous ne voulez pas qu’il devienne plus tard.

Oui, la vérité est bonne pour tous, seules les façons de la dire ne sont pas toujours adéquates. Évitez la facilité, creusez-vous les méninges et osez dire la vérité de la meilleure manière que vous pouvez imaginer. Un enfant saura vous pardonner une déclaration maladroite mais véridique, jamais il ne vous pardonnera de lui avoir menti dans le but factice de le protéger alors que la fainéantise ou la couardise en sont la véritable raison. Et que vous le vouliez ou non, votre leurre ne durera qu’un court laps de temps, car il sait d’emblée discerner la différence.

Même les plus pieux mensonges n’achètent pas de la protection, par contre, uniquement et à coup sûr, de la déception.

Fatigué

Songe à Charlevoix

Êtes-vous fatigué ? Pas cette fatigue qui nous prend lorsqu’on dépasse l’heure normale du dodo. Pas cette fatigue issue de l’exaspération de côtoyer des gens idiots ou casse-pieds ou harceleurs. Pas cette fatigue causée par un quotidien morne, répétitif et inintéressant. Pas cette fatigue ressentie à la veille des vacances suivant une période surchargée. Pas plus que cette fatigue causée par le dépassement de nos capacités physiques lors d’une joute ou d’un défi sportif relevé. Non, je parle de la fatigue, de la vraie, de l’épuisement total, du corps qui tire la prise et qui plonge la tête dans le néant.

Êtes-vous fatigué ? Ou l’avez-vous déjà été ? Ou encore, sentez-vous venir cette fatigue absolue que vous parvenez encore à repousser à coups de pied au derrière ou à l’aide de quelconques substances ?

Êtes-vous fatigué ? Car moi, je l’ai déjà été. Je sais comment et pourquoi j’en suis arrivé là. Je sais combien de temps ça m’a pris pour descendre lentement, mais inexorablement dans cet abime. Je connais les premiers, deuxièmes et troisièmes signes avant-coureurs. Je sais aussi combien il faut de temps après le débranchement pour revenir dans le monde des vivants fonctionnels et ensuite pour récupérer ses capacités d’autrefois, compte tenu évidemment de l’avancement en âge.

Je ne crois pas être une exception, mais la fatigue m’a quand même tiré vers le bas durant trois décennies. La pente descendante est lente, elle est longue, mais heureusement, dans mon cas, elle s’est un jour terminée. Cependant, lorsque ma condition a cessé de descendre, eh bien ! mon état était évidemment à son point le plus misérable. Et une fois rendu à ce niveau minimal, personne ne peut prédire combien de temps ça prend pour le quitter et reprendre le chemin vers le mieux-être. Oui, durant longtemps mon état n’empirait pas, mais il ne s’emmieutait pas vraiment non plus. Un état proche du rhododendron ou de l’amanite, plus de l’amanite, parce que personne ne voulait s’approcher de moi.

Et pourtant, malgré mon état dégradé, je n’ai jamais perdu espoir de m’en tirer. J’ignore pourquoi j’avais encore cette force intérieure alors que tout partait à vau-l’eau. Jeune, j’ai vécu de multiples épisodes où j’aurais pu perdre la vie. Je m’en suis toujours tiré grâce un peu à la chance, mais aussi par ma façon relativement calme d’appréhender le danger. Calme n’est peut-être pas le terme le plus exact, car parfois mon cœur battait la chamade. Je choisirai le mot « conscient » en opposition au mot « paniqué ». Conscient de la situation et de son degré de dangerosité.

Même si je n’avais aucune expérience en la matière, je présumais assez bien du danger lié à la fatigue extrême. Je l’acceptais comme une nécessité, ce qui n’était pas faux dans les circonstances.

Combien de temps m’a-t-il fallu pour me remettre de cette fatigue absolue ? Oui, car j’ose croire que j’ai maintenant réussi à me sortir de ce terrible puits sombre. Mes facultés physiques suivent la normalité de mon âge, mais mes facultés psychiques actuelles valent bien celles de mes trente ans.

Je me considère tout de même chanceux d’avoir eu un ratio approximatif de 2 pour 1. Pour chaque deux ans de fatigue, un an de récupération. Donc pour trente ans à abuser du manque de sommeil, j’en compte quinze durant lesquelles ma tête s’est lentement mais graduellement remise à fonctionner normalement.

Pour tous ceux qui pensent qu’il est possible de récupérer rapidement d’un état de fatigue extrême, dites-vous qu’on ne récupère vite que des petits abus. Ceux qui ont perduré demandent une échelle de temps à peu près comparable pour disparaitre, et parfois ce n’est que partiellement.

Ceux qui croient qu’avec ce genre d’évaluation je suis une personne pessimiste n’ont encore rien compris de la réalité. Bien au contraire, je me considère comme une personne très optimiste et la preuve en est que je n’ai jamais capitulé, que je m’en suis sorti, et ce sans jamais me masquer la réalité. La vérité ne doit pas nous effrayer, elle seule peut bien nous guider comme une ligne de survie sur un voilier affrontant les tempêtes. Si la vérité est parfois difficile à accepter, lorsque cette barrière est franchie, plus rien ne peut nous entraver.

Le second souffle

C’est le titre d’un film de 2014 que j’ai récemment visionné sur la plateforme Amazon. Il met en vedette la célèbre Hilary Swank dans le rôle principal et Emmy Rossum pour lui répliquer dans le rôle d’une aide-soignante.

Linkin Park – Numb Piano

Mis à part les traits caricaturaux à la mode très américaine de l’aide-soignante maladroite au début du film, ils ne peuvent s’empêcher de la montrer au paroxysme de son incompétence au cas où certains spectateurs seraient trop peu allumés pour comprendre que la personne n’a aucune expérience dans le domaine, le reste du film m’a profondément ému.

Pour ceux qui ne l’ont jamais vue, je ne divulgâcherai pas le sujet abordé dans cette œuvre réalisée par George C. Wolfe qui a joué un rôle obscur dans le film « Le diable s’habille en Prada », les prestations de Rossum et surtout celle de Swank valent leur pesant d’or.

Bien que je sois habituellement un adepte des films aux effets spéciaux démesurés, je ne boude pas mon plaisir de regarder ce genre d’œuvre dont le sujet touche des valeurs humaines même si la facture générale du film demeure modeste.

C’est le genre d’œuvre qui me réconcilie un peu avec la vie d’aujourd’hui. Si le film n’est pas totalement fictif, il existerait donc encore des personnes capables de bontés désintéressées et d’autres pour les apprécier à leur juste valeur !

J’exagère un peu mon désenchantement, mais on ne refait pas un Corbot, surtout s’il ne veut rien savoir du contraire. Être souvent déçu et occasionnellement grandement ravi est préférable, du moins dans ma tête, au contraire. J’exècre ces personnes qui aiment tout, presque également et sans distinction. Les diamants sont rares, les ersatz pullulent, je déteste qu’on essaye de me refiler de la camelote sous prétexte qu’elle brille tout autant.

Dans ce film, on retrouve un crescendo d’émotions bien maitrisé qui ne paraissait pas au moment du dénigrement de l’aide-soignante. Il va vraiment falloir que les Yankees cessent un jour de considérer les cinéphiles comme des imbéciles incapables de comprendre un deuxième degré même pas subtil. Ça gâche la sauce au point où j’ai failli fermer mon téléviseur. Dans ce cas, j’aurais raté le meilleur en me fiant au pire, mais à ce moment j’ignorais la teneur de la suite. Je me félicite d’avoir tenu tête face à leur stupidité initiale.

Conclusion, si vous n’avez jamais visionné ce film, empressez-vous de le regarder et dans tous les cas, faites-moi part de vos commentaires à son sujet.

Maigrir durablement – 17 – Le tableau des poids

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Chopin « Nocturnes » posthume

Nous voici donc rendus au côté mathématique de cette série d’articles. Je considère la colligation des données et leur interprétation comme étant un élément de la plus haute importance d’un régime, au même titre que la diminution des quantités. Sans nombres, il n’est pas possible de bien agir et réagir, car la perte de poids ne suit jamais une belle courbe théorique idéale et il devient très difficile de comprendre l’évolution du poids sans évaluer et interpréter l’ensemble des données.

Les chiffres actuellement indiqués dans le tableau suivant n’ont aucune valeur logique. Ils ne servent qu’à l’explication de la nature des colonnes.

Voici donc le fameux tableau complet « Poids+ » en format .xlsx pour l’application Excel pour Mac ou PC. Une version avec le suffixe .xls à transformer en .numbers après téléchargement est également disponible pour l’application Numbers sur Mac.

Si vous avez déjà utilisé le premier tableau fourni dans l’article No 2 de cette série, vous pouvez retranscrire vos données dans celui-ci en créant autant de lignes supplémentaires que nécessaire. À la première ligne blanche, inscrivez la Date du premier jour de votre régime dans le même format que celui indiqué et les autres dates, y compris le numéro du jour (J) suivront automatiquement à la création d’une ligne supplémentaire. Inscrire ensuite le poids (kg) pour cette première journée.

La version du tableau présentée dans cet article est celle de l’appli Numbers d’Apple. Ceux qui utiliseront la version Excel trouveront 2 colonnes supplémentaires qui sont nécessaires pour tracer les mêmes graphiques.

La colonne J vous donne le nombre de journée depuis le début du régime et elle est essentielle à la construction des graphiques.

Il suffit simplement d’inscrire quotidiennement votre poids mesuré sur le pèse-personne dans la colonne kg pour que le reste des cellules du tableau (colonnes avec l’entête en bleu) se calculent automatiquement, tout comme le traçage des quatre graphiques qui l’accompagnent.

La colonne Perte calcule le nombre total de kilogrammes perdus depuis le premier jour du régime. C’est votre objectif choisi à l’article No 9 de cette série. Vous pouvez le suivre quotidiennement.

La colonne Pente calcule l’inclinaison de la perte de poids. Lors d’une de perte de poids, les chiffres sont négatifs, mais il est possible que les chiffres soient positifs si vous gagnez régulièrement du poids au lieu d’en perdre. Ceci survient parfois en début de régime, le temps que votre corps s’adapte aux nouvelles quantités sans faire de rétention.

La colonne Diff (g) vous renseigne sur la différence de votre poids par rapport à la veille (en grammes).

La colonne g/j calcule la perte de poids en grammes depuis la veille. Vous voyez immédiatement s’il y a eu perte ou gain de poids par rapport à hier. Cette colonne vous semble très importante ? Nous verrons qu’elle est probablement la moins significative de toutes celles qui sont présentes et j’expliquerai pourquoi dans un prochain article.

La colonne R2 calcule ce qu’on nomme le « coefficient de corrélation ». C’est un indicateur utilisé en statistiques pour juger de la qualité d’une régression linéaire. En plus clair, ce calcul statistique permet d’évaluer l’effet yoyo de votre poids. Le chiffre calculé se situe entre 0 et 1. Le 0 correspond à un effet yoyo maximal tandis que 1 indique un parfait contrôle du poids ou de la perte de poids. Les valeurs calculées durant les premiers jours ne sont pas significatifs puisque R2 le devient avec une quantité importante de données. Si vous perdez quotidiennement du poids, R2 se rapprochera de 1. Si vous perdez et gagnez régulièrement beaucoup poids, il diminuera vers 0.

Pour rajouter une ligne dans le tableau, positionnez-vous sur la dernière ligne blanche et choisissez avec le menu contextuel (clic-droit ou clic secondaire) la commande « Insérer une rangée en dessous ». La date et le numéro du jour (J) de votre régime s’inscrivent automatiquement, la ligne est ensuite prête à recevoir le poids du jour en kg. La dernière ligne en bleu foncé affiche le plus petit poids de toute la colonne.

J’ai rajouté un surlignage conditionnel dans la colonne kg. Lorsque votre objectif de poids est atteint ou inférieur, la case se colore en vert. Modifiez cette valeur pour qu’elle corresponde à votre objectif.

Pour modifier l’objectif en format .numbers, sélectionnez la totalité de la colonne C en cliquant sur le C de son entête. Aller dans l’outil Format. Sélectionner l’onglet Cellule et ensuite à la section Surlignage conditionnel, cliquer sur le bouton Afficher les règles de surlignage. Modifier le nombre 50 pour inscrire votre objectif de poids en kilogrammes.

Pour modifier l’objectif en format .xlsx (Excel), sélectionnez les cases blanches de la colonne C. Dans le menu « Accueil », choisissez dans le ruban la commande « Mise en forme conditionnelle » et ensuite « Gérer les règles ».

Dans les prochains articles, nous verrons les différents graphiques et comment bien les interpréter pour effectuer un suivi efficace et rationnel des données inscrites dans votre tableau.

Maigrir durablement – 16 – Trois courbes théoriques

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Chopin, Nocturnes Op 62, No 2

Sur l’axe vertical, le poids. En horizontal, le temps qui passe entre la première journée du régime et le moment de l’atteinte de l’objectif. Le graphique commence donc avec un poids maximum et se termine plus tard au poids cible. Durant notre régime, nous voudrions que notre poids ressemble à laquelle de ces trois courbes théoriques et pourquoi ?

La courbe A en bleu montre un excellent contrôle sur la perte de poids qui est parfaitement régulière. En revanche, l’objectif est atteint en plus de temps que la courbe C en rouge.

La courbe B en vert commence en lion et se termine en mouton. Beaucoup de kilos sont perdus au début, mais la fin s’étire et l’objectif n’est atteint que bien après les deux autres.

La courbe C en rouge est l’inverse de la courbe B en vert. Le début n’est pas prometteur, mais la suite est radicale. La perte de poids s’accélère, permettant ainsi d’atteindre l’objectif en un minimum de temps.

Évidemment, ces courbes ne surviendront jamais telles qu’elles, mais leur tendance générale est représentative.

Alors, quelle courbe représente un idéal de perte de poids durable ? La réponse est la courbe B en vert. Même si le temps pour atteindre l’objectif est plus grand, celui-ci ne doit jamais être plus important que le fait de pouvoir conserver son nouveau poids. Et comme vous le constatez, la courbe B montre un poids déjà stabilisé lorsque la cible est atteinte.

Si votre perte de poids ressemble à la courbe C en rouge, votre masse finira par rebondir comme sur un trampoline lorsque vous ne serez plus en mesure de maintenir ce rythme infernal. C’est le cas d’un régime trop ambitieux, draconien, extrême et dangereux. Couper durablement vos portions du quart ou du tiers n’engendrera pas ce genre de courbe. Votre poids suivra plutôt la courbe B en vert.

Dans le prochain article concernant le tableau des poids, vous trouverez un tableur amélioré avec des colonnes supplémentaires par rapport à celui fourni dans l’article numéro 2. Nous en aurons besoin pour traiter les sujets des derniers articles de cette série.

Maigrir durablement – 15 – L’exercice physique

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Je ne m’étendrai pas très longtemps sur le sujet puisque lorsqu’il est question de durabilité, il faut adopter une hygiène de vie équivalente, c’est-à-dire tout à fait constante.

Chopin : Nocturnes Op 62, No 1

L’exercice physique doit aussi respecter cette règle. Ne commencez pas un programme de conditionnement physique que vous serez incapable de maintenir lorsque vous aurez atteint votre poids cible, sinon vous reprendrez une grosse partie sinon la totalité (et parfois plus) de votre perte de poids lorsque vous relâcherez inévitablement le rythme.

Oui, l’exercice physique vous aidera à perdre du poids plus rapidement, mais pas toujours. Dans certaines conditions, il peut même lui nuire. Un exercice relativement intense d’une durée de 15 à 20 minutes ne brûle que des sucres, pas la graisse. Votre corps exigera de reprendre les glucides perdus, et voilà comment une bonne intention devient une mauvaise idée. Pour consommer vos graisses, il vous faudra travailler bien au-delà des 20 minutes. Cette augmentation importante de l’effort physique quotidien se relâchera une fois le poids cible atteint et vous serez incapable de le maintenir. Vous réengraisserez.

C’est la raison pour laquelle ma méthode ne mise que sur la diminution des portions. Durant votre régime où le mot d’ordre est la constance, l’exercice physique doit lui aussi suivre la même tendance, c’est-à-dire d’en faire autant pendant la perte de poids qu’après avoir atteint votre objectif.

Maigrir durablement affecte tout son mode de vie, et ce pour la vie. Il est préférable de faire moins d’exercice et de toujours s’y adonner que de se lancer corps et âme dans des programmes exténuants qui seront inexorablement délaissés.

Faire de l’exercice physique pour conserver un bon cardio et une bonne musculature représente une hygiène de vie essentielle. Mettre beaucoup plus de temps et d’efforts physiques pour perdre du poids, risque de vous faire échouer à conserver votre poids cible, car le but ultime n’est pas de perdre du poids, c’est de ne plus le reprendre.

Maigrir durablement – 14 – Les oscillations

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Les oscillations sont ces fluctuations alternatives de poids, tantôt en baisse et tantôt en hausse par rapport à la veille.

Chopin : Nocturnes Op 55, No 2

En mesurant quotidiennement votre poids avec précision, vous noterez rapidement qu’il croisse parfois sans raison apparente, même si vous suivez à la lettre la réduction de vos portions. C’est normal, puisque plusieurs facteurs influencent le poids à commencer par les selles, l’urine, la rétention d’eau, l’exercice physique, etc. Ces hausses occasionnelles n’ont aucune importance sur l’ensemble du processus. Ce que vous aurez accumulé un jour, vous l’évacuerez un autre jour et la baisse de votre poids ne sera que plus marquée à ce moment-là. C’est pourquoi il est impératif de ne pas réagir violemment à une hausse quotidienne, mais plutôt de garder scrupuleusement le cap sur les quantités réduites de nourriture prédéfinies en début de régime.

Vous devez éviter de surréagir à toute augmentation naturelle temporaire. Le mot essentiel à retenir est la constance. C’est pourquoi les tableaux et les graphiques associés que je vous fournirai bientôt seront d’une grande aide. Si vous tentez d’intervenir chaque fois que votre poids a des sautes d’humeur, vous ne ferez qu’augmenter l’importance des oscillations et ainsi vous perdrez tout contrôle sur lui.

Voici un exemple éloquent permettant de visualiser le phénomène des oscillations et la bonne façon d’y réagir. Lorsqu’ils se déplacent avec des bols de soupe, les serveurs connaissent bien le principe du débordement quasi systématique s’ils observent ce qu’ils transportent. Ayant tendance à réagir lorsqu’on voit le liquide osciller dans son récipient, on tente de compenser en appliquant une action inverse. Malheureusement, ce faisant, on ne fait qu’empirer l’oscillation puisque notre geste survient toujours à retardement, ce qui amplifie le phénomène d’oscillation plutôt que de le tempérer. Résultat, la soupe déborde. En contrepartie, en évitant de la regarder, donc en évitant de réagir, elle continuera d’osciller légèrement, mais sans débordement.

La même problématique surviendra si vous jeûnez ou si vous réduisez drastiquement vos portions après une augmentation temporaire de votre poids. Vous en perdrez totalement le contrôle. Maintenez coute que coute le cap sur la réduction prévue de vos quantités. Votre corps finira par rentrer dans le droit chemin. Dans le cas contraire, c’est-à-dire après plusieurs jours de hausse consécutifs, il est possible d’avoir atteint le poids minimal avec les portions actuelles sans avoir atteint votre cible. Révisez alors vos portions légèrement à la baisse et appliquez-les sans faillir. Patience, constance et intelligence sont les trois mots essentiels d’un régime réussi.

Les oscillations de poids sont prévisibles et normales. En début de régime, lorsqu’il diminue, elles sont rares et deviennent plus fréquentes au fur et à mesure que vous vous rapprochez de votre poids cible.

Il existe une formule et un graphique associé qui mesure et montre le degré d’importance de ces oscillations. Ces informations et surtout leurs analyses adéquates seront très utiles pour comprendre ce qui est normal de ce qui est une mauvaise tendance. Je partagerai bientôt ces informations techniques avec vous.

Le prochain article traitera de l’exercice physique en temps de régime.

Maigrir durablement – 13 – La rétention d’eau

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Votre corps est composé d’environ 55 % d’eau pour les femmes et de 65 % pour les hommes. Elle se divise en deux parties.

Chopin : Nocturnes Op 55, No 1

L’eau intracellulaire à hauteur des deux tiers et l’eau extracellulaire pour le tiers restant. Ce ratio entre les deux est important, car il représente un fonctionnement normal de votre organisme. En dehors d’un régime amaigrissant, lorsque vous faites plus d’exercice physique, vos muscles gonflent en accumulant plus d’eau intracellulaire. Sa contrepartie extracellulaire augmente également pour maintenir le ratio constant entre les deux. Alors même si l’exercice diminue la quantité de graisse, votre poids augmente. Cependant, vous avez remplacé de la graisse par de l’eau et vous vous sentez beaucoup mieux.

Au début d’un régime, les premiers kilos perdus sont de l’eau extracellulaire excédentaire causée par votre embonpoint et potentiellement responsable de quelques problèmes de santé. Cette eau s’est accumulée autour et dans les graisses. C’est cette eau qui est rapidement évacuée puisque votre corps tente de résister au nouveau régime en conservant le maximum de ses graisses actuelles, même si elles sont en surplus. Lorsque cette eau extracellulaire excédentaire a disparu, votre corps voudra en accumuler de nouveau. Votre poids, au mieux, stagnera, au pire il augmentera, et ce malgré la diminution de vos portions.

Persévérez en conservant les mêmes paramètres et les mêmes portions diminuées. Votre corps n’aura d’autre choix que d’entamer la graisse et ainsi votre poids recommencera à diminuer. Si après quelques jours vous ne parvenez toujours pas à vous remettre sur une pente descendante digne de ce nom, diminuez encore un peu vos portions, mais pas trop. Votre corps est un enfant, il lui faut de la constance pour qu’enfin il comprenne et qu’il réagisse comme vous l’espérez. Et ce n’est surtout pas en lui faisant subir des sévices que votre enfant se montrera reconnaissant à votre égard.

C’est pourquoi, en temps de régime amaigrissant, n’essayez jamais de jeûner ni de réduire trop drastiquement vos quantités ni de sauter des repas. Votre corps vous le fera cher payer. Au contraire, soyez gentil avec lui. Comme dans une séance BDSM, il faut l’amener graduellement à accepter et ensuite à aimer les petites souffrances. 😊

Lors d’un régime, boire plus d’eau ne cause pas de rétention d’eau, c’est tout le contraire. Abreuvez généreusement et régulièrement votre corps. Comme pour la nourriture, surtout ne laissez jamais votre organisme croire qu’il pourrait en manquer. De plus, l’eau remplit l’estomac et aide à combattre le sentiment de faim. Boire avant les repas vous aidera à moins manger et à déclencher plus facilement le sentiment de satiété.

Si vous buvez plus d’eau, vous urinerez plus. C’est excellent pour l’ensemble de votre métabolisme parce que vous évacuerez les toxines accumulées dans vos graisses et répandues dans tout votre corps au moment de leur décomposition.

Alors, ne vous gênez surtout pas, buvez de l’eau, mais faites attention de ne pas en boire de façon déraisonnable, car la quantité de vos électrolytes pourrait chuter.

J’aborderai le sujet des oscillations du poids dans le prochain article.