Espèce d’animal !

Un court article que je publie ce dimanche en fin de journée. Pour vous, mes lecteurs d’Europe, d’Afrique, d’Océanie et d’Asie, c’est déjà lundi, mais qu’importe.

Je vais sortir de mon mode d’écriture normal pour vous proposer quelque chose de différent, un article à caractère plus participatif. Je m’explique.

Dernièrement, j’ai regardé plusieurs reportages ou capsules vidéos dans lesquels des réactions ou comportements animaux nous surprennent, étonnent et même nous subjuguent.

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Dernièrement, je vous faisais part de l’intelligence des corbeaux mise en évidence par de nouvelles études scientifiques. De plus en plus de recherches mettent en lumière certaines attitudes que nous réservions autrefois à nous, les humains.

Nos animaux de compagnie ne sont plus les seuls à adopter des comportements surprenants, à démontrer des personnalités complexes. On découvre chez un grand nombre d’animaux sauvages d’étonnantes attitudes et aptitudes qu’on n’aurait jamais cru rencontrer chez ces espèces principalement préoccupées à travailler pour survivre.

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Nos paradigmes envers les autres espèces animales s’en trouvent chamboulés. De plus en plus de gens n’acceptent plus les mauvais traitements que nous leur infligeons et encore moins les extinctions massives que nos modes de vie et notre main mise sur l’environnement leur occasionnent.

J’aimerais connaitre vos expériences récentes ou des vidéos-chocs en rapport avec des attitudes animales particulières qui risqueraient d’ébranler les fondements de nos pensées et de nos rapports avec les autres habitants mobiles de notre planète.

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N’oubliez pas, si tel est votre désir, de rajouter votre opinion personnelle aux références ou à votre description des faits. Je suis curieux de la connaitre.

Vous pouvez déposer un commentaire ou encore m’envoyer un courriel si vous préférez me laisser le soin de résumer vos propos en préservant votre anonymat au besoin.

Vol, a-t-il ?

Il est apparemment impoli de parler de soi, mais puisque j’écris dans mon journal internet personnel, je crois avoir le droit de le faire sans gêne. Je garde toutefois très fort ce sentiment de discrétion qui m’éloigne des confidences spontanées inappropriées. Vous devrez donc vous contenter d’un compromis, car je vais me rabattre sur un sujet tout de même pas très éloigné de moi, mon espèce d’oiseaux favorite. Vous savez bien entendu de quel volatile il s’agit.

Savez-vous que les corbeaux reconnaissent les gens ? Ils observent les humains en tant qu’individus distincts. Dès la première fois qu’ils voient une figure, ils peuvent la reconnaitre même dans une foule et celle-ci reste incrustée dans leur mémoire durant des années.

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Les corbeaux sont parmi les oiseaux les plus opportunistes. Ils partagent donc ce caractère avec les humains. En fait, l’aversion instinctive que portent les gens envers ces volatiles s’explique en partie par un sentiment de compétition.

La mésaventure d’un seul corbeau peut influencer l’ensemble d’une communauté. Si un individu est tué dans un champ, cet événement fera changer le parcours migratoire de tout le groupe, et ce jusqu’à deux ans durant. Aucun doute, les corbeaux d’une même communauté se parlent. En tant que parents, ils transmettent culturellement leurs enseignements à leur descendance. Un événement traumatisant ou inédit engendrera des changements comportementaux pouvant perdurer plusieurs mois. Cette habileté n’avait été prouvée qu’avec les primates.

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Les corbeaux sont présents sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ceux de la Nouvelle-Calédonie semblent les plus intelligents d’entre tous. Peut-être leurs contacts moins fréquents avec l’humain les rendent moins opportunistes, mais plus débrouillards. Ce sont eux qui possèdent les plus grandes capacités à utiliser des outils et même à en fabriquer de nouveaux en réfléchissant à des solutions innovantes afin d’acquérir leur pitance. Ils peuvent également travailler fort pour fabriquer un outil afin de mettre la patte sur un second outil qui leur permettra d’atteindre leur nourriture. Ce processus de pensée en plusieurs étapes et mettant en œuvre des difficultés distinctes démontre leur grande intelligence.

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Ils émettent des cris d’alerte distincts pour avertir leurs congénères de la présence d’un chat, d’un oiseau de proie ou d’un humain. Les biologistes ont répertorié jusqu’à 250 cris différents chez des individus. Mieux, ils maitrisent deux dialectes. Le premier sert aux échanges avec l’ensemble de leur communauté et le second n’est utilisé qu’en famille. On ne peut se tromper entre les deux tellement ils sont distincts.

L’apport de nourriture et l’éducation des petits peuvent durer jusqu’à cinq années, raison probable pour laquelle ils deviennent si intelligents. Leur régime alimentaire omnivore contribue également à accroitre leurs habiletés. Ils doivent apprendre de multiples reconnaissances des aliments comestibles, comment les chercher, les atteindre, les transporter, les décortiquer et les manger. Cette diversité alimentaire les rend plus inventifs.

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Il n’est pas rare de voir un corbeau se comporter de façon très affectueuse avec ses petits. Il lisse leurs plumes et les cajole durant de longs moments. À l’instar de la progéniture de l’humain, rester longtemps sous le couvert parental accroit certainement leur intelligence. Le fait qu’ils nous observent beaucoup pourrait également jouer sur leur niveau de débrouillardise et d’inventivité. Au Japon, on en observe régulièrement voler des cintres métalliques pour construire leurs nids. Ils parviennent à les arrondir en se faufilant au centre et en poussant avec leurs pattes.

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Cet oiseau ne mérite certainement pas sa réputation d’oiseau de malheur, même si l’un d’eux a écrit tout un recueil de nouvelles traitant de multiples fins du monde survenues ou à survenir dans un proche avenir. Ça en prend toujours un du genre !

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Si vous recherchez l’auteur de ces recettes, je les ai obtenues de la patte même d’un noir oiseau venu se percher sur ma main.

Il m’a avoué s’être longuement promené afin de suivre la piste de plusieurs idéalismes qui l’ont toujours mené vers des gens concoctant ces sempiternelles mêmes recettes. Après une étude approfondie des causes de ces constantes, il a constaté la pauvreté et l’insipidité des ingrédients utilisés.

La première question qu’il leur posa fut de comprendre pourquoi ils n’utilisaient pas d’autres ingrédients plus savoureux. Il s’en voulut d’avoir été si peu perspicace tellement la réponse était évidente. L’idéaliste ne nourrit aucun doute sur sa recette et il la réalise en prenant un soin jaloux de ne rien y changer.

L’idéaliste possède les réponses à toutes les questions puisque ses réponses restent invariablement les mêmes. Alors, pourquoi chercher ailleurs, pourquoi faire plus compliqué, pourquoi remettre en cause une recette parfaite?

Peu importe l’inadéquation entre la question et sa réponse, l’idéaliste considère que si celle-ci ne convient pas à la question, il n’avait tout simplement pas lieu de la poser. Si sa réponse est 42, il est inutile de lui poser des questions impertinentes dont le résultat diffèrerait de 42.

Bien souvent, l’idéaliste reste parfaitement conscient de son stratagème, mais il préfère s’appuyer sur une mauvaise réponse plutôt que de rester sur un questionnement. Il craint maladivement tout type d’éléments inconnus qui le paralysent des pieds à la tête.

Incapable de trouver par lui-même des réponses à des questions, il opte pour la simplicité afin de voyager le plus léger possible et ce faisant, il ne s’embarrasse d’aucun doute.

N’ayant jamais tort, l’idéaliste n’écoute personne. Il devient donc totalement inutile de s’efforcer de discuter avec lui. La meilleure attitude à adopter est de le laisser moisir seul dans son jus puisque cette attitude d’éloignement respecte entièrement ses choix et ses désirs.

L’idéaliste refuse de reconnaitre qu’aucune réponse ne satisfera entièrement une question ouverte. Les réponses nuancées le mèneraient à commettre des erreurs sans lui fournir d’excuses béton pour se disculper.

Reconnaissant son incompétence à réfléchir intelligemment à un problème par inculture, par manque de technique et d’exercice, il ne lui reste qu’une seule option, radicaliser sa pensée et s’en tenir coûte que coûte.

Voilà ce qu’attend un individu tenté par l’idéalisme, rien de plus qu’un immense désert intellectuel.

Les seuls fruits issus des idéalismes sont de l’incompréhension, de l’intolérance et de l’intransigeance. Ces récoltes ne produiront jamais rien d’autre que des salades d’intenses déceptions et des confitures d’injustes représailles.

— LeCorbot

Chasseuse de géants

Chasseuse de géants (v.f. de I kill giants) est un film belgo-britannico-américano-chinois réalisé par Anders Walter et paru en anglais en mars 2018. Vous pouvez le trouver sur Netflix sous sa dénomination originale anglaise et trame sonore en français.

D’une intelligence et d’une sensibilité rares, ce film s’adresse aux adolescents, aux parents et aux éducateurs.

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Il est dénué de tous les défauts que je déteste dans un film dont le sujet se prête à devenir moralisateur. Je ne vous raconterai pas l’histoire. Je vous conseille seulement de tenir bon même si parfois vous pouviez avoir tendance à vouloir le zapper.

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La jeunesse et certains problèmes auxquels elle fait face méritent amplement notre attention. Ce film possède la finesse de suivre le parcours de l’héroïne à deux niveaux qui s’emmêlent sans montrer aucune frontière, aucun saut d’un à l’autre. C’est génialement amené, tout bonnement parce que c’est vibrant de simplicité et de vérité.

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Il a été présenté en primeur au TIFF (Festival international de films de Toronto) le 9 septembre 2017.

Madison Wolfe dans le rôle principal de Barbara et Zoe Saldana (la verte beauté des Gardiens de la galaxie) dans celui de la psychologue Molly offrent des performances brillantes qui se tiennent loin de la caricature, une tendance naturelle pour le sujet et évitée avec grand art.

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Assurez-vous d’être émotionnellement réceptif avant d’entamer son visionnement. Le film ne vous tournera pas les sangs, mais sa beauté vous atteindra si vous la laissez vous toucher.

Le survivalisme

Êtes-vous un ou une survivaliste?

Si vous ignorez ce terme, il y a de fortes chances pour que vous ne le soyez pas, mais ce n’est pas certain. La définition ratisse large et se module d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, toutefois, il existe une constante. Un survivaliste se prépare pour des futurs difficiles avec toutes les variantes qu’il est possible d’imaginer.

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Le survivaliste sédentaire

Pendant la guerre froide aux É.U.A., certaines personnes se sont fait construire des bunkers antinucléaires et les ont équipés de matériel et de vivres pour subvenir à tous les besoins durant quelques mois. Cet exemple représente le summum du survivaliste, un individu convaincu qu’il faut se préparer au pire et prendre tous les moyens modernes pour y faire face: armes et munitions, systèmes multiples de communication, de recyclage de l’air et de l’eau, de chauffage et de climatisation, génératrice, outils, meubles, bouffe, boissons, mazout, vêtements, loisirs, la totale. Tout est prévu pour s’enfermer dans un endroit réduit, mais entièrement autonome durant une période variant en fonction de l’état initial des réserves.

Toutefois, il n’est pas donné à tout le monde de devenir un survivaliste sédentaire opérant dans ces extrêmes puisque ça prend un espace approprié, des moyens financiers importants et des connaissances techniques développées. Il est possible d’être un adepte de cette philosophie de vie tout en restant réaliste et économe en privilégiant certains choix.

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La mentalité de base du survivaliste

Un survivaliste ne fait pas confiance aux autres et surtout pas aux différentes autorités gouvernementales pour lui venir en aide. En cas de petit désastre localisé, il aurait tort. Par contre, si une méga catastrophe survenait, l’avenir lui donnerait raison. Un survivaliste n’est aucunement une personne déconnectée ou extrémiste, pessimiste ou loufoque. Il croit simplement que des cataclysmes engendrant de multiples horreurs sont arrivés dans le passé, qu’il en surviendra d’autres dans le futur, et les chances qu’un d’entre eux survienne de son vivant sont suffisamment grandes pour prendre des dispositions adéquates. On ne trouve donc rien de stupide ou d’illogique dans la mentalité du survivaliste.

Par ailleurs, ces adeptes pensent qu’il est totalement irresponsable de ne pas se préparer au pire. Ils savent pertinemment que les cigales viendront lui quémander aide et soutien lorsque le monde s’effondrera. Cette éventualité est considérée tellement sérieusement que les survivalistes craignent tout autant les attitudes humaines post-apocalyptiques que les désastres eux-mêmes, sinon plus. Et une fois encore, ils ont parfaitement raison. Les non prévoyants iront les voler, ils les attaqueront pour s’emparer de ses réserves et de ses équipements, c’est indéniable.

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Pourquoi ne sommes-nous pas tous des survivalistes?

Pour certains, ce serait exister dans une peur continuelle, mais ces mêmes personnes souscrivent toutes à des assurances qui constituent, en quelque sorte, des mesures survivalistes de première instance. Ils pensent probablement que c’est mieux de vivre dans l’insouciance, de manière irresponsable et surtout en se moquant de ceux qui agissent en fourmi afin de camoufler leur propre attentisme. Les chances de catastrophes restent trop faibles pour en faire une fixation, disent-ils. Mieux vaut se faire plaisir aujourd’hui que de dépenser tout son argent dans un projet qui risque fort de ne jamais servir.

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Préparer sa fuite

Toutefois, rien n’empêche de prendre un minimum de précautions, dont une préparation adéquate pour fuir un lieu devenu dangereux. Réserves de nourriture non périssables pour plusieurs jours, réserve équivalente d’eau potable dans des contenants légers et incassables, vêtements chauds et imperméables, multioutils et lampes de poche, batteries, radio, chandelles, allumettes et briquet, poêle portatif et son carburant, divers contenants et sacs hermétiques, ustensiles et gamelles, bottines de marche, boussole, couteau de survie et hachette, des rouleaux de cordes diverses, des mousquetons, un sifflet, un kit pour purifier l’eau, des masques chirurgicaux et une trousse de premiers soins, un stylo ou un marqueur. Pour les vêtements de rechange, un seul ensemble suffit puisqu’on parle d’un mode survie, pas d’une mode à suivre. Gardez votre tête au chaud sous une casquette ou un béret et apportez deux mouchoirs en tissu pour usages divers.

Pensez à vos lunettes et peut-être à de petites jumelles ou à un monoculaire plus léger. Terminez avec vos essentiels d’hygiène. J’ai dit «essentiels». Remplacez régulièrement vos médicaments pour des produits non périmés. N’oubliez pas vos papiers d’identité, y compris votre passeport. Pour la saison froide, préparez un sac supplémentaire contenant les vêtements chauds appropriés. Rajoutez-le au besoin. Éliminez les pochettes lourdes pour privilégier des filets. Utilisez des sacs plastiques à glissière légers, hermétiques et très polyvalents.

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Tout ceci entre dans le fond et dans les poches d’un sac à dos. Complétez-le avec un sac de couchage et un matelas de sol compacts ainsi qu’une mini tente et votre survie sera bien mieux assurée que celle de la plupart des gens. Si vous possédez une moto, vérifiez son bon état de marche et n’hésitez pas à vous en servir. Maintenez un bidon d’essence plein à proximité. Évitez d’utiliser l’automobile si possible. Si elle reste votre seul moyen de transport, n’y engouffrez-y rien qui risquerait de vous faire hésiter à l’abandonner. Le vélo constitue aussi une excellente option, car il ne requiert aucun carburant. Gardez-le toujours prêt à l’usage.

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Le mot magique: «rapidité»

L’important est de privilégier la rapidité d’exécution. Ramasser un seul sac déjà préparé peut vous sauver la vie. L’équiper coûte peu cher et prend juste un peu de temps pour l’organiser et le remplir. Si vous devez rajouter des éléments de dernière minute, assurez-vous d’en avoir fait une liste en indiquant où les trouver et laissez-la sur le dessus du sac.

En cas de coup dur, et cela peut survenir n’importe où dans le monde puisque aucun endroit n’est à l’abri de tout désastre, vous pourrez vous enfuir un rien de temps afin de vous réfugier là où vous trouverez la sécurité. Vous aurez apporté tout ce dont vous aurez besoin pour survivre quelques jours de manière autonome, un mois si vous savez y faire. Ça vous laissera la possibilité de rejoindre un lieu épargné par la catastrophe.

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Composer un plan d’urgence et s’en tenir

Évitez de tergiverser et de perdre du temps à discuter. Si vous ne vivez pas seul, réglez ces possibles litiges dès à présent. Ne vous demandez pas si vous faites la bonne affaire. Agissez selon votre plan d’urgence et cessez d’en douter. Planifiez différentes destinations vers plusieurs directions et divers itinéraires pour les rejoindre. Les premiers individus à quitter les lieux dangereux seront les plus susceptibles de survivre. Ceux qui devront tout organiser et tout préparer au moment de la catastrophe risqueront de faire les mauvais choix ou de rester prisonniers. Demeurez bien informé jusqu’au moment du départ afin de prendre la meilleure option possible.

User de son intelligence

Survivre, ce n’est pas que dans l’action que ça se passe, car nous ne sommes plus des animaux. Contrairement à eux, nous dépendons de nos outils, de nos vêtements et de notre capacité de nous nourrir et de boire sans trop devoir en chercher. Notre intelligence nous a rendus vulnérables face à la nature. Nous devons donc user de cette même intelligence pour être en mesure de l’affronter le cas échéant.

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Une attitude avant une économie

Tout mouvement finit par trouver des gens cherchant à en profiter, le survivalisme ne fait pas exception. Si survivre exige des outils, dépenser une fortune en gadgets de toutes sortes ne règlera rien si vous ne pouvez pas les transporter sur votre dos. La simplicité reste une des clés du succès. Utilisez le même objet pour effectuer plusieurs fonctions, éliminez la redondance. Réduisez la taille et le poids de vos équipements. Choisissez des matériaux et des matériels légers et performants. Apportez des quantités en conformité avec votre plan d’urgence. Tout gramme excédentaire est à proscrire, alors évitez de sortir votre porte-feuille et utilisez plutôt votre imagination.

Votre téléphone

Quant au fameux téléphone intelligent, si vous l’apportez, gardez-le éteint et ouvrez-le seulement au besoin, c’est-à-dire pour vous informer en rapport avec votre plan d’urgence ou pour laisser de brèves nouvelles par textos à vos proches. Débarrassez-vous de tout objet rendu inutilisable, y compris votre cher téléphone.

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Votre moral

Le moral joue pour beaucoup dans la survie. Alors, munissez-vous d’un petit supplément pas du tout essentiel, pas trop lourd, comme un jeu de cartes, un livret de sudokus ou de mots croisés, quelques photos souvenirs, un grigri. Évitez cependant de porter des bijoux ou tout accessoire de valeur. Plus vous aurez l’air pauvre, plus vous serez en sécurité.

N’hésitez pas à apporter de l’aide selon vos moyens et vos capacités à ceux qui croiseraient votre chemin. Dites-vous que tous vos gestes positifs nourriront votre sentiment de bonté et d’utilité.

Gardez le moral en toutes circonstances, car la vie demeure un jeu dangereux qui se termine toujours mal, alors mieux vaut la prendre avec philosophie, peu importe les événements auxquels elle vous confronte. Même si faire de votre mieux n’aura pas suffi à vous sauver, vous resterez fier de vos accomplissements et terminerez votre séjour avec le sentiment d’avoir utilisé le maximum de vos ressources.

L’art et l’âme

Lorsque des gens s’attaquent à l’art, ils ne s’attaquent pas qu’aux artistes, ils visent à détruire l’intelligence de l’humanité en supprimant son âme à travers celles et ceux qui l’incarnent.

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L’art, fruit de l’âme. Son importance ne se mesure ni en billets ni en applaudissements, mais en larmes fugacement essuyées. Alors, comment l’expliquer à ses pourfendeurs s’ils ne savent pleurer ?

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Peinture entête : de Paul Klee : publikart.net ;
Livres : sam-network.org ;
Gravure rupestre : Gravures d’Abourma : afriquemilar.blogspot.ca.

 

Trop intelligent pour être heureux ?

Voici un livre s’inscrivant un peu dans la même veine que la publication du Huffington Post proposé dans mon article d’hier. Il me fut conseillé par une amie surdouée œuvrant à Nantes avec de jeunes adultes surdoués et son fils l’est également. On peut dire qu’elle s’y connait bien, tout comme l’auteure de ce livre, Jeanne Siaud-Facchin, psychologue praticienne à Paris et à Marseille, spécialiste reconnue des surdoués.

Le titre du livre interroge puisque rien n’est absolu dans ce domaine. Il met cependant en lumière le rôle des émotions exacerbées chez la plupart de ces individus. Le livre est sans conteste optimiste puisqu’en apprivoisant sa personnalité, on permet au mieux-être de s’installer. Il ne guérit de rien, si ce n’est de l’ignorance. Et ici je pense non seulement à celle des surdoués envers eux-mêmes, mais également et surtout à celle des gens qui cohabitent, les côtoient ou interviennent auprès d’eux.

Ce livre apporte des démentis à certaines croyances, il permet de décoder ceux qui sont touchés par la douance intellectuelle et surtout, il apporte à ces personnes des moyens concrets pour mieux interagir avec leur entourage en leur donnant des clés d’interprétation qu’ils ne possèdent pas toujours. Car plusieurs défis les attendent au cours de leur vie d’adulte dont l’un est invariablement l’impression d’avoir été abandonné sur cette planète par des parents extraterrestres. Ils n’ont pas totalement tort puisque ce monde n’a pas été constitué de prime abord pour eux.

Et le bonheur dans tout ça ? Il consiste bien souvent à éviter certains pièges en les appréhendant. J’aime bien l’expression de l’auteure lorsqu’elle les nomme des « SurDouillets » et lorsqu’elle met en garde leur entourage en les décrivant comme « un cocktail explosif à manier avec grande précaution », ou qu’ils possèdent une « force fragile ».

Lorsque la douance apparait comme un défaut plutôt qu’un gift, ce livre précieux peut réellement faire la différence.

Intelligence émotionnelle

Aujourd’hui, je me sens paresseux. Je prends congé d’écriture, mais je ne vous laisse pas les mains vides. Voici un article plutôt intéressant provenant du Huffington Post qui m’a été proposé par une bonne amie. Malgré un style s’apparentant à de la psycho pop, il possède la qualité d’être plutôt révélateur. Et puis, il ne faut pas trop se montrer cérébral, surtout lorsqu’on parle d’intelligence émotionnelle. Comptez bien les points auxquels vous vous associez. Bonne lecture.

http://www.huffingtonpost.fr/dr-travis-bradberry/18-signes-qui-montrent-que-vous-etes-emotionnellement-intelligen_a_23018813/

Photo : http://blog.kronos.fr

Les extraterrestres existent-ils ?

Au cas où le titre serait ambigu, je n’aborderai pas la question à savoir s’ils sont venus ou s’ils viennent nous rendre visite sur Terre. Cet article traite de la vie extraterrestre intelligente.

Un vieux sage vous dirait qu’il faut des preuves solides pour transformer cette question en affirmation. Un exoplanétologue affirmerait qu’avec une population probable de 10 milliards de planètes habitables dans notre Galaxie, les chances que les extraterrestres intelligents existent sont pratiquement de 100 %. Une fervente tonnerait que Dieu n’a créé qu’un seul peuple à son image et c’est l’humain. La question intéresserait un pape qui vous parlerait de son superbe télescope capable de dénicher la vie extraterrestre. Un sociologue raconterait qu’avec la découverte des sciences de l’atome, les extraterrestres intelligents ayant gardé leur côté belliqueux ont toutes les chances de s’autodétruire et ainsi, les civilisations avancées disparaitraient rapidement. Un conspirationniste avancerait que les preuves existent depuis longtemps. Un martien confirmerait qu’il détient la preuve que la vie extramartienne intelligente existe sur la Terre, mais qu’elle est très peu évoluée. Un schizophrène sait qu’ils lui parlent fréquemment. Un général d’armée demanderait de plus importants budgets pour nous protéger contre une invasion extraterrestre imminente. Un capitaliste nous vendrait un bunker anti-extraterrestre en nous apportant la preuve qu’ils existent sous forme de photographies de ses enfants très bien maquillés. Un écrivain nous dirait qu’ils existent parce que ce sujet est si souvent abordé dans la littérature qu’il serait impensable que ce ne soit qu’une lubie collective. Et enfin, le désabusé maugréerait en pensant que l’amour est aussi un sujet souvent traité en littérature et on ne lui a jamais vu le bout du nez, alors pour le bout du nez des extraterrestres… pfff !

Indubitablement, les extraterrestres intelligents existent. Les preuves viendront ou celles que nous avons déjà seront dévoilées. Ce n’est qu’une question de logique et elle se résout par la logique. L’Univers est conçu pour engendrer la vie évoluée. Pour preuve, notre existence après cinq extinctions de masse. Pas une, pas deux, mais bien cinq éradications presque totales de la vie sur la Terre et un retour à la case départ à chaque occasion. Notre caillou fait probablement partie des planètes habitables les plus malchanceuses de la Galaxie. De plus, notre Soleil, une naine jaune, n’est pas toujours clément. Les étoiles naines rouges, de loin plus nombreuses que les naines jaunes, permettent à leurs planètes en révolution autour d’elles de bien meilleures conditions de stabilité sur de beaucoup plus longues périodes, accroissant d’autant les probabilités d’émergence et d’évolution de la vie intelligente. Conclusion logique : si la Terre et son Soleil ont réussi à accoucher de nous, la vie intelligente ne peut que pulluler ailleurs.

De tous les temps, l’humain a cherché à se définir comme un être d’exception. Ce caractère est de l’égocentrisme et il a donné naissance au géocentrisme, à l’héliocentrisme et à tout un tas de théories centrées autour, ou pas très loin de son nombril. Aujourd’hui, nous savons que ni sa cicatrice, ni sa tribu, ni son ile, ni la Méditerranée, ni la Terre, ni le Soleil, ni la Voie lactée, ni le Groupe local (de galaxies), n’est au centre de quoi que ce soit.

Nous ne sommes pas une exception, malgré le mal fou que l’on se donne pour défendre cette ânerie. Un jour, dans nos conversations, nous dirons : « Te rappelles-tu comment nous étions naïfs, stupides et imbus de nous-mêmes lorsque nous pensions être la seule espèce technologiquement avancée de la Galaxie et même de l’Univers ? » Et nous irons interroger Wikipédia pour voir la liste et le décompte des espèces intelligentes d’extraterrestres décrites dans le catalogue jusqu’à ce jour.

Ce jour… n’est peut-être pas aussi éloigné qu’on pourrait le penser. Les scientifiques savent aujourd’hui comment trouver les preuves de leur existence en restant bien sagement assis devant leurs écrans. La traque va bon train et en définitive, elle portera fruit. Nous avons confirmé à ce jour 3 643 exoplanètes dont 171 de masse inférieure à 8 fois celle de la Terre. On considère que de la vie intelligente aurait plus de chance de se développer sur celles-ci.

Et à savoir si nous ne possédons pas déjà certaines preuves de l’existence d’êtres intelligents issus d’au-delà de notre Terre, les indices s’accumulent. Certains remparts semblent craquer de toutes parts. Des langues se délient. La jeune génération est moins encline que les précédentes à accepter et à supporter les complots, les dissimulations et les gommages. Justement, les erreurs de gommage se succèdent, laissant d’étranges objets visibles sur certaines photographies d’agences spatiales. Ces objets sont maintenant vus à très haute résolution, éliminant par le fait même les possibilités d’imaginer des trucs inexistants, tout en compliquant la tâche de ceux qui sont payés pour nous pondre des explications tarabiscotées sorties du même sempiternel chapeau.

Dans un possible prochain article, j’essayerai peut-être d’aborder l’épineux et controversé sujet de la possible présence près de, ou parmi nous, d’extraterrestres. Tiens, tiens ! Ma façon de m’exprimer se teinte soudainement d’une grande prudence. Deviendrais-je timoré?