La comète de Noé

Cet article compose la première partie d’un triptyque.

Les scientifiques sérieux, je parle de ceux qui se foutent de déplaire à leurs prédécesseurs trop séniles, bornés et têtus pour accepter des preuves allant à l’encontre de leur idéologie, s’entendent pour situer un événement climatologique planétaire aux environs de 13 000 ans dans le passé.

Un cataclysme aurait bouleversé de façon radicale le climat et les conditions régnant sur Terre à ce moment. Dans la foulée, un nombre incommensurable d’humains auraient péri, sans compter l’extinction subite de nombreuses espèces animales, mammouths, tigres à dents de sabre, ours à face plate, etc., la faune géante de l’époque s’est mystérieusement et radicalement éteinte.

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Les humains survivant à cet événement sans précédent ont voulu transmettre le récit de cette catastrophe exceptionnelle, mais son ampleur épouvantable dépassait l’entendement humain et sa cause véritable demeurait totalement inconnue. Pour comprendre ce qui survint voilà treize millénaires, reportons-nous à cette époque reculée.

La Terre traverse une période glaciaire, ce n’est pas sa première et ce ne sera pas sa dernière. Différentes causes astronomiques cycliques déclenchent ces épisodes où la Terre se refroidit de façon importante. Il ressort clairement des graphiques un cycle d’environ 100000 ans où la Terre passe du froid au chaud pour revenir au froid.

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Pour les fins de cet article, je n’aborderai pas les causes probables de ces périodes glaciaires, elles surviennent et voilà 12 900 ans, nous étions au cœur de l’une d’entre elles. Le niveau de l’océan se situait 120 mètres plus bas, car toute cette eau s’était accumulée sous forme de glaciers sur une grande partie de l’hémisphère nord de la planète. 2 à 3 kilomètres de glace recouvraient le Canada en entier, l’Europe jusqu’à Berlin et une bonne portion de l’Asie. Les plateaux continentaux aujourd’hui submergés se retrouvaient à l’air libre et peuplés d’on ignore combien d’humains et d’animaux.

Puis quelque chose de cataclysmique et subit est survenu. Une comète s’est écrasée sur la Terre. J’utilise le mot comète, mais le terme astéroïde pourrait aussi bien faire l’affaire, car on n’en est pas vraiment certain. Un corps céleste quelconque s’est abattu quelque part dans le Nord et a causé un ravage incommensurable.

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On aurait récemment découvert sous le glacier groenlandais Hiawatha situé à l’extrême nord-ouest de ces terres un astroblème datant de 12900 ans, prouvant hors de tout doute cette hypothèse. Une cicatrice de 31 km de diamètre et de 300 mètres de profondeur, caractéristique d’un impact avec un corps céleste, a été mise au jour par une équipe de chercheurs allemands de l’institut Alfred Wegener.

Tiens donc! Ce non vous dit-il quelque chose? N’est-ce pas ce météorologue qui a inventé l’hypothèse de la dérive des continents et qui a été la risée de la communauté des géologues durant plus de 50 ans alors qu’il avait tout bon? Hé oui! Curieux hasard!

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La forme caractéristique du terrain à cet endroit ne laisse aucun doute sur sa nature, surtout que voilà plusieurs décennies on a retrouvé une météorite non loin de là, probablement un fragment détaché de celle qui a causé la dépression ayant mesuré au minimum un kilomètre de diamètre.

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Dans cette région, la glace est très jeune et aussi très différente des autres glaces environnantes. De minuscules cailloux transportés par des cours d’eau sous-glaciaires montrent clairement des traces d’un important impact qui les ont fait fondre puis recristalliser.

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La datation du site porte encore à controverse, mais celle-ci devrait bientôt se raffiner. Selon certaines données, il n’aurait que 12900 ans, un moment charnière dans la saga humaine, car à ce moment précis, la Terre aurait vécu un subit refroidissement connu sous le nom de Dryas récent. Celui-ci proviendrait d’une importante et subite arrivée d’eau froide dans l’Atlantique-Nord qui aurait causé un dérèglement des courants marins et un gel encore plus prononcé des régions nordiques.

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Mais toute cette eau froide devait provenir d’un cataclysme et voilà comment une équipe internationale du musée d’histoire naturelle de Copenhague en a déduit l’hypothèse de la météorite tombée au Groenland et aujourd’hui confirmée par l’équipe allemande.

Et où est le lien avec Noé dans toute cette histoire? J’y arrive. Demain, vous saurez.

Temps cyclique et aveux

Oui, je l’avoue. Ce sujet me tombe sincèrement sur les rognons dès que ces mots sont prononcés, je parle du temps cyclique. Petite précision importante à faire avant de continuer plus avant. Lorsqu’on utilise les mots « cycle » ou « cyclique », on se réfère à une figure géométrique particulière, le cercle, à la limite l’ovale. Une courbe fermée sur elle-même.

Le temps, la vie n’est pas cyclique, puisque si on parcourait un cercle, on reviendrait constamment sur nos pas et on sait pertinemment que la vie, le temps se poursuit inexorablement. Deux cycles ne sont jamais identiques parce que le temps fuit toujours vers l’avant et qu’au deuxième cycle apparemment identique au premier, on est plus vieux, preuve que rien n’est parfaitement cyclique.

Le plus près  d’un temps cyclique c’est une progression en forme de tire-bouchon.  Si on regarde cet outil dans la direction axiale, on semble voir un cercle, mais si on le tourne le moindrement, immédiatement ses spires nous apparaissent. Le cercle n’est qu’une illusion due à une direction privilégiée et unique par laquelle on regarde cet objet, la direction axiale.

Même le cochon sait parfaitement que le temps n’est pas cyclique et nous le démontre avec sa queue en tire-bouchon. Alors, de grâce, si cet animal est capable de le savoir, n’allez pas vous abaisser en dessous de lui.

Pour terminer, dans mon titre, j’utilise le pluriel du mot aveu et je ne me suis confessé qu’une seule fois jusqu’à présent. Le second aveu vient naturellement. Si le temps est en forme de tire-bouchon, ça explique bien pourquoi j’aime tant le vin.

Photo : cadeau-maestro.com