Distanciation sociale

N’oubliez pas de garder une distance sécuritaire entre deux émojis. J’ai reçu un texto ce matin avec deux émojis qui ne respectaient pas la distance sécuritaire de 2 mètres. Faut-il encore le répéter ?

J’ai fait quelques tests et il n’y a pas de formule magique pour savoir combien d’espaces nous devons taper entre deux émojis pour obtenir cette distance acceptable. En fonction des icônes et de l’appli utilisées, il m’est apparu que 2 espaces semblent être une valeur minimale absolue. Dans le cas des deux icônes utilisées dans l’entête, j’ai dû en utiliser quatre pour atteindre environ ce 2 mètres. Même s’il ne faut pas virer fous, nos efforts ne sont pas inutiles et si nous faisons tous attention, au bout du compte, 

#cavabienaller.

Alors, écrivez prudemment !

Définitions autour d’un thème commun, les croyances

Je vous rassure, je n’aborde aucune croyance religieuse puisque je préfère m’en tenir à ce que je connais. Eh, en passant ! C’est dimanche, mon jour pour faire un peu d’humour.

Mythes

Vérité : Concept utilisé par les menteurs pour laisser croire qu’une certitude existe, surtout celles émanant de leur bouche. 

Destination : Lieu mythique programmé sur une appli par une femme, voué à laisser croire à l’homme qu’il existe une mission plus importante que de regarder la prochaine partie télévisée de son sport favori.

Saint-Valentin : Moment mythique programmé sur une appli par une femme, voué à laisser croire à l’homme qu’il existe une mission plus importante que de regarder la prochaine partie télévisée de son sport favori.

Objets

BMW : Acronyme allemand pouvant se traduire par « J’emmerde les gens ».

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Roue de secours : Leurre servant à laisser croire qu’il existe une solution autonome en cas de coup dur.

Téléphone intelligent : Appareil servant à déplacer le cerveau de la tête à la poche.

Pénis : Appareil servant à déplacer le cerveau de la tête à la poche.

Miroir : Objet destiné à laisser croire aux femmes qu’elles sont moins belles qu’en réalité. Peut-être une invention masculine, mais cette hypothèse reste controversée. Si l’homme l’a inventé, il s’en serait vite lassé. L’objet aurait pu alors être récupéré par la femme de laquelle l’homme s’était vite lassé.

Clé : Objet laissant croire à son détenteur qu’il est le seul à pouvoir ouvrir la serrure et que s’il la perd, il est foutu, alors que n’importe quel ado s’étant informé sur internet peut ouvrir cette même serrure sans la clé en quelques secondes.

Dans la monarchie

Égalité des sexes : terme inventé par les femmes sans se douter qu’il effacerait le terme « princesse » du dictionnaire.

Roi des cons : celui qui croit encore que le terme « princesse » existe dans le dictionnaire.

Valets : Revanche silencieuse d’une reine lorsque le roi fait le con avec une princesse.

Trilogie

Désir : Mot destiné à laisser croire que les impossibilités sont réalisables.

Miracle : Mot destiné à imaginer que, par lui, un désir peut se réaliser.

Réalité : Concept tombé en désuétude et hors de la compréhension humaine depuis que le mot désir a usurpé son sens.

NPD

Le sprint est véritablement commencé. Il est temps de faire un peu chanter mes cervidés, chevreuils, élans, rennes et autres wapitis de ma petite collection du temps des Fêtes. Je les entends vocaliser depuis un certain temps déjà, toujours empilés dans leurs boites, cherchant à attirer mon attention. Je les sors un par un en me demandant s’ils retrouveront le même endroit que l’an passé ou si je vais tenter de leur dénicher un coin qui leur sera plus agréable.

Chacun possède sa personnalité que je me dois de redécouvrir pour ensuite le placer à l’endroit le plus judicieux. J’essaye d’apparier ceux paraissant les plus sensibles à la solitude. Au contraire, je sais que d’autres ne blairent pas beaucoup de présence autour d’eux. C’est le cas d’un orignal un peu bourru et je respecte son asocialité.

Cette année, j’aurai une pensée particulière pour Géraldine qui m’a quittée. Toutefois, je sais qu’elle se trouve entre bonnes mains et elle amènera certainement beaucoup de bonheur à celle qui lui trouvera, je n’en doute pas, une place privilégiée.

Chevreuil-et-chandelles

Chaque année, j’en achète un ou deux, question d’amener un peu de nouveauté dans la maison et de déstabiliser cette joyeuse harde d’animaux d’accompagnement. L’autre jour, je vois sur un présentoir un couple d’élans pas très jolis avec leur jupe et pantalon de couleur délavée rose ou bleu, aux charmes de bonbons sucés devenus trop collants. Ça m’a donné une idée. Avant de partir sans les acquérir, évidemment, je les ai placés en position 69. Au moins, ils seront dégoulinants pour une bonne raison.

Deux de mes chevreuils ont subi des blessures au cours de l’année. Oui, j’en garde toujours quelques-uns, les plus bibelots, en différents lieux de l’appartement. J’en suis venu à la conclusion que l’univers déteste les bibelots. Lui, si dynamique, semble recevoir l’ostension statique comme un affront. Il prend alors les moyens les plus tordus pour renverser mes chevreuils en brisant leur délicat apparat.

J’en ai un qui possède un air de benêt du village. Lorsque je l’ai acheté, je le tenais près de ma face en empruntant un air semblable. La caissière riait tellement qu’elle était devenue incapable de terminer la transaction ! Plus elle retenait son hilarité, plus elle s’enfonçait dedans. Je suis certain que de retour chez elle, sa dure journée de labeur pesait moins lourd sur ses épaules.

Ouais, avec le premier décembre viennent les préparatifs des festivités de fin d’année et plus le temps passe et plus je leur trouve un air obligé. Est-ce le NPD ? Nostalgie-Paresse-Désintérêt. Oui, probablement un peu des trois. Et NPD, ça peut aussi vouloir dire : ne pas déranger.

Q comme dans Québec

Voici donc le douzième article traitant d’une lettre et d’un mot commençant par celle-ci. Vous trouverez tous les autres articles à cette adresse.

Puisque le nombre douze est important dans l’histoire des humains, je lui accorde une lettre mal-aimée, le pauvre Q.

À la petite école, j’ai appris à nommer cette lettre « que » [kǝ]. Si on n’osait même pas prononcer son vrai nom [ky] à cause d’un homonyme vulgaire, ça commençait plutôt mal pour elle. Même sa calligraphie était altérée. Je me souviens des lettres majuscules et minuscules tracées entre deux lignes. Le Q majuscule était devenu une sorte de 2 pédant cherchant à faire disparaitre la queue du cul.

En phonétique, le q se prononce [k] comme la lettre k, comme dans Québec. C’est à se demander à quoi il sert si ce n’est de quelques prononciations distinctes du groupe « qu » comme dans les mots équations ou quartz [kw]. Il peut également prendre la forme [ku] (cou) comme dans le mot équilatéral.

En français, on lui adjoint systématiquement la lettre u, comme si un q ne peut rien faire seul. Je ne démentirai pas cette supposition.

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Dans le dictionnaire épuré de ses sigles, des 485 mots commençant par un q, seulement 6 n’ont pas un u en deuxième place et parmi ceux-ci on retrouve le q lui-même, l’abréviation qqch., l’acronyme QWERTY et Q-mètre, un appareil mesurant le facteur de qualité des bobines afin de connaitre le déphasage du courant qu’elles induisent dans des circuits électriques. Ne restent que 2 mots étrangers, qat et qi gong. Dans tous les mots de langue française, un u (un nu) vient à la rescousse du q (cul).

Plusieurs mots commençant par cette lettre tirent leur origine du chiffre quatre. Je dénombre exactement quatre-vingts mots commençant par la racine quad-, quarante-six dont le début est quart- et vingt-trois autres avec la racine quatr-. Seuls deux mots n’étant pas des abréviations, des sigles ou des composés se terminent par un q, le cinq et le coq.

En mathématique, le ℚ représente l’ensemble des nombres rationnels, c’est-à-dire les fractions (quotient). On voit souvent la forme « p/q » pour désigner une fraction quelconque où p et q sont des nombres entiers.

En minuscule, q est le symbole de l’unité de mesure du quintal valant cent kilogrammes. Autrefois, au Québec, avant notre adhésion au système métrique, un quintal valait 112 livres, à peine plus de la moitié d’un quintal métrique (220,5 livres).

Aucun symbole d’élément chimique ne commence ni ne contient un q. Cette absence est unique dans le tableau périodique. Le becquerel, une unité de mesure de l’activité nucléaire du système international utilise le symbole Bq. Au Scrabble, la lettre Q vaut 8 points sur un maximum de 10.

Dans l’avenir, le mot commençant par un q qui changera nos vies à tout jamais, est qubit. Il est formé du mot bit que tout le monde connait et de la racine qu- pour quantique. Qubit est donc un bit quantique, l’unité de calcul avec laquelle fonctionnent les ordinateurs quantiques.

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La province de Québec tire son nom d’un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit ». Cet endroit correspond à l’actuelle ville du même nom, capitale de la province. La façon d’écrire ce mot amérindien a beaucoup changé avant de se stabiliser. Qvebecq, Quebeck, Kebbek et Kébec ont tous été antérieurement utilisés.

Aujourd’hui, au Québec, « tout commence par un Q et finit par un bec », dixit l’indépendantiste Pierre Bourgault dans les paroles de la chanson « Entre deux joints » de Robert Charlebois. Si le Québec parvenait à son indépendance, il serait le deuxième pays dont le nom commence par un Q, l’autre étant le Qatar.

Dans le langage de l’OTAN utilisé en aviation et à bien d’autres endroits, la lettre Q est justement représentée par le mot Québec habituellement prononcé à l’anglaise [kw].

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On définit souvent les Québécois comme des gens imaginatifs, artistiques et complexés. Évidemment, cette courte description ne peut qu’être réductionniste, mais elle me parait dans l’ensemble plutôt juste. Nous craignons le jugement des autres peuples. La critique nous atteint facilement et profondément.

La nation évolue à grande vitesse depuis les années 1960, depuis notre révolution tranquille, et elle ne cesse de se transformer. Un grand défi est de conserver notre côté « tissé serré » tout en accueillant généreusement les gens provenant de l’immigration. Étant noyés dans une mer d’anglophones partout autour de nous, notre sensibilité face à notre culture nous rend naturellement craintifs. Et pourtant, nous sommes un peuple très pacifique et particulièrement fier de l’être. 

Évidemment, cet article ne prétend pas décrire le Québec et les Québécois en long et en large. Je tiens cependant à souligner qu’entre ces deux mots commençant par un q, nous préférons largement le premier au second. La qualité avant la quantité, cela aussi est une assez bonne façon de décrire la moyenne des Québécois.

Pour terminer cet article parlant de q, s’il parait vulgaire, sans lui, que serions-nous ? Certainement un k désespéré.

Murphologie

 

Si la loi de Murphy ne vous atteint pas, vous faites partie de cette détestable caste de gens dont rien de fâcheux ne leur arrive jamais. Vous êtes une anomalie dans l’univers, un affreux parasite capable d’éponger la chance de tous ceux qui vous entourent pour ne leur laisser que la poisse sous la forme de ce qu’on appelle « la loi de Murphy ».

Si vous croyez que l’univers vous en veut et complote contre vous. Hé bien ! Vous avez parfaitement raison.

Cette loi se décline de différentes façons, toutes voulant exprimer à peu près le même phénomène. Voici trois courtes définitions.

  • Tout ce qui risque d’aller mal ira mal.
  • Entre deux malchances, la pire surviendra.
  • Un malheur ne survient jamais seul.

La loi de Murphy s’image par le nuage noir chargé d’éclairs au dessus de votre tête qui vous suit partout où vous allez. C’est tromper votre nouvelle petite amie avec une inconnue qui s’avère être sa meilleure copine. C’est votre semelle déposée dans la chique de gomme pour être ensuite trempée dans la crotte de chien.

Je ne m’attarderai pas sur les origines de cette loi naturelle dont j’ai fait les frais plus souvent qu’à mon tour. Je vous donne quelques exemples dont plusieurs de ces cas me sont réellement arrivés en commençant par les plus classiques. Pour les autres, je ne vous dévoilerai pas lesquels m’ont véritablement fait rager, car si vous aviez une bonne opinion de moi, ça pourrait l’entacher et tout le monde sait qu’un Corbot aime bien garder ses plumes lisses.

Les classiques

  • Une tartine tombera toujours du mauvais côté sur le sol.
  • Vous ne déposez jamais un verre de jus ou un gobelet de café près de votre ordinateur, sauf les fois où vous le renversez.
  • À la caisse du marché, vous choisissez la file la plus courte ou celle dont les paniers semblent les moins remplis, mais au bout du compte, un des clients retardera votre file en argumentant interminablement avec la caissière.

La nourriture

  • Plus le sac de café moulu est gros, plus son contenu risque de finir dans celui de l’aspirateur.
  • À l’épicerie, votre main finit toujours par agripper le fruit le plus blet dans l’étalage.
  • Vous oubliez de vérifier l’état des d’œufs seulement lorsque certains sont cassés.

La température

  • Vous apportez toujours votre parapluie, sauf les jours où il va pleuvoir. 
  • Lorsqu’il pleut deux jours d’affilée, c’est certain que le prochain jour, ce sera un lundi.
  • Si un jour vous oubliez de fermer le toit ouvrant de votre véhicule, cette nuit-là une effroyable tempête de neige s’abattra sur la ville.

Les objets du quotidien

  • À l’intérieur, laissez tomber une pièce de monnaie et elle ira se loger derrière le meuble le plus lourd. À l’extérieur, oubliez-la, elle tombera inévitablement par la bouche d’égout.
  • Lorsque vous êtes pressé de partir, évidemment il vous est impossible de mettre la main sur votre téléphone. Si vous finissez par le retrouver, il sera dans un endroit des plus improbables.
  • La fois suivante, vous commencez par chercher votre téléphone dans tous les endroits improbables et vous finissez beaucoup plus tard par le retrouver bien installé sur son socle.
  • Vous portez un vêtement neuf ? Soyez certain que vous le tacherez ou vous lui ferez un accroc avant la fin de la journée.

Votre copine

  • Durant les ébats, vous appelez votre copine par le mauvais prénom et vous avez malencontreusement utilisé celui de sa pire ennemie.
  • Afin de vous faire pardonner cette bourde, vous désirez acheter des billets de spectacle avec son idole, mais il ne reste que ses sièges non contigus.
  • Déterminé à vous rattraper, vous choisissez alors un autre spectacle et lui faites la surprise. Il s’avérera qu’elle déteste copieusement l’artiste que vous avez choisi.

Papiers-mouchoirs

  • Vous ne portez plus de gants parce que vous les oubliez partout. Vous ne portez plus de foulards parce que vous les égarez partout. Vous ne portez plus de chapeaux, casquettes, bérets parce que vous les perdez tous. Vous avez perdu une quantité phénoménale de lunettes. Cependant, vous ne perdez jamais vos vieux papiers-mouchoirs qui s’accumulent dans le fond de vos poches.
  • Ces papiers-mouchoirs oubliés au fond de vos poches finiront inévitablement au lavage.
  • À chaque fois que vous avez une envie irrépressible d’éternuer, soit la boite de papier-mouchoir est désespérément vide, soit vous l’avez changée de place.
  • À court de temps pour vous rapprocher de la boite, vous éternuez dans vos mains, c’est alors que quelqu’un veut vous la serrer.
  • La fois suivante, vous parez à l’imprévu en éternuant dans le creux de votre coude. Inévitablement, vous venez d’expulser un lac de morve sur votre manche.

Au resto

  • Si vous désirez le plat de poisson, il ne restera que le poulet et quand vous avez envie du poulet, vous devrez vous contenter du poisson.
  • Lorsque vous amenez une personne au resto pour lui faire goûter à votre plat fétiche, le chef vient tout juste de le retirer de la carte.
  • Vous donnez rendez-vous à une candidate amoureuse et vous l’invitez à votre resto préféré. Lorsque vous arrivez à la porte, il vient tout juste de déclarer faillite et votre flamme s’est envolée, croyant s’être fait poser un lapin.
  • Vêtue de votre plus belle blouse blanche, vous oubliez qu’il ne faut pas manger votre spaghetti sauce tomate par succion. Et si vous y pensez, le rebord taché de votre assiette finira de toute façon par la maculer.
  • Vous allez au resto pour discuter d’un point important et sensible. Inexorablement, les deux tables autour de la vôtre seront occupées par des petites pestes mal élevées qui se chamaillent, crient à qui mieux mieux dans vos oreilles et couraillent incessamment autour de vous.

Les cabinets d’aisances 

  • C’est quand l’envie se fait la plus pressante que tous les constipés se sont donné rendez-vous en même temps, juste avant que vous arriviez et ils occupent tous les cabinets.
  • Quand il n’y a que deux cabinets, vous entrez dans le premier pour vous rendre compte qu’il ne reste plus de papier. Vous en sortez pour utiliser l’autre, mais une personne vous précède d’un pas.
  • Lorsque cette personne ressort du cabinet, elle ne vous a laissé que le dernier petit carré de papier autour du rouleau.
  • C’est toujours dans des toilettes publiques que vos intestins font le plus de bruit et que vos odeurs sont les plus nauséabondes.
  • Et lorsque vous n’avez jamais été aussi bruyant et pué autant, c’est votre patron qui occupe le cabinet contigu au vôtre.

L’univers renouvelle constamment sa liste de malheurs afin de toujours vous surprendre. Alors, à l’affût ou pas, la guigne vous attendra aux moments les plus impertinents. C’est ainsi que fonctionne la murphologie.

N’hésitez pas à me faire part de vos pires murphises en écrivant un commentaire. Mieux vaut en rigoler tous ensemble, c’est bon pour le moral de ceux qui en font les frais !

Préjugés routiers

Bien conduire, c’est aussi chercher à prévoir les manœuvres des autres conducteurs, entrainant par le fait même la fabrication de préjugés… souvent fondés. La sécurité par l’anticipation est à ce prix. Sans en constituer des règles absolues, bien souvent elles s’avèrent. Voici quelques-uns de mes préjugés routiers favoris.

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Une berline beige roule toujours à 20 km/h de moins que la vitesse permise… même dans une zone de 30 km/h.

La BMW noire à votre droite va couper la ligne double avant de vous faire une queue de poisson.

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Si la première voiture à attendre dans la file au feu rouge est une Mercedes, vous êtes assuré que vous ne passerez pas au prochain feu vert parce que son conducteur perdra plusieurs précieuses secondes avant de se décider enfin à presser l’accélérateur.

Une voie réservée aux autobus et aux taxis semble l’être aussi pour les Lexus.

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Certains conducteurs de berlines beiges n’ont pas compris que la prudence ne signifie pas d’abandonner tout espoir.

Lorsque deux voies fusionnent et que le trafic est intense, les voitures alternent en « zipper », sauf les sous-compactes qui cherchent toujours à voler le tour.

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Si vous l’ignoriez, les voies de gauche ne sont permises qu’aux pickups et la limite de vitesse est automatiquement rehaussée de 20 km/h à leur intention et de 30 km/h s’ils tirent une remorque.

Une voiture qui ne semble pas savoir où aller est toujours conduite par une personne ne parlant pas votre langue, ce qui vous permet de lui signifier votre façon de penser avec l’avantage et l’inconvénient qu’elle ne comprendra pas un traitre mot de vos invectives.

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Si une automobile roule à 70 dans une zone de 100, c’est nécessairement une voiture neuve. Celle qui roule à 50 est tout aussi neuve et c’est une berline beige.

Les Cadillac sont programmées pour utiliser la voie la plus rapide, peu importe leur vitesse de croisière.

Les conducteurs de sous-compactes ont le don de faire rager les conducteurs de poids lourds. Complexe d’infériorité.

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Les BMW noires possèdent des vitres rendant les piétons invisibles.

Une minifourgonnette transportant une famille entière sera crottée comme si elle venait de faire du hors-piste tandis qu’un jeep reluira comme s’il venait d’être astiqué par une famille entière.

À une intersection possédant des arrêts obligatoires dans plus d’une direction, ce n’est jamais celui ayant priorité qui cherche à passer le premier.

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Il n’existe que deux vitesses sur une Cadillac, la T et la G, pour Tortue ou Guépard.

Une voiture qui zigzague dans une voie rapide et qui freine subitement sans raison apparente est conduite par un buveur de café qui vient de s’en échapper sur la fourche.

Message aux conducteurs de berlines beiges. Conduire est une activité dangereuse, mais relativement sécuritaire lorsque tout le monde agit de la même façon. Trop de prudence n’évite pas les accidents, ça en cause. Alors, grouillez !

Plus il y a d’enfants dans une minifourgonnette censée mettre la famille en sécurité, plus le véhicule est en état de décrépitude avancée et sa mécanique est totalement non sécuritaire.

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Ceux qui roulent dans une tempête de neige sont souvent ceux qui auraient pu et dû rester chez eux. Pour plusieurs d’entre eux, ils n’ont aucune expérience en la matière et leur véhicule n’est pas prêt pour la conduite hivernale. Le moyen de le savoir est facile, ils se trahissent eux-mêmes en ne déblayant ni leurs vitres ni leurs feux de circulation.

Conduire un superbolide sur la route ne fait pas un meilleur conducteur, mais un super corniaud de plus sur la route.

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Les casquettes dérèglent le sens de l’équilibre et brouillent la vue. Suffit de regarder la conduite de ceux qui en portent. Sans exception, ils slaloment en n’ayant aucune idée de la vitesse à laquelle ils manœuvrent.

Les Cadillac ne sont pas équipées de clignotants.

Divisez toujours par 2 la distance inscrite sur le panneau de signalisation indiquant la prochaine sortie si vous ne voulez pas la rater, votre GPS, lui, ne s’est pas fourvoyé.

Plus la pluie tombe drue ou plus il neige et plus il y a d’autos avec les feux de position éteints, et souvent ce sont des minifourgonnettes crottées et délabrées remplies de grouillantes marmailles.

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Je suis capable de déchiffrer les textos tapés par les conducteurs en observant leurs sorties de voies. Et aucun n’a d’importance.

Un véhicule sur deux qui me dépasse en zigzaguant à toute vitesse est un superbolide. L’autre est une minifourgonnette décrépite qui crache noir en donnant l’impression qu’il va rendre l’âme. Ah oui, la garderie ferme dans cinq minutes.

Les Cadillac ne sont pas équipées de vitres latérales permettant de regarder les angles morts.

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Sur la route, les pépères d’autrefois ont aujourd’hui 17 ans et les plus imprudents sont des pépères qui croient avoir encore 17 ans.

Les conducteurs de VUS sont les premiers à vous dépasser en malade durant l’hiver et les premiers à prendre le champ.

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Les conducteurs de voitures surbaissées ignorent que la neige change la conduite. Lorsqu’ils me dépassent à toute allure alors que la route est glacée, je suis heureux de rouler en VUS. Et où donc ai-je mis ma casquette ? Ah oui, sur mon gobelet de café. Ah ! Et puis ! « Tasse-toi, pépé ! » Lorsque j’avais 17 ans comme lui, je conduisais pas mal mieux et surtout beaucoup plus vite ! Les jeunes ne savent plus conduire vite et bien de nos jours !

Pu capabe !

L’hiver s’éternise au Québec. Neige, froid, vent, froid, neige, vent, froid, pu capabe!

Une vieille chanson scoute me revient en tête.

«Doux printemps, quand reviendras-tu, faire pousser des feuilles, faire pousser des feuilles?

Doux printemps, quand reviendras-tu, faire pousser des feuilles pour me torcher le c…»

Pour ceux qui s’y connaissent, les feuilles présentées en tête de cet article, c’est de l’herbe à puce ! Bonne chance, si vous les utilisez !

Recueil de poésie

J’ai terminé la composition d’un recueil de poésie s’intitulant Poésie sur l’amour et pire encore. Je l’ai envoyé à quelques éditeurs avec le même désintéressement général. Bon, je l’écrivais dans un article datant de l’an dernier, ma poésie n’est pas normale, ça ne me rapproche pas d’une possibilité d’intéresser un éditeur. Je m’en fous un peu, car mon plaisir d’écrire l’emporte sur celui d’être édité malgré le velours de la reconnaissance.

Les lecteurs de mon blogue ne doivent pas s’étonner du titre. Cependant, présenter mon livre ainsi, Poésie sur l’amour et pire encore, rebute certainement l’âme fleur bleue, la pensée à l’eau de rose, la blanche oie romantique, la verte feuille fragile ou la jaune corolle sensible. Mais faut-il espérer recevoir des vers luisants provenant d’un Corbot de jais qui les bouffe au diner en les accompagnant d’un ver(re de) blanc ?

Et puis… pire encore, c’est pire que quoi ? Pire que la poésie ou pire que l’amour ? Peut-être autant pire l’un que l’autre !

Mais l’amour, direz-vous, ce n’est pas « si » pire que ça ! L’amour est un beau sentiment, désirable et précieux, grandiose et porteur de bonheur.

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Foutaise ! Les amours ressemblent aux radis. Joliment rouges, vus de l’extérieur, mais incolores par en dedans. Il est préférable de les consommer à doses réduites, en petites tranches et entre deux, mieux vaut s’efforcer de les oublier. Radis et amours, mêmes défauts. Trop petits, ça prend une botte pour rassasier son homme et ça laisse un terrible arrière-goût d’amertume. Les deux se présentent sous un beau jour aguicheur en masquant leur désagréable vraie nature.

Non, je vous le dis, le titre de mon recueil de poésie se justifie amplement. Vous n’auriez qu’à lire mes textes pour vous en convaincre définitivement. Et note d’optimisme non négligeable venant d’un Corbot, avouez que ce titre annonce qu’il existe pire encore que l’amour. Voilà bien une façon de vous montrer que ma noirceur envers le rouge sentiment laisse place à une teinte quelconque de gris, raison probable de l’heureux mariage entre ces deux couleurs, le gris atténuant les prétentions criardes du rouge amour.

Oui, même si l’amour est épouvantablement détestable, il est parfois possible de trouver pire. Alors si vos amours battent de l’aile, dites-vous que moi, je bats des ailes afin de ne pas tomber… en amour.

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Les foudres de Gaïa

Je n’en demandais pas tant ! Dans mon article d’hier, je demandais à la Terre de me faire un signe en m’envoyant un léger séisme. Puis, survinrent vingt-quatre séismes de magnitude plus élevée que 5,0 qui ont subitement frappé la Nouvelle-Calédonie en moins de six heures. Bon, vous direz que ce pays est aux antipodes du Québec et vous avez parfaitement raison. Mais puisque le Québec ne peut pas vraiment trembler pour la peine, je considère cette pétarade impromptue comme m’étant destinée.

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Ouais, vous aimeriez me croire, mais ça vous parait passablement impossible ! Je comprends votre scepticisme, et même je voudrais le partager, mais les faits me laissent croire que la Terre m’a effectivement envoyé le signe que j’espérais recevoir d’elle. Allez lire mon article d’hier et je vous attends.

Je vous parais prétentieux, c’est pas grave, un Corbot a l’habitude des mauvaises réputations. Un caractère négatif de plus ne peut peser bien lourd dans l’ensemble de la balance. En bonus, ma réputation d’oiseau de malheur croît davantage, car si je peux faire générer 24 séismes simplement en demandant à la Terre de me faire un petit signe. Que puis-je engendrer si j’osais lui demander quelque chose de vraiment important ?

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Et dans l’état où je suis actuellement par rapport aux exactions des humains, un état de colère assez prononcé, je devrais me redouter, et vous, plus encore. D’autre part, je pourrais utiliser ce pouvoir pour demander à la Terre d’engloutir suffisamment d’humains pour que le peu qui resterait finisse enfin par comprendre qu’ils ne peuvent continuer à se foutre de notre planète.

Cependant, le plus grand pouvoir est celui qu’on s’abstient d’exercer — dixit un gourou célèbre. Je suis donc porté à me retenir malgré l’envie folle de voir engloutis tous les oligarques et les technocrates à leur solde dans un raz-de-marée planétaire.

Je sais pertinemment qu’il y aurait des tas de victimes collatérales parmi le bon peuple soumis. Je ne suis pas parfait, et ce malgré tous mes efforts consentis pour y parvenir. Quant à moi, sachant voler, je pourrai éviter les éboulis, les crevasses, les affaissements, les tsunamis, les déferlantes et les débris en planant au-dessus de vos têtes durant les épisodes où les catastrophes vous anéantiront.

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Je vous inviterais bien au Québec, mais notre cher PM vient de diminuer de 20 % les quotas à l’immigration. Alors si vous n’êtes pas un de ses amis personnels, vous n’avez aucune chance de vous réfugier ici avant que ne s’abattent ailleurs les pires cataclysmes.

À votre place, je me dépêcherais de venir au Québec même sous un prétexte parce que ma patience commence à atteindre sa limite et j’ignore encore combien de temps je vais pouvoir me retenir de demander à la Terre de procéder au Grand Décrassage. Vous pourriez en profiter pour partir à ma recherche, si vous parvenez à me dénicher, je vous offrirai un verre d’un excellent alcool québécois, un gin Ungava par exemple. Ça vous ferait peut-être voir LeCorbot sous un jour plus sympathique !

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Meunon ! Vous savez bien ! Il y a longtemps que je n’aspire plus à entendre cette épithète me concernant. Heureusement, sinon j’hésiterais peut-être à vouloir déclencher les foudres de Gaïa.

Médecin et ingénieur

Toutes les professions ont une importance certaine et requièrent de grandes compétences. Choisir de faire carrière dans l’un ou l’autre de ces champs d’étude et de travail exige bien des efforts et une fois le diplôme obtenu, les personnes en retirent une fierté de bon aloi.

Aucune profession n’est semblable aux autres. Aux antipodes, on retrouve certainement la médecine et l’ingénierie, ce qui amène parfois les professionnels de ces disciplines à se tirer la pipe.

L’ingénieur au médecin

« Je n’aurais voulu être médecin pour rien au monde. Nous, les ingénieurs, construisons des ponts magnifiques, des gratte-ciels grandioses, des bâtiments majestueux, des palais monumentaux, des routes panoramiques, alors que vous, les médecins, êtes incapables de guérir la plupart de vos patients. »

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Le médecin à l’ingénieur

« C’est vrai, la nature humaine est complexe et la médecine ne peut venir à bout de tous les maux, mais lorsque nous commettons une erreur, nous avons la décence de l’enterrer, tandis que vous, les ingénieurs, vous vous empressez de l’ériger. »

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Usurpation maternelle

— Je m’insurge, je monte sur mes grands chevaux, je tempête, je me scandalise!

— Bon ! LeCorbot, quoi encore! Tu as perdu une plume dans ton oreiller?

— Tu peux bien rire, mais ce n’est pas drôle du tout. Mon statut de père me porte à me révolter contre cette odieuse usurpation.

— Explique qu’on en finisse!

— Tu sais, tous les bébés commencent à émettre des sons par mimétisme. Ils nous voient parler et tentent de faire comme nous. Toutefois, ils ne peuvent pas émettre n’importe quel son. Ils commencent donc par ceux qui leur sont les plus faciles. Et devine le phonème le plus facile à émettre.

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— Le «a», je suppose.

— Exactement. La voyelle «a» est la plus naturelle puisqu’elle ne nécessite qu’on ouvre naturellement la bouche et qu’on expire. Cet exercice engendre instantanément le son « a». Et une fois le son «a» maitrisé, quelle est la syllabe la plus facile à produire pour un poupon?

— «ma», probablement.

— Parfaitement. Une syllabe labiale composée d’une expulsion, les lèvres fermées, et d’une ouverture graduelle de la bouche.

— Je commence à comprendre là où tu veux en venir.

— Parfaitement. En répétant le son le plus facile à créer, les bébés forment le mot «mama». Mais ça ne fait aucunement allusion à leur mère! Ce sont elles qui ont récupéré ce son en se faisant croire que leur bébé les appelle. On connait la suite. Les bébés comprennent assez rapidement qu’ils obtiennent le sein, toutes les fois qu’ils prononcent ce son. Et comme les hommes sont dépourvus de glandes fonctionnelles, mama est irrémédiablement associée à la personne qui est en mesure de se dévêtir la poitrine.

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— Ainsi, mama ne signifierait aucunement la mère dans la tête d’un nourrisson.

— Les mères ont sauté sur l’occasion pour usurper cette syllabe en leur faveur en déviant son sens réel. Et les pères dans tout cela, ils sont totalement laissés pour compte.

— Va dormir, LeCorbot. Demain, tu n’y penseras plus.

— Je suis prêt à oublier mes récriminations à condition que lorsque je crierai «mama, mama», tu te dévêtisses pour me présenter tes seins.

— Cochon de pervers!

— Oui, ta paire vers le père vert.

— On verra, mon verrat!

— Faudrait te faire une idée, suis-je un oiseau ou un cochon ?

— Si Pink Floyd a réussi à faire voler un cochon, tu peux bien en faire autant.

— Eux, ils carburaient aux des substances tripatives.

— Et toi, tu m’as !

— Ouais, vu sous cet angle, tu as bien raison. Mama, mama !

Encore célibataire

Pour ceux qui se questionnent avec raison sur les causes de mon célibat, moi qui suis un si bon parti, je voudrais vous parler de ma dernière relation et vous présentant quelques extraits de mes bons mots à l’égard de mo ex.

« Soulève ta tête quand on s’embrasse. Tu vois bien que tu es plus petite que moi et que j’écrase ton nez au lieu de tes lèvres. »

« La prochaine fois que tu me parles de ta mère, je te parle de mon amante. »

« Au bar, j’ai décidé de suivre ton exemple. Quand tu inviteras ta grande amie Valérie à t’accompagner aux toilettes, j’inviterai ta grande amie Valérie à m’accompagner aux toilettes. »

« Je ne t’aide pas à laver la vaisselle parce que, de toute façon, tu vas me la balancer par la tête. »

« Quand tu es venue habiter chez moi, je t’ai fait de l’espace dans mes commodes. Maintenant, je dois aller habiter chez toi pour pouvoir ranger mon linge dans tes commodes. »

« Le repas était excellent. C’était quoi donc ? Du poisson ? Pouah ! »

« Oui, j’ai jeté les trois quarts de tes vêtements parce que je t’aime mieux lorsque tu retires les trois quarts de tes vêtements. »

« Le repas était excellent. Non, j’ai pas touché à la viande ni aux légumes ni aux… aux quoi c’est ça ? »

« Bien sûr que non ! Je te jure que je n’ai pas reluqué cette fille de l’autre côté de la rue qui porte une petite robe fleurie de la longueur pour lui voir la swisshh, qui est montée sur des aiguilles de quinze centimètres, qui s’est teint en blond, qui s’est fait poser des D qu’elle porte sans soutiens, qui porte par contre un C string, qui a les yeux pers, qui a un sourire ravageur et qui a une copine qui elle aussi… »

« Je te donne le choix. Je passe la tondeuse sur notre pelouse ou sur ma pelouse. »

« Pourquoi payer une fortune en manucure alors que, de toute façon, tu vas les briser en m’égratignant le dos ? »

« Pourquoi payer une fortune en manucure ? Les étoiles de mer n’ont pas d’ongles. »

« Bien sûr, je vais t’accompagner au centre commercial. On trouve toujours plein de filles désemparées à la boutique Apple. »

« Bien sûr, je vais t’accompagner au centre commercial. Les salles d’essayage chez Victoria Secrets sont refaites à neuf. Comment je le sais ? Euh ! »

« Baisse ta tête quand on s’embrasse. Tu vois bien que j’écrase ton menton au lieu de tes lèvres. »

« Essayer quelque chose de nouveau au lit ? Bien sûr. Ta meilleure amie Valérie ? »

« Si je t’aime ? « Il n’y a pas de service au numéro que vous avez composé. »

« Si j’aime mieux tes seins que ton cul ? Je préfère ta fesse droite et ton sein gauche. »

« Si je te trouve sexy dans cette robe ? Ton amie Valérie voudrait pas l’essayer ? »

« Oui, encore un voyage de pêche ! C’est la saison des truites arc-en-ciel et à talons hauts. »

« J’ai oublié ton anniversaire ? C’est chiant, ça revient à chaque année ! »

« Oui, encore un voyage de golf ! Les foursomes m’excitent. »

« J’ai oublié la date anniversaire de notre rencontre ? Mais je me rappelle très bien que je t’ai rencontrée. »

« Oui, encore un voyage à Cuba ! Là-bas, même les clientes te servent des sex-on-the-beach. »

« Pas encore un voyage culturel ! Le dernier ne date que de dix ans ! »

« Wow! quels jolis dessous ! Tu portes la tenue parfaite pour me servir une bière, comme au club de… »

« Wow! quels jolis dessous ! Et dire qu’ils vont être détruits dans l’opération qui va suivre. »

« Je t’aime, mais pas trop. Mon médecin m’a mis en garde contre les méfaits de trop aimer la tarte au citron. »

« Si tu étais diabétique, je ne dirais pas non à une tarte au sucre, par contre. »

« Non, je ne quitterai pas mon travail de policier. Et non, je ne te quitterai pas. Parce que lorsqu’on prends un spa ensemble, on fait la meilleure soupe poulet et nouille qui soit. »

« Si je connais le poulet noirci ? Euh ! Que… veux… tu… insinuer ? »

« Chérie, regarde ce nuage, on dirait nous deux quand on s’amuse au lit. Tu ne vois rien ? Ah ! »

« Mes disques vinyles ne sont pas des vieilleries bonnes à jeter. Ils conservent les meilleurs moments de ma jeunesse alors que j’étais encore capable de te trouver des qualités. »

« Ta mère nous rend visite ? Dis-lui bonjour de ma part. »

« Ta mère nous rend visite ? C’est parfait. Elle va enfin te montrer comment bien passer l’aspirateur. »

« Ta mère nous rend visite ? Tu sais, pourtant, que je n’aime pas manger mou. »

« Toi non plus, tu n’aimes pas manger mou ? Et tu ne parles pas de tes aliments ? »

« Oui, j’ai jeté ton beau mélangeur tout neuf. Tu ne m’as pas dit que ta mère devait manger mou ? »

« Lorsque tu m’as proposé un trip à trois, je n’avais pas envisagé te partager avec un godemiché. »

« Lorsque tu m’as proposé un trip à trois, je n’avais pas envisagé te partager avec le concierge. »

« Ta mère nous rend visite ? Non, je refuse ton invitation de trip à trois. »

« Lorsque tu m’as proposé un trip à trois, je n’avais pas envisagé toi avec tes deux copines, et pour moi un laisser-passer pour le spectacle d’André Rieu. »

«  Non, je ne regarde pas trop la télé, vois, je n’ai même pas encore terminé mon carton de bières. »

« Non, je ne t’ai jamais écrit des petits poèmes d’amour. J’accumule mes rimes. Jusqu’au jour où « j’aurai composé un quatrain. »

« Wow! tu es très en beauté ce soir, Valérie est venue te voir ? »

« Wow! tu es très en beauté ce soir, le concierge viens se faire payer le loyer ? »

« Wow! tu es très en beauté ce soir, dommage que je sois obligé d’aller voir mon ami Claude à l’hôpital. »

« Allô! Ah, c’est toi, Éric. Non ça va bien. Elle m’a cru. »

« Allô! Ah, c’est toi chérie ! Éric te fait dire bonjour. Qui ? Claude ? Euh, oui oui, bien sûr, Claude aussi. »

« Tu me quittes ! Tu veux rire ! Et tu vas faire quoi sans moi ? »

« Tu me quittes ! Tu es sérieuse ? Je vais enfin récupérer mes commodes ? »

« Tu me quittes ! Tu veux rire ! Alors que je te faisais pleinement confiance ! »

« Tu me quittes ! Tu veux rire ! Je n’ai jamais été un aussi bon gars qu’avec toi. »

« Tu me quittes ! Tu vas certainement retourner chez ta mère ! » »

« Tu me quittes et tu t’en vas habiter chez ton amie Valérie ! Tu m’invites quand ?

« Tu me quittes ! Tu veux gager ! Dans une semaine tu seras de retour, la tête basse. Et j’écraserai encore ton nez en t’embrassant. »

« Ma petite amie me quitte et elle ne m’a même pas donné une seule raison valable pour expliquer son geste. Les femmes sont vraiment indéchiffrables ! »