Les tam-tams du désir

Avez-vous déjà ressenti la transe en entendant des tam-tams ? Une première expérience en ce sens est particulièrement troublante. Cet état différent, modifié de la conscience, ne s’obtient pas seulement avec des substances psychotropes. Elle peut survenir à l’improviste lors de danses en groupe sur de la musique tribale.

Avec le son des tambours, le corps s’anime, danse, cherche l’accompagnement rythmé. Les corps se frottent à l’unisson, faisant involontairement croitre des pulsions sexuelles sous-jacentes particulièrement irrésistibles.

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Les sons frappés, martelés devinrent nos premières musiques. Les sons soufflés s’y sont rajoutés plus tard et plus tard encore, on inventa les sons pincés ou grattés sur des cordes. Le premier volet de la musique humaine, la percussion, reste le plus ancré et personne n’est à l’abri de ses pouvoirs ancestraux.

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À Montréal, des mois d’avril à octobre, les gens se rassemblent les dimanches en matinée pour jouer bongos, congas, djembés et autres drums au pied du Mont-Royal. Cet événement culturel spontané remonte à l’année 1978 et se perpétue depuis sans qu’aucun organisateur ait besoin d’officialiser ces rendez-vous tenus sous le signe du plaisir, de la diversité culturelle et de la musique.

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Ces rassemblements impromptus mais prévisibles, officieux mais permanents, montrent un beau côté des Montréalais et de son caractère cosmopolite pacifiste vibrant à l’unisson. Bien sûr, les effluves denses de rembourrure de sofa abondent, mais sa légalisation atténuera certainement le zèle de certains policiers qui cherchaient parfois à créer des troubles inutiles autour d’un petit commerce de circonstance.

Si vous passez par Montréal en été, ne ratez pas de participer à une jam-session au pied du Mont-Royal. Vous pourrez même fumer votre marie-jeanne en toute quiétude. Une petite sieste et ensuite la vie nocturne trépidante de Montréal vous attendra pour continuer la fête.

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Une pièce de monnaie vraiment insolite !

Il est rare que l’on commémore un événement ayant rapport avec une apparition d’ovni. En commémorer un par l’émission d’une pièce de monnaie, voilà un fait plutôt inusité.

C’est ce qu’a fait la Monnaie royale canadienne en émettant une pièce de 20 dollars en argent pur qui est tout aussi étrange que l’événement survenu voilà 50 ans par un prospecteur minier au lac Falcon au Manitoba (Canada).

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La pièce est ovoïde, ou en forme de tête d’extraterrestre, et l’envers luit à la noirceur, laissant voir un ovni rougeâtre et des faisceaux lumineux jaunes qui sont projetés sur Stephan Michalak alors étendu au sol. À l’endroit, on voit la même scène de jour sans les faisceaux ni l’aura autour de l’ovni.

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Dans sa version des faits, ces faisceaux sont apparus quand Michalak a touché à l’ovni. Ses vêtements sont alors brûlés ainsi que sa peau qui montre une trame de points ronds qui ne s’effaceront jamais totalement. Son hospitalisation et les photos prises à cette occasion forcent à croire sa version des faits survenus en mai 1967 alors qu’il croyait avoir affaire à un engin militaire expérimental en difficulté.

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Il décrit l’engin tel qu’on le voit sur la pièce de monnaie. Il n’a pas vu les créatures pilotant cet étrange vaisseau. C’est l’un des cas d’ovnis les mieux documentés et les plus crédibles au monde.

La pièce de monnaie a été tirée à seulement 4 000 exemplaires et se transige à 129,95 $.

Photos : Radio-Canada

Explosion d’un météore

Le 15 janvier dernier, un météore s’est invité dans notre atmosphère au-dessus de certains états du centre-nord des USA et plus particulièrement du Michigan ainsi qu’en Ontario au Canada. Il aurait explosé avant de toucher terre en créant une onde de choc et un tremblement de terre de faible amplitude. Il serait surprenant qu’on retrouve des météorites au sol. Il s’est récemment produit le même phénomène en Russie. Ce sont en soi des événements plutôt anodins même s’il existe un danger réel de bris de vitres pouvant nous causer des blessures, mais là n’est pas le vrai problème.

L’International Astronomical Union (IAU) répertorie les cailloux célestes pouvant potentiellement devenir une menace, les Potentially Hasardous Asteroids (PHA). Voici l’adresse vous permettant de voir cette liste. Par contre, les vraies menaces sont rares et actuellement, aucun des astéroïdes recensés ne représente une réelle menace pour nous. C’est-à-dire qu’aucun n’a plus de cent mètres de diamètre et en même temps une trajectoire qui l’amènera à moins 7,5 millions de km de la Terre.

Cependant, des astéroïdes non répertoriés continuent de nous pleuvoir sur la tête sans n’avoir jamais été détectés. Le plus médiatisé est certainement le météore de Tcheliabinsk qui a explosé dans le ciel de la Russie le 15 février 2013, faisant plusieurs blessés. Ainsi, la liste des 1 882 astéroïdes potentiellement dangereux actuels n’est rien à comparer à la vraie quantité rôdant au-dessus de nos têtes et risquant une incursion dans notre atmosphère.

Il s’est produit un événement de ce genre en 1908 en Russie (coudonc !) appelé « l’événement de la Toungouska ». Un astéroïde aurait explosé à haute altitude au-dessus de ce territoire, couchant d’un seul souffle soixante millions d’arbres sur une superficie de 1 200 kilomètres carrés et causant des dégâts sur plus de 30 000 kmfaisant de cet événement la pire catastrophe recensée impliquant un météore. Heureusement, ce territoire était inhabité et à ce que l’on sait il n’y eut aucune perte de vie. Le souffle de cette explosion équivaut à plusieurs centaines de fois le souffle des bombes nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki. Une telle catastrophe survenant aujourd’hui au-dessus d’une grande ville ferait des centaines de milliers de victimes.

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L’origine météorique est contestée à cause de l’absence d’astroblème et de résidus d’origine cométaire ou d’astéroïde. Plus récemment, des résidus auraient été retrouvés piégés dans la résine des arbres et dans la tourbe bien qu’aucune météorite n’ait été retrouvée au sol. Les autres possibilités impliquent des objets plus exotiques, donc bien plus hypothétiques, tels un trou noir, une boule de matière noire ou d’antimatière. Étant un adepte du rasoir d’Occam, je penche pour la raison la plus probable et la plus probante, soit un météore.

Aujourd’hui, on doit rajouter une autre possibilité qui n’existait pas en 1908, la chute d’un débris spatial.

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Ce phénomène est bien plus courant qu’il n’y parait et certaines parties de fusées conçues pour être d’une solidité à toute épreuve réussissent à tomber sur terre sans se désagréger. Sachant combien ces débris sont nombreux, attendez-vous à entendre parler régulièrement d’explosions de ce genre.