Maigrir durablement – 11 – Calcul du nombre de grammes par jour

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Chopin : Nocturnes Op 48, No 1

Prenons un exemple simple pour calculer un nombre moyen de grammes à perdre chaque jour. Nous sommes le 1er mai et vous désirez perdre 5 kg avant le 1er août. Vous disposez donc de 92 jours pour peser 5 000 grammes de moins. La division de la perte de poids par le nombre de jours donne -55 grammes par jour.

Vous pensez que perdre une moyenne de 55 g/j serait aisé et que vous pourriez facilement en perdre une centaine ? Soit. Considérons donc un régime relativement sévère à -100 g/j. Ce faisant, dans un monde idéal, vous atteindriez votre objectif en 50 jours, soit le 19 juin.

Cependant, c’est sans compter sur les festivités de Pâques, de la fête des Mères, puis celles des Pères, de l’ouverture du chalet, des premiers margaritas de l’année, du premier copieux repas en plein air, de la célébration de la fin de l’année scolaire, et je passe sous silence tous les autres événements spontanés et imprévus.

Subitement, 100 g/j paraissent un peu moins raisonnables, compte tenu des événements incontournables parsemés sur votre trajet. Certaines journées, vous en perdrez plus tandis que d’autres verront votre poids subitement bondir de plusieurs centaines de grammes qui deviendront difficiles à faire fondre. Mieux vaut rester réaliste et réussir son pari que d’être trop optimiste et faillir. Une perte de poids moyenne très raisonnable et qui ne vous transformera pas en bourrique tourne plutôt autour de 25 grammes par jour. C’est-à-dire que si vous voulez perdre 5 kilos avant le premier août, il faudrait commencer aux alentours du 10 janvier, soit juste après les Fêtes de fin d’année. Avec un régime un peu plus contraignant, un intermédiaire entre un régime facile et un ardu, disons 50 g/j, il vous faudra 100 jours. Vous devrez donc commencer votre régime durant la troisième semaine d’avril.

Si vous devez perdre 50 kg, votre alimentation actuelle est de beaucoup supérieure à vos besoins de base. Vous départir quotidiennement de 100 g/j est possible durant un certain temps, mais les efforts devront être appréciables. Vous devrez couper de beaucoup vos portions et maintenir ce régime sans fléchir, car à ce rythme, il vous faudra 500 jours pour atteindre votre objectif.

Cela peut paraitre bien trop long et vous seriez tenté d’augmenter la perte quotidienne pour diminuer ce laps de temps. N’essayez pas de trop en demander à votre corps. Il est préférable de consacrer un an et demi et de réussir à conserver son poids cible que de tenter le même exploit en moitié moins de temps et de reprendre par la suite une bonne partie des kilos perdus. Car plus la perte sera draconienne et plus le corps tentera de se venger afin de rétablir un niveau de graisse qu’il juge acceptable pour sa survie. Il ressent une perte de calories associée à une pénurie de nourriture et elle lui semble d’autant plus grave que la perte quotidienne est importante.

Vous êtes maintenant censé avoir calculé votre perte moyenne quotidienne et la date à laquelle votre objectif sera atteint.

Noter qu’il est totalement inutile de réagir à une perte ou un gain de poids par rapport à la veille. Seul un graphique basé sur toutes les données de poids quotidien vous fournira une idée compréhensible. Ce graphique vous sera fourni dans un autre article lorsqu’il sera question des tableaux et des graphiques associés.

Mais avant, je dois vous entretenir des nouvelles quantités. À lire dans le prochain article.

Guide d’interprétation des cris du Corbot — 1

Ce guide me servira pour inviter les lecteurs à s’y référer lorsque leur interprétation ne correspond pas, ou risque de ne pas correspondre, à l’esprit de mes textes.

Je voudrais tellement que cet article soit le dernier de sa série, mais je ne m’illusionne plus depuis belle lurette, raison de sa numérotation.

Pour cette entrée en matière, comment interpréter correctement mon cri lorsque je fais référence à l’humain ou à l’humanité, surtout lorsque je décris ses pires défauts. Plusieurs de mes lecteurs pensent que je généralise, que je globalise les humains, que j’arase leurs différences. Rien n’est plus faux.

Je me sens malheureusement obligé d’expliquer certains fondements de ma pensée, même ceux qui me semblent les plus évidents. Oui, j’ai été éberlué de constater que bien des gens ne font pas ou ne veulent pas faire la différence entre une probabilité et une généralité. Je vais donc l’expliquer ici même à l’aide d’un support visuel.

Courbe-Gauss

Parmi les courbes de ce graphique, l’une d’elle montre une généralité où tous les humains sont identiques sur un point, celle qui ne montre aucune diversité, la ligne de couleur cyan. Ce graphique serait adéquat si la question était de savoir par exemple combien de cerveaux ont les humains. Affirmer que les humains ont un cerveau, c’est émettre une généralité représentée par la courbe cyan ayant une probabilité de cent pour cent sans écart type.

Par contre, si la question posée permet un grand nombre de réponses et si l’échantillonnage est élevé, il apparait systématiquement la fameuse courbe en cloche, la courbe de densité de Gauss. Elle présente la distribution des humains et les probabilités de trouver la majorité d’entre eux, de situer les pires et les meilleurs en rapport avec une question précise.

Dans la réalité, cette courbe n’apparait jamais aussi parfaite, mais elle s’applique partout, peu importe le sujet traité, dès que le nombre d’individus est élevé. Et à 7,3 milliards d’humains, on ne se trompe pas sur la quantité mise en examen. Il est facile de constater la différence entre une distribution et son contraire, une généralisation.

Dans mes articles, je ne généralise jamais un comportement lorsque je décris « l’humain ». Je concentre habituellement mon attention autour du pic de densité. Mais il y a des exceptions et je peux également décrire des comportements d’individus qui se situent tout au bas de la courbe, soit les pires de leur espèce. Dans ces circonstances, j’utilise encore la formule « l’humain » pour parler d’eux. Est-ce une faute ? Si l’on s’entend sur le principe de la courbe en cloche, il faut interpréter mes croassements en conséquence. Les pires humains sont des individus faisant également partie de l’humanité. Et concernant l’humanité que je décris dans plusieurs de mes articles, voici ma position.

Les humains sont égaux, mais n’influencent pas leurs semblables de façon égale. Souvent, ce sont les pires qui détiennent le pouvoir et ils dirigent l’humanité là où ils le veulent, sans égard aux volontés des autres et peu importe leur nombre. Lorsque j’utilise le terme « humanité », je ne cherche jamais à décrire individuellement chacun des humains. Je décris le mouvement global de l’humanité orienté par très peu d’individus.

Vous savez maintenant comment interpréter les cris du Corbot lorsqu’il écrit « humain » ou « humanité ». Alors j’aimerais bien en terminer avec la fausse idée que je cherche à mettre tout le monde dans le même bac. 

Dans mes futurs articles, je ne rajouterai aucune précision qui, à mon avis, est superflue car triviale. Dorénavant, lorsque les lecteurs exprimeront cette opinion, je les référerai à ce texte.

Cependant, je me questionne sur cette propension à considérer mon opinion comme une généralisation des humains, une compression outrancière de la courbe de Gauss. Mon comportement serait parfaitement inapproprié et surtout inexact. Mes pensées s’élèvent bien au-dessus de ce niveau simpliste de raisonnement, n’en déplaise aux pistoleros de la critique.

Rejeter en bloc le fondement de mes textes par cet argument équivaut à les mettre dans un gros sac vert pour en disposer plus facilement, tout cela parce les cris du Corbot dérangent.

Nous désirons tous se savoir au-dessus de la moyenne, surtout très au-dessus de la moyenne. La réalité se veut rarement aussi condescendante, alors l’esprit cherche une échappatoire. Interpréter inadéquatement les cris du Corbot apporte inconsciemment l’issue par laquelle il est possible de se défiler en douce.

Cette généralisation qu’on me prête, elle ne m’appartient pas, alors je la retourne à leur propriétaire.

Un mois sismique plus conforme à la normale

Je compte 23 séismes de magnitude 6,0 ou supérieure durant le dernier mois. La normale est d’un séisme survenant aux deux jours pour ces valeurs élevées. On peut donc constater que les trente derniers jours ont été plus actifs que la moyenne. Rien d’étonnant après la grande accalmie qui l’a précédé.

Sismicite-1

Durant le mois précédent, je n’ai répertorié aucun séisme supérieur ou égal à 6,0. L’anomalie silencieuse se répercutera sur les événements sismiques futurs, car la croûte terrestre ne cesse de bouger. Cette anomalie statistique était-elle annonciatrice d’un quelconque comportement particulier des plaques tectoniques? De récents modèles informatiques suggèrent que le réchauffement climatique cause des impacts imprévus sur la sismicité.

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Durant le dernier mois, la Terre a tremblé une fois à hauteur de 8,2, ce fut aux iles Fidji. Un séisme d’amplitude plus grande ou égale à 8,0 est attendu tous les ans. Cette moyenne a été respectée puisque le dernier séisme de telle magnitude, il fut également enregistré à 8,2, était survenu le 8 septembre 2017 au Mexique.

L’Indonésie, l’Alaska, le Japon, le Pérou, l’Iran, les États-Unis d’Amérique et le Vénézuéla ont tous ressenti un séisme majeur (> 6,0) durant ces 30 derniers jours. Une région très active qui continue pourtant de rester calme est la Nouvelle-Zélande. Même si plusieurs séismes ont frappé les iles Fidji et la Nouvelle-Calédonie, pas très éloignées du territoire néozélandais, les lignes de faille diffèrent.

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Un séisme de magnitude égale ou supérieure à 9,0 survient en moyenne tous les dix ans. Le dernier fut celui du Japon à 9,1 qui causa la catastrophe nucléaire de Fukushima le 11 mars 2011. Mais les statistiques ne signifient pas que nous sommes en présence de cycles réguliers. Le prochain d’une telle importance pourrait survenir demain matin ou bien dans dix ans.

La Terre semble donc reprendre son rythme sismique normal. Reste à voir où les prochaines catastrophes surviendront et quelles magnitudes elles atteindront.

Inquiet de l’absence de séismes

Peut-on s’inquiéter de l’absence de gros tremblements de terre depuis un certain temps ?

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Je le suis. La Terre tremble constamment. Plus les séismes sont puissants, heureusement plus ils sont rares. Toutefois, un séisme de magnitude 6,0 ou supérieur survient en moyenne plus de 220 fois par année. La fréquence est donc d’un séisme de forte amplitude par jour et demi. Alors qe’elle n’est pas ma surprise de constater qu’en 17 jours, aucun séisme supérierur à 6,0 ne s’est produit. D’après moi, c’est plutôt étrange.

À l’instar des enfants trop silencieux qui fomentent des mauvais coups, la Terre ne s’est pas calmée, elle prépare quelque chose qui risque d’être terrible.

Je faisais état dans un récent article de la future catastrophe Cascadia qui aurait dû survenir voilà déjà 78 ans et qui se laisse encore attendre. Et malheureusement, plus elle retarde, plus la secousse sera forte. Est-ce le prochain gros séisme à se préparer ?

 

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Les séismes de 6,0 correspondent à un dégagement d’énergie équivalent à la bombe d’Hiroshima. On les rencontres habituellement tout autour de la Ceinture de feu du Pacifique, principalement en Nouvelle-Zélande, en Papouasie-Nouvelle Guinée, en Alaska, au Japon et au Chili.

Lorsque la Terre recommencera à libérer sa tension accumulée, elle risque de le faire de façon inconsidérée, puisque plus ses épisodes calmes sont longs, plus l’accumulation de l’énergie est grande.

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Photo : frandroid.comkoranyogya.com ;