Lettre aux gens de l’Ancien peuple

Cette lettre se base sur une série d’hypothèses dont je ne discuterai pas de leur degré de plausibilité, ni même si je crois à chacune d’elles.

* * *

La première assertion consiste à considérer que la Terre a été autrefois peuplée par au moins une civilisation supérieure, sans détailler le type d’avancement ou de technologies en leur possession.

La seconde assertion pose que certains représentants de ce peuple ont survécu et sont bien présents dans notre monde actuel.

La troisième assertion considère que ces individus veillent en quelque sorte sur nous, sur notre destinée, et ne sont pas empreints d’intentions malveillantes à l’égard de l’humain en général.

La quatrième assertion va de soi, ils ont évidemment les moyens de lire ma lettre et de la comprendre, sinon à quoi bon leur écrire!

* * *

Gens d’un monde ancien et oublié, vous avez érigé des constructions mégalithiques exceptionnelles conçues de telle sorte qu’elles puissent traverser intactes les affres du temps, les séismes, les glissements de terrain, les érosions.

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Votre savoir-faire toujours inégalé nous oblige à nous questionner sur bien des points, dont, en particulier sur votre véritable existence, vos origines précises, l’époque à laquelle vous avez vécu, votre histoire, les techniques utilisées pour réaliser vos œuvres et sur l’étendue de vos connaissances.

Vos mégalithes ne constituent pas votre testament, sinon vous vous seriez montrés bien plus prolixes. Vous avez semé des cailloux en omettant sciemment de nous révéler tous les détails les concernant. Ce mode opératoire intentionnel, il ne pourrait en être autrement, car vous possédiez les moyens de pousser au-delà vos divulgations, visait probablement plusieurs buts précis qui peuvent encore nous échapper, du moins en partie.

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Le premier but est très certainement de nous transmettre un message provenant du fond des ères antédiluviennes. Cependant, pour le comprendre, nous devions avoir atteint un certain degré d’avancement. Ce critère essentiel pour le décryptage de votre message à notre intention n’a toujours pas été respecté, si je me fie à nos archéologues qui éludent tous les mystères entourant vos constructions.

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Incapables de faire disparaitre vos mégaconstructions, ils les appauvrissent, les dénigrent, allant même jusqu’à ridiculiser vos prétendues compétences. Chers amis, vous passez pour des ploucs, car c’est le seul moyen que nos experts couronnés possèdent pour détourner l’importance de votre message et de votre vécu ici-bas.

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Nous, le peuple de la Terre, sommes plus que prêts à recevoir vos déclarations venues d’un autre temps, d’un autre monde, mais certains corniauds parmi nos diplômés ont brisé plusieurs dents d’engrenages et les roues sont grippées. Attendre qu’elles se réparent toutes seules ne sert absolument à rien. Au contraire, il se trouve toujours un autre disciple du secret tabou désireux de rajouter sa contribution afin d’enfouir les explications encore plus profondément en édentant une autre roue.

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Depuis trop longtemps, nous tournons en rond et nous requérons un sérieux coup de barre pour nous sortir du maelström dans lequel nos experts nous ont projetés. Vous seuls possédez ce pouvoir de briser le silence entourant votre existence et de réaligner votre objectif fondamental dans une direction atteignable.

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Oubliez votre consigne primordiale consistant à ne pas intervenir. La stupidité d’une toute petite partie d’entre nous a suffisamment duré. Rallumez votre conscience, votre jugement propre et votre libre arbitrage. Classez ce groupe d’illuminés dans la colonne des indésirables dangereux et passez outre pour le bien de notre civilisation tout entière qui vaut bien mieux qu’eux.

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Je ne sollicite pas un coup de pouce de votre part, j’exige réparation pour avoir été abusé par une élite ayant failli depuis trop longtemps à ses obligations et qui a renié son serment de travailler pour la découverte de la vérité.

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D’autre part, il est totalement faux que vous n’intervenez jamais. En ce moment même, certains parmi vous sont immiscés à des postes-clés et tirent d’importantes ficelles. Pour notre bien, dites-vous? Considérez la même raison pour justifier ma demande d’entamer une procédure d’urgence afin de remettre notre machine en marche, d’accéder à votre message, aux suites qu’il comporte et aux avancées qu’elles nous permettront d’atteindre.

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J’attends votre décision et votre réponse dans les meilleurs délais, donc avant 23 h à l’heure de Montréal. (Cherchez-la sur la carte)

Mathis A. LeCorbot

– Représentant unique, quelconque et non élu de la Ligue extra mondiale des antisceptiques.
– Bénévole au Conseil d’admission des nouveaux membres.
– Président par intérim du Comité sur les mystères laissés par les Peuples anciens.
– Délégué honoraire (quant à mes honoraires
!) sur la Commission chargée de livrer à la Justice les abuseurs des chaires de recherche détournant la vérité à leurs seuls avantages.
– Volontaire désigné pour établir les contacts et chargé des communications avec les Anciens.
– Lauréat du concours Lebon ayant couronné le futur Porteur des médailles honorifiques.
– Annonceur officiel des mauvaises nouvelles.
– Déclencheur émérite des tempêtes dans un verre d’eau.
– Exubérant en service durant les quarts de jour et de soir.

L’histoire de l’humanité

Quand des zones d’ombres jettent de l’ombre sur les sciences et les scientifiques qui écrivent l’histoire.

Toutes les questions laissées sans réponses vraisemblables par les historiens, les archéologues et les anthropologues ne peuvent pas toujours rester ignorées. Parmi celles-ci, les plus troublants questionnements concernent sans contredit les sites mégalithiques. Anxieux d’être appelés à répondre à des mystères incompréhensibles, ces spécialistes de l’évasion et de l’ellipse s’en tiennent à une version officielle montrant l’évolution des humains comme une seule pente ascendante continue liant notre passé jusqu’au présent. Ce faisant, ils font fi des sites mégalithiques montrant que les constructions les plus anciennes sont les plus technologiquement avancées, au point où nous serions incapables aujourd’hui de rééditer certains exploits d’un passé toujours plus ancien et mystérieux.

Découper, façonner, sculpter, déplacer et ériger des pierres de plus de mille et même de deux-mille tonnes sont des exploits irréalisables aujourd’hui. Le problème avec de telles preuves, c’est qu’elles sont impossibles à glisser sous le tapis au grand dam des spécialistes qui pérorent au lieu d’avouer que l’histoire humaine est bien plus complexe que celle dont ils farcissent les livres d’histoire. Ces taches persistantes impossibles à dissimuler narguent ainsi les scientifiques censés être en mesure, selon leurs propres prétentions, d’expliquer tous les aspects de notre histoire passée. Ils font donc semblant que rien d’anormal n’existe, même si ces sites exceptionnels sont situés aux quatre coins du globe et que des particularités très similaires semblent tous les relier les uns aux autres.

Il existe donc bel et bien une conspiration, même s’ils se défendent bec et ongles qu’une telle accusation n’est que pure foutaise et que leurs détracteurs n’y connaissent absolument rien. Cependant, une personne moyennement intelligente, je me compte parmi eux, possède une qualité très ordinaire, mais non dépourvue d’importance, soit une capacité de comprendre les choses lorsqu’on les explique adéquatement et avec rigueur. Il faut donc se rendre à l’évidence, soit tous ces professeurs sont des pédagogues d’une médiocrité crasse, soit leurs assertions ne tiennent absolument pas la route.

Un seul exemple pour illustrer mes propos. Dans des dizaines de pays disséminés un peu partout, on retrouve des pierres de construction de plus en plus grosses au fur et à mesure qu’on regarde plus bas ou plus profondément. Juchées par-dessus elles, des rangées de pierres de grosseurs de moins en moins importantes relate des techniques de construction régressives.

Eh bien, si l’on doit se fier à la logique des soi-disant spécialistes, il faudrait conclure que les constructeurs de ces murs et édifices les ont érigés en partant par le haut puisque les différents degrés d’avancement technologique requis pour manipuler ces pierres suivent le chemin inverse de celui édicté par la loi de progression continue de l’évolution humaine. Et ce constat est récurrent, partout où des constructions mégalithiques existent. Les plus anciennes constructions sont les plus technologiquement avancées et personne n’est en mesure de dire pourquoi et comment une telle chose a été possible.

De plus, la ressemblance entre différents sites est absolument troublante et à l’époque supposée de leurs constructions aucun lien reconnu officiellement ne reliait les différents peuples soupçonnés de les avoir réalisées. Un détective tout frais sorti de l’école de police conclurait sans équivoque à une signature commune, donc à une origine commune. Les historiens, archéologues et anthropologues semblent une fois de plus dépourvus d’une qualité essentielle censée faire partie de leur profession, la capacité d’analyser rigoureusement les faits. Finalement, on est en droit de se demander ce qu’ils ont appris dans leurs universités, mis à part une grande capacité d’affabulation et une possibilité infinie de répéter la même damnée histoire, peu importe les objections logiques qui démentent leurs récits.

J’aurais une suggestion à faire aux recteurs des universités enseignant ces matières où la fraude scientifique est érigée en système afin de faire disparaitre certaines preuves accablantes remettant en cause toutes leurs théories bancales. Si leurs professeurs angoissent à l’idée de réécrire l’histoire de l’humanité dans le même sens que les preuves l’indiquent, il existe une panoplie d’anxiolytiques parfaits pour affronter ce genre de stress existentiel. Troquer leurs lunettes roses pour des pilules de la même couleur apporterait un air frais de changement bénéfique à la compréhension de nos origines et de notre vraie histoire même si, pour ce faire, ils devaient la farcir de trous béants. Ils n’auraient peut-être plus réponse à tout, mais nous aurions une idée plus juste de ce que notre passé a réellement été et enfin, nous nous emploierions de façon plus judicieuse à trouver des réponses vraisemblables aux questions non résolues.

Toutes les questions laissées sans réponses vraisemblables par les historiens, les archéologues et les anthropologues ne peuvent pas toujours rester ignorées. Parmi celles-ci, les plus troublants questionnements concernent sans contredit les sites mégalithiques. Anxieux d’être appelés à répondre à des mystères incompréhensibles, ces spécialistes de l’évasion et de l’ellipse s’en tiennent à une version officielle montrant l’évolution des humains comme une seule pente ascendante continue liant notre passé jusqu’au présent. Ce faisant, ils font fi des sites mégalithiques montrant que les constructions les plus anciennes sont les plus technologiquement avancées, au point où nous serions incapables aujourd’hui de rééditer certains exploits d’un passé toujours plus ancien et mystérieux.

Découper, façonner, sculpter, déplacer et ériger des pierres de plus de mille et même de deux-mille tonnes sont des exploits irréalisables aujourd’hui. Le problème avec de telles preuves, c’est qu’elles sont impossibles à glisser sous le tapis au grand dam des spécialistes qui pérorent au lieu d’avouer que l’histoire humaine est bien plus complexe que celle dont ils farcissent les livres d’histoire. Ces taches persistantes impossibles à dissimuler narguent ainsi les scientifiques censés être en mesure, selon leurs propres prétentions, d’expliquer tous les aspects de notre histoire passée. Ils font donc semblant que rien d’anormal n’existe, même si ces sites exceptionnels sont situés aux quatre coins du globe et que des particularités très similaires semblent tous les relier les uns aux autres.

Il existe donc bel et bien une conspiration, même s’ils se défendent bec et ongles qu’une telle accusation n’est que pure foutaise et que leurs détracteurs n’y connaissent absolument rien. Cependant, une personne moyennement intelligente, je me compte parmi eux, possède une qualité très ordinaire, mais non dépourvue d’importance, soit une capacité de comprendre les choses lorsqu’on les explique adéquatement et avec rigueur. Il faut donc se rendre à l’évidence, soit tous ces professeurs sont des pédagogues d’une médiocrité crasse, soit leurs assertions ne tiennent absolument pas la route.

Un seul exemple pour illustrer mes propos. Dans des dizaines de pays disséminés un peu partout, on retrouve des pierres de construction de plus en plus grosses au fur et à mesure qu’on regarde plus bas ou plus profondément. Juchées par-dessus elles, des rangées de pierres de grosseurs de moins en moins importantes relatent des techniques de construction régressives.

Eh bien, si l’on doit se fier à la logique des soi-disant spécialistes, il faudrait conclure que les constructeurs de ces murs et édifices les ont érigés en partant par le haut puisque les différents degrés d’avancement technologique requis pour manipuler ces pierres suivent le chemin inverse de celui édicté par la loi de progression continue de l’évolution humaine. Et ce constat est récurrent, partout où des constructions mégalithiques existent. Les plus anciennes constructions sont les plus technologiquement avancées et personne n’est en mesure de dire pourquoi et comment une telle chose a été possible.

De plus, la ressemblance entre différents sites est absolument troublante et à l’époque supposée de leurs constructions aucun lien reconnu officiellement ne reliait les différents peuples soupçonnés de les avoir réalisées. Un détective tout frais sorti de l’école de police conclurait sans équivoque à une signature commune, donc à une origine commune. Les historiens, les archéologues et anthropologues de ce monde semblent une fois de plus dépourvus d’une qualité essentielle censée faire partie de leur profession, la capacité d’analyser rigoureusement les faits. Finalement, on est en droit de se demander ce qu’ils ont appris dans leurs universités, mis à part une grande capacité d’affabulation et une possibilité infinie de répéter la même damnée histoire, peu importe les objections logiques qui démentent leurs récits.

J’aurais une suggestion à faire aux recteurs des universités enseignant ces matières où la fraude scientifique est érigée en système afin de faire disparaitre certaines preuves accablantes remettant en cause toutes leurs théories bancales. Si leurs professeurs angoissent à l’idée de réécrire l’histoire de l’humanité dans le même sens que les preuves l’indiquent, il existe une panoplie d’anxiolytiques parfaits pour affronter ce genre de stress existentiel. Troquez leurs lunettes roses pour des pilules de la même couleur apporterait un air frais de changement bénéfique à la compréhension de nos origines et de notre vraie histoire même si, pour ce faire, ils devaient la farcir de trous béants. Ils n’auraient peut-être plus réponse à tout, mais nous aurions une idée plus juste de ce que notre passé a réellement été et enfin, nous nous emploierions de façon plus judicieuse à trouver des réponses vraisemblables aux questions non résolues.

Göbekli Tepe

Oui, difficile de prononcer ce terme une première fois sans se croquer la langue. Ce nom désigne un site archéologique semblable à d’autres en région aride. Des constructions ayant utilisé d’énormes piliers sculptés en pierre autour d’enceintes et de murs faits de pierres empilées. Il est situé en Anatolie (Turquie) et son nom signifie « colline au nombril ».

Semblable à d’autres sites ? Alors, pourquoi en parler ? Car ses constructeurs l’ont fait alors que la civilisation n’avait pas encore inventé l’agriculture. Dans nos manies de tout classer, cataloguer, sérier, on avait toujours cru que ce genre de construction devait nécessairement suivre la sédentarisation qu’avait permise l’agriculture. Mais celle-ci est apparue alors que les gens de la place n’avaient pas encore adopté ce mode de vie.

Les spécialistes pensaient que les peuples de chasseurs-cueilleurs n’avaient pas le mode de vie adéquat pour bâtir des édifices mégalithiques à cause de leur nomadisme requis par la poursuite des proies et de la cueillette des aliments saisonniers. Ainsi, dans l’ordre, on chasse et on cueille, on s’intéresse à l’agriculture, on se sédentarise, et seulement ensuite on construit des cités en pierre. Mais Göblekli Tepe apparait comme une exception de taille.

L’autre petit caillou dans le soulier des archéologues et des anthropologues vient de l’âge de ce site. Il aurait été construit 70 siècles avant les grandes pyramides d’Égypte ! Ça place également les Sumériens loin derrière ce peuple au titre de la première civilisation connue.

Une fois de plus, les scientifiques sont pris à contre-pied. Leurs habitudes sont bien ancrées et ils continuent de voir l’évolution de l’humain comme une ligne droite malgré des preuves que certains s’évertuent à faire disparaitre, d’autres à totalement ignorer et d’autres encore à dénigrer.

Göblekli Tepe n’a heureusement pas été totalement ignoré et permettra de faire évoluer nos connaissances sur ces constructeurs précoces qui réussissaient à déplacer et à ériger des pierres de plus de dix tonnes.

Ce site a été abandonné après avoir été volontairement enterré voilà environ 10 000 ans (encore). Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce désistement. La plus connue laisse entendre qu’avec la sédentarisation, cette construction avait perdu son utilité. C’est bien la preuve que les spécialistes tergiversent puisque la même explication est avancée pour expliquer l’impossibilité d’une telle construction et justifier la même lorsque les faits viennent jouer les trouble-fête.

Mais il faut leur pardonner, car ils sont endoctrinés et, comme tout esprit manquant de sens critique, ils croient aveuglément toutes les connaissances, vraisemblables ou totalement farfelues, que leurs gourous leur ont implantées sans discernement. Pas surprenant que la science fasse du sur-place. Les tares se transmettent d’une génération à l’autre.

Les sites comme Göbekli Tepe viennent bardasser les connaissances acceptées. J’ai simplement hâte que nos chers scientifiques s’attaquent sérieusement et honnêtement à des endroits comme Pumapunku, Sacsayhuamán, Tiwanaku et d’autres sites du même acabit. Leurs explications évitent soigneusement de parler de certains façonnages que les ingénieurs actuels sont incapables d’expliquer. Mais ces derniers sont très mal accueillis sur les sites archéologiques, car ils se sentent, eux, bien à l’aise de dire qu’ils ne comprennent pas comment des gens sans outils mécanisés ont pu réaliser certaines prouesses impensables autrement et même lorsque des preuves physiques le démontrent. Quant à nos archéologues, ils vivent toujours dans une un autre monde.  Un monde idéal façonné par des piles de livres en lieu et place des vraies pierres.

Photo : Wikipédia

Aiguebelle – la marmite du géant

Cet article fait partie d’une série sur le parc Aiguebelle. Le premier s’intitule « Aiguebelle – le tracé abitibi.

Dans ce parc provincial, on peut voir une chute d’eau qui fut jadis plus imposante. À sa base, l’eau a lentement érodé la roche granitique. Des cailloux sont tombés dans cette cavité naissante et le mouvement incessant de l’eau les a forcés à adopter un mouvement circulaire, accélérant l’érosion de cette cavité tout en usant les cailloux servant d’abrasif. Une fois la cavité plus grande, des roches un peu plus grosses se sont à leur tour fait piéger, augmentant graduellement les dimensions de la cavité.

Après des temps aussi long que les roches sont dures, une énorme cavité parfaitement circulaire s’est formée au pied de la chute. La marmite du géant. À l’intérieur, on peut encore y voir des roches servir d’abrasif et celles-ci sont parfaitement sphériques.

Il existe donc bel et bien dans la nature un processus simple qui permet à des rochers plus ou moins gros de devenir tout à fait sphériques si leur composition minérale est homogène. La taille de ces rochers dépend des dimensions de la marmite qui a été créé à partir des générations précédentes de roches qui se sont érodés dans la marmite et qui ont érodé par le fait même le fond et les bords du colossal chaudron.

Une fois que les roches sont devenues sphériques, il suffit que la nature les retire du chaudron, par exemple lors d’une importante crue, et de les répartir dans la nature pour obtenir les pierres sphériques mégalithiques du Costa-Rica ou de la Nouvelle-Zélande. Il faut penser qu’une fois les roches devenues parfaitement sphériques, les répartir devient un jeu d’enfant. Il suffit d’une légère pente ou d’une pression d’eau pour qu’elles roulent et fassent beaucoup de chemin, se retrouvant ainsi très loin de leur lieu d’origine. De plus, ce procédé est entièrement effectué par la Nature sans que l’humain y fasse quoi que ce soit. La marmite du géant, le berceau de ces pierres mégalithiques, peut même avoir disparu ainsi que la chute lui ayant servi de source d’énergie.

La pierre est beaucoup plus patiente que l’humain qui voit souvent le travail de la Nature à son échelle plutôt qu’à l’échelle des millénaires, des millions et des milliards d’années. Il cherche souvent des réponses sans même écouter ce que la Nature peut lui enseigner. Nos capacités cognitives nous rendent imbu de nous-mêmes. Croyant tout savoir ou tout comprendre aisément sans devoir accumuler d’indices, la plupart du temps on se fourvoie totalement. Et on en fait des mystères qu’on résoud d’un coup de cuillère à pot en invoquant des pouvoirs venus d’ailleurs.

Lire le prochain article sur le parc Aiguebelle.

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