La fourmi, la guêpe et l’intrication quantique

Hier soir, j’ai été voir le film de superhéros «Ant-man et la Guêpe» produit par Marvel. Si vous n’avez pas encore visionné le film, soyez sans crainte de poursuivre votre lecture, je ne dévoile aucun punch.

Depuis que cette entreprise opère dans le cinéma, elle porte un soin jaloux à ses scénarios en évitant de tomber dans les pièges de la facilité qui amènent inexorablement d’autres maisons du genre à concevoir des tissus d’incohérences et des collections d’âneries. Marvel sait raconter des histoires en emmêlant allègrement à travers leurs multiples films les aventures que vivent leurs différents personnages. L’ensemble de la filmographie crée une grande saga qu’on peut suivre du premier film jusqu’au dernier.

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Bien entendu, Marvel maltraite, triture, torture la science dans tous les sens, mais leurs films se consacrent au divertissement, pas au documentaire. Nous devons donc être en mesure de les regarder pour ce qu’ils prétendent être et éviter de leur en vouloir pour les libéralités prises à l’endroit des formules des lois naturelles.

Dans le cas de l’homme-fourmi, un principe physique simple qui n’est pas respecté est la masse volumique. Pensez à un cube de 10 cm de côtés. Il possède un volume de 1000 cm3 et supposons qu’il pèse 1 kg. Maintenant, doublons ses dimensions. Les côtés mesurent 20 cm, le volume passe alors à 8000 cm3. Quant à son poids, il atteint 8 kg. En doublant des dimensions linéaires, les volumes ainsi que les masses deviennent 8 fois plus importants. Dans cet exemple, pour soutenir un homme dont ses dimensions ont été doublées, des jambes proportionnelles ne supporteraient jamais le poids. Le même raisonnement fonctionne également en sens inverse, ça explique pourquoi les pattes des fourmis semblent si fines à leurs dimensions, mais beaucoup trop minces pour rester efficaces lorsqu’on amplifie la taille de l’insecte.

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Mais ce n’est pas très grave puisque c’est du divertissement et on aime bien voir des créatures, des personnages et des objets se faire réduire ou agrandir tout en conservant leurs propriétés intrinsèques. Mais quelle est la limite au rapetissement? Dans le film «Ant-man et la Guêpe», ils vont jusqu’à la limite théorique, celle des particules élémentaires, celle du vide quantique.

Aujourd’hui, dans nombre de films, on s’approprie certains pans de la physique quantique sans nécessairement la respecter, mais ce ne sont que des divertissements. À mon avis, il est grandement temps d’en parler au quotidien après être restée tapie dans les placards durant tout un siècle. Évidemment, les étrangetés de cette physique se prêtent bien à créer autour d’elles d’autres bizarreries moins véridiques, mais on demeure toujours dans le monde du divertissement.

Il y a quelques jours, j’ai traité du principe cosmologique des ponts Einstein-Rosen qui a été utilisé dans le film de Marvel, «Thor — Ragnarok». Vous pouvez le lire dans mon article intitulé «Pont Einstein-Rosen». Dans la production cinématographique mettant en vedette le couple d’insectes, Marvel exploite cette fois-ci le concept d’intrication quantique pour engendrer une connexion télépathique entre deux cerveaux. Le producteur effleure aussi l’aspect de délocalisation quantique avec le personnage du Fantôme.

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Très récemment, j’abordais exactement le sujet de l’intrication dans un article intitulé «Intrication et télépathie». Pourtant, je n’avais aucune espèce d’idée du scénario du film «Ant-man et la Guêpe» lorsque je l’ai rédigé. C’est à croire que je possède une certaine forme d’intrication quantique télépathique avec Marvel! Qui sait, ça me rapproche peut-être d’un autre degré de Scarlett?

Perdus dans l’espace

Faut-il toujours tout voir? La nature nous a fait d’une certaine façon, notre famille nous a éduqués et nos études nous ont poussés plus loin. Le souci du détail rend-il de mauvais services aux cinéphiles ?

Lorsque je regarde des films, des séries télé, je vois des choses qui passent inaperçues à la majorité des gens. Malheureusement, ce n’est pas mon cas. Je vois la plupart des coins tournés trop ronds, des aberrations, des stupidités et ça mine mon plaisir.

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Fatigué de voir des conneries, je décroche ou je m’en fiche. Ça dépend si l’œuvre possède d’autres qualités qui peuvent compenser ces horribles défauts difficiles à passer outre.

Je réussis parfois. J’ignore si c’est bien. J’aurais peut-être dû garder mon esprit critique acéré et ma critique virulente. Par contre, j’aime un film quand le scénariste ou le spécialiste des effets spéciaux ne s’est pas emmêlé dans les fils et livre un résultat de qualité. J’ai partiellement réussi avec cette série de Netflix qui ne manque pas d’actions parallèles et de rebondissements, mais la méchante Dre Smith fait des vacheries parfois inconséquentes. Quant aux éléments scientifiques, beaucoup trop de libertés minent mon plaisir malgré, j’en suis certain, un ou deux experts consultés à l’occasion, mais pas sur tout et ça parait à plusieurs endroits dans la série.

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J’ai bien aimé le remodelage de Don West en contrebandier au grand cœur qui tente de récupérer sa cargaison de scotch Lagavulin 16 ans. Toutefois, dans ce genre de crash d’un aéronef, il n’aurait eu aucune chance de retrouver cette délicieuse boisson intacte. Ça fait partie des multiples improbabilités techniques qu’on doit, semble-t-il, éviter de s’en préoccuper au nom du plaisir. Malheureusement, mon cerveau ne fonctionne pas ainsi et malgré mes sentiments favorables pour ce nectar doré, je l’aurais déclaré mort et répandu sans possibilité de récupération.

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Si vous n’êtes pas à cheval sur les détails, cette série pourra vous plaire. Le casting est bon, le robot presque crédible et la méchante Dre Smith très machiavélique, au point même de déranger certaines personnes qui ont eu dans leur passé à se frotter à ce genre de mythomane capable de ruiner leur vie dès qu’ils s’en approchent.

Photos : Netflix

La taupe et l’aiglon

Les fameuses séquences dans notre ADN que les scientifiques nomment des séquences poubelles. Eh bien là, ils commencent à dire que ça sert probablement à quelque chose.

J’ai de la difficulté avec ces scientifiques faisant grand étalage de leur ânerie en qualifiant certains éléments de leur science d’ « inutile », de « poubelle », de « sans importance », « en trop », etc. Vous voyez le genre. Ils font partie de la même cohorte de crapauds que ceux qui ont inventé la bêtise qu’on n’utilise que 10 % de notre cerveau.

Évidemment, ils devraient dire « 10 % du cerveau est utilisé à ceci ou cela, le reste, j’en sais encore rien » et « j’ignore à quoi servent 90 % de nos séquences d’ADN » plutôt que de les considérer comme des résidus inutiles.

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On dirait que l’humain ne parvient pas à se corriger de sa suffisance à se croire omniscient dès qu’il effleure la moindre surface d’une discipline naissante. Mais surtout, j’en veux aux scientifiques qui font des déclarations publiques en ce sens, créant du même coup de fausses vérités reprises par des générations de gens après eux comme étant paroles d’Évangile.

L’humilité aide à progresser tout en se rendant sympathique. Alors, y a-t-il quelqu’un dans l’audience qui peut y faire quelque chose une bonne fois pour toutes ? Ou faudra-t-il que l’humain garde cette tare génétique pour le reste de sa minable existence ? Cette tare doit certainement se retrouver dans un segment qu’ils appellent du junk.

Parfois, non souvent, j’en viens à me considérer comme un extraterrestre. Je ne suis pas généticien et pourtant j’aurais pu choisir le bon constat entre « j’ignore à quoi servent ceci et cela » et « ça ne sert absolument à rien ».

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Je vous en prie, ramenez-moi sur ma planète d’origine ! Je n’en peux plus de vivre ici parmi ces pédants croyant détenir la vérité alors qu’ils n’ont toujours rien compris à ce qui est important et fondamental, même après 20 ans et plus à s’échiner à leur faire comprendre le bon sens.

Mais j’oubliais, c’est vrai, ceux qui enseignent à ces abrutis viennent du même moule. Comme quoi une taupe n’accouche pas d’un aiglon.

P.S. Désolé pour tous les autres scientifiques faisant bien leur travail, la majorité en fait, qui évitent de passer à l’histoire pour avoir transmis des bêtises, cette critique ne vous concerne évidemment pas. Sauf si vous en connaissez dans votre entourage, donnez-leur un petit coup de pied dans une partie de leur anatomie où ça ne fait pas vraiment mal, mais qui leur montrerait l’organe qu’ils utilisent pour penser ainsi. Ça pourrait débloquer l’autre siège de la pensée logique qu’ils ont délaissé.

Photos: nextinpact.com ; lpo.frimagedelilou.e-monsite.com

 

Adieu M. Hawking

À vingt-et-un ans, Stephen Hawking apprend qu’il va mourir dans environ deux ans de la maladie de Charcot (SLA). Il adopte alors une attitude souvent impossible chez les gens sains, c’est-à-dire de vivre au présent. Il vient de s’éteindre à 76 ans après une vie remplie comme bien peu de personnes en auront.

L’astrophysicien était le scientifique le plus connu de sa génération. Est-ce à cause de son handicap? Un peu, probablement. La dichotomie de son corps quasiment mort et de sa pensée foisonnante a de quoi enflammer l’imagination des gens.

Toutefois, bien peu d’entre nous peuvent réellement comprendre ses travaux. Il est donc devenu populaire pour d’autres raisons. Je miserais sur le fait qu’il a toujours su simplifier sa pensée pour la rendre accessible. Savoir vulgariser des concepts très complexes exige que l’on ait parfaitement compris ce dont on parle.

En astrophysique, on se souviendra principalement de lui pour le rayonnement Hawking. Présumer qu’un trou noir rayonne une quelconque énergie alors qu’il est censé se comporter comme un gros aspirateur était la preuve qu’il était capable de voir au-delà de ce qu’on nous enseigne.

Pourtant, sans ce rayonnement des trous noirs, nous ne serions probablement pas ici pour lui rendre hommage. Les minuscules trous noirs «s’évaporent» rapidement. Si ce n’était pas le cas, ceux probablement créés lors des premiers instants suivant le Big Bang, les trous noirs primordiaux, plutôt que de s’évanouir, auraient bouffé le reste de la matière environnante, notre matière actuelle.

Peut-être reviendrons-nous un jour sur certaines de ses déclarations concernant notre vilaine propension à faire connaitre notre existence à tout le reste de la Galaxie. À plusieurs reprises, il nous a mis en garde contre cette attitude très peu prudente. Si un jour une bande d’extraterrestres nous envahit parce qu’ils ont appris notre existence grâce aux signaux envoyés dans l’espace à leur attention, on comprendra alors que Hawking avait eu raison de nous alerter.

Je dis merci à monsieur Hawking pour ce qu’il a apporté, pour tout ce qu’il nous a montré et pour tout ce qu’il a été et surtout pour avoir su être grand homme d’une simplicité aucunement condescendante. Il comprenait la valeur de la vie, pas seulement pour lui, mais aussi pour tous les autres.

Adieu Monsieur Hawking

Photo : boingboing.net

Séisme majeur en vue ?

Verrons-nous bientôt un méga tremblement de terre dans l’ouest des USA et du Canada ?

Certains géologues et météorologues le croient. Ils se basent sur les teneurs très élevées et anormales du monoxyde de carbone (CO), du dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2) dans l’air au-dessus de l’État de la Californie traversé par la fameuse faille de San Andreas. La photo en tête montre la concentration récente de CO au-dessus de la Californie.

Parce qu’ils ont relevé des émissions beaucoup plus élevées que la normale de ces gaz sur certains sites à travers le monde qui ont été par la suite soumis à d’importants tremblements de terre, ces spécialistes pensent que ce type de dégazage est un bon moyen de prévoir certains séismes.

Cependant, il n’existe pas de preuves ni d’assurances que ce type de comportement du sol est un indicateur fiable. La science n’explique pas encore la relation de cause à effet qui, pour l’instant, n’est qu’une constatation empirique.

Cependant, tout le complexe de failles interreliées à celle de San Andreas accumule des tensions depuis plus de cent ans sans avoir coulissé pour la peine. Les scientifiques sont formels sur un point. La tension va se relâcher dans très peu de temps (à l’échelle géologique). Les deux plaques tectoniques qui s’entrechoquent se déplacent d’environ 3 cm par an. Là où les deux plaques se touchent, le coulissement est bloqué. Ainsi, la terre accumule cette tension en se tordant puisque le déplacement des plaques plus loin de la faille se poursuit sans cesse. Le dernier tremblement de terre majeur s’est produit en 1906 et a détruit une bonne partie de la ville de San Francisco. L’épicentre était situé à 12 km du centre de la ville et avait une magnitude estimée de 7,8 sur l’échelle de Richter.

En 1989, la même ville fut secouée par un autre important séisme, cette fois de 6,9. J’y suis allé quelques jours plus tard et ce n’était pas la joie, malgré des dégâts relativement limités. Voir une autoroute de 2 étages écrasés l’un sur l’autre ainsi que d’autres tronçons complètement détruits, ça ressemblait à des scènes de film catastrophe, mais en vrai.

Le prochain tremblement de terre pourrait survenir plus près de la ville de Los Angeles où la tension monte sans cesse. Les spécialistes craignent un séisme qui pourrait atteindre 8,2 de magnitude. En associant le fort potentiel sismique aux récentes émissions des 3 gaz témoins, on peut craindre le pire.

Cependant, la Terre n’a pas le même rythme temporel que celui des humains. Ce qui nous semble une éternité n’est perçu que comme une miette de temps à l’échelle géologique. Ainsi, lorsque frappera le prochain séisme majeur, beaucoup d’humains perdront sûrement la vie. On n’évacue pas une ville de cette importance sur des prédictions empiriques.

Je souhaite toute la chance possible aux habitants qui seront touchés et une grande résilience afin qu’ils s’en remettent le plus rapidement possible.

IA et le manuscrit Voynich

Le manuscrit Voynich est un livre de 234 pages écrit dans une langue inconnue et montrant principalement des illustrations de plantes. Le fait que le vélin utilisé date du début du XVe siècle pose un sérieux problème puisque l’écriture devrait être connue. Mais on ignore tout de l’alphabet utilisé et a fortiori les mots faisant probablement la description des plantes dessinées avec grands détails. Ce livre est à ce jour la plus importante œuvre cryptée résistant à toutes nos tentatives de décodage.

Toutes ? Peut-être pas. Dernièrement, des chercheurs de l’université de l’Alberta au Canada auraient réussi à découvrir dans quelle langue il aurait été écrit avant qu’il ne soit codé avec des symboles étranges. Ils y seraient parvenus en programmant des algorithmes d’intelligence artificielle, ainsi qu’en utilisant le traducteur de Google.

L’hébreu serait à la base de ce charabia. Cependant, les lettres des mots auraient été réagencées comme on fait lorsqu’on joue au Scrabble. L’étape suivante aurait consisté à transformer les lettres de l’alphabet hébreu en d’autres symboles.

Mais il reste malgré tout une autre énigme qui sera peut-être résolue lorsque le texte aura été entièrement décodé et elle concerne les plantes décrites dans le codex. Beaucoup d’entre elles nous sont totalement inconnues. Si certaines sont facilement reconnaissables, d’où proviennent les autres ?

À moins que ce livre ne soit qu’une gigantesque farce, ces plantes inconnues sous-entendaient que son auteur n’était pas d’origine terrestre. Il aurait étudié les différentes plantes pour en faire un traité de botanique comparatif.

Mais l’hypothèse de l’origine extraterrestre ne meurt pas nécessairement avec la découverte de l’alphabet et du lexique utilisé avant le cryptage. L’hébreu est une très vieille langue. Si un peuple extraterrestre avait été en contact avec le peuple hébreu dans un lointain passé, cette langue aurait pu devenir le moyen de communication privilégié entre les deux peuples. Il est certainement plus facile à un peuple très avancé d’apprendre un langage comme l’hébreu qu’au peuple hébreu d’apprendre le langage très avancé d’une société extraterrestre.

Et si le manuscrit Voynich était une sorte de testeur ? Un moyen de mesurer le niveau intellectuel atteint par notre société ? Tant qu’il aurait résisté à nos assauts de décryptage, nous n’aurions pas atteint le seuil d’intelligence recherché. Mais la grande question dans tout cela est de savoir pourquoi ils voudraient nous tester. En supposant que nous terminions de décrypter le manuscrit et que le peuple extraterrestre l’apprenne d’une façon ou d’une autre, qu’auraient-ils prévu de faire ensuite ? Nous contacter officiellement ? Sortir de l’ombre pour que tous les humains puissent enfin connaitre leur existence ?

Je leur rappelle bien amicalement ma prédiction pour l’année 2018 sur le sujet. Faisant un Nostradamus de moi-même, j’ai prédit qu’on découvrira que la vie extraterrestre existe effectivement soit sous une forme simple et archaïque comme des bactéries, soit sous une forme évoluée grâce à nos télescopes qui détectent les exoplanètes, soit très évoluée grâce à une visite officielle de représentants d’une communauté extraterrestre.

J’aimerais bien avoir raison dans ma prédiction, alors grouillez-vous de vous faire voir ! Oui, je sais, je fais comme s’ils lisaient mon blogue. Normal, on les dit intelligents !

Göbekli Tepe

Oui, difficile de prononcer ce terme une première fois sans se croquer la langue. Ce nom désigne un site archéologique semblable à d’autres en région aride. Des constructions ayant utilisé d’énormes piliers sculptés en pierre autour d’enceintes et de murs faits de pierres empilées. Il est situé en Anatolie (Turquie) et son nom signifie « colline au nombril ».

Semblable à d’autres sites ? Alors, pourquoi en parler ? Car ses constructeurs l’ont fait alors que la civilisation n’avait pas encore inventé l’agriculture. Dans nos manies de tout classer, cataloguer, sérier, on avait toujours cru que ce genre de construction devait nécessairement suivre la sédentarisation qu’avait permise l’agriculture. Mais celle-ci est apparue alors que les gens de la place n’avaient pas encore adopté ce mode de vie.

Les spécialistes pensaient que les peuples de chasseurs-cueilleurs n’avaient pas le mode de vie adéquat pour bâtir des édifices mégalithiques à cause de leur nomadisme requis par la poursuite des proies et de la cueillette des aliments saisonniers. Ainsi, dans l’ordre, on chasse et on cueille, on s’intéresse à l’agriculture, on se sédentarise, et seulement ensuite on construit des cités en pierre. Mais Göblekli Tepe apparait comme une exception de taille.

L’autre petit caillou dans le soulier des archéologues et des anthropologues vient de l’âge de ce site. Il aurait été construit 70 siècles avant les grandes pyramides d’Égypte ! Ça place également les Sumériens loin derrière ce peuple au titre de la première civilisation connue.

Une fois de plus, les scientifiques sont pris à contre-pied. Leurs habitudes sont bien ancrées et ils continuent de voir l’évolution de l’humain comme une ligne droite malgré des preuves que certains s’évertuent à faire disparaitre, d’autres à totalement ignorer et d’autres encore à dénigrer.

Göblekli Tepe n’a heureusement pas été totalement ignoré et permettra de faire évoluer nos connaissances sur ces constructeurs précoces qui réussissaient à déplacer et à ériger des pierres de plus de dix tonnes.

Ce site a été abandonné après avoir été volontairement enterré voilà environ 10 000 ans (encore). Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce désistement. La plus connue laisse entendre qu’avec la sédentarisation, cette construction avait perdu son utilité. C’est bien la preuve que les spécialistes tergiversent puisque la même explication est avancée pour expliquer l’impossibilité d’une telle construction et justifier la même lorsque les faits viennent jouer les trouble-fête.

Mais il faut leur pardonner, car ils sont endoctrinés et, comme tout esprit manquant de sens critique, ils croient aveuglément toutes les connaissances, vraisemblables ou totalement farfelues, que leurs gourous leur ont implantées sans discernement. Pas surprenant que la science fasse du sur-place. Les tares se transmettent d’une génération à l’autre.

Les sites comme Göbekli Tepe viennent bardasser les connaissances acceptées. J’ai simplement hâte que nos chers scientifiques s’attaquent sérieusement et honnêtement à des endroits comme Pumapunku, Sacsayhuamán, Tiwanaku et d’autres sites du même acabit. Leurs explications évitent soigneusement de parler de certains façonnages que les ingénieurs actuels sont incapables d’expliquer. Mais ces derniers sont très mal accueillis sur les sites archéologiques, car ils se sentent, eux, bien à l’aise de dire qu’ils ne comprennent pas comment des gens sans outils mécanisés ont pu réaliser certaines prouesses impensables autrement et même lorsque des preuves physiques le démontrent. Quant à nos archéologues, ils vivent toujours dans une un autre monde.  Un monde idéal façonné par des piles de livres en lieu et place des vraies pierres.

Photo : Wikipédia

Aiguebelle – la marmite du géant

Cet article fait partie d’une série sur le parc Aiguebelle. Le premier s’intitule « Aiguebelle – le tracé abitibi.

Dans ce parc provincial, on peut voir une chute d’eau qui fut jadis plus imposante. À sa base, l’eau a lentement érodé la roche granitique. Des cailloux sont tombés dans cette cavité naissante et le mouvement incessant de l’eau les a forcés à adopter un mouvement circulaire, accélérant l’érosion de cette cavité tout en usant les cailloux servant d’abrasif. Une fois la cavité plus grande, des roches un peu plus grosses se sont à leur tour fait piéger, augmentant graduellement les dimensions de la cavité.

Après des temps aussi long que les roches sont dures, une énorme cavité parfaitement circulaire s’est formée au pied de la chute. La marmite du géant. À l’intérieur, on peut encore y voir des roches servir d’abrasif et celles-ci sont parfaitement sphériques.

Il existe donc bel et bien dans la nature un processus simple qui permet à des rochers plus ou moins gros de devenir tout à fait sphériques si leur composition minérale est homogène. La taille de ces rochers dépend des dimensions de la marmite qui a été créé à partir des générations précédentes de roches qui se sont érodés dans la marmite et qui ont érodé par le fait même le fond et les bords du colossal chaudron.

Une fois que les roches sont devenues sphériques, il suffit que la nature les retire du chaudron, par exemple lors d’une importante crue, et de les répartir dans la nature pour obtenir les pierres sphériques mégalithiques du Costa-Rica ou de la Nouvelle-Zélande. Il faut penser qu’une fois les roches devenues parfaitement sphériques, les répartir devient un jeu d’enfant. Il suffit d’une légère pente ou d’une pression d’eau pour qu’elles roulent et fassent beaucoup de chemin, se retrouvant ainsi très loin de leur lieu d’origine. De plus, ce procédé est entièrement effectué par la Nature sans que l’humain y fasse quoi que ce soit. La marmite du géant, le berceau de ces pierres mégalithiques, peut même avoir disparu ainsi que la chute lui ayant servi de source d’énergie.

La pierre est beaucoup plus patiente que l’humain qui voit souvent le travail de la Nature à son échelle plutôt qu’à l’échelle des millénaires, des millions et des milliards d’années. Il cherche souvent des réponses sans même écouter ce que la Nature peut lui enseigner. Nos capacités cognitives nous rendent imbu de nous-mêmes. Croyant tout savoir ou tout comprendre aisément sans devoir accumuler d’indices, la plupart du temps on se fourvoie totalement. Et on en fait des mystères qu’on résoud d’un coup de cuillère à pot en invoquant des pouvoirs venus d’ailleurs.

Lire le prochain article sur le parc Aiguebelle.

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Un dragon endormi

18 mai 1980. Un suspect est sous haute surveillance. Malheureusement, à 8h32, il tue plusieurs de ses gardiens en causant une explosion qui les prend par surprise. Ce drame se passe aux États-Unis dans l’état de Washington. Le coupable est le mont Saint Helens. Il crache une quantité impressionnante de cendres en plus de raser tous les environs. La déflagration retranche 400 mètres du sommet du mont, mais surtout, il emporte la vie de 57 personnes.

Le mont Saint Helens fait partie de la chaine des Cascades qui comprend 27 volcans en Colombie-Britannique et dans trois états étatsuniens. En fait, malgré la violence de cette éruption de 1980, ce sera un rot à comparer à ce qui surviendra quand son grand frère, le mont Rainier, décidera de l’imiter. Cette superbe montagne, semblant un peu trop gonflée pour être inoffensive, engloutira la petite ville de Tacoma sous des milliers de tonnes de boue qui dévaleront ses flancs lorsque ses glaciers permanents fondront d’un seul coup.

La ville de Seattle risque également d’écoper lourdement ainsi que plusieurs autres agglomérations qui se trouveront dans le chemin des coulées de lave, de boue ou de coulées pyroclastiques et sous les cendres et gravats volcaniques qui pleuveront sur une partie importante de l’ouest des États-Unis.

Le mont Rainier est considéré comme un volcan dangereux et est surveillé en permanence. Il y a 5000 ans, une éruption a fait disparaitre 400 mètres de son sommet. Une coulée de boue monstrueuse s‘était alors frayée un chemin jusqu’à l’océan Pacifique en se jetant dans le Puget Sound. Ce scénario risque de recommencer bientôt. Une fois de plus, un volcan nous rappellera que la Terre est dynamique et que nos vies sont bien peu de choses lorsqu’on se tient trop près d’un dragon endormi.

Mont Rainier – Crédit photo: Lyn Topinka – USGS

Tasmanie, l’ile distincte

La faune tasmanienne

Qui n’a pas entendu parler du diable de Tasmanie ? Cette petite créature marsupiale de moins de 10 kg est une véritable machine à bouffer de la viande. Les dessins animés en montraient une version tournoyante et presque sympathique. La réalité de ce carnivore est qu’il pue, est plutôt mal engueulé et endure mal ses congénères lorsqu’il mange. Mais un grave problème décime sa population et c’est passablement troublant. Il développe des tumeurs cancéreuses… contagieuses… par morsure. Et puisque ce charmant démon a un caractère très peu pacifique, les diables infectés sont en forte hausse et les survivants, eux, sont en chute libre. Il se porte toutefois un peu mieux que son cousin, le tigre de Tasmanie, un autre marsupial carnivore qui a été exterminé par le gentil humain durant les années 1930. Il se pourrait qu’il en reste une meute au centre du pays, mais cette hypothèse n’a reçu aucune confirmation scientifique. Notre culpabilité adorerait cela. Les wallabys et kangourous qu’on trouve sur le territoire tasmanien sont devenus des espèces distinctes des autres espèces continentales adjacentes depuis la fin de la dernière glaciation uqi avait rattaché temporairement ces iles au continent. Ne pas oublier dans notre liste d’y rajouter l’opossum, le wombat et l’ornithorynque, toutes des créatures un peu ou très spéciales.

On trouve au sud-ouest de l’ile principale un bassin d’eau qu’on atteint en remontant un chenal de dix kilomètres qui l’isole sans le couper entièrement de l’océan. Ce plan d’eau est donc rempli d’eau de mer et de créatures marines ayant remonté le chenal. De l’eau douce flotte au-dessus de l’eau saline, alimentée par le ruissellement abondant de l’eau de pluie qui délave les sols environnants. Une coloration rouge provenant des plantes locales teinte fortement cette eau douce, formant un important écran empêchant toute lumière d’atteindre une profondeur au-delà d’à peine cinq mètres. Oui, il fait noir à seulement cinq mètres de profondeur. Et devinez quelle faune on y trouve. Une faune des profondeurs océaniques vivant normalement à 200, 300, voire 600 mètres. Et tout ça parfaitement accessible à tout juste cinq mètres sous la surface !

Décidément, la Tasmanie est une ile vraiment distincte. À suivre.

Lire la suite « Tasmanie, l’ile distincte »

L’erreur de Darwin

Chose promise, chose due. En quoi Darwin s’était-il trompé ?

On connait bien son principe d’évolution, en apportant un changement dans un caractère chez un animal, ce dernier est ensuite confronté aux autres espèces ou à des individus de la même espèce dans un « cadre de compétition » pour l’obtention d’une meilleure nourriture, protection ou progéniture. C’est vrai et démontré de milliards de façons. La compétition entre espèces ou entre les individus de la même espèce possédant un génome muté, apporte soit un avantage, soit un désavantage, soit la mutation reste sans effet. La compétition est constamment présente dans le livre de Darwin. Il faut tout de même avouer que, effectivement, elle se voit un peu partout. Un autre mécanisme relationnel existant entre espèces est le parasitage. C’est une autre variante de la compétition puisqu’elle n’est bénéfique qu’au parasite et nuisible à l’hôte infecté.

Les troisième et quatrième mécanismes relationnels entre espèces sont la symbiose et la collaboration. Totalement sous-estimées, ces deux manières de vivre sont mieux comprises depuis qu’on a cessé de les considérer comme des mécanismes marginaux. Et pour cause, on croit que près de 80 % des espèces vivantes utiliseraient l’un, l’autre ou les deux mécanismes dans leur vie quotidienne. Et ce pourcentage risque de grandir au rythme des recherches. Ainsi, croire que faire des guerres (et les gagner) ne serait pas nécessairement la meilleure façon d’assurer une descendance forte. Savoir bien collaborer avec les autres dans son environnement serait encore plus important. Il est ironique que l’humain, considéré comme la bibite la plus intelligente sur Terre, ignore ce qui est d’une évidence crasse pour tout un tas d’entités bien plus simples et « sous-évoluées » que lui.

Il est possible de relier ce constat biologique à un autre constat obtenu dans une tout autre sphère d’activité, les mathématiques. Dans la théorie des jeux, la collaboration entre joueurs engendre plus de gagnants qui se partagent un lot plus important qu’un seul gagnant ne pourrait empocher à lui tout seul. Le hic est que s’il gagne seul, son lot sera plus important que celui qu’il recevrait en collaborant, mais s’il perd, il perd tout.

Malheureusement, plusieurs personnes, sinon la majorité, sont tentées de jouer pour empocher le maximum de gains et ne rien laisser aux autres qu’ils considèrent naturellement comme des compétiteurs plutôt que des collaborateurs. Apprendront-ils un jour que même les plantes vertes agissent en collaboration avant d’agir en compétition ? C’est à souhaiter, mais ce n’est pas certain. Ces va-t-en-guerre prétextant probablement qu’ils ne peuvent être comparés à une plante verte. Ils ont raison. Jamais je n’insulterais à ce point les plantes.

Pauvre Charles Darwin !

Les détracteurs de la théorie de l’origine et de l’évolution des espèces de Darwin sont nombreux. Les créationnistes sont probablement les mieux connus, mais il en existe plein d’autres, dont plusieurs théologiens et les néo-évhéméristes qui considèrent les progrès fulgurants de l’espèce humaine comme étant dus à des manipulations génétiques opérées par des extraterrestres en vue d’accélérer notre évolution plutôt qu’à des changements dus uniquement à la façon dont la Nature fonctionne et à nos activités parmi celle-ci.

On tente également de réfuter Darwin à partir de l’évolution de notre pilosité. D’après ces penseurs, perdre sa fourrure ne constitue pas une évolution puisqu’elle nous aurait obligé à nous vêtir, ce qui constitue une mésadaptation dans le cadre d’une nature où règnent généralement le trop froid ou le trop chaud. Les poils isolent bien la peau des sévices causés par ces deux extrêmes. Un autre exemple bien connu est le fait que le grand naturaliste aurait dit que l’humain descend du singe.

Je dois dire à tous ces gens qu’ils auraient dû lire « L’origine des espèces » et le lire en entier, et le lire pour le comprendre, parce que Darwin n’a jamais dit l’une ou l’autre de ces faussetés. Je suis certain qu’ils ne se basent pas sur leur propre lecture, mais sur des interprétations de gens désirant à tout prix démolir cette théorie à coups d’arguments fallacieux et de propos tirés de leur seule imagination plutôt que des écrits réels de Darwin.

Pour ceux qui croient que la vitesse de l’évolution de l’humain ne peut pas avoir été naturelle, j’aimerais qu’ils me fournissent une liste des autres espèces aussi évoluées que nous, ou plus, qui habitent sur d’autres planètes et qui ont connu une évolution beaucoup plus lente que la nôtre, prouvant que nous n’aurions pas pu évoluer aussi rapidement sans un coup de pouce (ou peu importe le nom que les extraterrestres lui donne) de créatures extra planétaires. Il me faudrait également la liste des espèces ayant reçu ce coup de pouce pour comparer les vitesses d’évolution des deux groupes témoins à la nôtre. Nous pourrions ainsi douter, sans encore toutefois en être totalement certains, que notre évolution ressemble plus à celle du premier ou du second groupe témoin et ainsi en tirer une hypothèse réaliste. Malheureusement, seules des archives permettraient de déterminer, sans conteste possible, si nous avons évolué seuls ou en étant aidés d’une quelconque façon. Conclusion, sans posséder aucun point de comparaison scientifique réellement comparable et dénué d’arguments démagogiques, on ne peut absolument rien déclarer sur la vitesse de notre évolution, peu importe qu’on la trouve rapide ou même époustouflante.

En ce qui concerne notre pilosité ainsi que d’autres exemples du même acabit, Darwin a insisté plusieurs fois dans son livre sur le fait qu’évoluer ne signifie en rien s’améliorer. L’évolution est aléatoire. Certaines espèces en bénéficient, d’autres y perdent au change et plusieurs en sont indépendantes. Perdre nos poils n’a pas été un avantage face à une nature inclémente. Il peut toutefois avoir accéléré nos besoins de trouver rapidement une parade et notre recouvrement par la peau d’un animal mort aurait été notre réponse. Ce faisant, l’obligation de se promener avec une fourrure naturelle serait devenue moins importante, ce qui aurait permis aux partiellement glabres et ensuite aux glabres de continuer à se reproduire et ainsi de transmettre ce caractère génétique à leur descendance. Les détracteurs omettent également le fait que l’humain a pratiquement été exterminé de la surface de la terre à quelques reprises. Mais ça ferait tache parmi leurs arguments déjà pauvres en quantité et nuls en qualité.

Et enfin, pour en finir avec le fait que Darwin nous aurait comparés à des singes en nous plaçant dans leur filiation, c’est un autre mensonge éhonté. Les singes et l’humain sont des branches bien distinctes dans un immense arbre dont le tronc est un organisme unicellulaire vivant il y a 4 milliards d’années. Alors, tant qu’à faire, en utilisant leur même logique défaillante, je les compare à une éponge, à une amibe ainsi qu’à une algue puisque ces trois organismes partagent également des ancêtres communs avec nous. Peut-être trouveront-ils ainsi le singe plus acceptable après tout. Quoique le plaisir que je ressens à les associer à une éponge ou à une algue est trop grand. Je pense que je vais écrire un livre pour parler d’eux. Je l’intitulerai « L’origine des espèces… ignares et fières de le rester ».

Dans un autre article, j’aborderai une erreur commise par Darwin et elle ne concerne pas ce dont je viens de parler. Une erreur qui semble lui avoir passé sous le nez. C’est tout de même encourageant pour nous. Elle permet de constater que personne n’est à l’abri d’en commettre.