Le vent

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Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà
Pareil à
La feuille morte

Paul Verlaine
___________________

Soyez maudits
Vous qui cherchez
À harnacher
Les vents de nuit

Pour qu’à l’aurore
Lâches tourments
Tourbillonnants
Ils me dévorent

LeCorbot

De passion et de temps

Que la passion semble difficile à définir! Tout comme le temps, la passion existe sans que nous puissions en donner une définition exacte. Nous désirons toujours plus de temps et celui-ci devrait être rempli de plus de passion. Cependant, lorsque la vie nous est lourde, nous aimerions les écourter tous les deux, les écarter et nous les maudissons.

Jean Racine écrivait à propos de la passion:

«Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée:
C’est Vénus toute entière à sa proie attachée.
»

Quant à Charles Baudelaire dans «Les Fleurs du mal» à propos du temps:

«Ô douleur! ô douleur! Le temps mange la vie,
Et l’obscur ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croit et se fortifie.

Nous détestons passionnément le temps qui passe.

Nous donnons des exemples du temps et de la passion, nous nous créons des images plutôt qu’user de définitions, car celles-ci finissent toutes par s’avérer incomplètes, réductrices, imprécises et autoréférentielles.

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Une distinction fondamentale se dresse entre le temps et la passion. L’un s’écoule sur nous, inexorablement, sans faillir, sans faiblir, tandis que la passion épargne certains.

Cette absence de passion est-elle salutaire comme on pourrait l’imaginer de l’intemporalité? Vaut-il mieux vivre passionnément en écourtant notre temps de vie ou est-il préférable de vivre sage et calme pour mourir à un âge plus respectable? Cette question laisse entendre que nous avons le choix d’accepter la passion lorsqu’elle se présente à nous. Certains la laissent filer sans même la regarder. D’autres ignorent simplement qu’elle leur envoie la main, attendant esseulée d’être aperçue.

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Une passion réfrénée devient-elle avec le temps une digue inondée?
Le temps tarit-il toutes les passions
?
Nos passions meurent-elles toutes comme les feux de forêt
?
Certaines passions se moquent-elles du temps
?

Nos parcours nous ont conduits ou nous conduiront à caresser ou à embrasser diverses passions.

Quelles sont vos pensées face à la passion qui vous chatouille, vous enlace ou vous dévore?

Photos : ici.adio-canada.ca ;  ; geoconfluences.ens-lyon.fr

Haïku – De gris

Gris les cieux d’avril
Grise la poussière retombée
Grisaille dans mon âme inutile

Quelle fin du monde choisir ?

On se croirait au restaurant en train de baver sur le menu. On parle tellement de fins du monde qu’une n’attend pas l’autre. Il faut dire qu’avec les internets, aujourd’hui tout le monde peut y aller de sa petite contribution im-personnelle.

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Dans le bon vieux temps où annoncer une fin du monde requérait un peu de prestige ou d’estime qui disparaissaient évidemment lorsque la date de l’hécatombe annoncée était dépassée, n’annonçait pas une fin du monde qui voulait. Malheureusement, aujourd’hui, il suffit d’un compte Facebook rempli de bons et loyaux amis à la pochetée ou d’une vidéo lancée sur YouTube pour faire d’un quidam un quasar (quasi star) des fins du monde.

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Bravo pour ceux qui les encouragent! Non seulement il faut faire avec les faux frères de l’eschatologie, on déprime en notant qu’ils reçoivent des pouces d’appréciation à la pelle. Il ne faut cependant jamais oublier qu’un seul pouce ne mesure que 2,54 cm, ça en prend une méchante quantité pour équivaloir aux milliards d’années-lumière séparant ces faux prophètes de la sagacité.

Corbeau d'Australie Corvus coronoides Australian Raven

Alors, ne placez pas votre confiance en ce qui concerne les fins du monde dans les mains de n’importe quel usurpateur de ce rôle réservé aux véritables spécialistes. Seuls les corbeaux – et LeCorbot en l’occurrence – peuvent vous les prédire et surtout bien vous les expliquer avant qu’elles ne surviennent. Et à ce que je sache, je n’ai encore rien dit sur la prochaine.

Prenons l’exemple de la dernière vraiment colossale à avoir été prédite, la méga monstrueuse de 2012 qui s’est soldée par quoi? Oui, vous pouvez le dire plus fort pour que je puisse vous entendre. PAR UN FLOP TOTAL!

Rien, nada, zéro puis une barre, le néant, même pas un pet. Bravo! Belle fin du monde! Si on les juge à ces critères, je comprends pourquoi on annonce de nouvelles fins du monde toutes les semaines! Eh bien! moi, je suis resté totalement muet. Pas même un seul signe d’encouragement à ceux qui croyaient avoir compris les Mayas et comment l’Univers entier fonctionne. Il aurait été préférable pour tout le monde qu’ils prennent quelques bonnes bières afin d’oublier d’en parler. Voici ma suggestion pour qu’ils puissent parler de la fin du monde sans tomber sur les rognons du reste de la planète.

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Une bonne bière québécoise brassée pour ceux qui ne sont pas des mauviettes ou… qui parlent trop et à travers leur chapeau. À 9 % d’alcool, ça les assomme vite fait bien fait.

Ce ne seront ni les Mayas, ni les gourous, ni les jésuites, ni les illettrés qui prédiront la prochaine et la vraie fin du monde, ce seront les corbeaux. Et sachez bien, ne nait pas oiseau de malheur qui veut!

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Si j’étais vous, je continuerais de lire ce blogue très régulièrement puisque vous ignorez quand le temps sera venu. Et quand il surviendra, vous serez les premiers connectés sur la vérité. En attendant ce moment délicieux, faites pression pour que mes écrits trouvent un bon éditeur. Comment? Je l’ignore, c’est vous les spécialistes des prières aux Mayas, aux gourous, aux jésuites et aux illettrés! Non, laissez tomber les illettrés, pour cette demande, ils ne seront d’aucun secours. J’ai une bonne quantité de textes traitant de fins du monde sous forme de nouvelles ou de poèmes. Vous ne les connaissez pas? Que c’est dommage! Vous pourriez déjà en apprendre beaucoup plus sur les fins du monde sans devoir vous fier aux piètres charlatans qui peuplent, envahissent et polluent les médias.

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Allez, hop! Au boulot! Moi, j’ai un travail important et urgent à accomplir, écrire d’autres fins du monde avant que l’une d’elles ne survienne. Serait-ce un indice ?

Photos : 1freewallpapers.com ; fanrto.com ; unibroue.com

NG – Un beau livre sur le Québec

National Geographic vient de publier un livre sur le Québec photographié dans son intégralité par un Québécois qui s’est rendu jusqu’aux confins de notre immense pays pour en saisir toute sa splendeur. Actuellement offert en anglais, la sortie de la version française aura lieu le premier mai.

Ce mandat a été confié à Mathieu Dupuis, un Abitibien qui a vécu son lot d’aventures en tentant de capturer la lumière partout où il est allé. Cent-mille kilomètres plus tard, il rend le résultat de ses trouvailles, 3000 photographies, à la célèbre entreprise au rectangle jaune.

Ce livre de 272 pages et de 230 photos sera disponible au Québec un peu partout et également en France. On pourra aussi se l’offrir par achat en ligne chez Amazon.

Source: La Presse

Photo : National Geographic – Le mont Chaudron en Abitibi

Et après ?

Terminer d’écrire un livre, c’est comme un accouchement. Sur le coup, je me promets qu’il n’y en aura plus jamais d’autres. La libération de la souffrance m’amène à un état post-partum. La tête vide, les yeux rougis, les craintes d’avoir commis une erreur laissée sans correction, cet état d’esprit n’a rien de bien euphorique. Je suis bien trop fatigué pour avoir l’envie de fêter quoi que ce soit. Je préfère bayer aux corneilles.

Pour un Corbot, ces bâillements, c’est quoi au juste ? Une tentative de séduction ? Quand on connait le détestable cri de ce volatile, bâiller est nettement plus attirant que ce craillement printanier lorsque ces volatiles envahissent les sommets des poteaux électriques et des lampadaires.

Je n’ai certainement aucune énergie à dépenser à leur répondre, alors je continue de leur bâiller ça en pleine figure. Mon lit me semble bien plus attirant qu’un dessus recourbé, froid et glissant d’un lampadaire.

Tiens ! Bonne idée, LeCorbot. Retourne donc te coucher et réveille-toi seulement lorsque les croassements auront cessé, c’est-à-dire dans quelques mois.

La poésie a la cote

Avec le rythme trépidant des vies actuelles, avec les réseaux sociaux qui nous incitent à télégraphier nos pensées, avec le sentiment permanent de perdre du temps, la poésie ne peut pas mieux tomber.

Concise, codée, frappante, la poésie rejoint le besoin de lire peu et vite avec l’autre besoin moins évident, moins quémandeur qu’est celui de lire du contenu porteur, intelligent, réfléchi.

La poésie étonne, frappe, déstabilise, émeut, le tout en quelques mots, en quelques strophes. Elle a tout pour plaire. Règles grammaticales éclatées, constructions déconstruites, rébellions autorisées.

La poésie est un art de haute voltige même si le résultat semble anodin. Un bout de vers peut rester longtemps coincé dans notre cerveau sans qu’on sache pourquoi. Le rythme est crucial, critique même. Pas un mot en trop ni une syllabe manquante. La poésie s’accroche à nous comme une teigne ou comme un amour inavouable.

La poésie est un canal de communication crypté dont les clés de déchiffrement nous sont finement révélées ou sont laissées à la discrétion du lecteur. La poésie se fait comprendre par paliers. On croit avoir compris, on croit avoir vraiment compris, on croit avoir tout compris et enfin on s’étonne de ne pas avoir tout saisi.

On n’écrit pas la poésie comme on écrit un récit ou une œuvre de fiction en prose. Sans cesse, elle torture son auteur. Elle nait et émerge de ses souffrances. Même les strophes anodines ont été soupesées un nombre incalculable de fois. Elle se noie, mais également s’abreuve des larmes du poète.

Comme toute amante passionnée, la poésie incendie son entourage, laissant parfois le lecteur pantois, ébaubi ou même sidéré.

Actuellement, la poésie a la cote auprès des jeunes et des moins jeunes par sa densité, sa concision et sa puissance brute.

Je viens de terminer d’écrire mon premier recueil de poésie. Des textes que je ramassais depuis plusieurs années et d’autres tout récents forment un ensemble de quarante poèmes qui m’ont demandé, sans exception, des séances de travail passablement émotives. Et voilà, le travail de composition est maintenant terminé.

La maladie ayant forcé mon éditrice à renoncer à son travail, je me cherche une nouvelle maison d’édition. Ma demande est lancée et mon manuscrit envoyé à quelques éditeurs. On verra ce que l’Univers réussira à faire de tout cela.

Écriture cursive

Écrivez-vous encore cursivement ?

Oui, vous savez, l’écriture avant les traitements de texte ? Ça ne vous dit rien ? L’écriture avec un stylo ou un crayon ou mieux encore, avec une plume ? Non, pas une vraie plume avec ses barbes et ses barbules. Une plume fontaine, oui, une plume qui coule comme une fontaine. Mais qui cesse de couler quand on la relève. Tiens, ça me donne une idée pour ma copine et ses… enfin, je m’égare.

L’écriture cursive, les lettres attachées. Attachées, pas emprisonnées, pas prises en otage non plus. Il faut donc tout vous expliquer. Regardez l’image en tête, c’est de l’écriture cursive. Euh, imitée par un ordinateur, c’est vrai.

Je me suis rendu compte que je perds, ou j’ai déjà perdu, la capacité d’écrire cursivement. Les lettres ne s’écrivent pas suffisamment vite par rapport à ma vitesse au clavier. Donc j’écris une lettre sur deux ou elles finissent par toutes se ressembler. Un L, un T sans barre, un I, c’est l’enfer par la suite d’essayer de me relire. J’abandonne et je me concentre pour recomposer le texte à l’ordi, c’est plus rapide.

J’ai entendu dire que bientôt, l’écriture cursive ne sera plus enseignée. Je n’ai rien contre. Elle deviendra un sujet universitaire classé dans la section des écritures codées. Ce n’est plus bien grave. Les Égyptiens ont bien perdu la connaissance de leurs hiéroglyphes durant des millénaires et on a bien réussi à retrouver leur sens en lisant la pierre de Rosette. Des universitaires ont fait le boulot de déchiffrage et aujourd’hui ces dessins antédiluviens n’ont plus de secrets.

Êtes-vous nostalgique de l’écriture cursive ? Pas moi, parce que depuis longtemps, je n’écris plus en lettres attachées. J’écrivais les lettres de mon écriture cursive en les détachant les unes des autres. Je trouvais ma méthode plus rapide que de dessiner les queues entre les lettres.

Alors, gardez bien vos polices de caractères qui imitent l’écriture cursive, vos descendants deviendront peut-être le Champollion de leur temps.

Ça, c’est un, une… quoi ?

Duc, hibou, chouette, bubo, grand-duc, effraie, fresaie, hulotte, chat-huant, strix, vous y êtes presque, mais pas tout à fait. Cet oiseau est un harfang, un harfang des neiges.

Parfois la langue française a de quoi en perdre son latin. Si elle manque cruellement de mots, comme dans le domaine des technologies, parce que les académiciens ont oublié de se réveiller depuis 1890, ce qui force le peuple à adopter les termes anglais par manque de « leadership ». À l’autre bout du spectre, il existe onze mots distincts pour nommer les oiseaux de proie de la famille des strigidés alors qu’en anglais on se contente de « owl ». Pire, le mot « strigidés » possède un synonyme,  « bubonidés ». Faire plus compliqué que ça, c’est les douze travaux d’Hercule ! Ou pire, ma première femme. Je n’ai eu qu’une seule femme, mariée légalement on s’entend, mais puisqu’à elle seule elle en valait bien quinze, je peux affirmer sans ambages que j’ai été marié plusieurs fois. J’ai même voulu m’auto-incriminer pour polygamie afin de les divorcer, mais mon avocat m’a suggéré de tenir ça mort si je ne voulais pas être interné pour schizophrénie.

Pour en revenir à ce superbe oiseau de proie en robe de mariée, il est l’emblème aviaire du Québec. En hiver, le mâle devient blanc immaculé. Oui, que voulez-vous, il aime les robes blanches. Avez-vous quelque chose contre les LGBTQ ? Évidemment, ce plumage lui sert de camouflage dans la neige. Difficile après ça de vous faire croire qu’on vit dans un pays chaud !

Et la femelle ? En hiver, elle conserve une partie de ses taches grises. C’est pour mieux… se faire manger ? Ça, c’est pas bien ! Non. C’est pour mieux se dissimuler lorsqu’elle niche sur des terrains rocailleux en partie recouverts de neige. Ses œufs se camouflent également dans le paysage aride et froid.

Bon, je vous laisse, j’ai un poème à peaufiner. Mon agente l’a trouvé «dérangeant, hors normalité… osé!» J’ai donc su que j’étais sur la bonne voie. Un peu plus de perturbations et elle va syncoper. Exactement l’effet recherché. Je vous l’ai déjà dit, ma poésie n’est pas normale.

Photo : armstrongbirdfood.com

Boucles

Je ne suis pas un adepte des nœuds papillon. Ça me donne un air d’architecte. Je n’ai rien contre ces gens, je les trouve juste un peu coincés. C’est normal, les boucles servent à serrer, à emballer les cadeaux, les boites de chocolat par exemple, mais autour du cou, je me demande pour qui je suis censé être un présent. Un présent du passé, un présent périmé. Du chocolat avec du blanc sur le dessus, durci et rance. Je ressemble à un pingouin. Est-ce qu’on dit aux pingouins qu’ils ressemblent aux architectes en costard ?

Je me regarde dans la glace sans vraiment me voir. La boucle de ma vie est bouclée autour de mon cou, bien serrée. J’étouffe un brin, mais on s’habitue à se sentir étouffé. Je me regarde sans vraiment me voir. L’histoire de ma vie. Les revers en satin, ça a de la classe. On les remarquera plus que moi ce soir. Une bonne chose, les revers. J’en sais un brin sur le sujet.

Je choisis mes mouchoirs. Je les place stratégiquement dans les poches de mon habit. Celui-ci, en pure soie, pour une éventuelle dame en pleurs, en pleurs pour quelqu’un d’autre que moi. Il va dans la poche intérieure du veston pour l’élégance du geste lorsque je le tire pour le tendre, à la tendre, avec tendresse, à défaut d’autre chose. Le second, en coton, dans la poche gauche du pantalon, il jouera son rôle à la perfection. Le troisième, dans l’autre poche à droite. Vous saurez bientôt. Enfin le dernier, pour rehausser la pochette à bristols vide de bristols. Je le laisse dépasser un peu négligemment, ma seule excentricité de la soirée. Il se marie à la boucle, évidemment. La boucle et son mouchoir, le couple ringard du costard.

Je vais serrer des mains. Elles seront froides ou tièdes, molles ou énergiques, moites ou sèches, dédaigneuses ou franches. J’essuie toujours ma main avec le mouchoir dans la poche droite du pantalon avant de la présenter. Je la veux chaude, sèche et énergique, relents de mon passé. Je l’essuie également après l’échange, sans rien laisser paraitre, caprice de mon hypocondrie.

Je garderai mon air un brin renfrogné. Les gens m’ont toujours connu ainsi. Pour les autres, ils me connaitront toujours ainsi. Calme, sérieux, renfrogné et observateur. Quand j’observe, les gens le ressentent. Ils se retournent, cherchent, questionnent du regard. Je détourne alors le mien pour qu’ils ignorent la source de leur malaise, pour qu’ils m’ignorent. Quant à moi, j’ignore, j’ignore pourquoi mon regard se matérialise sur leur cou. Le mien reste protégé sous ma boucle. Aucune chance que le regard des autres me fasse le même effet. C’est bien de se sentir un peu étouffé, à l’étroit. Une bonne préparation pour rencontrer les spécialistes de l’étouffement et de l’étroitesse d’esprit.

J’enfile mes souliers vernis, eux aussi veulent leur boucle bien bouclée, bien serrée, qui restera bouclée toute la soirée, à l’instar de ma bouche. Je ne porterai aucun commentaire. Toute la soirée, je la garderai bouclée. Plus jeune, j’avais le commentaire facile. J’étais jeune et j’ignorais les avantages de la garder bouclée. Je sais maintenant qu’il faut parler seulement sous la torture. Et encore, seulement si la torture porte une jolie robe.

La faiblesse d’un homme, une robe de la grandeur de mon mouchoir de poche avec une belle boucle au dos. Comment faire pour la déboucler ? Je n’ai pas le choix, je ne peux la garder bouclée. Je devrais au moins lui faire un petit compliment. Que vous avez de jolies boucles ! Et la façon dont vous les portez, avec tant de naturel et d’élégance ! Que je la boucle ? Facile, vous n’avez qu’à tirer sur la boucle. Sur la mienne ? Commencez par tirer sur la vôtre, je saurai bien m’occuper ensuite de la mienne.