C’est le titre d’un film de 2014 que j’ai récemment visionné sur la plateforme Amazon. Il met en vedette la célèbre Hilary Swank dans le rôle principal et Emmy Rossum pour lui répliquer dans le rôle d’une aide-soignante.
Linkin Park – Numb Piano
Mis à part les traits caricaturaux à la mode très américaine de l’aide-soignante maladroite au début du film, ils ne peuvent s’empêcher de la montrer au paroxysme de son incompétence au cas où certains spectateurs seraient trop peu allumés pour comprendre que la personne n’a aucune expérience dans le domaine, le reste du film m’a profondément ému.
Pour ceux qui ne l’ont jamais vue, je ne divulgâcherai pas le sujet abordé dans cette œuvre réalisée par George C. Wolfe qui a joué un rôle obscur dans le film « Le diable s’habille en Prada », les prestations de Rossum et surtout celle de Swank valent leur pesant d’or.
Bien que je sois habituellement un adepte des films aux effets spéciaux démesurés, je ne boude pas mon plaisir de regarder ce genre d’œuvre dont le sujet touche des valeurs humaines même si la facture générale du film demeure modeste.
C’est le genre d’œuvre qui me réconcilie un peu avec la vie d’aujourd’hui. Si le film n’est pas totalement fictif, il existerait donc encore des personnes capables de bontés désintéressées et d’autres pour les apprécier à leur juste valeur !
J’exagère un peu mon désenchantement, mais on ne refait pas un Corbot, surtout s’il ne veut rien savoir du contraire. Être souvent déçu et occasionnellement grandement ravi est préférable, du moins dans ma tête, au contraire. J’exècre ces personnes qui aiment tout, presque également et sans distinction. Les diamants sont rares, les ersatz pullulent, je déteste qu’on essaye de me refiler de la camelote sous prétexte qu’elle brille tout autant.
Dans ce film, on retrouve un crescendo d’émotions bien maitrisé qui ne paraissait pas au moment du dénigrement de l’aide-soignante. Il va vraiment falloir que les Yankees cessent un jour de considérer les cinéphiles comme des imbéciles incapables de comprendre un deuxième degré même pas subtil. Ça gâche la sauce au point où j’ai failli fermer mon téléviseur. Dans ce cas, j’aurais raté le meilleur en me fiant au pire, mais à ce moment j’ignorais la teneur de la suite. Je me félicite d’avoir tenu tête face à leur stupidité initiale.
Conclusion, si vous n’avez jamais visionné ce film, empressez-vous de le regarder et dans tous les cas, faites-moi part de vos commentaires à son sujet.
Le dimanche, c’est jour de repos et d’humour. Une journée où rien ne doit être pris trop au sérieux, y compris l’écriture et la lecture. C’est pourquoi, à l’instar du titre de cet article, je vous ai concocté quelques calembours qui, je l’espère, vous feront sourire, malgré les difficultés d’élocutions que certains vous causeront.
Tundra
À mon tour de faire le tour de la tour pour jouer un tour aux alentours.
Enfin en fin de vie, j’enfreins tout sans faim ni freins.
J’étire la tire avant de partir au stand de tir de Tyr.
À la vie à la mort, à l’avis de la mort, la vie la mord d’envie.
Le comte compte les contes racontés au comité du comté.
Un éclair clair éclaire Claire.
Un rat rose rusé enroué rasé ras embrase les rues.
Parmi la flicaille la racaille caille des écailles.
Que serait Samson sans son sens du sensas ?
Dans l’étable je table sur une véritable table stable.
La moue pour moult mouts mous.
Crotte ! Carole, dans le car, rote la carotte.
Je m’émeus de l’émeu des sables mouvants émouvants.
J’en ai marre du marc sur l’amarre à la mare, le barbare se barre au bar.
Avec ma tante, sans attente ni détente, je tente la plante de trente tentes en Otrante.
S’il vit, c’est Sylvie. Pour Winnie, ni oui ni non, Ninon !
Mon marrant mari mormon marmonne qu’il a mis ma molle marmotte mourante dans la manne de maman.
Devant passer par-devant, je montre mon derrière avant de passer par-derrière.
Le visage pêche, j’ai la pêche lorsque je pêche une perche avec une pêche au bout d’une perche sans que je ne m’empêche ni ne pèche.
Je nie, Janine n’est ni jeune ni ne jeûne.
Jeûne-je ou mange-je ? Mes gènes se jouent de ma joue sans gêne du Diogène.
Une boule roule parmi la foule de poule soules, des moules qui coulent sous la houle.
Je crois en la croix qui croît en toi jusqu’au toit.
À l’envers, les vers trouvèrent un trou vers un verre vert.
Mon fol ami a mis la mie mi-molle dans un bol au sol. Vol ! Dol !
L’orgasme ne me menace plus ni ne me mène à Némésis.
Mon père a dit : « Pardi ! Pare, hardi ! Car le paradis part à dix parts. »
Montre mon ciment à Simon, s’il ment, mon mont scie son son.
Une fausse fosse et sept fossettes en porte-à-faux s’il en faut, le fossile porte des faux cils.
Une harde hardie de harpies ourdit dans l’ordre sur ordi une horde d’orques hors de l’are d’or.
J’avoue, je vous voue en vain vingt vies et je vis le vin vis-à-vis l’avis qui vint, mais je vis et je vaincs.
Je vous invite vite et vous incite icitte à rajouter vos propres calembours en commentaire.
Vois la gloire ceindre ton front vertueux Tu défiles solennellement parmi la foule Serrant les remercieuses dans tes bras Elles pleurent joies et soulagements
Tu ramènes leurs proches en maisonnée Promesse tenue malgré les déchirements Tu rengaines tes outils d’épuisements Eux aussi aspirent au doux repos mérité
Éreinté, tu n’as droit qu’à une courte accalmie Le devoir te rappelle dans les champs de batailles L’ennemi lance de nouveaux éclairs de discorde Embrasant les moindres parcelles florissantes
Ton combat te semble inutile car éternel La terre entière crâne en incendiant tes efforts Luttant vaillamment malgré tes bras alourdis L’aboutissement se soustrait avec grands bruits
Parfois une victoire, parfois un renoncement Les bagarres ne se gagnent pas aisément Car ta précieuse forêt brûle de mille feux Et les pompiers comme toi, si peu nombreux
J’ai souvent écrit des articles mentionnant les bernaches qui viennent nicher sur le bord de la Rivière-des-Prairies dans le nord de Montréal.
Tears are eternal
Il y a quelques semaines, plus aucune activité, les bernaches restaient invisibles, on était dans le dernier droit vers l’éclosion des œufs. Et voilà que la semaine dernière, toute la marmaille était présente pour un pique-nique préestival. Les oisons, tous groupés et entourés par les adultes goûtaient à l’herbe tendre. Aujourd’hui, les petits ont déjà pris du poids et du volume comme le montre la photo suivante.
Je fus subitement stoppé par le troupeau qui occupait la totalité de la largeur du sentier et bien plus encore. Je devais décider entre attendre qu’elles le traversent, continuer en les faisant un peu fuir ou les contourner. J’ai décidé de prendre vers la droite et longer la rivière, là où il y avait le moins de volatiles.
Soudain, je vois un oison couché sur le dos, les pattes branlantes, comme s’il trépassait. Deux bernaches adultes sont près du petit, elles ne font rien que de le regarder. Puis elles s’en détachent, comme si rien n’avait d’importance. Elles poursuivent leur marche vers les autres jeunes. J’ai pensé que le petit était encore vivant, alors j’ai attendu, juste au cas, il pourrait être malade ou blessé. Mais l’oison ne bouge plus.
Subitement, ses pattes se remettent à gigoter. Il est couché sur le dos et enfin je comprends ce qui lui arrive. Il est tombé dans une toute petite dépression de terrain, juste à ses dimensions, suffisante pour l’empêcher de se remettre sur le ventre. Il se débattait peut-être depuis un bon bout de temps et son immobilité devait être due à son épuisement.
Je me rapproche, il reprend son immobilité, la tête projetée vers l’arrière, il parait vraiment mort ou à l’article de la mort. Je ne veux pas y toucher avec mes mains au cas où il serait malade. Je me saisis d’une branche au sol et je le pousse en tentant de le faire rouler sur le ventre. Deux bernaches mécontentes se rapprochent de moi en me lançant de petits cris étouffés. Elles ne sont pas vraiment agressives, mais elles me préviennent de faire gaffe. Je leur parle en leur disant que je dois aider le petit. Elles finissent par me tourner le dos et me laisser faire sans plus intervenir. Je refais une tentative pour faire sortir l’oison de son trou. Et, ça y est ! Je réussis. Le petit se remet enfin sur ses pattes.
Je suis content, je reprends ma promenade. Je remarque qu’un passant a tout filmé tandis que moi, trop préoccupé par le bien-être de l’oison, je n’ai rien de tout cela à vous montrer. Qu’importe, puisque le petit s’en est sorti.
Je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de comprendre les oies adultes qui semblaient très peu enclines à aider le petit. Elles semblaient toutes prêtes à l’abandonner à son triste sort. Bien qu’il m’ait semblé plus maigrichon que les autres, était-ce la réalité ? Peut-être qu’il s’agit du dernier à avoir éclos. Peut-être qu’il est toujours empêtré quelque part. Peut-être qu’il ne verra pas l’automne. Je n’en sais strictement rien. Je sais simplement qu’il était un bébé en détresse et que je devais faire quelque chose pour l’aider, comme pour n’importe lequel des bébés sur cette Terre, puisqu’ils représentent tous l’espoir d’un monde meilleur.
La lecture de cet article vous empêchera dorénavant d’écouter des œuvres étatsuniennes avec la même oreille. Elle peut entrainer, même à court terme, des agacements, voire de forts désagréments. Soyez avisé et abstenez-vous de poursuivre votre lecture au besoin.
The Streets of Whiterun
Quatre boniments
Dans les séries télévisées ou les films étatsuniens – Je préfère ce terme à celui d’américain – on retrouve quatre expressions utilisées en abondance, sinon à outrance. Je vous les présente écrites en anglais et traduites en français.
« It’s complicated », « I am sorry », « Forgive me », It’s to protect you »
« C’est compliqué », « Je suis désolé », « Pardonne-moi », « C’est pour te protéger »
Vous les avez certainement reconnues, même si jusqu’à présent, elles ne vous avaient pas sauté à la figure. Malheureusement, maintenant ce sera le cas, plus aucune d’entre elles ne passera plus sous votre radar. Essayons maintenant de comprendre les raisons profondes pour lesquelles ces expressions sont utilisées avec une fréquence aussi élevée que les rayons gamma, ou pour les moins physiciens d’entre vous, que les vocalises hyper aiguës de Mariah Carey.
«C’est compliqué»
Commençons par ce premier bout de phrase très à la mode. Réponse prévisible pour la plupart des questions exigeant des explications d’un personnage ayant agi étrangement ou de façon nébuleuse. Les Étatsuniens préfèrent enfouir les raisons de leurs agissements sous une épaisse couverture de dénis, de démentis ou de silences. Pour eux, ils n’ont rien à justifier, pas même à leurs proches. Ils utilisent alors cette formule que je considère comme étant une impolitesse déguisée. En réalité, il faut interpréter cette expression de la façon suivante, « Va te faire foutre » ou « Tu me les casses ». Cependant, elle va beaucoup plus loin, car elle sous-entend également une vilaine insulte du genre : « Tu es trop stupide pour comprendre ». « C’est compliqué », c’est pas si compliqué d’y découvrir son sens caché.
«Je suis désolé»
Alors là, cette expression bat tous les records d’utilisation. C’est à croire qu’elle est dite par tous des Groot à la place de son légendaire « Je s’appelle Groot ». Tout le monde est constamment désolé de tout, y compris d’être désolé. Bien entendu, les personnages sont désolés lorsqu’ils se sont rendus coupables d’actions répréhensibles, mais aussi lorsqu’un malheur s’abat, même s’ils n’ont aucune participation, aucune responsabilité. En fait, ils pourraient bien terminer leur phrase de la façon suivante, « Je suis désolé de ne pas savoir quoi te dire ». Ils pourraient même être désolés qu’une pomme tombée d’un arbre se retrouve au sol, comme s’ils avaient dû posséder le super pouvoir de la faire flotter dans les airs, mais qu’ils ont oublié ce don à la maison avant de partir.
«Pardonne-moi»
Utilisée fréquemment à la suite de « Je suis désolé », « Pardonne-moi » tente d’enfermer les problèmes dans une capsule temporelle qu’on jette dans l’océan des oublis. Être pardonné, se faire pardonner, donne la légitimité au personnage de recommencer à dévier encore et encore. Je demande pardon, non pas pour exprimer des remords ni pour annoncer avoir pris de bonnes résolutions, comme dans « J’ai compris et je ne recommencerai plus », mais bien dans le sens « Si tu ne m’en veux pas, alors je pourrai refaire les mêmes stupidités ». Les Étatsuniens ne s’amendent jamais, puisque tous leurs gestes sont d’une certaine façon justifiés, sans toutefois devoir fournir d’explications valable grâce à l’utilisation de la première phrase, « C’est compliqué ».
«C’est pour te protéger»
Tous les silences, tous les mensonges et toutes les félonies trouvent une seule explication lorsque, mis au pied du mur, le personnage ne peut plus se contenter d’utiliser l’une ou l’autre des trois expressions précédentes et qu’il doive finalement fournir une bonne raison d’avoir commis des actes répréhensibles. Alors il utilise « C’est pour te protéger ». C’est bien connu, les Étatsuniens protègent tout le monde de tous les malheurs, y compris et surtout de ceux qu’ils ont eux-mêmes générés. Protéger un bébé, un jeune enfant, je peux comprendre. Protéger un adulte en lui mentant effrontément, en ne le tenant pas au courant des faits importants, ce n’est pas de la protection. Dans le meilleur des cas, on parle de déresponsabilisation et même pire, d’infantilisation. Les deux devraient uniquement être réservées à des personnes séniles ou démentes, pas à un ami, à un conjoint, à un collègue ou à un membre de la famille ayant ses facultés normales.
Le Far West
Il existe sûrement d’autres phrases, en plus de ces quatre, permettant de couper court à toute forme de dialogue, qu’elles soient issues d’œuvres étatsuniennes ou d’une autre culture. Cependant, mettre un point final au beau milieu d’une conversation ressemble très bien à ces cowboys nostalgiques du bon vieux temps où il suffisait de tirer une salve pour régler tous les problèmes.
Le nombre de tueries aux É.-U.A. démontre bien que la parole n’y a pas la cote pour résoudre les conflits. L’utilisation de ces quatre expressions n’aide en rien puisqu’elles sont toutes des fins de non-recevoir, une façon de s’esquiver, de fermer le clapet à ceux qui veulent sincèrement comprendre en vous écoutant. Combien parmi ces fous furieux n’ont eu dans leur vie pour toutes réponses à leurs questions légitimes que ces quatre courtes phrases ou, pire, des raclées ?
Le poison
Ça y est ! Le poison coule maintenant dans vos veines. Vous ne pourrez plus regarder et surtout écouter une œuvre cinématographique d’une manière innocente puisque maintenant vous connaissez les dessous de ces mauvais dialogues redondants. Lorsque vous entendrez l’une ou l’autre de ces insipidités, systématiquement vous penserez à ce satané Corbot et vous me maudirez… à tort…
… Puisque mon avertissement au début de l’article avait pour but de vous protéger, je suis désolé de vous avoir transmis cette affliction et pardonnez-moi d’être un oiseau de malheur, mais c’est compliqué pour moi de faire autrement.
Lu dans un blogue : « Dieu est fidèle à ses promesses ». Ouf ! Quelle affirmation lourde de conséquences ! En théorie, puisqu’il est censé avoir tout créé, ses promesses sont la façon dont le monde fonctionne dans ce qu’il a de plus élégant, mais aussi dans ce qu’il a de plus cruel et hideux.
Winter’s Tale
Cependant, il faut se le dire, cette citation ne provient évidemment pas d’un quelconque dieu, mais seulement d’un disciple un peu trop enthousiaste qui écrit et signe en son nom et sans sa permission par-dessus le marché. De toute façon, est-ce que ce dieu lui-même entérinerait la paternité de la liste entière de ses prétendues promesses qu’on lui attribues ?
D’autre part, si on y pense sérieusement, ce dieu serait fidèle à ses promesses de façon distincte, pas pour tous ses enfants de façon égale. Il aurait des préférés avec lesquels il remplirait ses promesses tandis qu’il les renierait pour d’autres gens qu’il balancerait aux fauves, indistinctement qu’ils soient croyants, pieux ou non.
En supposant que je crois en un dieu, la seule promesse que j’accepterais de lui attribuer une quelconque paternité, est celle qu’on finira tous par crever. Au moins, ça, c’est une vérité qu’il aurait pu nous promettre et dont, effectivement, il tiendrait parole envers tous ses sujets, bêtes et humains, pauvres et riches, croyants et impies.
Lorsque je franchirai le seuil de ma demeure éternelle, en supposant qu’elle soit dans un quelconque condo-paradis géré par dieu, j’aurai bien le temps de lui arracher cette fameuse liste. Si elle contient plus que le seul item dont je viens de mentionner, soit la mort assurée pour tous, j’aurai alors de mon côté une liste infinie de griefs à lui remettre pour manquement flagrant à ses promesses.
Et si cette liste de promesses ne concerne pas notre vie terrestre, elle ne concerne pas ma vie. Le fait de me faire dire ici-bas qu’il honorera ses promesses valables seulement dans l’au-delà reste une promesse hautement hypothétique que rien ne peut prouver. Ce n’est évidemment qu’une promesse d’un humain et non d’un dieu. Et je me méfie de tous les humains qui écrivent et signent au nom d’un autre individu sans sa permission.
Je paraphraserai Niels Bohr lorsqu’il répondait à Albert Einstein lorsque ce dernier affirmait avec conviction que « Dieu ne joue pas aux dés. »
« Cessez de dire à Dieu ce qu’il est censé faire. », lui répondit le physicien Danois.
Cette phrase concerne également tous ces disciples qui s’arrogent le droit d’écrire ce que Dieu est supposé penser et faire.
Coucher des mots dans un cahier appartenant à quiconque autre que soi-même ne peut qu’être répréhensible. Tout le monde devrait clairement exprimer qu’ils ne sont que des opinions personnelles et rien de plus. Les convictions les plus profondes ne doivent jamais être confondues avec la vérité et encore moins si celle-ci est censée être céleste. Toute personne tentant de convaincre du contraire est à répudier le plus rapidement possible. Ces phrases fracassantes doivent être reconnues comme les relents de manipulations issues d’humains contre d’autres humains.
Pour un écrivain, les droits d’auteurs sont sacrés et l’usurpation d’identité de plume, une félonie et une trahison. Je pense que tous les dieux seront de mon avis, mais je n’irai pas jusqu’à l’affirmer en leur nom.
Le 5 mai dernier, l’OMS publiait un communiqué concernant la COVID-19. En voici un court extrait.
« Le Directeur général de l’OMS souscrit à l’avis du Comité concernant la pandémie actuelle de COVID-19. Il estime que la COVID-19 est maintenant un problème de santé établi et à caractère persistant qui ne constitue plus une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). »
Under an Ancient Sun
On comprend que le virus n’a certainement pas disparu, mais qu’il est maintenant classé dans la même catégorie que l’influenza. Il y aura encore annuellement plusieurs morts causés par la maladie, mais celle-ci est maintenant maitrisée par les autorités sanitaires de la plupart des pays. Elle ne crée plus de pression indue sur le personnel et les infrastructures de santé. En clair, on continuera de vivre avec la présence de la COVID-19 pendant encore très longtemps, par contre son urgence planétaire n’a plus sa raison d’être.
On peut certainement s’en réjouir et célébrer l’événement. La très grande majorité de la population mondiale y a survécu, dont vous et moi. Physiquement et psychologiquement, ce poison en a fait baver à beaucoup d’entre nous. Malheureusement, certains continuent de subir les effets de la COVID longue comme la youtubeuse Physics Girl. Le plus effrayant de la maladie semble maintenant chose du passé. Mais en est-on si certain ?
J’ai déjà écrit que la COVID-19 n’était que le début d’un nouvel état mondial et que nous allons devoir nous y faire. À cause de nos habitudes de vie que nous n’avons pratiquement pas modifiées, inévitablement les pandémies se succéderont. Ce n’est qu’une question de temps avant la prochaine, le temps que les virus actuellement en circulation évoluent vers une forme plus virulente et plus contagieuse. Ou qu’à l’instar de la COVID, un labo peu précautionneux laisse malencontreusement échapper une autre cochonnerie du même genre ou pire encore.
La population en général n’a rien compris de la façon dont elle devait agir pour éviter le pire. Bien au contraire, tout ce qui l’intéressait était de retrouver le plus rapidement possible sa vie antérieure, ses habitudes, justement celles à l’origine de la propagation fulgurante de la maladie.
Il ne faut pas être devin pour prédire le devenir, il faut plutôt être idiot pour croire en des effets différents pour les mêmes causes. La COVID-19 fut simplement un coup de semonce tiré à proximité de notre navire qui n’a eu pour effet que de nous éclabousser. Se réjouir d’avoir évité le pire, et ce faisant de maintenir son cap et sa vitesse, prouve que nous n’avons pas du tout pris cet avertissement au sérieux.
Oui, bientôt nous vivrons un autre épisode d’urgence sanitaire et cette fois-ci, nous n’échapperons peut-être pas à des effets bien plus dévastateurs. Un jour pas très éloigné, notre navire recevra un tir direct sous la ligne de flottaison. Je vous laisse deviner les conséquences.