Intelligence émotionnelle

Aujourd’hui, je me sens paresseux. Je prends congé d’écriture, mais je ne vous laisse pas les mains vides. Voici un article plutôt intéressant provenant du Huffington Post qui m’a été proposé par une bonne amie. Malgré un style s’apparentant à de la psycho pop, il possède la qualité d’être plutôt révélateur. Et puis, il ne faut pas trop se montrer cérébral, surtout lorsqu’on parle d’intelligence émotionnelle. Comptez bien les points auxquels vous vous associez. Bonne lecture.

http://www.huffingtonpost.fr/dr-travis-bradberry/18-signes-qui-montrent-que-vous-etes-emotionnellement-intelligen_a_23018813/

Photo : http://blog.kronos.fr

Blade Runner 2049

Octobre verra l’arrivée de la suite tant attendue du film culte Blade Runner. Il faut être méchamment culotté pour reprendre les rênes des mains de Ridley Scott qui, cependant, agit à titre de producteur pour cette cuvée 2049. Le nouveau réalisateur pour l’occasion est le québécois Denis Villeneuve.

Ici, nous connaissons bien son talent pour l’avoir suivi dans diverses réalisations aux sujets très sensibles, comme la tuerie à la « Polytechnique » de Montréal, il y a eu ensuite « Incendies », « Prisoners », puis « Sicario » et dernièrement, le superbe « Arrival ». Denis Villeneuve a certainement plu à Monsieur Scott pour qu’il lui cède le siège du conducteur pour cette mégaproduction. À mon avis, ils partagent ce même doigté dans l’adaptation d’une œuvre, ce même souci du détail et surtout, cette sensibilité extrême leur permettant tous deux de véhiculer des émotions soutenues par les images et au-delà de celles-ci.

Toutefois, ce nouveau défi constitue un piège dont plusieurs réalisateurs avant lui ont déjà fait les frais pour avoir osé s’attaquer à un monstre sacré. Et dans ce métier-là, bien des gens sont prêts à dire que « le premier volet était bien meilleur », même s’ils ne le pensent pas vraiment. C’est l’apanage des films cultes. Denis Villeneuve est également respecté des producteurs pour sa capacité à réaliser des films rentables. Petits ou gros budgets, ils engrangent plus d’argent qu’ils n’ont eu à en débourser.

Il faut également souligner trois autres points très importants qui le concernent et qui font de lui un réalisateur plus compétent que la moyenne. Tout d’abord, jamais il ne met en doute l’intelligence des cinéphiles. Ensuite, il s’implique à fond dans le montage de ses films. Et enfin, ce n’est pas la moindre de ses qualités, il sait diriger les acteurs avec respect, sensibilité, tout en étant capable de bien les orienter sur ce qu’il veut obtenir d’eux. Espérons que Harrison Ford, Ryan Gossling et les autres grosses pointures du film auront été de cet avis.

Plusieurs films de Villeneuve ont reçu des nominations, mais les grands honneurs lui ont souvent échappé. C’est souvent le destin des réalisateurs d’exception jusqu’à ce que des gens comme Ridley Scott leur fassent confiance. Car, comme dans tous les milieux, bien des gens préfèrent aligner leurs avis sur celles des grosses pointures plutôt que de se faire leur propre opinion.

Cependant, les acteurs reconnaissent son talent et souvent ils accourent pour être dirigés par quelqu’un de sa trempe. Blade Runner sera peut-être pour Denis Villeneuve ce qu’il a été pour Ridley Scott. Je lui souhaite. Il est capable de devenir lui aussi une icône grâce à son talent de réalisateur hors du commun.

Les feux de l’Antarctique

Aujourd’hui, un article sur les volcans de l’Antarctique. J’utilise le pluriel malgré le fait qu’un seul, le mont Erebus, soit présentement en activité.

Le septième continent suscite beaucoup d’intérêt depuis quelques années, et ce à plus d’un titre. Sa couche de glace varie beaucoup d’un endroit à l’autre, elle peut même atteindre 3 kilomètres à certains endroits. Les outils satellitaires modernes permettent maintenant de fouiller loin sous cette glace jusque dans son sous-sol. Ce continent isolé cache bien des choses, dont toute une kyrielle de volcans. On n’a pas fini de les compter et jusqu’ici, on en a trouvé 138. Pour l’instant, ils semblent endormis, mais un problème se profile à l’horizon.

Lorsqu’ils seront débarrassés de la glace qui les recouvre, ils pourraient bien se remettre en activité puisque ce terrible constat fut observé dernièrement en Islande. Qu’on le veuille ou non, le réchauffement de la Planète risque de nous surprendre de plus d’une façon.

Ainsi, rejeter beaucoup plus de cendres dans l’atmosphère engendrerait un refroidissement des températures constaté lors de l’éruption du mont Pinatubo en 1991 aux Philippines. Cette tendance à la baisse des températures pourrait-elle équilibrer le réchauffement causé par l’émanation des gaz de matières fossiles ?

Prenons un exemple comparable. Deux équipes s’affrontent au jeu de souquer le câble. Lorsque les deux groupes alignent des forces semblables, le centre du câble oscille légèrement autour du point de départ. Mais au final, celui-ci se déplace inexorablement dans un sens ou dans l’autre, car la traction résultante ne pourra jamais rester toujours en parfait équilibre. La conséquence, on la connait. L’équipe A ou l’équipe B gagnera. Il ne peut en être autrement, sauf en ce qui touche la troisième possibilité, celle où le câble se rompt. On ne parvient jamais à faire disparaitre une tragédie en causant une calamité de tendance inverse. L’équilibre est trop fragile et nous n’avons aucun contrôle des quantités de poussières rejetées dans l’atmosphère par les volcans. Nous avions toutefois celui des rejets de nature anthropique, mais nous l’avons totalement délaissé. En poursuivant notre analogie du duel à la souquée, c’est comme laisser une équipe rajouter n’importe quel nombre de joueurs sans rien contrôler, alors que de l’autre, on connait grossièrement le nombre de joueurs graduellement rajouté, mais là encore, le contrôle nous échappe de plus en plus. Inexorablement, la résultante fera une équipe gagnante, mais dans tous les cas, nous, créatures de la Terre, serons perdantes.

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Astroblème astronomique

Les astroblèmes non confirmés, mais qui pourraient le devenir un jour sont nombreux au Québec. L’âge vénérable de cette croûte continentale permet de remonter très loin dans le temps, aux débuts mêmes de la formation de ce continent. Cependant, cette vieillesse a fait en sorte que les preuves ont eu beaucoup de temps pour disparaitre.

La côte est de la baie d’Hudson possède une vaste échancrure en arc de cercle parfait. Si c’est bien un astroblème, il ferait plus de 500 km de diamètre, ce qui ferait de lui, et de loin, la plus grande de toutes les blessures laissées par les météorites.

Les scientifiques n’ont pas réussi à ce jour à prouver hors de tout doute que c’en est un. Pour ma part, je ne crois pas que la nature peut créer ce genre de portion de cercle aussi grand et aussi parfait sans que ce soit lié à une météorite géante. On peut même voir des iles au large qui correspondraient au piton central. S’il manque des preuves géologiques, c’est peut-être dû à son âge et à ses dimensions exceptionnelles. C’est tout de même étrange que la baie d’Hudson se trouve en plein centre du Bouclier canadien et que son sous-sol ne soit pas constitué des mêmes roches que tout le reste aux alentours.

Dans l’article «Vieux, solide et trempe», je faisais état de la découverte récente des roches les plus vieilles de la Planète, soit 4,3 milliards d’années, au Québec. Elles ont justement été trouvées sur la rive est de la baie d’Hudson, à Inukjuak, directement sur l’arc de cercle de cet hypothétique astroblème.

Le double satellite Grace (Gravity recovey climate experiment) a également prouvé que la baie d’Hudson possède une importante anomalie gravitationnelle. Ces résultats signifient qu’à cet endroit précis, la densité et/ou l’épaisseur de la croûte terrestre sont différentes du reste du continent. On peut dire que ça fait beaucoup d’anomalies ou d’étrangetés pour un seul et même lieu.

Notez sur la photo les deux astroblèmes non jumeaux dont je parlais dans l’article précédent, ceux des lacs À l’eau claire.

De faux jumeaux

La comète Shoemaker-Levy 9 est entrée en collision avec Jupiter en 1994. Lors de ce tamponnage céleste, nous avons pu voir quelque chose d’extraordinaire. Le bolide s’est fracturé en 21 parties avant de toucher Jupiter, créant à sa surface gazeuse un pointillé noir aligné sur la trajectoire initiale de la comète. Ainsi, certaines météorites n’endurent pas la pression exercée sur elles lors de leur entrée dans l’atmosphère d’une planète et se disloquent souvent en de multiples fragments.

Nous avons au Québec un bel exemple de faux jumeaux. Deux impacts qu’on pourrait croire liés, mais qui pourtant sont bien distincts. Deux lacs très rapprochés, les lacs «À l’eau claire» de diamètres 26 et 36 km, sont parfaitement visibles dans le Nord-ouest québécois aux coordonnées géographiques suivantes: «56°9′ N; 74°30′ O». L’astroblème le plus à l’ouest date d’environ 465 millions d’années alors que celui à l’est s’est formé voilà 290 millions d’années.

Un autre astroblème mérite notre attention. C’est celui du réservoir Manicouagan (photo). On aperçoit immédiatement ce superbe anneau dès qu’on pose les yeux sur une carte du Québec. Coordonnées « 51° 23′ N; 68° 42′ O ». Il est âgé de 214 millions d’années et son diamètre est de 85 km. Cet astroblème a été rempli d’eau afin d’alimenter les centrales hydroélectriques en aval. On a longtemps cru que ce dernier avait un frère jumeau, l’astroblème de Rochechouart à l’ouest de Limoges en France. De fait, à cette époque, l’océan Atlantique n’était pas encore né, ce qui plaçait la France à un jet de pierre (un peu plus, quand même!) du Québec. Mais Rochechouart «45° 50′ N; 0° 56′ E» a reçu son caillou sur la tête voilà 201 millions d’années, ce qui discrédite la thèse du jumelage. Les erreurs sur les datations sont trop faibles pour permettre d’en douter, du moins pour l’instant.

Astroblèmes

Le mot « astroblème » désigne depuis 1960 le résultat de l’écrasement d’un corps au sol. Il remplace les expressions « cratère d’impact, cratère météorique, cratère terrestre, cratère lunaire et cratère de bombe ». Je comprends mal qu’il remplace « cratère de bombe » puisque la racine grecque « astron » signifiant « astre » ne peut vraiment pas s’appliquer à une grenade ou à une bombe. Mais le français est ainsi fait. On comprend bien, par contre, que le mot « cratère » soit inapproprié pour désigner ces blessures (blêma) causées par des météorites et même des bombes puisqu’il vient jeter un doute sur leur nature réelle.

Moins de 200 astroblèmes ont été confirmés jusqu’à maintenant. Simplement en comparant les faces de la Lune ou de Mercure avec celle de la Terre, on s’aperçoit d’un déficit évident. Il devrait en avoir plusieurs dizaines de milliers. Mais la Terre est géologiquement active, elle gèle et dégèle régulièrement, elle s’érode et sa surface est cachée à 70 % sous l’eau. Tous ces facteurs réunis contribuent à camoufler les astroblèmes si ce n’est pour les faire disparaitre définitivement. Qui plus est, certains hypothétiques astroblèmes posent… problème, les preuves géologiques ayant probablement disparu depuis leur formation. Et sans preuve formelle, point de statut.

Le plus vieil astroblème répertorié serait celui de Maniitsoq au Groenland et serait âgé de 3 milliards d’années. Le plus vaste se nomme Vredefort, il se trouve en Afrique du Sud. Il fait 300 kilomètres de diamètre. Une règle simple permet de connaitre approximativement la dimension de la météorite d’origine en divisant le diamètre de son astroblème par 10. Ce monstre aurait donc fait environ 30 kilomètres de diamètre. Ça fait froid dans le dos. Heureusement, cette collision céleste est survenue au moment où la Terre était jeune et ne comportait que de la vie primitive.

Je faisais remarquer dans un article précédent que le Bouclier canadien est probablement le territoire le plus âgé de la Planète. On devrait donc y voir plusieurs astroblèmes et c’est effectivement le cas, malgré plusieurs épisodes de forte érosion causée par les glaciers durant les périodes glaciaires répétitives. L’astroblème de Sudbury en Ontario est le deuxième plus grand jamais recensé, il s’étire sur 250 km. Malgré une apparence en surface quasiment effacée, le bassin Sudbury s’est qualifié grâce aux affleurements de nickel et de roches ignées en forme d’ovales concentriques (photo). La catastrophe serait survenue voilà 1,85 milliard d’années.

Dans de prochains articles, je détaillerai certains astroblèmes particulièrement intéressants situés en territoire québécois.

Vaporisation

Il n’a jamais fait aussi chaud sur Terre qu’en juillet dernier où trente pays ont dépassé la marque de 2°C d’augmentation de leur température moyenne.

Des 137 dernières années, c’est juillet 2017 qui a été le plus chaud. Vous pouvez voir les anomalies des températures dans le graphique ci-haut qui montre les dépassements des moyennes selon les pays classés par continent.

On voit clairement les importants dépassements de plus de 2 °C dans plusieurs pays et principalement en Asie, dans une moindre mesure en Afrique et également en Europe. Aucun pays n’aurait enregistré des moyennes égales ou inférieures à 0 °C. La moyenne des réchauffements se situe aux environs de 1 °C. C’est énorme !

En Asie, avec de multitudes pays dont leur économie émerge ou est basée sur des exportations massives, on voit clairement un réchauffement bien au-delà de celui des autres continents. Si le continent africain semble un peu mieux s’en tirer que l’Asie, il ne faut pas oublier la grande quantité de déserts dans ses deux hémisphères qui affichent des températures moyennes déjà bien au-delà des autres pays du Globe. L’Europe est aussi durement touchée avec un accroissement des moyennes entre 1,5 °C et 2 °C. Les Amériques et l’Océanie s’en tirent un peu mieux avec une hausse moyenne autour du 1 °C.

À ce rythme, nous ne tiendrons pas bien longtemps. Tous les pergélisols sur la planète dégèleront, engendrant un dégazage massif de dioxyde de carbone et de méthane qui viendra amplifier le problème. L’énorme quantité de clathrates de méthane qui tapissent les fonds océaniques se vaporiseront à leur tour et l’on sait que le méthane est 10 fois plus efficace que le dioxyde de carbone pour accroitre l’effet de serre.

L’atmosphère de la Terre pourrait avoir commencé un cycle de rétroaction positive qui amènerait les températures à s’élever de façon exponentielle. On ignore jusqu’où les températures croitraient. Toutefois, il est possible que les températures de surface atteignent celles de la sœur jumelle de la Terre, Vénus, qui connait présentement un effet de serre monstrueux. Ses températures se sont stabilisées aux alentours de 460 °C ! À ce niveau, le plomb fond.

Je n’ai pas besoin de dire que toute la vie à la surface de la Terre disparaitrait. Ceci n’est pas le scénario d’un film catastrophe, mais une possibilité bien réelle qui ne peut pas être écartée puisque Vénus nous le prouve sans équivoque. Et même si la température moyenne à la surface de la Terre se stabilisait à 80 °C, ou même à 50 °C, nous serions incapables de supporter ces chaleurs. Toutes les glaces des glaciers, du Groenland et de l’Antarctique auraient toutes fondues bien avant d’avoir atteint ces températures, submergeant les terres jusqu’à 68 mètres au-dessus du niveau actuel.

Alors, investissez dans les compagnies qui fabriquent des climatiseurs. Cependant, aurez-vous vraiment le temps de dépenser vos gains avant de vous… vaporiser ?

Ah ! L’amour… animal !

On connait les conséquences d’être amoureux. On fait des choses dingues, on pense à des choses dingues et on devient dingue. Mais l’amour, on n’en sait bien peu de choses. On sait qu’il est grandement lié à la procréation. C’est pourquoi les divorces suivent bien souvent l’arrivée du nombre d’enfants désiré. Un, deux, trois, quand c’est fait, boum ! L’amour s’étiole. Du jour au lendemain, tous les défauts de notre partenaire deviennent absolument insupportables, alors qu’hier encore, il (elle) était génial(e). On se sépare en se demandant comment on a bien pu bien faire pour l’endurer aussi longtemps.

Si on accepte l’idée que l’amour provient d’un besoin de procréation, peut-on en faire une généralité et dire que les adeptes de la fornication finiront un jour par tomber en amour qui s’avère être une sorte de sens à donner à leur instinct ? Si c’est le cas, qu’en est-il des couples de… lions, de bonobos, de manchots, de baleines, d’ornithorynques (celui-là, c’était pour voir si je pouvais l’écrire sans faute du premier coup).

Malgré mon éducation qui plaçait sans conteste l’humain au sommet de la Création, on sait bien aujourd’hui que cette frontière virtuelle entre les animaux et nous devient de plus en plus poreuse au fil des découvertes scientifiques. Et pourquoi pas pour l’amour aussi ? J’aimerais croire qu’il en va de même pour les animaux, du moins pour une partie d’entre eux. Un jour, les IRM nous prouveront peut-être qu’il n’y a aucune différence entre nos signaux cérébraux et les leurs lorsque nous pensons à notre partenaire avec lequel ou laquelle nous sommes en relation… amoureuse.

Alors, lorsque vous sentirez des instincts bestiaux vous animer à la vue d’une beauté animale, dites-vous que c’est peut-être exactement ce qui vous arrive.

Le sucre

Cet article fait suite au précédent et traite du sucre.

Ce n’est pas un secret si on dit que le sucre est surconsommé. Tout est matière à en rajouter partout et dans tout, même dans le sel de table.

Notre consommation moyenne de sucre est passée de 9 kg par année en 1820 à 60 kg par année. Évidemment, à moins que vous ne soyez un champion confectionneur de desserts, on peut facilement déduire que l’industrie alimentaire nous gave de sucre et ce dernier est principalement du sucre raffiné (saccharose).

Bien que l’ajout de sucre soit évident dans les boissons gazeuses, soit près d’une dizaine de sachets par canette, il est moins évident, mais tout aussi présent dans les condiments, les jus, les pains, les yogourts, les céréales, les sauces, les boissons énergétiques et dans presque tous les autres aliments transformés.

Les guides alimentaires surévaluent nos besoins quotidiens en sucre, car il est propulsé par des lobbies très bien organisés qui carburent… au sucre. On en consomme près de 22 cuillères par jour alors que certains diététistes croient que 9 cuillères sont pleinement suffisantes pour des activités normales.

Le sucre retrouvé naturellement dans la nature possède pourtant plusieurs vertus totalement absentes du sucre raffiné. C’est le cas du miel et du sirop d’érable. Cependant, ces produits sont principalement constitués de sucres et doivent être consommés eux aussi avec modération. Cependant, leur indice glycémique est plus faible et ils possèdent des antioxydants, des anti-inflammatoires, des polyphénols et des oligoéléments non négligeables.

Certains spécialistes croient que le sucre se comporte comme des drogues en engendrant des accoutumances fortes. Ils recommandent donc de bannir des éléments transformés tout ajout de sucre raffiné.

Quant aux faux sucres, les édulcorants, tels le cyclamate, la saccharine et l’aspartame, ce sont tous des sucres, au même titre que le fructose ou le saccharose. Leur différence tient dans le sens de rotation de leurs molécules. Les sucres tirés de produits naturels tels la betterave, la canne à sucre, le miel ou le sirop d’érable possèdent des molécules lévogyres, c’est-à-dire qu’elles ont un sens de rotation vers la gauche. Les faux sucres fabriqués par l’industrie alimentaire ont des molécules qui tournent vers la droite, elles sont dextrogyres.

Puisque ces molécules n’existent pas dans la nature, notre corps perçoit le goût du sucre à des taux bien plus faibles. Toutefois, ces faux sucres seraient moins bien assimilés par l’organisme avec ses avantages et inconvénients. Par exemple, notre sensation de satiété se voit trompée. On a toujours aussi faim après avoir ingéré des confitures ou des jus possédant des édulcorants. Et ça soulève un autre questionnement. Si la Nature n’a jamais fabriqué des sucres dextrogyres, est-il bien sage d’en fabriquer aux fins de consommation ?

Le xylitol est un édulcorant naturel tiré du bouleau. Il contrôle beaucoup mieux que le sucre l’indice glycémique, a un goût prononcé de sucre, un pouvoir antibactérien important et un fort effet rafraichissant. Pour ces raisons, il est utilisé entre autres dans les gommes à mâcher.

Enfin, la stevia est un autre édulcorant naturel provenant de plantes du genre stevia de la famille des astéracées. Il rencontre un franc succès, malgré le travail de sape de l’industrie des édulcorants.

À tout prendre, les deux édulcorants naturels que sont le xylitol et la stevia devaient avoir votre préférence. Et pour ce qui est des sucres naturels, opter pour le miel et le sirop d’érable reste un choix plus avisé que les sucres raffinés.

Bon appétit.

Photo – TSA-Algerie.com

De sel et de sucre

Deux articles plus légers ne feront pas de tort après celui traitant de la poésie. Je vous parlerai donc de sels et de sucres. Oh! mais dans le sens très propre. Pas les petites gâteries qu’on demande à notre copine ou le sel de la vie qui pimente nos journées d’été, par exemple lorsqu’on lit un blogue qu’on trouve particulièrement intéressant (!). Non, non, il sera question du vrai sel et du vrai sucre. Bon d’accord, je l’avoue, je vais aussi vous entretenir des faux sucres. Euh! et aussi des faux sels.

Tout d’abord, parlons de sel. Il est à la source d’un autre mot français vraiment important, le «salaire». Eh oui, la racine «sal» de salaire signifie «sel» en latin. On peut traduire le mot latin «salarium» à l’origine de «salaire» par «ration de sel».

On sait pertinemment qu’il faut remplacer notre perte en sel quotidienne par un apport équivalent. Les soldats romains recevaient un dédommagement pour se procurer ce minéral essentiel au maintien de la vie en santé, c’était leur salaire. Le problème aujourd’hui est qu’on surconsomme le sel, en moyenne 8g par jour alors que 2 g seraient amplement suffisants lorsque nos efforts physiques restent normaux. Ce sel supplémentaire occasionne plusieurs problèmes de santé, dont l’hypertension, les insuffisances cardiaques et rénales et certaines maladies auto-immunes comme le diabète de type 1, la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde.

Le sel de composition chimique NaCl, le chlorure de sodium, est vendu sous plusieurs formes et provient d’origines diverses. Le sel de mer, la fleur de sel, le sel himalayen, de Guérande, le sel de table, etc. Tous ces sels contiennent du chlorure de sodium à l’état presque pur, sauf le sel de table. Ils sont tous nocifs si on en abuse sur une base régulière, et ce sans aucune exception.

Un sel, pourtant, se démarque des autres et c’est le sel de table. Ce sel n’est pas du tout constitué de chlorure de sodium pur puisqu’il est mélangé avec une importante quantité de sucre raffiné. Ce mélange trompe votre sens du goût en vous faisant croire qu’il y a moins de sel que la réalité. Vous en rajoutez donc beaucoup plus afin de garder le goût du sel. Ainsi, au lieu de consommer 2 g de sel par jour, le total explose. Le sel de table serait à proscrire de toute alimentation et l’emballage devrait comporter la mention «Mélange de sel et de sucre» plutôt que «Sel de table» qui n’informe nullement sur son contenu réel.

On peut donc considérer le sel de table comme étant du faux sel, c’est un monstre en habits de clown. Il y a un autre sel moins connu. Les fabricants d’aliments transformés savent qu’on lit les étiquettes et si la teneur en sodium est trop élevée, on risque de ne pas acheter certains produits. Ils remplacent parfois une partie du chlorure de sodium par du chlorure de potassium, un sel semblable pour l’effet salé, mais également plus amer. Ainsi, lorsque l’aliment préparé devient trop amer, l’ajout… de sucre en masque l’effet.

Du KCl, le chlorure de potassium, émane un important électrolyte pour notre santé, les ions K+. À forte dose, il est poison, un poison mortel. Aux charmants USA, le KCl fait partie du cocktail utilisé pour tuer les prisonniers condamnés à la peine capitale, car il cause un arrêt cardiaque. Un excès de potassium dans le sang peut empêcher les chirurgiens d’opérer. Une alimentation variée, équilibrée, non usinée nous permet d’obtenir tout le potassium dont nous avons besoin. Il est donc important de comprendre la stratégie de l’industrie alimentaire lorsqu’elle réduit le sodium sans affecter le goût salé. Remplacer le chlorure de sodium par du chlorure de potassium additionné de sucre ne constitue certainement pas une solution santé.

Pour lire la suite sur le sucre, vous devrez attendre un prochain article. Bien quoi? Il faut toujours mériter son dessert.