Quand les physiciens s’excitent

ANITA est un instrument scientifique installé en Antarctique destiné à détecter des particules provenant des rayons cosmiques. Il est spécifiquement conçu pour chasser des rayonnements spatiaux extra-atmosphériques. La communauté des physiciens spécialisés dans les hautes énergies, dont celles concernant les neutrinos, fut prise d’une grande excitation quand l’instrument a détecté des particules qui ont semblé provenir de la terre plutôt que de l’espace. Puisque les rayonnements connus ne devraient pas rebondir, les scientifiques ont commencé à se demander si ces faisceaux mystérieux sont faits de particules inconnues jusqu’à présent, donc en dehors du modèle standard.

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ANITA

Depuis les premières observations en 2016, les scientifiques ont émis plusieurs hypothèses, dont celles des neutrinos stériles ou d’une distribution atypique de matière noire au sein de la Terre. Cependant, des hypothèses plus conventionnelles n’étaient pas toutes écartées pour autant.

Cela vient de changer. Un récent article scientifique (26 septembre 2018) provenant du Penn State University vient de montrer les données colligées des deux détecteurs de particules installés en Antarctique, ANITA et Ice Cube et leurs conclusions ont fait sursauter l’ensemble de la communauté scientifique. Si leur conclusion est valide, il n’y aurait qu’une seule chance sur 3,5 millions que les particules détectées par les deux appareils fassent partie du bestiaire du modèle standard des particules fondamentales actuellement accepté. C’est un niveau de confiance valant entre 5,8 et 7 sigma en fonction des calculs choisis, 5 étant le minimum pour confirmer une nouvelle découverte.

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Ice Cube

Les deux équipes de chercheurs ignorent toujours si ces particules sont l’une de celles actuellement prédites par des théories alternatives ou complémentaires. Quoi qu’il en soit, cette découverte était grandement attendue puisque le modèle standard a toujours été considéré comme une œuvre incomplète du fait qu’il ne dit absolument rien sur la gravitation ni sur la matière noire ni sur l’énergie noire, des phénomènes observables qu’on ne peut laisser de côté.

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Simulation du réseau de détecteurs sous-glaciaire de Ice Cube

Mais pourquoi ces détections n’ont-elles lieu qu’en Antarctique alors qu’il existe tout un tas de détecteurs ailleurs dans le monde ? Les rayons cosmiques moins freinés par le champ électromagnétique de la Terre à cet endroit transportent des énergies impossibles à générer avec des appareils sur Terre et même par le plus puissant d’entre eux, le LHC. En analysant les comportements de ces particules cosmiques hyper énergétiques, on accède à tout un nouveau pan de la physique. Pour l’instant, le mystère plane sur la nature précise de ces particules.

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Pour ma part, je reste un peu sceptique. Les Américains nous ont prouvé avec l’expérience 2MASS qu’ils peuvent rapidement tirer des conclusions infondées. C’est comme s’ils étaient frustrés que les spots des découvertes scientifiques ne les illuminent plus et ils les recherchent à tout prix. Ils n’ont qu’à demander à leur gouvernement de mettre moins d’argent dans la guerre et plus en recherche. Connaissant leur président, ce serait chose facile, non ?

Ça se précise encore plus

Je sais, je m’étais promis de foutre la paix aux climatosceptiques afin d’entamer la phase de préparation aux catastrophes. Puisqu’il ne subsiste aucun doute sur la direction prise et conservée par l’humanité depuis ces deux derniers siècles, vous avez le choix entre le précipice ou le mur de pierre, je ne voyais plus aucun intérêt à discuter du sujet. On devra faire face à notre incurie collective et ça va brasser, croyez-moi ! Mais en tombant sur ce communiqué de presse, je n’ai pas pu résister à la tentation de vous en faire part.

La suite de l’article est directement tiré du site web du gouvernement du Canada et concerne l’Antarctique.

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Communiqué de presse

Le 24 septembre 2018 – Gatineau (Québec)

La température de l’eau de mer près de l’Antarctique augmente, selon une nouvelle étude réalisée par une équipe de scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada et une de leur collègue du Scripps Institution of Oceanography, aux États-Unis.

Leurs conclusions, publiées aujourd’hui dans la revue Nature Geoscience, sont les premières à montrer que le réchauffement de la température de l’océan Austral au cours des dernières décennies résulte directement – et principalement – d’une hausse des émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme. La diminution des niveaux d’ozone atmosphérique liée au trou dans la couche d’ozone contribue également au réchauffement.

Les scientifiques ont combiné une analyse de toutes les données historiques existantes et un modèle informatique de pointe mis au point par Environnement et Changement climatique Canada. Ils ont également conclu que les eaux près de l’Antarctique deviennent moins salées, ce qui concorde avec la modification connue des régimes de précipitations dans l’hémisphère Sud.

 

Citations

« Notre étude montre que l’augmentation de la température et la diminution de la salinité observées dans l’océan Austral sont causées par l’homme, qui est responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre et de l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique. Il est important de comprendre les changements qui s’opèrent dans l’océan Austral, car ce dernier joue un rôle clé dans le bilan thermique de la Terre et l’absorption du carbone, et les glaciers qui le recouvrent peuvent avoir un impact sur la hausse du niveau de la mer. C’est la première fois que l’influence séparée de la hausse des émissions de gaz à effet de serre et de l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique a pu être détectée dans l’océan Austral. »

– Neil Swart, chercheur, Environnement et Changement climatique Canada

Faits en bref

  • L’océan Austral s’est réchauffé deux fois plus rapidement que la moyenne de l’océan mondial.
  • La hausse des gaz à effet de serre est le principal facteur responsable des récentes augmentations de la température et diminutions de la salinité de l’océan Austral.
  • L’appauvrissement de l’ozone contribue également au réchauffement de l’océan Austral et à la diminution de sa salinité. Cependant, étant donné que le rétablissement de la couche d’ozone est en cours grâce au Protocole de Montréal, on prévoit une diminution de l’incidence de l’ozone sur l’océan Austral.
  • Du 19 au 21 septembre 2018, le Canada a été l’hôte d’une réunion des ministres du G7 pour discuter de l’action climatique mondiale et de la santé des océans du monde.

 

antarctique_sizedLien : https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2018/09/la-hausse-de-la-temperature-de-leau-de-mer-pres-de-lantarctique-est-causee-par-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-lappauvrissement-de-lozone.html

 

Des origines de quelques mots

Voici une revue de quelques étymologies véridiques additionnées de remarques personnelles dont je vous laisse le soin de leur trouver un qualificatif. Amusez-vous.

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Pyjama vient de l’hindoustani (hindi) et signifie «vêtement de jambe». Je ne comprends donc pas comment les Indiens ont réussi à devenir aussi nombreux tout en utilisant ce détestable vêtement.

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Parlant de vêtement de jambe, vous portez plutôt un jean, un blue-jean. Son tissu est en fait un «bleu de Gênes». Il était porté par les gens pauvres de cette région, car sa résistance le rendait apte à supporter les durs travaux. Qu’il devienne le vêtement de toutes les générations et de toutes les modes est aussi ridicule que de croire que la vulgaire pomme de terre deviendrait le légume le plus populaire! Euh! J’ai raté quelque chose?

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Le mot pomme désigne un fruit bien connu. Mais pomme vient du latin poma signifiant simplement fruits. Quant au nom latin de la pomme, c’était malum! C’est pourquoi on utilise toujours aujourd’hui le mot pomme dans le sens de fruit en général comme dans les termes pomme de terre, pomme de pin et les fameuses pommes de route. La vilaine pomme qui tenta les amants du paradis terrestre doit être considérée dans son sens vague et métaphorique de fruit (défendu), sans référence à une pomme telle qu’on le représente aujourd’hui. Comme quoi, une simple pomme peut devenir sujet de Discorde.

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Parlons alors de discorde, dis-corde, absence de corde, de lien. Échec de l’objectif de se corder, d’être ac-cordés. Sincèrement, je préfère l’harmonie. Du mot latin harmonia et du grec signifiant «assemblage». Qui s’assemble se ressemble, et tout ce qui se ressemble s’accorde sans discordance.

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Coriace provient du latin corium signifiant cuir. Alors si vous trouvez un steak coriace, êtes-vous certain que la bête a bien été dépouillée avant sa cuisson?

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Plus d’une bête coriace vivait au Jurassique. Le mot Jurassique fait référence au massif du Jura situé en France et en Suisse où une couche sédimentaire affleurante montre clairement le passage de cette époque géologique chargée entre autres de dinosaures. Réaction d’un paléontologue: «C’est vrai, on me le jura (sic)!»

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Le mot continent vient du latin continens terra, les terres continues, ou encore de continere signifiant «tenir ensemble». C’est pourquoi un incontinent est quelqu’un qui ne peut plus tenir et fuit dans son ensemble.

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Arctique vient du latin arcticus et du grec arktikos. Tous deux font référence aux constellations de la Grande Ourse (Ursa Major) et la Petite Ourse (Ursa Minor). Arktos signifie indistinctement ours, nord ou pôle Nord. La Petite Ourse abrite d’ailleurs l’étoile Polaire. L’ours polaire et son territoire sont donc représentés par un même mot. En revanche, Antarctique, l’anti Arctique n’est pas seulement à l’opposé géographique, mais ce continent est bel et bien exempt d’ours polaires. Est-ce parce qu’avec ce nom, les mammifères carnassiers blanchis ne se sentaient pas les bienvenus?

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On sait que le mot volcan vient du dieu romain du feu Vulcain. Ce qu’on sait moins en revanche c’est que ce ténébreux personnage mythologique a été trompé par sa femme Vénus. Alors si votre ami vous confie avoir été trompé, vous pouvez le traiter de vulcain, un synonyme de cocu. Ce n’est pas très gentil, alors attendez-vous qu’il devienne rouge de colère, qu’il se mette à tressauter et qu’il finisse par exploser en vous crachant à la figure.

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Le mot boson, comme dans boson de Higgs, a été nommé ainsi en l’honneur d’un physicien indien du nom de Satyendranath Bose. S’il s’était nommé à l’inverse, on serait aujourd’hui pris à parler d’un satyendranathon de Higgs. Parfois, rarement, les événements tombent pour le mieux, il faut donc les noter et s’en réjouir quand ça arrive.

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Les restes de l’Australopithèque surnommée Lucy datant de 3,2 millions d’années ont été découverts en 1974 en Éthiopie sur les bords de la rivière Awash. Le soir de sa découverte, les chercheurs répertoriaient les fragments alors que jouait la fameuse chanson des Beatles «Lucy in the Sky with Diamonds», inspirant le surnom de notre ancêtre. Quant au titre de ce tube, il fait référence à la drogue hallucinogène, le LSD. J’ignorais que cette drogue existait depuis si longtemps! Lucy serait-elle morte d’une surdose?

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Plusieurs noms communs masculins ayant une terminaison en -ée d’apparence féminine sont des francisations de mots latins se terminant en  -eum ou -æum. J’en ai répertorié plusieurs, dont apogée, gynécée, hypogée, lycée, mausolée, musée, prytanée et trophée. En anglais, quelques mots parmi ceux-ci ont conservé le suffixe original latin et même la graphie latine complète comme lyceum, mausoleum et museum. Alors quand on dit que l’anglais n’est pas une langue latine, ces contre-exemples anglais, plus latins que leurs équivalents français, montrent bien qu’une langue, c’est plutôt étonnant. À preuve, la langue de ma copine est étonnamment…

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Volubile émane du mot latin volubilis, de volvere signifiant «qui tourne aisément». Une plante volubile s’enroule aisément autour d’un support. Une personne volubile parle beaucoup, avec rapidité et facilité. Vous ai-je déjà parlé de la langue étonnamment volubile de ma copine qui…

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«Lucy, chérie, je t’en prie, n’en fait pas un sujet de discorde! Voilà, d’accord, je me tais. Mes lecteurs ne sauront rien sur ta volubilité linguale. Tiens, prends une pomme et va écouter tes Beatles en lisant mon blogue d’hier sur le boson de Higgs. Ça t’évitera de préparer un plan visant à me déporter sur le continent Antarctique vêtu d’un seul blue-jean ou d’un pyjama. J’ai beau être coriace, on n’est plus au Jurassique où ces terres frôlaient l’équateur. Maintenant, on y gèle tellement que même les ours polaires n’osent pas y mettre la patte. Cet endroit deviendrait mon mausolée. Et le pire, si éloigné de toi et si proche du mont Erebus, je suis certain de me retrouver vulcain.»

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Extinctions et cycles

Il y a environ 252 millions d’années survenait la pire extinction de masse de l’histoire de la Terre, l’extinction Permien-Trias (P-Tr). Non, ce n’est pas celle correspondant à la disparition des dinosaures survenue voilà 66 millions d’années. C’est une autre et elle fut pire encore.

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Si la cause de l’extinction Crétacé-Tertiaire (K-T), celle des dinosaures, est bien connue et généralement acceptée de la plupart des scientifiques, la bougie d’allumage de l’extinction du Permien-Trias (P-Tr) est beaucoup moins consensuelle. La chute d’une météorite est également évoquée pour expliquer pourquoi 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres ont disparu de la surface de la Terre puisque cette cause restera toujours la plus facile à démontrer.

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On dénombre six extinctions massives incluant celle sévissant actuellement qui est causée par les activités humaines. Mis à part cette dernière dont la cause est unique, on dénombre 25 extinctions importantes ou massives depuis les 540 derniers millions d’années.

Les effets occasionnés par une météorite géante tombant sur la Terre sont assez bien connus. Des simulations numériques nous montrent la puissance d’un tel événement et l’étendue planétaire des dégâts. Des tremblements de terre de force 11 et des tsunamis géants ravagent la planète. Ensuite, la flore s’embrase puis disparait lorsque les retombées incandescentes font le tour de la terre. Puis l’hiver permanent prend la relève lorsque des centaines de volcans éperonnés par les séismes crachent sans relâche leurs éjecta de poussière durant des décennies. Ils saturent l’atmosphère d’acide sulfurique qui change drastiquement le pH des cours d’eau et des océans, tuant pratiquement toute vie sur Terre.

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Cependant pour valider l’hypothèse d’une météorite, il faut retrouver le lieu d’où la catastrophe s’est produite. On doit donc chercher un astroblème pouvant être daté de cette époque et suffisamment grand pour correspondre à la taille d’une cicatrice laissée par un caillou céleste ayant causé cette hécatombe. Selon la nature du sol, un astroblème fait de 10 à 20 fois les dimensions de la météorite.

Le diamètre minimal de l’astéroïde tueur devrait au moins être l’équivalent de celui ayant fait disparaitre les dinosaures, c’est-à-dire 10 km. Cependant, puisque l’ampleur de l’extinction est bien plus importante, cette estimation est jugée minimale par plusieurs scientifiques. Certains parlent plutôt d’une météorite faisant 45 kilomètres de diamètre. Elle pourrait être tombée en Antarctique où une anomalie gravitationnelle de 600 km de diamètre a été décelée.

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Si l’hypothèse de la météorite s’avère probable et plutôt pratique pour expliquer l’extinction Permien-Trias, on ne peut exclure d’autres causes dont certaines peuvent être cycliques. Par exemple, une autre extinction de masse, la deuxième en importance, s’est produite voilà 485 millions d’années. C’est l’extinction de l’Ordovicien-Silurien (O-S). La différence est de 233 millions d’années avec la suivante, moins de 10 % par rapport à 252 millions d’années. Et fait troublant, notre Soleil se déplace dans la Galaxie. Il tourne autour de son noyau en 220 ou 250 millions d’années. Ce chiffre est difficile à préciser, mais il correspond au 233 millions à 252 millions d’années.

J’ai ensuite calculé la différence moyenne de temps entre deux extinctions en utilisant la liste des 25 plus importantes disparitions recensées jusqu’à maintenant. Un cataclysme planétaire survient en moyenne à tous les 26 millions d’années. Il semble donc qu’un cycle existe réellement pour expliquer la majorité des extinctions survenues sur Terre.

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Je me suis rappelé avoir appris que le Soleil oscille de haut en bas autour du plan galactique, passant en dessous puis revenant au-dessus selon un cycle d’environ 30 millions d’années. Toutefois, ce chiffre est entaché d’une marge d’erreur importante. En admettant que ce mouvement oscillatoire prenne 26 millions d’années plutôt que 30 millions, ce chiffre correspondrait très bien à la moyenne des extinctions importantes survenant sur Terre.

Ainsi, quelque chose se produirait lorsque la Terre passe à une certaine hauteur par rapport au plan galactique. Ce pourrait être une bouffée de rayons gamma, car l’atmosphère terrestre est fortement perturbée lorsqu’elle est attaquée par ces rayons énergétiques. La couche d’ozone disparait et sans elle, les rayons gamma attaquent tous les êtres vivants de la planète, causant des extinctions massives. Malheureusement, si les rayons gamma en sont la cause, il n’en reste plus aucune trace. Cette hypothèse ne pourra être validée que lors de la prochaine catastrophe !

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Voilà donc une autre menace à rajouter à notre calendrier des événements catastrophiques à survenir. Comme quoi il est dangereux de vivre dans notre Galaxie. Pourtant, elle semble bien plus sûre que d’autres univers-iles ayant un noyau très actif alors que le nôtre est en dormance.

Les feux de l’Antarctique

Aujourd’hui, un article sur les volcans de l’Antarctique. J’utilise le pluriel malgré le fait qu’un seul, le mont Erebus, soit présentement en activité.

Le septième continent suscite beaucoup d’intérêt depuis quelques années, et ce à plus d’un titre. Sa couche de glace varie beaucoup d’un endroit à l’autre, elle peut même atteindre 3 kilomètres à certains endroits. Les outils satellitaires modernes permettent maintenant de fouiller loin sous cette glace jusque dans son sous-sol. Ce continent isolé cache bien des choses, dont toute une kyrielle de volcans. On n’a pas fini de les compter et jusqu’ici, on en a trouvé 138. Pour l’instant, ils semblent endormis, mais un problème se profile à l’horizon.

Lorsqu’ils seront débarrassés de la glace qui les recouvre, ils pourraient bien se remettre en activité puisque ce terrible constat fut observé dernièrement en Islande. Qu’on le veuille ou non, le réchauffement de la Planète risque de nous surprendre de plus d’une façon.

Ainsi, rejeter beaucoup plus de cendres dans l’atmosphère engendrerait un refroidissement des températures constaté lors de l’éruption du mont Pinatubo en 1991 aux Philippines. Cette tendance à la baisse des températures pourrait-elle équilibrer le réchauffement causé par l’émanation des gaz de matières fossiles ?

Prenons un exemple comparable. Deux équipes s’affrontent au jeu de souquer le câble. Lorsque les deux groupes alignent des forces semblables, le centre du câble oscille légèrement autour du point de départ. Mais au final, celui-ci se déplace inexorablement dans un sens ou dans l’autre, car la traction résultante ne pourra jamais rester toujours en parfait équilibre. La conséquence, on la connait. L’équipe A ou l’équipe B gagnera. Il ne peut en être autrement, sauf en ce qui touche la troisième possibilité, celle où le câble se rompt. On ne parvient jamais à faire disparaitre une tragédie en causant une calamité de tendance inverse. L’équilibre est trop fragile et nous n’avons aucun contrôle des quantités de poussières rejetées dans l’atmosphère par les volcans. Nous avions toutefois celui des rejets de nature anthropique, mais nous l’avons totalement délaissé. En poursuivant notre analogie du duel à la souquée, c’est comme laisser une équipe rajouter n’importe quel nombre de joueurs sans rien contrôler, alors que de l’autre, on connait grossièrement le nombre de joueurs graduellement rajouté, mais là encore, le contrôle nous échappe de plus en plus. Inexorablement, la résultante fera une équipe gagnante, mais dans tous les cas, nous, créatures de la Terre, serons perdantes.

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p class= »p1″>Photo: Wikipédia

L’Antarctique, terre de glaces et de mystères

Paradoxalement, ce septième continent éloigné de tout fascine de plus en plus de gens. C’est tout de même étrange puisque ce pays de glace s’étendant sur une superficie de 14 millions de kilomètres carrés est plutôt monotone. Presque aucune flore, que des manchots, des phoques et des sternes, on fait vite le tour de la question. Par contre, certains scientifiques y trouvent leur compte pour d’autres considérations. Puisque c’est un désert, l’air y est très sec, il n’existe aucune pollution lumineuse, la nuit y est totale pendant plusieurs mois, des conditions idéales pour y installer des observatoires astronomiques.

Ces recherches scientifiques pourraient peut-être expliquer la présence au début décembre 2016 de Buzz Aldrin, le second homme à avoir marché sur la Lune. Peut-être. Certains semblent avoir d’autres théories plus exotiques. Presque au même instant, le secrétaire d’État des USA, Jim Kerry, y faisait un saut lui aussi. Pourquoi ? C’est également un mystère puisque le numéro 2 de la Politique américaine n’a rien d’officiel à y faire. Et il y a plus étrange encore. Le Patriarche Cyrille (Kirill) de l’Église Orthodoxe moscovite a, lui aussi, débarqué sur cette terre de désolation au lendemain de son tête-à-tête historique avec le pape François en février 2016. Plutôt étrange, car à ma connaissance, les phoques sont toujours athées et les sternes n’en ont que pour la sardine. Bien peu d’âmes à convertir et bien peu de fidèles à rencontrer. Mais alors, quelles raisons peuvent bien attirer tous ces gens atypiques de ce milieu jusqu’au bout du monde ? Est-ce la même raison qui attirait les sympathiques nazis en 1938 ? Depuis un certain temps, des rumeurs persistantes de bases secrètes d’extraterrestres ou d’intraterrestres circulent parmi les adeptes des théories du complot et autres penseurs alternatifs. D’autres parlent des nazis qui y auraient pris pied juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale, emportant là-bas des trésors et peut-être Hitler lui-même. Cette théorie est beaucoup moins folle qu’il n’y parait lorsqu’on sait que la dépouille reconnaissable de l’ancien führer n’a jamais réellement été présentée au public.

Quoi qu’il en soit, ce continent est suffisamment vaste pour receler bien plus d’un mystère. Certains nous seront progressivement révélés, ils font partie des énigmes scientifiques qui trouveront réponse un jour ou l’autre. Quant aux extraterrestres, aux intraterrestres ou aux nazis, gageons qu’ils resteront pour longtemps encore des conjectures irrésolues ou des vérités tues.

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