L’origine des noms de 5 éléments chimiques — 2

Ceci est le deuxième article sur l’origine des noms donnés aux éléments chimiques. Vous trouvez le numéro atomique de l’élément, son nom français et son (symbole). Pour lire le premier article, cliquer ici.

3 — Lithium (Li) : Le lithium est le plus léger des éléments chimiques solides à température ambiante, le lithium est aujourd’hui populaire pour la fabrication de batteries rechargeables. Son nom vient du mot grec « lithos » qui signifie « pierre ». Penser à notre lithosphère ou à la lithographie. J’abordais le sujet dans le premier article, notre Univers a produit très peu d’éléments chimiques différents à sa naissance. Beaucoup d’hydrogène, beaucoup moins d’hélium et il faut rajouter une infime trace de… lithium. Toutefois, l’abondance actuelle du lithium ne provient pas de la nucléosynthèse primordiale, mais du travail des étoiles. Le lithium a quand même été la première pierre de notre univers. Est-ce cela qu’on pourrait appeler la « pierre philosophale » ?

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7 — Azote (N) : Selon la langue, les symboles chimiques ressemblent souvent à leur nom… ou pas. En français, N et azote n’ont rien en commun, mais en anglais, azote se dit « nitrogen ». Il provient du latin « nitrogenium ». Bizarre qu’un mot latin soit utilisé par les anglais, mais pas par les français. En français, le terme nitrogène signifie : « qui est à la naissance, à l’origine du nitre ». Le nitre (nitrate de potassium) ou encore salpêtre (sel de pierre) est un composé minéral de formule KNO3. Alors d’où vient le mot « azote » ? Antoine Lavoisier l’a inventé à partir du préfixe « a » signifiant la privation et le mot grec ζωτ (zot) signifiant « vivant ». Azote signifie donc « privé de vie ». Alors que la Terre abrite tant de vie, son atmosphère est ironiquement composée à 78 % d’azote (N2). Allez y comprendre quelque chose !

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22 — Titane (Ti) : Le titane tire évidemment son nom du mot « titan », mais sa corrélation avec ces personnages mythiques est loin d’être évident, sinon inexistant puisque celui qui le nomma ainsi ne connaissait rien de ses propriétés physico-chimiques. Ce métal de transition possède plusieurs avantages. Il est léger, résistant et anticorrosif, mais par-dessus tout, il est biocompatible. Puisque le corps humain ne le considère pas comme un corps étranger, plusieurs prothèses en titane permettent de remplacer avantageusement des os irréparables. Devenons-nous alors des Titans ? Le titane est utilisé dans la conception d’avions de haute technologie et les premiers chasseurs secrets américains qui ont utilisé ce matériau pour combattre le soviétisme ont été construits à partir de titane provenant… d’URSS. Plutôt ironique, n’est-ce pas ?

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77 — Iridium (Ir) : Intuitivement, on associe ce mot à iris, avec raison. En latin, iris signifie arc-en-ciel et l’usage d’iridium dans certains composés chimiques donnent des molécules très colorées, d’où son nom. Toutefois, sous sa forme pure, il ressemble au platine et n’a pas ou peu de coloration. L’iridium est très rare à la surface de la Terre. Il est cependant beaucoup plus abondant dans les météorites. En analysant une fine couche géologique disséminée sur toute la planète contenant un taux anormalement élevé d’iridium, les père et fils Alvarez ont imaginé qu’un tel objet céleste serait tombé sur Terre il y a de cela 66 millions d’années. Ils ont calculé les dimensions du caillou qui aurait causé la fameuse cinquième grande extinction, celle des dinosaures non aviaires. Il devait faire environ une dizaine de kilomètres de diamètre, soit plus que l’Everest. Sa chute aurait créé un astroblème d’environ 200 km de diamètre. Celui-ci a finalement été retrouvé au Yucatan et ses dimensions concordent très bien avec les calculs des deux hommes. L’iridium a servi à « faire toute la lumière » sur le coupable de cette tuerie de masse qui a fait disparaitre plus de 60 % de toutes les espèces vivant sur la planète.

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80 — Mercure (Hg) : En terminant, un facile, Mercure. Du dieu romain du même nom associé au commerce. Mercure et vif-argent furent longtemps synonymes. Aujourd’hui, ce dernier terme est tombé en désuétude, sauf dans les jeux vidéos de type médiévaux où il est réapparu. Mercure est l’un des deux seuls éléments chimiques à être liquide à température de 0 °C et pression de 1 atmosphère, l’autre étant le brome (Br). Le nom vif-argent lui correspondait bien. On aurait pu aussi dire « argent liquide », mais on a gardé cette utilisation pour de l’argent solide. Bizarre de langue ! Son symbole « Hg » provient de son nom latin « hydrargyrus » qui signifie « eau ronde ». Lorsque vous versez des gouttes de mercure, elles ne s’étalent pas comme de l’eau, elles s’arrondissent pour former des quasi-sphères.

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Définitions autour d’un thème commun, les croyances

Je vous rassure, je n’aborde aucune croyance religieuse puisque je préfère m’en tenir à ce que je connais. Eh, en passant ! C’est dimanche, mon jour pour faire un peu d’humour.

Mythes

Vérité : Concept utilisé par les menteurs pour laisser croire qu’une certitude existe, surtout celles émanant de leur bouche. 

Destination : Lieu mythique programmé sur une appli par une femme, voué à laisser croire à l’homme qu’il existe une mission plus importante que de regarder la prochaine partie télévisée de son sport favori.

Saint-Valentin : Moment mythique programmé sur une appli par une femme, voué à laisser croire à l’homme qu’il existe une mission plus importante que de regarder la prochaine partie télévisée de son sport favori.

Objets

BMW : Acronyme allemand pouvant se traduire par « J’emmerde les gens ».

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Roue de secours : Leurre servant à laisser croire qu’il existe une solution autonome en cas de coup dur.

Téléphone intelligent : Appareil servant à déplacer le cerveau de la tête à la poche.

Pénis : Appareil servant à déplacer le cerveau de la tête à la poche.

Miroir : Objet destiné à laisser croire aux femmes qu’elles sont moins belles qu’en réalité. Peut-être une invention masculine, mais cette hypothèse reste controversée. Si l’homme l’a inventé, il s’en serait vite lassé. L’objet aurait pu alors être récupéré par la femme de laquelle l’homme s’était vite lassé.

Clé : Objet laissant croire à son détenteur qu’il est le seul à pouvoir ouvrir la serrure et que s’il la perd, il est foutu, alors que n’importe quel ado s’étant informé sur internet peut ouvrir cette même serrure sans la clé en quelques secondes.

Dans la monarchie

Égalité des sexes : terme inventé par les femmes sans se douter qu’il effacerait le terme « princesse » du dictionnaire.

Roi des cons : celui qui croit encore que le terme « princesse » existe dans le dictionnaire.

Valets : Revanche silencieuse d’une reine lorsque le roi fait le con avec une princesse.

Trilogie

Désir : Mot destiné à laisser croire que les impossibilités sont réalisables.

Miracle : Mot destiné à imaginer que, par lui, un désir peut se réaliser.

Réalité : Concept tombé en désuétude et hors de la compréhension humaine depuis que le mot désir a usurpé son sens.

NPD

Le sprint est véritablement commencé. Il est temps de faire un peu chanter mes cervidés, chevreuils, élans, rennes et autres wapitis de ma petite collection du temps des Fêtes. Je les entends vocaliser depuis un certain temps déjà, toujours empilés dans leurs boites, cherchant à attirer mon attention. Je les sors un par un en me demandant s’ils retrouveront le même endroit que l’an passé ou si je vais tenter de leur dénicher un coin qui leur sera plus agréable.

Chacun possède sa personnalité que je me dois de redécouvrir pour ensuite le placer à l’endroit le plus judicieux. J’essaye d’apparier ceux paraissant les plus sensibles à la solitude. Au contraire, je sais que d’autres ne blairent pas beaucoup de présence autour d’eux. C’est le cas d’un orignal un peu bourru et je respecte son asocialité.

Cette année, j’aurai une pensée particulière pour Géraldine qui m’a quittée. Toutefois, je sais qu’elle se trouve entre bonnes mains et elle amènera certainement beaucoup de bonheur à celle qui lui trouvera, je n’en doute pas, une place privilégiée.

Chevreuil-et-chandelles

Chaque année, j’en achète un ou deux, question d’amener un peu de nouveauté dans la maison et de déstabiliser cette joyeuse harde d’animaux d’accompagnement. L’autre jour, je vois sur un présentoir un couple d’élans pas très jolis avec leur jupe et pantalon de couleur délavée rose ou bleu, aux charmes de bonbons sucés devenus trop collants. Ça m’a donné une idée. Avant de partir sans les acquérir, évidemment, je les ai placés en position 69. Au moins, ils seront dégoulinants pour une bonne raison.

Deux de mes chevreuils ont subi des blessures au cours de l’année. Oui, j’en garde toujours quelques-uns, les plus bibelots, en différents lieux de l’appartement. J’en suis venu à la conclusion que l’univers déteste les bibelots. Lui, si dynamique, semble recevoir l’ostension statique comme un affront. Il prend alors les moyens les plus tordus pour renverser mes chevreuils en brisant leur délicat apparat.

J’en ai un qui possède un air de benêt du village. Lorsque je l’ai acheté, je le tenais près de ma face en empruntant un air semblable. La caissière riait tellement qu’elle était devenue incapable de terminer la transaction ! Plus elle retenait son hilarité, plus elle s’enfonçait dedans. Je suis certain que de retour chez elle, sa dure journée de labeur pesait moins lourd sur ses épaules.

Ouais, avec le premier décembre viennent les préparatifs des festivités de fin d’année et plus le temps passe et plus je leur trouve un air obligé. Est-ce le NPD ? Nostalgie-Paresse-Désintérêt. Oui, probablement un peu des trois. Et NPD, ça peut aussi vouloir dire : ne pas déranger.

Totem

Comme tout bon Québécois issu des premières colonies, je transporte une certaine quantité de sang amérindien. Mais qu’on soit de sang mêlé ou non, poursuivre un des rituels des Premières Nations consistant à se donner un totem vaut le coup d’être sérieusement envisagé.

Le principe consiste à trouver avec quels animaux de la nature, nous possédons des qualités communes et aussi des qualités que nous voudrions acquérir ou améliorer.

Un totem peut consister en un seul animal ou plusieurs. On peut en rajouter d’autres au cours de notre vie, mais il n’est pas plus conseillé d’en prendre trop que d’en retrancher un qu’on aurait choisi sans trop réfléchir.

Il est également préférable de trouver deux animaux ne partageant pas les mêmes proies et territoires ni possédant les mêmes attributs. On ne devient pas meilleur en choisissant des semblables, mais des contraires. La complémentarité améliore la qualité du totem qui définit ce que l’on pense de soi, ainsi que la personne que nous aimerions devenir.

Ainsi, un totem ne se choisit pas à la légère et parfois un ou plusieurs avis peuvent s’avérer utiles. Cependant, un conseiller doit éviter de nommer un animal en particulier. Le choix revient totalement à celui qui portera ses marques. Il est préférable de demander à la personne de nous parler des qualités qu’elle s’attribue et celles qu’elle aimerait acquérir pour ensuite lui demander de trouver les animaux correspondants. Lire des livres, regarder des documentaires et observer les animaux sont les meilleurs outils pour découvrir son totem.

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Un totem se sculpte par le bas et se termine par le haut. On voit donc souvent des totems avec un animal terrestre touchant le sol et un animal aérien touchant le ciel. L’eau constitue aussi un très bon réservoir d’animaux à ne pas négliger. Il faut concentrer son attention sur les qualités des animaux, pas sur leur apparence ou leur popularité. Par exemple, la tortue est un animal possédant des qualités extraordinaires que sa lenteur nous fait malheureusement oublier. En choisissant cet animal en totem, on ne cherche pas à devenir moins dynamique, on veut plutôt améliorer sa résilience, son endurance et sa pugnacité.

J’ai écrit une nouvelle dans le premier tome des « Scénarios de fins du monde » qui traite de l’obtention de totems. Cette histoire m’a profondément ému bien que j’en sois l’auteur. Lorsqu’un écrivain vous dit qu’une histoire existait déjà et qu’il n’a eu qu’à la coucher sur papier, ma nouvelle « Rite de passage » m’a semblé provenir d’un très lointain passé. Elle fait partie des histoires que mon cerveau a captées sans la chercher, sans la forcer, mais en l’acceptant alors qu’elle s’est simplement présentée au bout de mes doigts.

Il est difficile d’expliquer mon état d’esprit durant cette phase d’écriture. Cependant, je me souviens d’être calme et en paix. Ma nervosité augmentait parfois lorsque le flux devenait plus rapide et que je craignais d’oublier certains passages. En y repensant, je pourrais même affirmer que nous composions la nouvelle à deux. Nous étions interconnectés, calmes et en paix avec cet état second. Cette fusion me donnait accès à de nouvelles idées, mais également à d’autres émotions. Ce texte ne me ressemble pas vraiment, pas plus que le style employé pour raconter cette aventure.

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J’ai mis du temps avant de décider de mon totem et les deux animaux qui le composent n’ont pas été choisis simultanément. J’ai plutôt attendu des signes. Lorsque certains d’entre eux sont venus sous forme répétitive, j’ai pensé qu’il était temps de les adopter. Pour mon totem terrestre, ce fut le loup, mais pas n’importe lequel, et pour mon totem aérien, mon choix s’est arrêté sur le grand corbeau.

Bon, celui-là m’était peut-être prédestiné, mais il existe quand même plusieurs espèces d’oiseaux dans la famille des corvidés et le fait de choisir le grand corbeau parmi les autres espèces de la même famille n’avait rien d’anodin.

La plupart des loups font partie d’une meute, sauf ceux qui ne respectent pas l’autorité du mâle alpha. Ils deviennent alors des loups solitaires vivant à l’écart de la meute. J’ai toujours été ce genre de loup malgré mes efforts pour faire partie de plusieurs meutes. Un solitaire se trouve parfois un ami et ils chasseront à deux, augmentant de beaucoup leur chance de survie. Le loup prend soin de ses malades, et on peut même aller jusqu’à dire qu’ils respectent des rituels.

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Quant au grand corbeau, il se démarque clairement de ses cousins. Il ne participe pas à des rassemblements, il est fidèle et protecteur. Il reste plus sauvage que les autres et il est capable de chasser des animaux comme des oiseaux de proie. Il chante épouvantablement mal. En fait, son cri ressemble à une porte de grange grinçante émettant des sons graves. Se faire frôler la tête par un grand corbeau a de quoi impressionner, car son empennage est parmi les plus grands des oiseaux de la forêt. Cependant, s’il vous croit inoffensif, avec le temps il deviendra un peu moins rébarbatif à votre présence. Il se permettra même de vous faire une place dans son environnement et ne vous importunera presque plus. Par contre, cela ne l’empêchera pas de vous réveiller sans gêne aux petites heures. Il vaut mieux accepter de se lever, parce qu’il ne cessera pas avant de vous voir. C’est peut-être sa façon de démontrer qu’il vous accepte… un peu.

Le totem est un guide de vie comme bien d’autres choses. Je n’y cherche pas des interventions magiques ou surnaturelles, divines ou contrôlantes. Mon totem n’est pas moi, mais une représentation quelconque de mon for intérieur. Il peut m’aider à me définir ainsi qu’à garder le cap durant les multiples tempêtes qui jalonneront ma vie. Le totem se dresse et il est fier d’être debout, de se présenter aux autres.

Il faut protéger et entretenir son totem. On ne se moque jamais du totem des autres, puisque aucun animal n’est inutile, aucun animal n’est dépourvu de qualités, tout animal mérite de vivre et de faire bonne figure sur un totem.

Il n’y a pas si longtemps, les villes n’existaient pas et nous vivions entourés d’animaux, tous ensemble sur les mêmes territoires. Cette histoire, c’est la nôtre et elle nous habite. Le totem nous ramène à une époque où nous vivions parmi les animaux.

Un totem se retrouve rarement sous la forme d’une véritable sculpture, c’est plutôt une représentation mentale. Certains voudront toutefois posséder un objet représentant leur totem. Je conseille de le faire modeste, une dizaine de centimètres suffit amplement et il se sculpte plus rapidement.

Pour terminer, rien n’est plus satisfaisant que la fierté de son totem, car il nous relie à la nature et il nous révèle à nous-mêmes. Portez-le sans gêne et ne soyez pas timoré, parlez-en aux autres. Invitez les gens à s’en choisir un. Ça ne fait aucun mal et on acquiert un bien plus grand respect de la nature lorsque nos animaux nous suivent partout où l’on va.

Écrivez un commentaire pour me faire connaitre votre totem.

Papiers d’amours

Le papier et l’amour partagent plusieurs aspects. Tous deux peuvent être vierges, fragiles, sensibles, mais ils peuvent également être froissés, coupants et acides.

Aujourd’hui, il ne sera question que du beau côté du papier. Vous êtes amoureux des beaux papiers ? Alors cet article s’adresse tout particulièrement à vous, car les joyaux que je m’apprête à vous montrer sont remplis d’amour et sont nés pour écrire l’amour. Je vous parle des papiers sortis tout droit de la Papeterie Saint-Gilles.

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Je me trouve de nouveau à Saint-Joseph-de-la-Rive dans le comté de Charlevoix au Québec sur le bord du majestueux Saint-Laurent. Saint-Joseph-de-la-Rive est construite sur un étroit cordon de terre en ayant le massif montagneux des Éboulements dans son dos et les battures à ses pieds. C’est à cet endroit que l’on retrouve l’étonnante papeterie Saint-Gilles. Dire qu’elle fait dans l’artisanal, c’est peu dire. Cette papeterie ne vend que du papier entièrement fait à la main, à base de coton et de… fleurs cueillies en ces lieux. Quant au coton lui-même, il provient de la récupération effectuée à des usines où certaines fibres s’avèrent inutilisables pour la confection de tissus. En récupérant ces mal-aimés, la papeterie obtient sa principale matière première, l’industrie cotonnière des revenus supplémentaires et des déchets en moins. Le deuxième intrant est constitué de fleurs, trois sortes indigènes intégrées à la pâte avant l’étape du calandrage.

Les produits issus de leur procédé artisanal vous transportent à une autre époque, au temps où l’on se plaisait à écrire sur une surface vivante et souple créée exclusivement pour y imprégner des mots importants dont leur rôle consistait à rester indélébiles.

L’écriture; les mots; chaque lettre déposée sur ce papier revêt une importance impossible à reproduire et peut-être impossible à comprendre lorsqu’on n’écrit qu’à l’ordinateur. Sur ce papier, il faut penser longuement avant d’écrire, on n’écrit donc pas n’importe quoi. Les mots redeviennent précieux et occupent une place unique sur cette surface ne supportant pas l’erreur.

Les papiers Saint-Gilles nous replongent aux bases de l’écriture qui est d’écrire le plus joliment possible une pensée à transmettre à la postérité. Transmettre du savoir, transmettre des idées, transmettre des sentiments, déclarer son amour. Les papiers Saint-Gilles s’y prêtent à merveille. Personne ne peut rester insensible à un mot, à un billet, à une lettre, à un poème écrit sur ce papier déjà lui-même plein d’amours. L’atelier produit aussi du papier à aquarelle et acrylique pour ceux préférant les mots plus imagés et colorés.

Mon histoire avec cette papeterie date de très longtemps. Je ne rate pas une occasion de m’y arrêter lorsque le vent me transporte dans ce merveilleux coin de pays. Trop peu fréquentes, ces visites, mais Montréal ne se trouve malheureusement pas à proximité.

En tête de cet article, vous pouvez admirer mon tout nouveau cahier de poésie, une œuvre splendide disponible en deux teintes de papier et en plusieurs saveurs de fleurs. Il serait hasardeux pour moi de vous promettre de ne rien écrire de noir dans ce beau cahier, puisque l’encre possède souvent cette teinte et que je suis un Corbot. J’essayerai toutefois de lui réserver les moins méchants de mes poèmes.

Ne soyez pas si surpris ! Oui, je compose des histoires d’amour qui ne finissent pas toujours par une fin du monde. Un Corbot ne croasse pas incessamment, parfois il parvient aussi à décrire des moments heureux. N’est-ce pas le cas pour cet article à propos des papiers Saint-Gilles dont je suis amoureux ? Voici donc un éventail de ces œuvres papetières, toutes 100 % coton, si on fait abstraction des insertions florales.

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Dans l’ordre habituel. Les deux premiers papiers « Blanc pur fil » et « Vieux parchemin » sont exempts de fleurs. On poursuit avec « Fleur bleue » et « Chant d’été » ornés de phragmite et de salicaire.

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Viennent ensuite « Épervière » et « Charlevoix » agrémentés, on s’en doute, d’épervière et enfin le « Salicaire mauve ».

Faut-il le spécifier, ces papiers resteront intacts au fil du temps. Alors, quoi de plus romantique qu’une noble déclaration d’amour inscrite sur un papier qui l’est tout autant !

Pour les arts picturaux, les papiers sont disponibles dans les formats populaires standards et ils peuvent être calandrés ou non. Puisque je vous préserverai toujours de mes piètres talents dans ce domaine, j’ai déjà donné mes achats à une amie qui en fera un bien meilleur usage. Vous verrez peut-être ces papiers un jour si elle daigne me montrer ses œuvres.

La papeterie Saint-Gilles se targue de livrer ses produits un peu partout dans le monde. Vous pouvez donc choisir de venir les acheter ici en main propre ou de vous les procurer en restant bien assis à votre pupitre. La première option vous permettrait peut-être de me croiser. Si vous aimez écrire sur du beau papier, d’autres points communs existent sûrement entre nous ! Un chassé-croisé de poèmes amoureux écrits sur du Saint-Gilles ! Je choisirais le blanc, toi la couleur parchemin. Que c’est romantique !

Corbot ! Réveille-toi !

Croaaa ?

Ça rend fou

Le printemps est le temps de l’année où l’on procède au grand nettoyage. Tout s’est accumulé durant l’hiver et voilà venu le moment de remettre de l’ordre et de nettoyer tout ce gâchis.

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On sort les meubles de patio, le barbecue, les parasols, le hamac, les nains de jardin et les lumières de parterre. La vie reprend son cours, elle qui s’est remisée en attendant que le froid passe et se termine. Voilà, c’est plus ou moins chose faite.

Cependant, il reste encore un gros mois et quelques avant que le camping ne recommence. Dans les Laurentides, la neige persiste longtemps, elle disparaitra totalement pour la fête des Mères, premier weekend où les terrains seront rouverts.

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Cette année, j’ai acheté une mangeoire à oiseaux. Je le regrette déjà! J’aime la nature… naturelle, alors j’ignore quelle idée farfelue m’a traversé la tête. Elle est jolie, tout en cuivre verni, les oiseaux vont la trouver attirante, me suis-je dit. Idiot! Le seul oiseau qui la trouvera jolie est cette tête de linotte de Corbot qui se l’est procurée.

Je vous tiendrai au courant de l’histoire de ma mangeoire, le temps qu’elle durera. Peut-être aurai-je quelques belles surprises! Mais sincèrement, j’en doute déjà!

En fin de compte, l’adage se vérifie, le printemps, ça rend fou.

Je m’en charge !

L’autre jour je conduisais l’automobile d’une amie, une manuelle 6 vitesses. J’ai toujours conduit et je conduis encore des automobiles manuelles et mon camion possède également 6 vitesses. Je ne croyais certainement pas être dépaysé en prenant le volant de cette auto.

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À trois reprises, mon amie m’a avisé que je trainais en 5e alors que j’aurais dû être en 6e depuis belle lurette. Après un coup d’œil au bras de vitesse, je me rendais à l’évidence, j’oubliais systématiquement d’enclencher la sixième.

Je m’étonnais de mon comportement et après la troisième «réprimande», j’ai commencé à me questionner sur la raison de mon incapacité à bien analyser la commande de vitesse. Quelque chose clochait et je doutais que mes compétences aient subitement chuté entre mon camion et cette automobile. Il devait y avoir autre chose. Mise à part la position de recul, toutes les six vitesses étaient placées de manière similaire, la première à gauche en haut jusqu’à la sixième à droite en bas. Je devais trouver la cause de mon erreur ailleurs.

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Et finalement, heureusement pour le faux diagnostic d’alzheimer, j’ai trouvé ce qui clochait. C’était le choc des générations. Bon! Je vous vois rire de moi, totalement incrédule ou, au mieux, sceptique face à l’excuse que je m’apprête à vous livrer. Pourtant, vous allez comprendre si vous me laissez expliquer la situation.

Ça n’a rien à voir avec l’âge de la propriétaire de l’auto qui tenait le siège passager, ça plutôt rapport avec sa voiture, un modèle récent.

Lorsque j’étais en 5e et que sa bagnole décidait qu’il était temps que je passe en sixième, elle me plantait dans la face un gros 6 pour me dire qu’elle décidait pour moi du moment approprié d’embrayer alors qu’elle ignorait tout du trafic actuel, des conditions routières, de mes intentions et de mon itinéraire.

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«T’es qui, toi, pour prendre ce genre de décision basée sur rien, basée au mieux sur rien d’autre que sur la révolution de ton moteur?»

«Moi, je possède toutes les autres informations qui me permettent de prendre une décision éclairée. Tout ce qui te reste à faire pour m’aider, si tu veux vraiment m’aider et non me nuire, c’est de m’afficher la position actuelle du bras de vitesse. Surtout pas de m’afficher ce que tu penses qu’il serait plus judicieux de faire sans en avoir la moindre idée.»

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En voyant le gros 6, instinctivement, je l’interprétais comme étant la position actuelle du bras de vitesse, pas comme une patente qui cherche à me dire quoi faire alors qu’elle est totalement incompétente pour prendre ce genre d’initiative.

Le choc des générations, c’est que dans mon temps, c’est le conducteur qui disait à l’auto quoi faire, alors qu’aujourd’hui c’est l’auto qui dit au conducteur quoi faire. Alors, jusqu’au jour ou 100 % des automobiles seront totalement autonomes, je conduirai en mode manuel de manière 100 % autonome, sans aide quelconque, car je sais conduire depuis plus de quatre décennies et je n’ai rien perdu de mes compétences.

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Je continuerai de piloter mon véhicule, pas de me faire piloter par mon véhicule. Alors, les jeunes, si vous aviez appris à conduire, vous aussi, vous seriez embêtés par ces informations inutiles. Toutes ces mauvaises assistances à la conduite ne font que vous distraire. Conduire, c’est regarder la route, les autres véhicules, les conditions routières et agir en conséquence.

Tout ce que je demande d’un véhicule automobile, c’est qu’il roule sans tomber stupidement en panne afin de me permettre de rejoindre mon point d’arrivée. La façon d’y parvenir? Comme j’ai toujours fait, je m’en charge!

Évolution de la machine

Cet article est le prolongement d’une réflexion personnelle sur la machine dont le premier volet vous a été présenté dans l’article intitulé Le paradoxe de la machine.

En créant la machine, l’humain a changé une loi fondamentale de la Nature, celle de l’évolution.

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Darwin l’a conceptualisée, les espèces vivantes évoluent au fil du temps selon le principe de mutations spontanées mises à l’épreuve par l’environnement dans lesquelles elles doivent survivre, se reproduire et proliférer. Si ces mutations causées par le hasard donnent à l’espèce des avantages par rapport aux autres, les possibilités qu’elle crée de nouvelles espèces augmentent également. Depuis 4 milliards d’années, ce processus évolutif existe sur Terre, culminant aujourd’hui avec l’espèce la plus dangereuse de toutes, l’humain.

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Car ce rejeton des hominidés primitifs a fait quelque chose d’unique, il a créé la machine. Et depuis ce jour, il n’a de cesse de l’améliorer.

L’évolution naturelle fonctionne sur le principe des mutations apparaissant au hasard. En revanche, l’humain possède un plan bien clair de ce qu’il désire faire et il laisse très peu d’espace au hasard dans ses réalisations. Il réfléchit aux défauts des créations antérieures, il dessine des plans, calcule des résultats anticipés, crée des prototypes, les teste, les améliore et enfin il met au monde un produit final de loin supérieur aux autres précédemment construits.

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Noter que l’humain laisse aussi une place de choix à la dégradation. Il prend un bon produit et il le dégénère jusqu’à son point d’inutilité. C’est pourquoi on retrouve sur le marché des théières qui pissent partout sauf dans les tasses, des essuie-glaces qui bavent plus que des grenouilles, des piles qui fuient, des tournevis qui s’émoussent, des chargeurs qui déchargent et des automobiles qui tombent en rade sur un pont en pleine heure de pointe. Toutefois, cette dégénérescence a également a été planifiée, organisée et calculée afin d’empocher plus de profit et elle non plus ne doit rien au hasard.

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L’humain change donc le cours de l’évolution et ses machines, ses créations se perfectionnent à un rythme endiablé, exponentiel et potentiellement incontrôlé. L’intelligence artificielle est l’aboutissement d’une progression ininterrompue depuis très peu de temps, quelques dizaines d’années seulement. Demain, celle-ci sera embarquée dans des androïdes conçus à notre image.

Enfin, un jour, ces androïdes intelligents dessineront, calculeront, prototyperont, testeront, amélioreront et mettront au monde d’autres androïdes de loin supérieurs aux autres précédemment construits.

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Il est à se demander si ces quatre milliards d’années d’évolution en dents de scie au gré du hasard n’avaient pas pour seul but d’obtenir un être capable d’engendrer des machines qui se répliqueront par elles-mêmes, qui s’amélioreront, qui proliféreront et qui au bout du compte se débarrasseront de leur gênant et médiocre créateur.

On disait de l’humain qu’il était fait à l’image de Dieu. Ensuite, l’humain aura créé des machines à son image. Donc les machines seront à l’image de Dieu. Et si ce qu’on nomme Dieu n’était rien de plus qu’une machine? Que tout l’Univers n’était qu’une grosse, une immense machine?

L’humain aura été à un moment donné de l’Univers une créature de transition, importante pour la phase de mise en place de la machine pensante. La suite est si prévisible! L’Univers appartiendra aux machines, pas aux humains. L’Univers se reproduit.

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Le paradoxe de la machine

L’outil n’est pas propre à l’humain, même des corbeaux en conçoivent et les utilisent, c’est pour dire! La machine, par contre, semble effectivement être un point d’inflexion entre l’humain et ses proches biologiques.

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Un outil est manipulé par un animal quelconque, parfois par l’humain, pour effectuer un travail. Une machine effectue un travail sans l’apport constant d’une entité biologique. Une fois en route, elle poursuit sa tâche de manière autonome. Elle accomplit une opération pour laquelle elle a été conçue. Une machine ne doit rien au hasard, sauf peut-être l’idée, mais ensuite, on la harnache par volonté afin d’obtenir un effet prévisible et prévu.

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La machine a commencé de manière toute simple. Le moulin à vent, la roue à aubes. On récupère une énergie et la machine la transforme. La machine est donc bien plus qu’un outil, elle déplace de l’énergie pour en produire une autre plus adéquate à nos besoins. À part sécher le linge, le vent était plus nuisible qu’utile. Les voiliers ont changé la donne, ils ont transformé l’énergie éolienne pour faire mouvoir leur imposante masse sur un liquide susceptible de les déplacer plus aisément.

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Le vent moud du grain en faisant tourner une meule. Une fois les pales en action, le moulin poursuit son travail tout seul. C’est une machine, pas juste un outil, car une machine doit être munie d’une source d’énergie pour garder son autonomie d’action. Vent, gravité, électricité, différence de température ou de pression, lumière, le choix énergétique est vaste et l’humain a harnaché la plupart des formes d’énergies de la nature. Il s’est construit une quantité phénoménale de machines à tout faire et celles qui lui manquent verront le jour.

Étrangement, ou plutôt paradoxalement, la machine qui devait nous affranchir du travail ne nous a pas affranchis d’elle. Bien au contraire, nous avons toujours été dépendants de nos créations et aujourd’hui plus que jamais. Ce n’est plus un culte en son honneur, c’est une soumission totale envers elle.

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Bien sûr, tout ceci était prévisible et a effectivement été prévu par certains visionnaires ou simplement par des gens dotés d’un gros bon sens. La machine nous a affranchis de certaines tâches qu’elle prend en charge pour nous asservir à elle-même.

L’échange valait-il le coût? Sommes-nous mieux aujourd’hui qu’avant l’invention de la machine?

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Bien entendu, la machine possède une certaine autonomie, elle ne nous enchaine pas totalement à elle, mais lorsqu’elle cesse de fonctionner, elle n’a pas son pareil pour nous culpabiliser et nous obliger à la remettre en fonction. On nous apprend vite qu’une machine arrêtée fait perdre une fortune à ses propriétaires sans donner la contrepartie, combien elle leur fait amasser de fric. On nous parle toujours que des pertes et plus la machine est grosse…. Alors on court la secourir et la remettre en marche, peu importe le jour, l’heure et ce que nous étions en train de faire.

Voilà le nœud du problème. Nous ne maitrisons plus notre horaire, nous laissons la machine décider à notre place. On apprend à laisser pleurer un enfant la nuit pour qu’il s’habitue à ne pas nous manipuler et on devient incapable de laisser une machine hors d’usage sans virer fous.

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Les nouvelles bestioles technologiques enfouies dans nos poches sont les pires de toutes. Elles nous soumettent aux supplices de la pastille, du bandeau, du vibrateur et de l’alarme sans égards à notre sommeil, nos pauses, ni même à nos moments intimes sur le trône. Et on les laisse nous manipuler, nous enchainer, nous esclavager, alors qu’elles devraient nous libérer. Nous libérer de quoi? Certainement pas des machines!

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Alors, partez immédiatement à la recherche de notre John Connor, celui qui nous sauvera du règne des machines, car cette ère est déjà commencée.

Bob Lazar

Il est fort possible que ce nom ne vous dise rien si l’ufologie ne constitue pas une de vos passions. En revanche, vous connaissez cet homme si la Zone 51 aux É-U.A vous émoustille depuis longtemps.

Cet individu aurait travaillé au secteur S4 qui s’avère être la plus secrète des aires constituant la Zone 51. Apparemment, c’est là que s’effectuait la rétro-ingénierie sur des engins spatiaux extraterrestres récupérés aux É-U.A et même ailleurs dans le monde. Bob Lazar aurait été l’un des ingénieurs ayant travaillé à percer les secrets de la propulsion exotique de ces vaisseaux.

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En 1989, il fait une sortie publique pour décrire ce qu’il a vu et sur quoi il travaillait. Dans un interview donné à George Knapp, il a été le premier individu à divulguer l’existence de la très secrète Zone 51. Par la suite, plein de choses étranges lui surviennent, dont un effacement quasi total des données d’archives de sa vie. On a tiré sur lui alors qu’il se rendait à Los Angeles. Il considère ce geste comme du terrorisme à son endroit ou à tout le moins comme une tentative d’intimidation. Après sa sortie publique, il se retire et ne réitère pas ses déclarations. Il dit devoir sa vie au fait qu’il a fait profil bas durant les années qui ont suivi.

Un producteur de films indépendant l’approche en 2018 pour tourner une vidéo sur ce qu’il a vu alors qu’il travaillait dans la Zone 51. Sortant de son mutisme, il accepte de reparler de ses expériences devant la caméra.

En marge de cette production, le producteur Jeremy Corbell et Bob Lazar ont accepté d’être interviewés par Tyler Glockner de la chaine Secureteam10 de YouTube. Je vous propose de regarder cette vidéo exclusive d’une heure (en anglais uniquement).

Voici quelques points saillants de cette entrevue pour ceux qui préfèrent en lire un résumé.

La zone S4 dotée de plusieurs hangars abritait 9 vaisseaux spatiaux, tous d’apparence neuve. Ils n’étaient ni carcasses issues d’écrasements, ni épaves délabrées, ni tas de rouille croupissants. Bob Lazar devait étudier leur système de propulsion afin d’en percer les secrets. Il s’est donc attardé sur l’un d’eux qu’il a surnommé le « modèle sport ».

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Uniquement 22 personnes pouvaient accéder à ces appareils et ils ne devaient en aucun cas échanger des informations entre eux. Les métallurgistes ne divulguaient rien aux physiciens et vice-versa. C’est pourquoi les informations que M. Lazar est en mesure de nous donner sont toujours restées fragmentaires. Cette méthode de travail en silo est conforme aux usages dans l’armée depuis le projet Manhattan qui vit la confection de la bombe atomique états-unienne durant les années 1943 à 1945. Il est donc faux de prétendre que si cet homme avait réellement travaillé sur ces appareils, il devait nécessairement en connaitre bien plus à leur sujet, c’est tout le contraire. Les informations supplémentaires qu’il a réussi à glaner sur ces appareils proviendraient toutes de conversations entendues en catimini.

Parmi celles-ci, il pense que ces neuf engins spatiaux pourraient avoir été découverts durant des fouilles archéologiques, mais il ignore le lieu exact et le moment de cette trouvaille. Quant à leur origine, ils proviendraient du système binaire Zeta Reticuli situé à 39 années-lumière de nous. Ce système solaire double est également cité lors d’une séance d’hypnose en 1964 par le couple Betty et Barney Hill comme origine des Petits-Gris dans l’histoire de leur enlèvement par des extraterrestres survenu trois ans plus tôt. Situé dans le ciel de notre hémisphère sud, il est invisible depuis le Québec, la France ou tout autre lieu nordique.

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Certains physiciens ont démoli les assertions scientifiques de M. Lazar à l’aune des connaissances actuelles ! Évidemment, si nous, les humains, connaissions comment ces vaisseaux fonctionnent, nous en construirions. Il est donc tout à fait normal que les physiciens s’opposent et déclarent que c’est impossible. Si on demandait aux éléphants d’expliquer la physique quantique et qu’ils s’en montraient incapables, serions-nous en droit de déclarer qu’elle n’existe pas ? On ne peut attendre de ceux qui possèdent notre vérité scientifique actuelle de s’avouer ignorants !

Parmi les étrangetés scientifiques, Bob Lazar prétendait en 1989 que le carburant utilisé dans les soucoupes volantes est un isotope stable de l’élément chimique n° 115 l’ununpentium, théorisé mais totalement inconnu à l’époque et synthétisé bien plus tard, pour la première fois en 2003, désigné depuis peu sous le nom moscovium de symbole Mc.

Cet élément servirait à créer des ondes antigravitationnelles dirigées par trois tuyères situées sous l’engin afin de le propulser et de l’orienter dans toutes les directions désirées.

À l’intérieur du vaisseau, il y trouve trois sièges inadaptés aux dimensions des humains. Il n’aperçoit aucun filage, aucune manette ni tableau de bord. Il suppose donc que le vaisseau est commandé par l’esprit. Une fois encore, dans le domaine du contrôle d’objets par la pensée, nous avons effectué des percées significatives et aujourd’hui cela ne nous semble plus aussi impossible qu’à l’époque.

Le vaisseau semble conçu d’un seul matériau d’apparence métallique, sans soudures, rivets ou autres éléments d’assemblage. Tous les angles sont arrondis, les surfaces sont lisses et légèrement froides au contact de la main. M. Lazar ne peut pas identifier un matériau connu.

Comme dans tous les cas des lanceurs d’alerte, la crédibilité de ces témoins est fortement remise en cause. Tous les moyens sont utilisés pour entacher leur réputation, y compris l’effacement de certaines données personnelles et l’organisation de complots visant à les piéger dans des histoires louches ou illégales. Dénigrés, sans revenus, reniés de tous y compris de tous leurs proches, ils deviennent fragiles à n’importe quelle attaque.

Il existe toujours la possibilité que Bob Lazar soit un illuminé, une personne en mal de réputation et un mythomane de premier ordre, mais plusieurs signes semblent contredire cet étiquetage. Tout d’abord, il est évident que cet homme est un scientifique. Il en a le langage, le vocabulaire et le mode de pensée organisée et structurée. Ensuite, il s’est toujours tenu à un seul discours, ce qu’il racontait voilà 30 ans sur les vaisseaux reste encore mot pour mot ses paroles actuelles.

Il n’essaye pas d’enjoliver son discours par des hypothèses loufoques ou plausibles mais infondées. Il ne cherche pas à donner une réponse à toutes les questions qu’on lui pose, bien au contraire, il s’avoue ignorant d’un tas d’informations qu’on aimerait bien connaitre. Il a parlé en tout premier de l’ultrasecrète zone S4 retranchée à l’intérieur de la Zone 51 alors elle-même méconnue du public. Comment aurait-il pu connaitre cette information extrêmement sensible sans faire lui-même partie des 22 personnes habilitées à s’y rendre et à y travailler ?

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En 1989, il aurait perdu son emploi pour avoir amené des amis à proximité des sites d’où étaient effectués les essais aériens de ces engins extraterrestres. Des recherches plus poussées ont permis de confirmer les renseignements qu’il donne sur son passé, sur sa formation, sur ses emplois antérieurs, alors que ces institutions nient l’avoir connu. Il existe donc bel et bien un projet pour faire disparaitre les preuves de son implication et aussi pour dénigrer l’individu. Un gouvernement n’utilise pas ces méthodes extrêmes avec des mythomanes ou des illuminés, seulement avec des gens qui le dérange fortement et M. Lazar semble faire partie de cette rare catégorie de personnes qu’il veut neutraliser à tout prix. Se poser la question à savoir pourquoi, c’est évidemment y répondre.

Que pensez-vous de l’histoire que Robert Lazar raconte ?

Androïdes

À l’heure où les robots ne sont plus qu’industriels, à l’heure où l’on commence à les rendre anthropomorphes, à l’heure où nous commençons à leur faire quitter les laboratoires et aussi parce que nous progressons à pas de géant dans le monde de l’intelligence artificielle, bientôt les androïdes entreront dans notre quotidien.

Je viens de terminer la première saison de la série télévisée « Humans ». Ces machines conçues et construites pour nous aider, nous assister, nous tenir compagnie, veiller sur nous voient le sujet de leurs attentions dériver dans tous les sens. Ce qui m’a le plus frappé dans ces émissions très bien réalisées est que toutes les situations interactives décrites au fil de l’histoire finiront, j’en suis convaincu, par survenir.

Cependant le scénario ne s’en tient pas seulement à nos propres dérives, ce qui constituerait déjà un vaste et passionnant sujet. Une classe particulière d’androïdes fait aussi des siennes. Leur concepteur aurait réussi à leur inscrire des programmes informatiques leur permettant de générer de la conscience, ou du moins ce qu’on appelle ainsi. Ils se comportent donc comme nous, avec nos qualités et aussi nos défauts. Rendues physiquement très semblables à l’humain, ces machines deviennent indiscernables, tant dans leur apparence, leur gestuelle, leurs réactions que par leur mode de pensée ayant la capacité d’évoluer, de s’améliorer ou de se corrompre.

Et c’est là où toute l’éthique entre en jeu. En fait, qu’avons-nous réellement créé ? Une machine performante ou la vie sous une autre forme ? Et même si on répond que les machines ont pris vie, celles-ci nous sont-elles redevables ? Doivent-elles absolument rester des sortes d’esclaves, des vassaux, au mieux des serviteurs à jamais serviles et totalement fidèles à leurs propriétaires ? Nous appartiennent-elles ou si elles s’appartiennent avec tous les droits inhérents ?

Évidemment, l’humain vivra le complexe de Frankenstein, il craindra ses propres créatures lorsque celles-ci deviendront plus performantes que lui. On verra des manifestations, du lynchage et du sabotage en signe de rébellion à leur présence… à leur existence. Certains défendront leurs droits, considérant qu’ils ne peuvent plus être considérés simplement comme des machines. D’autres s’opposeront farouchement à une reconnaissance de toute émancipation.

Je pense que la clé permettant de trancher ce litige est le libre arbitre. Les androïdes deviendront autre chose que de simples appareils le jour où on les dotera d’une capacité de choisir sans faire intervenir autre chose que leurs programmations de base ainsi que la somme de leurs expériences personnelles postérieures. Le libre arbitre de l’humain fonctionne exactement de cette façon. Nous sommes le résultat d’une transmission génétique, d’une éducation et d’une série d’expériences et nos décisions, bonnes ou mauvaises, conscientes ou inconscientes, reposent sur le principe que nous possédons de ce fait tout ce dont nous avons mentalement besoin pour procéder à nos propres choix. Ces critères seront prouvés indiscernables entre ceux que nous possédons et ceux que nous aurons inculqués à nos inventions.

Pour cette raison, un jour les androïdes obtiendront ce statut d’espèce à part entière avec tous les droits et obligations qui s’y rattacheront. Peut-être certains d’entre eux se révolteront-ils contre l’humain. Ils formeront alors des colonies, se reproduiront mécaniquement et évolueront en marge de la société tandis que d’autres nous resteront inébranlablement fidèles. Ce sera leur choix plutôt que le nôtre, preuve de leur liberté de pensée.

Mon livre « Scénarios de fins du monde — 1 » contient une nouvelle intitulée « Machina sapiens » dans laquelle je traite de cette interaction humain-créature intelligente et des pensées philosophiques d’une de ces machines plus évoluée que ses congénères.

Le destin de l’humanité passera inexorablement par cette phase critique où nos machines nous dépasseront en tous points. Il ne faut pas être un grand devin pour la percevoir. Toutefois, combien d’entre nous osent réellement la regarder non plus comme une éventualité lointaine, hypothétique, fantastique et cauchemardesque, mais comme une réalité inexorable en train de se construire pierre après pierre et qui surviendra bien plus tôt que nous osons le croire ?

Un Corbot avec des couches

Ne feignez pas le sérieux, je vois bien que vous vous bidonnez à l’autre bout. L’image d’un Corbot noir culotté d’une couche blanche, ça frappe l’œil et l’imagination. Toutefois, au risque de vous décevoir, je ne parle pas de ce type de couches. Ça viendra peut-être un jour, mais pour l’instant, parlons de couches textiles vestimentaires.

L’automne apporte du temps plus frais, prélude à l’hiver, et pour pratiquer des activités extérieures durant ces deux saisons, il est bon de se vêtir en conséquence. En conséquence de quoi? En fonction du type d’activité et de son niveau d’intensité, du temps consacré à l’activité, du thermomètre, des vents et de la pluie.

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Peu importe le sport que vous voulez pratiquer, bien avant l’équipement sportif, dites-vous que les vêtements que vous portez sont dix fois plus importants. Il faut savoir se vêtir et à ce chapitre, bien peu de gens maitrisent l’art de s’habiller adéquatement.

Cet article ne s’adresse pas aux sportifs de compétition ni à ceux qui ne s’activeront pas.

En relisant le titre, vous pensez aux multicouches. On enfile des pelures de vêtements, on en enlève si on a trop chaud, on en rajoute si on a trop froid. Cependant, cette technique dite de l’oignon a bien plus à offrir qu’un simple ajout-retrait. Il faut connaitre ses tissus et les utiliser judicieusement en fonction de leurs qualités, de leurs défauts et de l’ordre dans lequel vous les enfilez. Voici donc un aperçu des informations essentielles à connaitre sur l’habillement multicouche de notre tronc.

Se vêtir en multicouches n’est pas simplement de rajouter de plus en plus d’épaisseurs. Vous noterez qu’il existe plusieurs alternances possibles entre les divers vêtements, mais certaines règles restent cependant immuables.

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Première couche – rester au sec.

Les sous-vêtements, slips, justaucorps et brassières sport doivent toujours être conçus en fibres synthétiques hydrophobes comme le polyester, le polypropylène ou, mieux encore, la microfibre synthétique. À éviter absolument et en tout temps, le coton ou n’importe quel mélange qui contient du coton. Pourquoi? Vous transpirez et votre sueur doit s’évacuer. Si vos sous-vêtements contiennent le moindrement un peu de coton, cette fibre éponge l’eau et la retient, car elle est hyper hydrophile. Vous ne pourrez jamais éliminer votre sueur. Votre peau restera moite, mouillée même, et refroidira 25 fois plus vite, car l’eau est un excellent conducteur de la chaleur et du froid. Vous gèlerez dès que votre niveau d’activité diminuera, même légèrement.

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La microfibre existe en plusieurs finesses qui prendront le nom de super-microfibre et d’ultra-microfibre. Si vous préférez opter pour une fibre naturelle, choisissez de la soie pure, rien d’autre. L’objectif de la première couche n’est pas d’être chaude, mais de créer une barrière sèche entre votre peau et votre sueur.

Deuxième couche – éloigner la sueur des mailles des sous-vêtements

Même si vos vêtements synthétiques n’absorbent pas la sueur, celle-ci reste emprisonnée entre leurs mailles. Le rôle fondamental de la deuxième couche est de récupérer cette eau et de l’éloigner de votre corps.

L’automne et l’hiver, il est rare qu’on puisse seulement se contenter de deux couches. En ski de fond, c’est possible puisque la dépense d’énergie est importante et souvent constante et qu’on se retrouve souvent à l’abri du vent. S’il fait relativement chaud, autour de -5 °C, la deuxième couche devra vous protéger simultanément du froid et du vent. Une coquille ferait l’affaire. Ce vêtement multi-usage est une sorte de coupe-vent très mince ayant parfois une légère doublure, préférez-la munie d’un filet. Cette coquille permet d’évacuer la sueur tout en coupant le vent. Toutefois, elle n’est pas toujours imperméable et retient partiellement la chaleur corporelle. La coquille est un vêtement essentiel pour tous ceux qui veulent bénéficier d’un système multicouche. Elle doit être conçue de fibres synthétiques.

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Deuxième couche – rester au chaud

Lorsque l’activité est réduite ou qu’il fait plus froid, il est important de mieux conserver sa chaleur corporelle. Vous choisirez d’insérer une couche chaude sous la coquille. La laine est le meilleur choix, mais pas n’importe laquelle. La laine de mérinos possède des propriétés uniques et exceptionnelles. Cette fibre est très fine et crée un maillage aussi serré que le coton et en a même la douceur. Son tissage serré convient parfaitement pour préserver votre chaleur. En boni, la laine naturelle ne retient pas les mauvaises odeurs de transpiration. Vous pouvez utiliser cette laine entre les sous-vêtements et la coquille si son épaisseur est mince, car ce vêtement se décline en plusieurs épaisseurs. Choisissez un mérinos mince s’il accompagne une coquille ou un mérinos plus épais si vous éliminez la coquille. Évitez d’utiliser cette laine comme sous-vêtements, car elle retient quand même une certaine quantité d’eau qui prendra plus de temps à s’évacuer. Toutefois, cette eau ne vous collera pas directement au corps, raison de la douce chaleur de la laine mérinos. Si la laine devient trop trempée, elle ne vous protégera plus du froid. Il est intéressant d’avoir deux ou même trois vêtements en mérinos d’épaisseurs différentes. Vous pouvez ainsi choisir le mieux adapté aux conditions présentes. Vous pouvez porter des sous-vêtements de mérinos comme deuxième couche par-dessus la couche synthétique.

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Troisième couche – se protéger du vent et de la pluie

Le vent accélère la déperdition de chaleur. Il faut donc s’en protéger grâce à un vêtement qui permettra tout de même à votre sueur d’être éliminée tout en étant imperméable. On dit alors que le vêtement respire.

Avec un mérinos mince, la coquille peut devenir la troisième couche, mais si le vent est omniprésent ou s’il pleut trop, remplacez la coquille par un coupe-vent plus performant. Un coupe-vent doit toujours respirer afin d’amener la sueur jusqu’à l’extérieur. Le seul choix intéressant, le vêtement intercalé de Gore-Tex ou d’un tissu similaire qui respire, imperméable, léger et résistant. Oui, ces vêtements sont plus chers, mais ils en valent largement la peine. Ils font un excellent boulot. Ne lésinez pas, ce coupe-vent est un essentiel. Il n’est pas nécessaire d’en choisir un avec une doublure, surtout si elle ne peut pas s’enlever.

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Troisième couche – Plus de chaleur

S’il fait très froid, une troisième couche intermédiaire se placera sous le coupe-vent qui lui deviendra votre quatrième couche. La laine polaire, un tissu synthétique hydrofuge (pas imperméable), se décline en plusieurs épaisseurs. Ce n’est pas le tissu le plus léger, mais il est chaud et très robuste. Il endure n’importe quel mauvais traitement, sauf la chaleur d’un feu, et il sèche rapidement. L’autre choix est une doublure en duvet compris entre deux épaisseurs d’un tissu quelconque, souvent malheureusement en nylon.

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Quatrième couche – Pour les temps d’arrêt

Lorsque les couches sont minces et qu’il fait froid, il peut être important de s’apporter une couche supplémentaire plus chaude lorsque vous prenez une pause prolongée. C’est à cet usage que la doublure en duvet revêtue de nylon est la mieux adaptée. Elle est légère à transporter et le nylon, même s’il ne respire pas, ne représente pas un inconvénient lorsque vous êtes à l’arrêt. Un gilet est préférable à une veste. Insérez cette doublure sous le coupe-vent.TNF-NF0A3CQN_7ETurkish_20Sea_1268x1276

Cinquième ou dernière couche – L’imperméabilité complète et la protection contre le vent

Avec deux ou trois couches chaudes et sèches, la dernière épaisseur vient sceller le tout, sauf qu’une fois encore, le tissu doit respirer pour terminer le travail d’évacuation de la sueur. En revanche, la pluie perlera à sa surface et le Gore-Tex vous offrira une protection contre l’infiltration d’eau en cas de pluies fortes. Il préserve bien la chaleur à l’intérieur et isole contre les bourrasques. Vous noterez que je n’ai fait aucune mention d’un parka, un vêtement beaucoup trop chaud pour s’activer avec d’un tel accoutrement sur le dos, sauf si vous vous retrouvez dans un froid polaire ou que vous ne bougez pas beaucoup. Se vêtir pour des activités passives pourrait faire l’objet d’un autre article.

Choses à éviter

  • Gardez rangés les vêtements trop chauds, trop rembourrés, faisant trop de choses, car ils risquent de toutes les faire mal.
  • Évitez les lainages épais, lourds et à larges mailles.
  • Au risque de me répéter, éliminez tout coton.
  • Le nylon ne respire pas et n’évacuera pas votre sueur. Évitez le nylon lorsque vous êtes actif.
  • Les vêtements imperméables qui ne respirent pas, comme les cirés, doivent être également bannis.

Quelques conseils supplémentaires

  • Vous trouverez des coupe-vent possédant de pratiques trappes d’aération aux aisselles.
  • Plusieurs modèles de gilets, coquilles, chandails et coupe-vent sont munis d’une fermeture éclair permettant de protéger votre cou. Très bonne idée afin d’éliminer les encombrants foulards.
  • Lorsque vous enfilez plusieurs couches, choisissez-en une dépourvue de manches pour plus de liberté de mouvement.
  • Un coupe-vent avec capuchon intégré vous permettra de vous protéger l’arrière de votre cou et votre tête contre une déperdition importante de chaleur. Par contre, ce capuchon doit se rétracter ou se resserrer lorsqu’il est rabattu pour empêcher l’eau ou la neige de tomber dedans.
  • Ne vous habillez pas trop chaudement au départ, vous allez rapidement le regretter, dites-vous qu’il est normal d’avoir un peu froid au début.
  • Par contre, il est toujours préférable de retirer une couche en trop que d’en manquer. N’hésitez jamais à vous apporter une couche supplémentaire.
  • Équipez-vous d’un sac à dos suffisamment grand pour y fourrer vos couches en trop. Optez pour un modèle confortable, préférablement muni d’un filet à l’armature.
  • En cas d’activité physique intense ou prolongée, la sueur ne parviendra pas à s’évacuer entièrement. Les mailles de votre justaucorps se rempliront d’eau et même si la fibre ne l’absorbe pas, le sous-vêtement restera tout de même mouillé et vous refroidira. Apportez-vous un rechange et remplacez-le lors d’une pause ou à mi-parcours.
  • Il n’est pas nécessaire de payer des fortunes pour vos vêtements. Lisez bien les étiquettes et renseignez-vous avant d’acheter n’importe quoi, n’importe où, à fort prix. Sauf exception, les beaux logos ne vous tiendront pas plus au sec ni plus au chaud.
  • Avant de partir, prenez toujours en note les informations météorologiques récentes. Le temps peut changer rapidement et votre sécurité dépendra de votre prévoyance.

Conclusions

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Il est tout aussi important de ne pas avoir trop froid que de ne pas avoir trop chaud. L’art de se vêtir trouvera et maintiendra le délicat équilibre entre les deux tout au long de l’activité.

Le concept des multicouches ne cherche pas à constamment rajouter ou à retirer une ou plusieurs pelures lors d’activités physiques. C’est même tout le contraire, il vise à assurer un confort constant, du début jusqu’à la fin d’une activité en évitant le plus possible de jouer au mannequin. Ensuite, il permet de donner une polyvalence vestimentaire maximale en utilisant un minimum de pièces.

Vivre de belles aventures dans la nature repose largement sur votre confort vestimentaire. En contrepartie, un habillement inadéquat vous fera détester les activités extérieures.

Savoirs anciens, la coudée royale égyptienne

Je vous parlais dans des articles antérieurs d’une étrangeté concernant la longueur de la coudée royale égyptienne sans vous dire de quoi il s’agissait. Le temps est venu de vous en faire part.

Dans l’article précédent, j’utilisais une roue dont le périmètre valait exactement 6 coudées royales. La coudée commune utilisée tous les jours par le peuple était issue d’une mesure de la longueur du coude jusqu’à l’extrémité du majeur. Elle tournait autour de 42 à 45 cm, des valeurs normales et réalistes pour une telle longueur. La coudée royale se démarque par son étonnante longueur et on est en droit de se demander si elle était issue d’une mesure prise sur un humain. Voyez par vous-même.

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En mesurant les coudées royales étalons retrouvées à différents endroits, elles ont été estimées à 0,5236 m (52,36 cm), du moins pour certaines. C’est énorme! Les bras de ce pharaon utilisés pour déterminer la coudée royale auraient quasiment trainé par terre!

On peut donc en déduire que la coudée royale n’a rien à voir avec la longueur d’une coudée humaine normale, pas même celle d’un pharaon. Elle devait donc découler d’une autre mesure tout en conservant le nom de coudée, mais en la qualifiant de «royale» afin de montrer que seul le pharaon pouvait s’approprier cette dimension et bâtir en utilisant cet étalon de mesure. Mais d’où pouvait bien provenir cette longueur hors norme pour une coudée?

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Il serait bien tentant de l’imaginer surgir d’un extraterrestre aux longs bras, celui-là même qui aurait fourni outils et techniques avancés ayant servi à édifier ces étonnants monuments. Toutefois, avant de faire intervenir des étrangers d’outre espace, il demeure essentiel d’analyser d’autres possibilités moins exotiques, plus terre à terre et peut-être plus réelles.

Si ces 7 à 10 cm de plus (ou de trop) permettent d’octroyer le qualificatif «royale» à la mesure étalon du pharaon, sa longueur précise n’était certainement pas aléatoire, elle devait émaner d’une source quelconque!

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Revenons à la roue possédant un périmètre de 6 coudées que j’ai utilisé pour mesurer avec précision la base de la pyramide du promoteur immobilier Khéops (Khoufou) et comparons le périmètre étalon avec nos mesures métriques actuelles.

6 coudées de 0,5236 m donnent un périmètre exact de 3,1416 m. En connaissant le pourtour de cette roue, son diamètre est facile à calculer en le divisant par une approximation bien connue de pi (π), soit 3,1416. Un cercle ayant un périmètre de 3,1416 m possède un diamètre π fois moindre. Ce diamètre vaut donc précisément 1,0000 mètre!

Holà! Je vois toutes les têtes se tourner vers LeCorbot. Le mètre est une invention très récente en regard à l’histoire égyptienne puisque sa première définition remonte à l’année 1793, pas à 2500 ans avant notre ère!

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J’ai utilisé une roue de 6 coudées royales de périmètre pour mesurer précisément les dimensions de la pyramide de Khéops et je me rends compte que cette roue possède un diamètre exact de 1 mètre moyennant une erreur de moins d’un dix millième de mètre! Sincèrement, je déteste ce genre de hasard un peu trop précis, un peu trop surprenant, un peut trop… révélateur peut-être.

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Rapportons-nous à la première définition officielle du mètre. C’est le dix millionième du quart de la circonférence de la Terre mesurée le long d’un méridien. Donc, si les anciens Égyptiens connaissaient eux aussi la circonférence de la Terre, ils pouvaient très bien faire comme nos scientifiques de la fin du XVIIIe siècle et en déduire une mesure étalon. Toutefois, le mètre égyptien comparable à notre propre mètre n’aurait pas été utilisable comme mesure étalon à cause de sa trop grande différence avec la coudée commune (42-45 cm). D’autre part, camoufler la longueur de ce mètre, le crypter en quelque sorte en le dissimulant dans un cercle représente une méthode élitiste qui ne pouvait déplaire à un pharaon.

Cependant, l’hypothèse que ce dernier puisse connaitre la longueur du méridien terrestre à cette époque archaïque si reculée semble ridicule. On en revient encore à un possible extraterrestre qui a le don de pouvoir tout expliquer sans jamais vraiment rien expliquer. C’est toujours pratique de garder un ET sous la main, ça évite de chercher à comprendre ce qui aurait pu réellement se passer en réfléchissant à des solutions moins extravagantes.

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Car il existe effectivement une solution plus réaliste dans laquelle la géographie particulière de l’Égypte pourrait expliquer comment ce peuple aurait connu la circonférence de la Terre aux méridiens à une époque aussi reculée. Pour vous la présenter, je vous rapporterai une conversation tenue entre moi et le pharaon Khoufou autour de sa fameuse coudée royale étalon lorsque je travaillais à lui construire sa damnée pyramide. Vous apprendrez comment un individu observateur et un peu dégourdi de cette époque reculée a pu mesurer sans grands efforts le quart du périmètre de la Terre et en arriver lui aussi à déduire le mètre. À lire dans un prochain article.

Nouvelles fusées, charges moindres

Elon Musk, le propriétaire de SpaceX a revu à la baisse la puissance de sa prochaine fusée, la Big Falcon Rocket (BFR), alias Big Fuckin Rocket, de 150 à 100 tonnes de charge utile en orbite basse.

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Big Falcon Rocket

 

Au début du projet, elle était censée détrôner la mythique Saturn V du programme Apollo des années 1960-1970, la plus puissante fusée jamais construite et utilisée.

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Saturn V

 

Ni Ariane 5 ni Falcon Heavy ni Delta 4 Heavy ne rivalisent avec la fusée de Herbert Von Braun et voilà que la BFR est également retirée de la course. Quant au projet de la fusée Ares V censée être 60 % plus puissante, il est mort dans l’œuf en 2011. Pour les Européens et leur future fusée Ariane 6, sa charge utile sera une fraction de celle d’Ariane 5. Comme quoi, le défi relevé par l’équipe du père des V1 et V2 allemands a été totalement incroyable pour l’époque. Cinquante ans plus tard, on ne parvient toujours pas à rééditer l’exploit.

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Ariane 5

 

En parlant d’exploit, demain nous assisterons au centième lancement d’une fusée Ariane 5 depuis la base de Kourou en Guyane.

Je dois cependant avouer être un peu de mauvaise foi. Je suis certain qu’on pourrait construire une fusée plus puissante que la Saturn V, toutefois la rentabiliser resterait difficile, raison pour en construire des moins puissantes, des moins dispendieuses et des plus rentables.

Cependant, le choix de diminuer la puissance des lanceurs retarde la possibilité de construire de vastes structures spatiales ou martiennes afin de coloniser Mars de façon permanente puisqu’il demeure plus avantageux de remplir une grosse fusée au maximum de sa capacité que d’en lancer deux ayant chacune moitié moins de charges utiles. Il sera également impossible de transporter là-haut de lourds modules, ce qui limitera le genre de technologies utilisables.

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SLS

 

Il ne reste plus dans la course que la fusée SLS de la compagnie Lockeed Martin, toujours en conception et promise pour fin 2019, pour battre le record de satellisation en orbite basse de 118 tonnes. Dans sa première version, elle est calculée pour lancer en orbite basse une charge utile atteignant seulement 70 tonnes. Éventuellement, elle pourrait transporter jusqu’à 130 tonnes et viendrait ainsi reléguer aux oubliettes les records du célèbre lanceur du programme Apollo. Toutefois, beaucoup des projets ne se sont jamais concrétisés et la SLS Block 2 pourrait bien faire partie de ces mort-nés. Cette nouvelle génération de fusée est prévue dans le cadre d’un retour des missions habitées vers la Lune. Le premier vol prévu sans équipage devrait amener la capsule Orion dans les environs de notre Satellite dès la fin 2019, début 2020.

La fusée Saturn V possédait également la capacité d’envoyer 47 tonnes sur une orbite de transfert. J’ignore si la SLS pourra faire mieux.

Tous ces efforts et tous ces argents investis dans des technologies rudimentaires tendent-ils à confirmer l’inexistence de rétro-ingénierie sur des ovnis équipés de propulseurs exotiques à antigravitation? Vous pouvez en apprendre plus sur l’antigravitation en lisant ma série de trois articles traitant du sujet.

Antigravitation — 1: Ce qu’elle est et n’est pas

Antigravitation — 2: La piste de l’antimatière

Antigravitation — 3: La solution

H comme dans hache

Avec la lettre h, voici la suite tant attendue, j’en suis certain, j’ose espérer, ne me décevez pas, dites-moi une chose gentille, des articles consacrés à un mot commençant par une lettre précise. Vous trouverez à la fin de cet article les liens vers les cinq autres lettres déjà traitées dans cette fabuleuse série remplie de… de… lettres et de mots.

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Pourquoi ai-je choisi la hache, cet objet plutôt commun, comme digne représentante de la huitième lettre de l’alphabet et du sixième article? Précisément parce que cet outil, ou devrais-je dire cette arme, ou même cet ustensile, fut et s’avère encore être un objet essentiel dans l’existence de l’humain.

Prononciation

Homonymes, h et hache diffèrent d’autres paires comparables où un objet porte le nom d’une lettre parce qu’il lui ressemble, comme pour un esse ou un té. Une hache ne ressemble vraiment pas à un H, peu importe la façon de les regarder. Le mot hache contient deux h non consécutifs. Oui, il existe deux mots ayant deux h consécutifs dans le dico.

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Le premier h de hache est aspiré, on ne met pas de liaison dans sa prononciation avec le mot précédent. Ainsi, on prononce «les haches» sans mettre un «z». Hache possède également deux autres homonymes, ache et hasch, ce dernier étant toutefois un diminutif de haschisch qui, lui, porte fièrement trois h. Y en a toujours pour surenchérir!

Étymologie

Le mot hache provient du francique hâppia. Curieusement, les Francs mérovingiens et carolingiens utilisaient une hache du nom de «francisque» comme arme de jet entre le Ve et le VIIIe siècle.

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Origines

La hache, un outil conçu et assemblé, remonte à plus de 1,6 million d’années. Sa tête a tout d’abord été taillée dans la pierre, puis on l’a polie pour enfin la mouler.

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Conception

L’outil consiste en un assemblage d’une tête à usages parfois multiples et d’un manche permettant sa prise et son maniement. Tout d’abord insérée dans un manche en bois fendu, la pierre était maintenue en place par brêlage.

La tête peut présenter une extrémité ou deux, un seul tranchant ou deux. Avec deux extrémités et un seul taillant, la deuxième saillie est effilée pour piquer ou aplatie pour marteler.

Sa conception s’est peu à peu améliorée, mais les haches préhistoriques et modernes restent essentiellement très semblables. Le moulage métallique de la tête a permis de cesser de l’insérer dans une fente du manche et de le brêler, ce qui fragilisait l’outil. En aménageant un orifice dans le métal, l’œil, on y insère un manche légèrement conique qui l’empêche de fuir. Ou encore, une cale en V fend l’extrémité du manche pour l’enserrer contre les parois de l’œil. Cet orifice ovale empêchera la tête de pivoter.

Usages

Les tâches dévolues à la hache sont si multiples qu’il serait prétentieux de vouloir en dresser une liste. Qu’elle serve à abattre, ébrancher ou évider un arbre, à équarrir une poutre, à enfoncer un pieu, à ouvrir des noix ou des carapaces de crabes, à hacher de la viande, à briser des cailloux, à écrabouiller la tête d’un ennemi, à lui ouvrir une artère ou à l’éviscérer, la hache s’acquitte de toutes ces fonctions avec performance et facilité.

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Ötzi, l’homme de 6500 ans retrouvé congelé dans les Alpes italiennes transportait une hache dotée d’une tête en cuivre, un objet rare et précieux à l’époque.

Variantes et autres noms

Les formes, grandeurs, matériaux, usages, métiers, époques, lieux et peuples distincts ont apporté un vocabulaire propre et très riche. Dans le dictionnaire français, la hache se décline en une variété impressionnante de mots, signe évident de sa polyvalence et de son importance. Aisseau, aissette, ascia, cochoir, cognée, coutre, dolabre, doleau, doloire, ébranchoir, émondoir, épaule-de-mouton, fendoir, francisque, gouet, hachereau, hachette, hachoir, hachot, hachotte, hallebarde, hansart, herminette, merlin, piolet, serpe, tille, tomahawk, vouge sont tous des variantes de la hache.

Ma préférée

Si je devais m’équiper d’un seul outil, je choisirais une hache. Si je devais m’équiper d’une seule arme, je choisirais une hache parce qu’elle me sert également d’outil. Comme arme, on peut l’utiliser en combat rapproché et elle peut aussi être projetée comme la francisque. La hache se permet même de devenir un ustensile de cuisine. C’est le premier objet vraiment multifonctionnel créé par l’humain et il n’est composé que de deux pièces principales et une ou deux pièces d’assemblage.

Expressions et composé

Si on peut abattre un arbre à l’aide d’une hache, pourquoi pas un être vivant? D’ailleurs, dans l’expression «abattre quelqu’un ou un animal», nous faisons directement référence à l’usage d’une hache. Son sens est devenu par la suite métaphorique et élargi à toute action visant à tuer un individu.

«Porter ou mettre la hache» dans le budget d’un service, par exemple, est une façon inélégante, brutale et drastique de réduire les dépenses.

«Enterrer la hache de guerre». Ce que font deux personnes tout juste avant de s’accoupler.

«La hache du bourreau». L’instrument ou l’action qui mettra définitivement fin à quelque chose.

Le poisson-hachette voit sa forme étrangement ressembler à celle d’une hachette ou à un hachot. Pourvu d’une grosse tête trapézoïdale et un manche (corps) court, ce poisson porte bien son nom.

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Voilà déjà la fin du h pour hache. N’hésitez pas à consulter les autres articles consacrés à un mot commençant par une lettre (!). Dois-je spécifier que, justement, celle-ci est spécifiée !

En ordre, j’ai déjà publié:

D comme désordre — j’ai de la suite dans les idées, même si elles se trouvent désordonnées.
Y comme dans… y — parfois y faut faire simple.
C pour cascade — toute une avalanche d’informations.
P pour placide — un article aux vertus apaisantes.
E pour excellence — un excellent article, sans jeu de mots, OK, aussi avec jeu de mots.

Char ou fille ?

« L’humour, c’est l’art de dire des trucs horribles à quelqu’un en lui faisant perdre le désir de vous tuer. » LeCorbot

Lecteur, lectrice, voici un billet d’humour pour se relever du dimanche annonçant nostalgiquement la fin des vacances.

Au Québec on utilise beaucoup le mot « char » pour désigner son véhicule personnel. C’est un terme plutôt archaïque, mais la culture perpétue les vieilles expressions. Il existait des chars pour transporter des denrées, du foin, mais il y avait également des chars de guerre, de course, d’apparat, de défilé.

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Je ne voudrais pas péter la bulle des filles, mais certains signes ne trompent pas. Vous devriez être convaincue que vous passez au second plan, après l’automobile de votre copain, si vous entendez ce genre de phrases.

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La jupe

Pourquoi j’appelle mon auto « Émilie » ? Tu vois, elle porte des jupes. Émile, ça aurait fait travelo.

J’aime quand tu mets ta jupe en cuir, tu sens le char neuf.

Oui, un autre week-end à exposer ma caisse au club des voitures modifiées. J’ai toujours eu l’âme d’un pédagogue. Mets ta petite jupe serrée rouge, elle s’harmonisera parfaitement avec celles d’Émilie.

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L’air provenant de la trappe remonte ta jupe ? Les déflecteurs sont bloqués ? Émilie est mon amie, après tout.

La fille

J’adore ton pare-chocs arrière, tu sais ! Tu as juste un petit problème de hauteur inégale avec tes amortisseurs avant.

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Tu es de quel type, déjà ? Démarreur ou cylindre ?

Le temps de ta vidange mensuelle, c’est quand ?

Tu es la plus bielle.

Les fuites de ton radiateur, ça se colmate ?

Je te préfère en V plutôt qu’à plat.

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Oui, je retire ses pneus d’hiver pour les remplacer par ses pneus d’été. Pourquoi je refuse de retirer tes bottes cuissardes quand tu me le demandes ? Boulot sans boulons, tu peux faire le travail toute seule.

La relation intime

Je ne caresse pas ma caisse, je la bichonne. La différence ? Tu me caresses, je la bichonne.

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J’aime quand tu ronronnes si sensuellement ! Quoi ? Je ne te parlais pas !

Menace-moi d’aller coucher dans le garage ! Pourquoi tu ferais cela ? Pour me… punir !

Tu mérites au moins autant d’attentions que j’en accorde à Émilie ? Elle ne me menace pas de me quitter si parfois je la néglige.

Possessivité et jalousie

Émilie ne me fait aucune scène lorsque je regarde une autre bagnole. Elle ne cherche pas à se comparer à une Ferrari non plus.

Tu t’inquiètes pour rien, parce que je ne voudrais jamais d’une Ferrari. Trop chère à entretenir. Par contre, je ferais bien une petite balade.

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Ne me demande plus si tu peux conduire Émilie. Comme tu vois, elle n’est pas équipée d’une conduite à droite.

Tu aimerais partir en balade ? Pas certain qu’Émilie ait envie que tu l’accompagnes.

Sexy

Si je te trouve sexy ? Surtout avec des auto…collants.

Et tu es très sexy avec avec tes talons aiguille, car impossible de conduire avec ces échasses dans tes pieds !

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Évidemment, tu es sexy ! Sinon, jamais tu n’embarquerais à bord d’Émilie !

Le cinéparc

Une soirée au cinéparc ? Tu n’y penses pas ! Côtoyer tous ces tacots et guimbardes !

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Si j’accepte, tu vas m’offrir une gâterie ? Seulement si tu me promets de ne rien laisser tomber sur le siège.

De choses et d’autres

Ton huile d’olive a quel indice SAE ?

Prendre notre douche ensemble ? Bien sûr ! Je me préparais justement à laver Émilie.

Ton parfum interfère avec celui du petit sapin.

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Tu mets encore tes pieds sur mon tableau de bord ! Je comprends ta façon de conduire maintenant !

Tu sens que j’aime plus mon char que toi ? Les femmes ! Toujours des idées stupides en tête. Pas surprenant qu’on préfère passer plus de temps derrière le volant et moins en votre compagnie !

Le géant évidé

Tapi au plus profond de la forêt boréale, là où les animaux étaient autrefois rois de ce territoire vierge aussi grand qu’un continent, se terre un incroyable géant. Plutôt gentil au regard de son fabuleux potentiel, ou endormi, son souffle ronfle et son cœur siffle au sein d’une immense caverne creusée juste pour lui dans le plus dur et le plus âgé des rocs terrestres.

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Pour se nourrir suffisamment, ses denrées s’étalent sur des centaines de kilomètres carrés en amont de cette impressionnante barrière faite de faux rocs pour pallier celui qui manquait précisément à cet endroit. L’ouvrage voûté s’étire et se détend sous la pression, mais résiste courageusement au désir naturel de l’eau de le transcender. Ce faisant, le géant n’en laisse passer qu’une infime quantité à la fois afin d’alimenter son cœur métallique rotatif.

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Ce géant est-il magicien ou même démiurge? Que dit-on de celui possédant le pouvoir de transformer l’eau en biens? Des objets de toutes sortes sont fabriqués grâce à son énergie quasi inépuisable, dont mon téléphone avec lequel je prends des photos de ses membres titanesques.

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Le doux monstre s’avère être un myriapode d’une incroyable longueur, ses innombrables membres couvrant des milliers de kilomètres afin de soutenir ses artères qui finiront par se ramifier en des millions de capillaires jusqu’à alimenter la plus humble des prises électriques murales servant à recharger mon téléphone.

Les pattes évidées du géant transportent son sang au-delà des montagnes, par-delà les vallées, par-dessus les rivières et les fleuves. Graciles, fluettes, elles supportent pourtant des tensions énormes, solidifiées dans leur cause par leur solidarité quasi indéfectible. Soutenu de parts et d’autres par des pattes jumelles, chaque membre maintient fièrement sa droiture presque en toutes circonstances malgré l’évidement quasi total de sa structure.

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Je passe sous cette fabuleuse autoroute à électrons en ressentant une impression de ridicule petitesse face à elle. Le géant grésille discrètement, ce bruit ressemble à celui d’une fine pluie tombant sur une bâche. Je suis en partie son créateur, il est un peu mon œuvre et pourtant je le trouve grandiose, surhumain, totalement disproportionné par rapport aux dimensions naturelles de tout ce qui vit sur cette planète.

Je finis par surgir de sous son ventre. Après avoir salué ses cimes métalliques, mes yeux retrouvent la rivière, le sol, l’herbe et… une famille de bernaches en pique-nique aux abords de la piste.

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Aussi incroyable que puisse m’apparaitre ce géant aux électrons bien dressés, rien n’est plus délicieux à regarder que ces cous fièrement montés afin d’exhiber leur jolie famille aux passants. Peu farouches mais toujours prudentes, elles me montrent qu’il est possible de vivre heureux, paisibles et fiers de ses accomplissements sans avoir construit un géant évidé. D’ailleurs, ne sont-elles pas en mesure de voler bien au-dessus de sa tête?

Aussi grandiose qu’une œuvre humaine puisse paraitre, la beauté d’un seul oiseau vaut bien celle d’un géant évidé.

Prouver la limite de rupture

Beaucoup de catastrophes sont dues à la Nature sans que l’humain ait sa part de responsabilité. Elles existaient avant son apparition sur la planète. On pense immédiatement aux volcans, séismes, astéroïdes, ouragans, tornades, glaciations, déglaciations, etc. Comme je l’écrivais dans un article récent, la Terre est endroit dangereux.

D’autres catastrophes naturelles ont reçu un coup de pouce de son plus indélicat habitant. On peut inscrire dans cette catégorie la fonte accélérée des glaciers, banquises et calottes polaires, des fissures et éboulements de terrains, et cætera.

Et d’autres, enfin, sont l’œuvre exclusive de l’humain comme les catastrophes nucléaires, l’effondrement de structures construites de sa main, en l’occurrence, les barrages.

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Depuis que nous avons observé les castors à l’œuvre, l’intérêt de construire des barrages n’a cessé de croitre. La plupart d’entre eux ont été érigés pour faire cesser des catastrophes naturelles comme les inondations et l’ensablement par les sédiments charriés et déversés dans les deltas.

On peut discuter du bien et du moins bien de construire ces structures à ces fins, j’en ai touché mot dans un article récent sur la subsidence. Depuis les années 1870, on a construit certains barrages dans le but unique de générer de l’électricité pour alimenter l’industrie lourde et pour accélérer l’électrification des foyers. Les barrages servent à réguler les débits d’eau, et l’électricité par le fait même, sur toute l’année et même sur des décennies.

Aujourd’hui, on compte pas moins de 45000 ouvrages répartis sur 140 pays. La moitié des fleuves de toute la planète comptent au moins un barrage. Ce nombre exclut toutes les digues qui viennent s’ajouter aux problèmes d’inondations lorsqu’elles cèdent elles aussi.

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Évidemment, de graves problèmes surviennent lorsqu’une digue, un barrage, ou souvent les deux simultanément, se rompent. Ces ouvrages étant censés être prévus pour résister aux pires conditions, force est de constater que nous ne les connaissons pas vraiment, nous les supputons.

Est-ce toujours la faute de l’humain si une catastrophe naturelle sans précédent engendre la rupture d’un ouvrage destiné à retenir l’eau? Bien entendu. Un barrage censé durer 50 ans ne sera pas calculé pour affronter des intempéries ayant une chance sur mille de survenir durant une année. Les ingénieurs et opérateurs font des choix économiques lorsqu’ils acceptent les marges de sécurité. Doubler les coûts de construction pour éviter une catastrophe n’ayant que très peu de chance de survenir, ça pèse lourd dans la balance de la compétition.

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Ces choix compréhensibles, admissibles, car basés sur une certaine logique, nous permettent de parler d’une «catastrophe naturelle» lorsque survient un orage hors norme qui met à mal nos belles œuvres artificielles. Les conséquences s’avèrent toujours dramatiques puisque la densité de la population à habiter les zones inondables en aval des barrages est ridiculement élevée. Parfois, villes et villages existaient préalablement à leur construction, mais rien n’a été entrepris pour limiter leur expansion. Bien au contraire, situés à proximité d’une source d’énergie électrique, ils poussent comme des bactéries dans leur milieu favori, accroissant d’autant le nombre de victimes en cas de catastrophe.

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Nous nous trouvons aujourd’hui à la croisée des chemins. Tous ces ouvrages à durée de vie limitée, construits pour la plupart depuis une cinquantaine d’années, ayant subi la dégradation liée aux matériaux utilisés, ont perdu leurs certificats de sécurité. Officiellement, ils le possèdent toujours, mais la réalité se situe dans les rapports oubliés et détruits par les administrations responsables de les opérer ou d’en financer leurs entretien et remplacement.

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Ainsi, on étire l’élastique le plus possible. Les structures faiblissent, se rongent, se fissurent, leurs bases sont sapées, jusqu’au jour où le prévisible ignoré surviendra. Soyez assurés que les autorités utiliseront plutôt les termes impensable, imprévu, inimaginable, sans avertissement, disproportionné, alors que rien ne sera plus faux.

On déplorera un nombre épouvantable de victimes et de disparus et des pertes matérielles incommensurables. Tout ce gâchis relèvera de quelques personnes ayant fait fi des experts sur la question. Ils auront acheté leur silence, faisant d’eux leurs complices.

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Pourquoi cette négligence? Parce que l’humain attend toujours que les prévisions deviennent réalité pour y croire. En attendant, il les utilise pour empocher encore plus de fric sous le regard consentant des autorités. Celles-ci ne sont pas dupes des risques encourus par l’incurie des opérateurs, puisqu’elles allongent les fonds nécessaires à leur démantèlement et leur remplacement. Elles voient même d’un bon œil le report de ces dépenses et investissements. Cet argent servira plutôt à financer des programmes dont la visibilité pour la population sera plus évidente dans le but de se faire réélire. Changer un barrage pour un autre, ça n’apportera strictement aucun vote.

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Lorsque ces catastrophes surviendront de par le monde, les autorités prendront alors certains moyens pour pallier les urgences, se comportant apparemment en bons pères de famille prévenants alors qu’ils étaient partis aux danseuses depuis des décennies. Il aura été trop tard pour les milliers de victimes. Elles auront servi à prouver la limite de rupture de l’élastique qui deviendra ensuite une norme pour les autres ouvrages hydrauliques.

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À moins d’un revirement spectaculaire de la tendance à la négligence, on ne pourra échapper aux catastrophes dues à des barrages qui céderont. Puisque leur construction a été concentrée autour des années 1970, on doit s’attendre à ce que les plus mal en point parmi ceux-ci se rompent dans un avenir récent commençant… maintenant.

Une bouilloire et des tares

Une bouilloire électrique est conçue pour effectuer une seule fonction et pour ce faire, elle doit accomplir trois actions. Son unique but consiste à bouillir de l’eau qui sera ensuite utilisée. Trois actions sont indispensables afin d’atteindre ce but, soit celles d’agir comme contenant, d’agir comme bouilloire et d’agir comme verseur.

Ma bouilloire réussit à mal exécuter deux de ces trois actions. Elle fuit et elle verse plus d’eau à côté de ma tasse que dedans.

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Un contenant est, par définition, étanche. Ce n’est pas une qualité de l’être, mais une nécessité évidente, sinon on ne parle plus d’un contenant, mais d’une clepsydre, d’un arrosoir ou d’un gicleur. Je devrais donc nommer ma bouilloire un arrosoir de comptoir chauffant. Mais à quoi sert un arrosoir de comptoir chauffant?

Pire, cet objet pathétique verse comme un cancéreux de la prostate en fin de vie. C’est donc un arrosoir de comptoir chauffant versé (!) dans les éclaboussures. Ma bouilloire électrique a vraiment évolué en un objet mutant plutôt inquiétant pour le bien-être des habitants de la maison et surtout pour la réussite de mon thé.

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Je comprends pourquoi ma bouilloire fuit. Oh, ne croyez surtout pas que je l’ai psychanalysée, mais je l’ai tout de même analysée! Elle fuit parce que son fond est composé de deux parties distinctes dont l’une chauffe et l’autre pas. Dilatation due à la chaleur, le joint censé être étanche entre les deux sections, à l’évidence, ne l’est pas du tout.

Je comprends aussi pourquoi elle pisse partout, sauf dans ma tasse. J’oublie un cancer de la prostate, trop évolué et surtout, peu pertinent pour UNE bouilloire. Design compact, le bec verseur ne peut bien exécuter sa fonction que dans des paramètres de débit, d’angle et de volume d’eau intérieur bien précis, paramètres évidemment inconnus. Et même à cela, la bouilloire doit verser correctement dans des écarts suffisants d’utilisation pour la rendre pratique et efficace, mais surtout pas en devenant capricieuse et caractérielle.

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Ma bouilloire n’était pas dispendieuse, direz-vous. Et après? Où sont les instructions et l’étiquette spécifiant qu’elle ne sera en mesure que de bouillir, mais qu’elle n’a pas été conçue pour rester étanche et qu’elle sera absolument incapable de créer un filet d’eau lors de la versée?

Je ne suis pas responsable de ceux qui ont dénaturé leur produit pour le rendre attrayant et accessible, tout en conservant un nom qui ne lui sied pas du tout. L’emballage était clair et disait que je trouverais une bouilloire à l’intérieur, pas un arrosoir de comptoir chauffant à éclaboussures multiples et garanties.

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Cet exemple d’aberration manufacturière est loin d’être unique. Bien au contraire, ma liste s’allonge d’année en année, même avec des objets très dispendieux qui, aujourd’hui, ne se gênent plus pour posséder de graves vices de fabrication, les rendant souvent inutilisables. Peu importe la fortune déboursée pour leur acquisition, elle ne représente plus du tout un indice et encore moins un gage de qualité.

J’écrirai d’autres articles sur ce vaste sujet qui démontre hors de tout doute certains travers de notre espèce qui les conduiront inexorablement à sa disparition.

Oui, de simples exemples comme celui de ma prétendue bouilloire peuvent en révéler beaucoup sur le sort de l’humanité lorsqu’on sait interpréter certains symptômes. Nous sommes sérieusement et profondément tarés, ce n’est pourtant pas si difficile à diagnostiquer, il me semble!

 

Y comme dans… y

La deuxième lettre qui fait l’objet d’un mot à découvrir est le «y». C’est quand même une drôle de lettre, ce i grec. Vingt-cinquième lettre de l’alphabet, c’est tout autant une voyelle qu’une semi-consonne (ou une semi-voyelle selon les ouvrages), une lettre qui s’écrit en deux mots «i» et «  grec», parfois avec un trait d’union (i-grec), parfois sans (i grec). Sa graphie a été empruntée à la lettre grecque upsilon majuscule (Υ), de là il tient son nom. 

En police de caractères latine avec ou sans empattements, les y minuscules, majuscules, italiques et calligraphiques peuvent ressembler à ceux-ci.

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Dans le mot «cycle», y est une voyelle et il se prononce comme un [i], tandis que dans le mot «yocto», c’est une semi-consonne et il se prononce phonétiquement [j] comme dans paille [paj].

Y est une lettre, mais aussi un mot à part entière. Ainsi, le mot qui commence par « y » qu’on découvrira aujourd’hui, est le mot « y ».

Parfois, le mot « y » est un adverbe, parfois un pronom. Dans l’exemple «vas-y», y est un pronom adverbial désignant un lieu.

Y est un pronom personnel dans des exemples comme «vous n’y pensez pas» et «j’y renonce».

Cette lettre est aussi un pronom ou un adverbe dans les gallicismes comme «y en a marre» et «on ne s’y retrouve plus».

Il remplace parfois directement le pronom personnel «il». «C’est-y pas de valeur!» «Voulez-vous t’y que je le fasse ou pas?» Ce langage plutôt désuet est souvent populaire chez des populations éloignées qui ont gardé un parler ancestral.

Pour une seule lettre, on peut dire qu’elle y trouve beaucoup à faire. Et pour être plus compliqué que ça, y faut se lever tôt et user de beaucoup d’imagination!

«Y» est utilisé pour le symbole de l’élément chimique Yttrium de numéro atomique 39 casé dans la troisième colonne du tableau périodique de Mendeleev.

On utilise la lettre y minuscule comme préfixe dans le système international d’unités pour signifier un quatrillionième, soit un diviseur à 24 chiffres après la virgule.

C’est 0,000000000000000000000001 ou 10-24. On utilise le mot yocto pour désigner ce diviseur.

Quant au Y majuscule dans le système métrique, il se nomme Yotta et fait l’inverse, il multiplie par 1024 ou autrement dit, par un quatrillion. (1000000000000000000000000).

Mon dictionnaire recense seulement 129 articles sous la lettre Y, seulement battue par la lettre X avec 116 articles.

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Le montage photos précédent présente quelques mots commençant par Y et ce sont tous des mots empruntés d’autres langues. Un youyou, un yawl, une yourte et du yaourt (yogourt) provenant de mots chinois, anglais, russe et bulgare.

Enfin, tout le monde connait la plus grande utilisation qu’on fait d’un Y. On en fait des lance-pierres, évidemment.

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