Penser l’Univers autrement — 2

Dans l’article précédent, j’entame une réflexion sur une vision radicalement nouvelle de l’Univers, soit un « Univers tramé informatif plurivalent (UTIP) ». Puisque cet article se veut la suite, je vous recommande la lecture du premier volet.

Démystification des bizarreries quantiques

Mon Univers informatif tramé et plurivalent expliquerait les sauts quantiques des électrons et leurs orbitales, la non-localité et tout un tas de concepts quantiques difficilement compréhensibles et acceptables dont ceux reliés à la mesure. L’expérience des fentes de Young n’aurait plus rien d’incompréhensible ou de mystérieux.

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Décohérence quantique

Ce qu’on nomme la décohérence quantique n’est en fait que la matérialisation de l’information causée par un impact, une mesure, une commande spécifique ou un algorithme traitant un lot d’informations contenues dans plusieurs mailles et qui considère qu’une particule ou un groupe de particules prendra forme à cet endroit de l’espace-temps.

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Intrication quantique

Ce phénomène si combattu par Einstein, mais maintes fois prouvé, connait avec ma théorie une fin heureuse pour ce cher homme, ou à tout le moins une explication qu’il aurait pu accepter.

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Lors de l’émission de deux photons intriqués, on sait qu’on émet de l’information et non pas les photons eux-mêmes. Cette information se transporte à travers la trame à vitesse causale c (vitesse de la lumière). Lorsqu’il y a détection d’une caractéristique comme le spin d’un des deux photons, l’information sur le spin du deuxième photon intriqué est déjà rendue là où on va le matérialiser. L’intrication quantique ne viole donc aucunement la loi de la causalité.

Augmentation de la masse avec l’augmentation de la vitesse

Ce phénomène relativiste imaginé et calculé par Einstein se comprend assez bien avec l’Univers UTIP. On remarque dans notre monde que la masse d’une particule augmente avec sa vitesse jusqu’à valoir l’infini ∞ si on la pousse à atteindre la vitesse limite de causalité c.

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Or ce comportement s’explique en considérant qu’une information requerra un nombre plus important de mailles pour être transmise plus rapidement afin de ne pas saturer la capacité des mailles d’espace-temps et ainsi de corrompre ou de perdre cette information. L’usage de plus de mailles par unité de temps équivaut exactement à une plus grande quantité d’information fixe, donc à une plus grande masse.

La gravitation

On peut même comprendre les effets cosmologiques comme la déformation graduelle de l’espace-temps lorsque la quantité de matière (d’informations) augmente. Si on considère que les mailles gardent toujours les mêmes dimensions, il faut donc accepter que ces déformations soient de l’espace-temps supplémentaire créé pour aider à supporter le poids grandissant des informations transportées sur la trame et non pas un étirement de ces mailles comme le montrent souvent les représentations de la gravitation de la relativité générale.

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Si la masse n’est plus qu’une information inscrite dans des paquets qui se meuvent plus ou moins rapidement sur la trame et qu’elle crée sur son passage des mailles d’espace-temps supplémentaires, il faut donc accepter que la gravitation qu’exerce une masse sur une autre représente simplement la propension de l’information à trouver le maximum de mailles d’espace-temps d’informations et à s’en rapprocher afin d’en utiliser une certaine quantité à son propre profit.

Une masse importante crée une grande quantité de mailles d’espace-temps vierges d’informations qui deviennent disponibles pour cette même masse d’information, mais également pour tout paquet d’information passant à proximité. Cela exerce sur ce paquet un attrait à se rapprocher de ces mailles supplémentaires, car chaque paquet d’information est conçu de telle façon à rechercher le chemin le plus susceptible de le transporter efficacement, donc à trouver le chemin où existent le plus de mailles.

Les trous noirs

Les trous noirs correspondent simplement à des endroits où le nombre de mailles à créer dépasse la capacité de la trame d’espace-temps. L’information transportée est alors piégée au sein d’une certaine quantité de mailles qui perdent leur capacité de générer des particules à cause de leur impossibilité de résoudre les équations à partir d’informations incomplètes au sein de chacune des mailles.

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Un trou noir, c’est un disque dur d’ordinateur au catalogue corrompu à cause d’une quantité trop grande d’informations. Les infos inscrites dans ces mailles sont irrémédiablement piégées.

L’expansion de l’Univers

On peut expliquer l’expansion de l’Univers par son besoin de transporter de plus en plus d’informations. Ce gonflement ne se produit pas sur les rebords de l’Univers, mais partout dans l’espace, créant des mailles supplémentaires capables de relayer toujours plus d’informations.

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Cette création se produit à partir de ce qu’on nomme aujourd’hui l’énergie sombre ou noire, une énergie potentielle capable de générer des mailles d’espace-temps à un rythme défini par la quantité d’information à transmettre afin d’éviter la saturation des mailles, le piégeage des infos et ainsi la production de trous noirs intempestifs.

Conclusion

Voilà en résumé comment un monde basé sur un transport d’informations sur des particules plutôt que sur le transport des particules elles-mêmes permettrait de comprendre et de lier la physique quantique et la physique cosmologique en une seule vision cohérente de notre Univers.

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Il reste tellement à écrire sur ce type d’Univers et de choses à expliquer, mais je suis sincèrement convaincu que cette vision permet de réconcilier une fois pour toutes les deux pans apparemment incompatibles de notre physique moderne.

Je poursuivrai mes réflexions sur mon «Univers tramé informatif plurivalent» (UTIP) dans d’autres articles qui seront répartis parmi beaucoup d’autres sujets de préoccupations. Restez à l’affût en vous abonnant.

Penser l’Univers autrement — 1

Je consacre deux articles se voulant un essai sur ce que je nomme un «Univers tramé informatif plurivalent (UTIP)». Ne paniquez pas, ce terme s’explique assez facilement en commençant par le début et en gravissant une marche à la fois. Un lien peut être fait entre cet article et l’Univers simulé que je décrit dans un article à lire ici

L’intemporalité du photon abordé dans un précédent article semble nous ouvrir une porte vers une vision radicalement différente de notre Univers. Je vous recommande de le lire si ce n’est déjà fait. Dans le présent article, j’utilise préférentiellement le photon comme exemple, mais le concept s’applique à n’importe quelle particule élémentaire massive ou non.

Création d’un photon

L’intemporalité photonique expliquerait sa non-localité, mais aussi la non-localité de toutes les particules massives ou non. Si un grain de lumière peut se retrouver n’importe où en un temps (personnel) nul, se pourrait-il qu’il soit déjà (potentiellement) partout?

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Alors, plutôt que de considérer le photon comme une particule ou une onde qui voyage dans l’espace-temps, regardons l’Univers comme un champ de potentiel énergétique emplissant déjà tout l’espace possible. En d’autres termes, l’espace possède déjà la capacité de créer un photon n’importe où, il suffit de lui dire où et quand le faire. L’espace contient la recette, les ingrédients et les ustensiles pour créer des photons, peu importent l’endroit et le temps (espace-temps). Il en va de même avec toutes les particules contenues dans le bestiaire de la physique.

Le processus fondamental

Une fois émis par une quelconque étoile sise aux confins du cosmos, le photon, ou en fait des informations le concernant se mettent à voyager dans la trame d’espace-temps. En soi, le photon ne voyage absolument pas et n’a pas à le faire. Ce sont ses papiers d’identité qui le font à sa place.

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Il est impossible pour nous de le détecter tant que ses papiers d’identité ne nous parviennent pas via la trame de l’espace-temps et ceux-ci prennent un certain temps pour nous parvenir. Cette vitesse de transmission des informations concernant le photon émis par l’étoile peut se nommer la vitesse de la lumière, la vitesse limite, la vitesse de causalité ou la vitesse de transmission des informations le long de la trame informative, choisissez le terme qui vous convient le mieux, tous s’équivalent.

L’information

Je reviens donc à mon article sur l’information, que tout est information. Ici, je pousse le concept encore plus loin en considérant que les voyageurs dans l’espace ne sont pas les particules elles-mêmes, mais seulement l’information sur ces particules qui se meuvent à différentes vitesses selon le «poids» des informations à transmettre, correspondant en fait à leur masse.

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Avec nos ordinateurs, on comprend très bien le concept de «poids» de nos documents et la vitesse avec laquelle nous pouvons les relayer d’un stockage à un autre. La masse des particules pourrait se comparer à un document informatique plus ou moins lourd, donc plus ou moins rapide à transférer.

Dualité onde – particule

Cette notion perd un peu de réalité sans toutefois s’inscrire en faux. En considérant que tout n’est qu’informations, cette dualité n’est que la représentation d’un lot d’informations avant et après leur matérialisation.

La masse

Si l’Univers n’est qu’informations, ce que nous nommons la masse des particules est ni plus ni moins que le bagage informatif maximal transportable par cette masse d’informations regroupées dans un seul et même «paquet». À chaque paquet de différentes valeurs correspond ce que nous nommons une particule de différente masse. La masse nulle du photon explique sa vitesse supérieure et maximale. Car au-delà de l’information contenue dans de la masse, il existe également d’autres informations de base portées par un photon, ne serait-ce que sa quantité de mouvement, son spin et son identité. Ainsi, transmettre quelques informations sur une trame conçue à cet effet, une trame d’espace-temps comme celle décrite dans la théorie de la gravitation quantique à boucles, exige une consommation de ressources temporelles, raison de la vitesse maximale, mais non infinie de la lumière malgré sa masse nulle.

Des mailles d’espace tridimensionnelles

La trame de l’espace est composée de mailles volumiques valant chacune un «volume de Planck». Ce volume indivisible et minimaliste serait capable de transmettre l’information d’un photon à ses mailles adjacentes à une vitesse phénoménale, je vous le donne en mille, le temps de Planck.

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Les mailles tridimensionnelles de l’espace sont si incroyablement fines qu’il nous est bien difficile d’en imaginer la quantité comprise dans un simple dé à jouer. 1098 mailles par cm3. C’est bien plus que le nombre total d’atomes dans tout l’Univers estimé à 1080.

Temps, vitesse de transmission et retard

Quant au temps de Planck, c’est le plus petit atome de temps. Il équivaut à 5 x 10-44 seconde. En fait, ce temps est déduit de la vitesse de la lumière lors du passage de l’information d’un photon d’une maille spatiotemporelle à l’autre.

L’information d’un photon qui se transporte d’une maille à l’autre s’effectue à la vitesse limite, elle n’accumule donc aucun retard de transmission. C’est pourquoi un photon semble intemporel. Son temps propre équivaut au retard accumulé de maille en maille. Puisqu’il n’y a aucun retard, il ne possède aucun temps propre, il est donc intemporel.

L’information d’une particule possédant une masse accumule des retards de transmission de maille en maille, l’empêchant d’atteindre la vitesse maximale.

Création des particules

Voilà le cœur du sujet et de mon idée d’une trame spatiotemporelle plurivalente. Chaque maille de l’espace-temps possède la capacité de faire apparaitre n’importe laquelle des particules à partir de l’énergie intrinsèque de chacune des mailles qui s’avère être l’énergie du vide. Il lui suffit de recevoir l’information sur sa nature et ses caractéristiques transmises sur la trame ainsi que la commande de la rendre réelle, de la créer. Cette commande provient de ce qu’on nomme la détection, la mesure, l’interaction entre elle et une autre particule déjà passée de l’état virtuel à l’état matériel.

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J’utilise le terme d’Univers plurivalent pour désigner sa capacité intrinsèque à créer n’importe quelle particule élémentaire à n’importe quel endroit de sa trame.

De cette façon, les particules ne se déplacent jamais dans l’espace-temps, même si on croit voir qu’elles le font. Ce sont ses caractéristiques qui sont transmises de maille en maille et celles-ci obtiennent ou non la commande de la générer. Sans cette commande, la particule reste à l’état virtuel d’information non traitée. Alors on la considère comme virtuelle ou délocalisée. En la détectant, la trame d’espace-temps résout les équations en utilisant les paramètres contenus dans le paquet d’information transmis et génère la particule correspondante.

Le prochain article continuera de relier ma théorie UTIP aux phénomènes physiques connus, tant ceux liés à la physique quantique que ceux traitant de relativité générale.

Le fond diffus cosmologique et la vie

Les scientifiques adhèrent en grande majorité au concept de la température idéale pour que la vie puisse se développer. Sans surprise, elle doit permettre à l’eau de rester liquide puisque ce précieux dissolvant anime les échanges chimiques entre les molécules. Toutefois, sa température d’ébullition peut grandement varier selon la pression atmosphérique locale et ainsi diminuer ou accroitre l’écart de température pour lequel l’eau reste dans son état liquide. Par exemple, à 200 hectopascals, l’eau bout à seulement 60,1 °C. Pour réussir des pâtes très dégueulasses, c’est l’idéal. En revanche, à 1 013,25 hectopascals, l’eau bout à sa température phare de 100 °C. Ainsi, sur des planètes ou des lunes ayant une atmosphère plus ténue que sur la Terre, la fourchette des températures favorables à la vie aquatique se rétrécit.

En science, les températures sont souvent données en Kelvin. Il existe une température absolue, une température limite inférieure impossible à atteindre. Elle vaut -273,15 °C. On a donc considéré cette température limite comme le zéro absolu et on lui a donné une unité, le Kelvin. Donc, 0 K et -273,15 °C sont des températures équivalentes. Ensuite, c’est facile puisqu’une augmentation de 1 °C donne la même augmentation de 1 Kelvin.

300 Kelvins (K) et 27 °C représentent donc la même température, une valeur idéale pour voir la vie foisonner.

L’espace intersidéral possède une température issue du Big Bang, aujourd’hui elle vaut environ 2,78 Kelvins. Celle-ci n’a cessé de diminuer depuis les origines de l’Univers. Il a donc existé un épisode où cette température avoisinait la valeur idéale pour l’évolution de la vie, une fourchette autour des 300 K.

Est-ce que des entités auraient pu naitre dans l’espace alors baignée dans cette douce température? Certains scientifiques le croient et osent même prétendre que des organismes intelligents auraient pu apparaitre lors de cet épisode particulier de l’histoire de notre Univers.

Cependant, ces entités n’auraient pas possédé un corps comparable aux entités biologiques que nous sommes et que nous côtoyons sur la planète. En l’absence de gravitation, ils auraient probablement adopté une forme sphérique, très étendue et d’une densité infime.

Si de la vie est apparue lors de ce moment unique dans l’évolution de notre Univers, elle n’aurait peut-être pas résisté au refroidissement ultérieur et il y a de fortes chances que ce type d’entité ne peuple plus l’espace. Toutefois, il aurait pu migrer vers des lieux susceptibles de maintenir une température élevée, comme à la surface d’une planète ou dans des nuages de gaz chauffés à 300 K.

Des entités invisibles pourraient donc habiter tout près de nous à notre insu, des ancêtres presque aussi vieux que l’Univers dans lequel nous sommes plongés, des entités flottantes, immenses, omniprésentes et pensantes, mais invisibles, évanescentes, informes, furtives et très discrètes.

Univers simulé

« Tout est particules »

« Tout est champs »

« Tout est informations »

— John Wheeler

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Ces trois affirmations représentent l’évolution de la pensée d’un monument de la physique quantique, John Wheeler.

L’information est aujourd’hui au centre des préoccupations des physiciens, car elle pourrait bien représenter la clé de compréhension de notre Univers. J’aurai l’occasion d’en reparler plus longuement dans un article en cours de rédaction.

Elle nous conduit naturellement à nous demander si nous ne vivons pas dans une simulation numérique. Question existentielle vraiment lourde de sens, s’il en est !

Longtemps négligé, le concept de l’information est aujourd’hui apparenté à celui de l’énergie, surtout en ce qui a trait à son principe de conservation. L’information serait donc transformable, mais jamais périssable.

Un pionnier en la matière aura été Ludwig Boltzmann et la constante qui porte désormais son nom (k) est directement liée à la notion d’information.

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Si, comme le pense John Wheeler, l’Univers n’est qu’information, tout conduit alors à imaginer que nous sommes une série d’équations et de valeurs paramétrées. Notre vie ressemblerait à celle vécue par les héros de la trilogie de la Matrice sans le côté réveillé et extérieur à l’ordinateur.

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Alors comment le découvrir si on ne peut pas se réveiller en avalant une pilule rouge  ?

Il existerait des anomalies qu’on pourrait détecter puisque aucun système n’est parfait. Il s’agirait de sursauts, de déjà-vu, de temps d’arrêt, dévénements défiant les lois de la physique.

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Croyez-vous avoir déjà été témoin d’un genre d’événement semblable et que pensez-vous de l’Univers simulé ?

Une histoire d’univers parallèles

Aujourd’hui je vous présente une histoire maintes fois reprise sur la toile tendant à prouver que des univers parallèles existent. À la fin de cet article, je vous donne mes raisons pour lesquelles cette histoire devrait être crue ou, au contraire, être considérée comme un canular.

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L’inconnu venu de… de… ?

Aéroport de Haneda, Tokyo, 1954. Un homme caucasien d’âge moyen portant des vêtements élégants se présente aux douanes après son vol en provenance d’Europe. Il explique en être à son troisième voyage d’affaires à Tokyo cette année. Sa langue maternelle est le français, mais il parle correctement le japonais et plusieurs autres langues. Son sac de voyage contient des billets de banque de plusieurs pays, confirmant ses habitudes de grand voyageur.

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Jusqu’ici, rien de bien étrange jusqu’à ce qu’il réponde à la question sur son pays d’origine et présente son passeport. Il affirme provenir d’un pays appelé Taured, ce que son passeport maintes fois estampé de visas variés semble confirmer. Les agents lui répondent qu’aucun pays au monde ne porte ce nom. L’individu situe pourtant Taured entre la France et l’Espagne.

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Il dit avoir un rendez-vous d’affaires avec une compagnie dont le nom n’apparait nulle part dans les différents registres japonais. Par contre l’hôtel où il devait résider existe bien, mais celui-ci ne retrouve aucune trace d’une réservation au nom du monsieur. Le nom de la banque nippone apparaissant dans son calepin n’a jamais existé.

L’homme croit avoir affaire à une farce élaborée et se moque des agents qui lui pointent sur la carte la Principauté d’Andorre, le lieu probable du pays qu’il s’entête à nommer Taured. Il jure n’avoir jamais entendu parler d’un pays nommé Andorre. D’après lui, Taured correspond bien à l’actuelle Principauté d’Andorre, mais le pays se nomme Taured depuis plus d’un millier d’années.

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Les douaniers décontenancés le logent pour la nuit sous bonne garde dans un hôtel proche tout en conservant ses papiers dans une salle sécurisée de l’aéroport, le temps de savoir quoi faire avec cet énergumène venant d’un pays inconnu, mais muni d’un passeport et d’un permis de conduire prouvant le contraire.

Le matin suivant, l’homme s’est volatilisé alors qu’il n’a pas pu quitter sa chambre fortement gardée. Pire, tous ses effets personnels et même ses papiers laissés en sécurité à l’aéroport ont subi le même sort. C’est comme si toute cette affaire n’avait jamais existé.

Les douaniers n’ont écrit aucun rapport officiel sur cet événement, ce qui rend sa véracité suspecte. Toutefois, il aurait été surprenant qu’ils fassent exprès pour faire des fous d’eux-mêmes. Cependant, cette histoire remontant à 1954 semble avoir été oubliée jusqu’en 1981 où elle apparait dans le livre The Directory of Possibilities. Ni le nom de l’individu, ni la compagnie aérienne, ni le numéro du vol, aucune information permettant des recherches ne semblent avoir remonté jusqu’à nous.

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Preuve d’univers parallèles ou tentative pour nous y faire croire?

Cette histoire est reprise des tas de fois sur internet, principalement sur des sites ésotériques où l’existence d’univers parallèles est défendue avec convictions.

Je n’ai rien contre le concept d’univers évoluant dans des dimensions parallèles, j’en ai contre le parallélisme des histoires de ces mondes. Dans tous les exemples répertoriés, on nous présente des mondes quasi identiques mis à part quelques détails. Je vais expliquer pourquoi cet élément constitue le talon d’Achille de ces histoires.

La divergence

Il faut savoir distinguer des univers parallèles et des histoires d’univers parallèles.

Dans cette histoire, Taured existe depuis plus de 1000 ans. L’univers parallèle serait donc au moins aussi vieux. Cela signifie que les deux mondes, le nôtre et celui du voyageur, ont eu le temps de diverger depuis autant d’années. Puisque le hasard ne peut s’appliquer de manière identique dans deux univers et que nous sommes sous l’emprise des lois du hasard, de légères différences seraient apparues dès l’apparition de l’univers parallèle. Celles-ci auraient entrainé quelques changements qui se seraient additionnés à de nouvelles variations pour créer des réalités de plus en plus divergentes.

Exponentielle est la divergence

Tous les systèmes cumulatifs créent des divergences exponentielles entre eux. En mille ans, les différences accumulées auraient créé un monde si différent qu’on ne reconnaitrait plus qu’il provient du nôtre. Ce ne sont donc pas quelques différences superficielles, mais bien des univers totalement différents qui nous apparaitraient après mille ans de divergences.

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Le saut interunivers

Je ne réfute pas la probabilité de sauter d’un univers à un autre. Par contre, le fait qu’un seul individu voyageant en avion en compagnie de centaines d’autres se soit retrouvé aspiré par le nôtre m’apparait pour le moins suspect. Qui plus est, ses bagages l’auraient miraculeusement suivi dans ce saut. Pour un heureux hasard, c’en est tout un! À croire que l’inanimé possèderait une conscience capable de suivre son maitre. Avoir su, je n’aurais jamais perdu un seul bagage lors mes voyages en avion. J’avais juste à leur demander gentiment de me suivre partout où j’irais.

La disparition

D’autre part, comment interpréter sa disparition de la chambre d’hôtel et celle de ses papiers à l’aéroport? Un nouveau saut parfaitement bien synchronisé qui l’aurait ramené dans son monde, lui, ses bagages et ses papiers? Peut-être ont-ils subi un anéantissement pur et simple à cause d’une incapacité de subsister ici? Pourquoi alors cette disparition serait survenue durant la nuit et pas avant à l’aéroport?

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1954 et 1981

Les 27 ans séparant les faits de leur publication me rendent suspicieux. On ne peut remonter dans les archives des compagnies aériennes de l’année 1954 où le transport aérien était bien différent d’aujourd’hui et les ordinateurs quasi inexistants. Cette histoire manque cruellement de détails et on ignore par qui et comment elle a pu avoir été transmise durant ces 27 ans.

Taured vs Andorre

La création d’Andorre date de l’année 780 et son paréage a eu lieu en l’an 1278 grâce à Charlemagne. Les origines présumées de Taured concordent donc avec celles d’Andorre. Cependant ce millénaire de divergence pose le problème inverse, celui de la trop grande ressemblance. Le terme Taured pourrait provenir de l’arabe [t’awr] signifiant montagne, parfaitement compatible avec le paysage de cette plus petite principauté d’Europe nichée dans les Pyrénées.

Cette divergence somme toute mineure paraitra plausible aux yeux des gens. Petit territoire, petite histoire, petite divergence qui ne remettent pas en cause les ressemblances conservées entre les deux univers. Mêmes pays mis à part le nom Taured, mêmes monnaies, mêmes langues, mêmes types de transport, tout est semblable à quelques exceptions près. Andorre recyclée en Taured ne choquera pas la sensibilité de la majorité des lecteurs. Pourtant, c’est justement cette trop petite différence entre les deux mondes qui rend cette histoire plus que suspecte.

Mon verdict

Pour ces raisons, je considère cette histoire inventée de toute pièce, son auteur commettant la même gaffe que presque tous les autres créateurs de mondes parallèles (Fringe, Sliders) qui s’entêtent à engendrer des mondes trop semblables, trop crédibles pour être véridiques. Mais aux yeux des spectateurs et des lecteurs, les histoires trop divergentes perdraient tout intérêt.

Et comment réussir à nous faire croire à l’existence d’univers parallèles sinon en nous présentant des histoires quasi parallèles? Certainement pas avec une probabilité bien plus réaliste, celle d’univers très divergents! Comme quoi, il est facile de se faire duper si on omet d’analyser tous les détails d’une histoire.

Divergence

À trop vouloir une histoire crédible…

Ici, l’erreur est récurrente et commune à presque toutes ces prétendues preuves, les auteurs créant des histoires trop parallèles pour des univers parallèles, car ils se fourvoient entre le parallélisme d’existence et le parallélisme événementiel impossible à préserver, car il est en partie mu par le hasard et rapidement l’histoire divergera exponentiellement avec le temps qui passe.

Déboulonner la création spontanée d’univers parallèles

D’entrée de jeu, je vous avise que je ne remets pas en question dans cet article la possibilité d’existence d’univers parallèles, mais seulement de la façon dont parfois on envisage leur création.

Le concept d’univers parallèles à celui que l’on connait, le nôtre, est devenu sérieux dans la tête des physiciens avec les travaux du mathématicien Hugh Everett.

Il existe des tas de façons d’imaginer des univers parallèles, mais la plus populaire reste celle montrée à l’écran dans la série «Fringe». On parle d’un ou plusieurs univers presque en tout point semblables au nôtre à quelques exceptions près.

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Par exemple, on imagine un autre univers semblable au nôtre, mais dans lequel les nazis auraient gagné la Seconde Guerre mondiale, ou encore un monde où John F. Kennedy n’aurait pas été assassiné. Ensuite, on extrapole une suite plausible.

Le problème se situe dans l’évolution de ces univers dans leur passé. Comment ces univers auraient-ils pu rester identiques au nôtre jusqu’à un point de divergence quelconque? Pourquoi ce point de divergence ne s’est-il pas produit bien avant?

Si on admet le principe de divergence, pourquoi se limiter à un seul point de séparation? Pourquoi pas mille, un million, un milliard, une infinité? Le concept d’un ou de plusieurs univers parallèles maintenus identiques au nôtre durant des milliards d’années et qui divergeraient tout à coup n’a donc aucun sens. C’est comme imaginer deux bonbonnes de gaz identiques où tous les atomes à l’intérieur se comporteraient de façon parfaitement identique à leur homologue durant des temps immémoriaux et que tout à coup l’un d’entre eux ne suivrait pas le tracé de son équivalent dans la seconde bonbonne.

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On comprend facilement que les atomes formant des gaz possèdent des comportements aléatoires et chaotiques. Même si les deux bonbonnes et leur contenu partaient d’un moment où ils étaient parfaitement identiques, à la toute première fraction de seconde de leur évolution, plus aucune paire d’atomes homologues ne se retrouverait au même endroit à l’intérieur de leur bonbonne respective.

Imaginez maintenant tous les atomes de notre univers qui seraient capables d’une telle prouesse avec ceux d’un univers parallèle, et ce depuis le début de leur histoire commune, donc 13,8 milliards d’années. Si les univers parallèles existent, ils ne peuvent pas ressembler au nôtre à cause des divergences infinies qui se seraient produites dans le passé.

La physique quantique nous a montré que l’univers n’est pas déterministe. Ainsi, ce genre de tracé parallèle continu entre deux univers est impossible.

La riposte des scientifiques fut d’imaginer qu’un tout nouvel univers se crée spontanément au moment d’un choix. Si je tourne à gauche ou si je tourne à droite, ces deux possibilités créent la divergence qui engendre deux univers identiques en tout point, sauf que dans un cas, l’évolution se poursuivra avec mon premier choix et dans le deuxième univers ma vie prendra le second tournant.

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Mais d’où proviendrait l’énergie nécessaire à créer ces tout nouveaux univers remplis soudainement de toute cette masse nouvelle (E = mc2) et déjà parfaitement ordonnés exactement comme le premier? Et qui, ou quoi, peut faire un choix qui engendre un nouvel univers? Seulement l’humain? Un primate a-t-il ce privilège? Et une souris? Une bactérie? Un brin d’ADN? Une molécule? Un atome?

Et lorsqu’un choix contient mille possibilités différentes, ça créerait mille univers? Et si le choix contient des milliards de possibilités, comme le choix des trajectoires possibles? Lorsque je tiens le volant de ma voiture, je choisis consciemment ou inconsciemment de le tourner légèrement, mais combien légèrement? Un peu, un peu plus, un peu moins, ma main peut prendre des positions infinies correspondant chacune à un choix différent qui créerait autant d’univers qu’il y a de positions possibles de ma main sur ce volant. Et là, je ne parle que d’une seule correction de trajectoire. Et quel est le temps de latence entre deux choix permettant ou non de créer un nouvel univers parallèle? Un siècle, un an, une journée, une seconde, une microseconde, une femtoseconde?

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Penser que des univers parallèles se créent à partir d’un choix n’a aucun sens puisque c’est le concept même du choix et de ses différentes possibilités qui y sont rattachées qui n’a aucun sens.

On a mis au défi certains promoteurs de cette théorie. S’ils y croyaient vraiment, ça ne devrait pas les déranger de se suicider puisqu’ils existent dans une multitude d’autres univers. Étrangement, aucun n’a semblé vouloir y croire jusqu’à ce point.

L’Univers est une indian pale-ale

La reproduction sexuée des humains permet le mélange des gènes des deux parents engendrant des humains tous différents les uns des autres. Cette particularité possède deux effets diamétralement opposés.

Le premier effet est d’engendrer de la diversité et empêche, par exemple, une maladie d’éradiquer 100 % de la population. Des individus anormaux permettront presque toujours à notre espèce de survivre. Le second effet est que cette diversité salvatrice tue aussi. Des gens naissent trop anormaux pour survivre ou pour vivre longtemps et normalement.

J’ai été papa d’un enfant né lourdement handicapé, un truc incompréhensible produit par cette reproduction sexuée et les aléas quantiques. Aujourd’hui, mon fils est décédé des suites de ses anomalies. Je n’en ai jamais voulu à la Nature d’avoir fait son travail en devenant un peu trop créative lorsque est venu le temps de façonner mon gars. Ça survient et on doit agir en conséquence. On rêve soi-même d’être né anormal pour être muni d’un troisième bras, mais comme tout le monde, on prend ce que la Nature nous a donné et on fait au mieux.

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J’écris ce billet aujourd’hui parce que c’était la fête des Pères ce dimanche et que les souvenirs sont toujours plus concrets durant ces occasions.

Si vous êtes vous-même aux prises avec une anomalie ou si vous vivez à proximité d’une personne possédant des différences peu enviables, j’aimerais simplement dire que le bonheur reste toujours possible. Le bonheur n’est pas tributaire de la normalité ou de la simplicité de nos vies, il est tributaire de nos sentiments face à ces différences qui ornent notre quotidien un peu ou très différemment.

À la question du «pourquoi», «pourquoi ça m’arrive», je me suis répondu que c’était pour me rendre meilleur et me permettre d’atténuer mes travers. À la question «à quoi ça sert», du but qu’avait l’Univers de créer cette petite personne si différente, je me suis répondu que, comme nous, l’Univers devait expérimenter s’il n’est pas en possession d’un excellent professeur ou s’il a de la difficulté à prévoir les résultats finaux avant de mettre ses idées en pratique.

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J’en suis donc arrivé à la conclusion que l’Univers est jeune et laissé à lui-même, sans surveillance et sans éducateur pour le guider. Ce n’est pas qu’il soit mal intentionné, un garnement ou même une peste, mais il n’a rien appris d’autre que la méthode essais-erreurs.

Confucius disait qu’il existe trois moyens d’apprendre. En réfléchissant, et en étant probablement guidé en ce sens, c’est le moyen le plus noble. En imitant, c’est le moyen le plus simple, le plus rapide, le plus efficace. En expérimentant, c’est le moyen le plus amer.

Le principal intérêt de l’amertume est qu’elle met en valeur les autres goûts. Autant dire que c’est le principe du coup de marteau sur les doigts. Lorsque ça nous arrive, on peut rager ou être content que les neuf autres doigts soient saufs.

Si la pensée de Confucius s’avère exacte, alors l’Univers goûte la roquette ou l’indian pale-ale, selon le choix de se préoccuper de sa santé physique ou de son moral.

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Déboulonner les voyages dans le passé

En science, il existe une technique appelée «la preuve par l’absurde» qui permet de tester une hypothèse en la considérant comme étant exacte et en notant ce qu’elle engendre comme effets. Si ses conséquences sont absurdes, c’est-à-dire inverses à ce qu’on connait, l’hypothèse initiale ne tient pas la route.

Je vais donc appliquer cet exercice de pensée en considérant les voyages dans le passé comme étant possibles. Ensemble, nous allons me suivre à travers mon périple qui sera, vous verrez, passablement révélateur. 

Je me prépare donc à reculer dans le temps grâce à une machine qui dépasse la vitesse de la lumière. J’ajuste sur mon écran le bond que j’ai l’intention d’effectuer dans le passé.

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Petite parenthèse avant le grand plongeon, dès le moment où je retourne dans le passé, peu importe l’époque, j’apparais dans un continuum-temps qui ne m’appartient pas. Ce faisant, je me matérialise dans ce passé, quel qu’il soit. Ainsi, je peux serrer la main de Gengis Khan, participer au meurtre de Jules César, souffler à l’oreille de Marie Curie qu’un élément chimique portera un jour son nom. Je peux même assister à la dernière explosion du supervolcan de Yellowstone. Mais je peux également retourner dans un passé récent et me rencontrer en personne. C’est donc ça que je m’apprête à faire.

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J’ajuste ma machine pour voyager dans mon passé récent, très récent, vraiment très récent, une seule seconde de décalage par rapport à mon temps présent. Je me rencontre alors que mon double n’est plus jeune que d’une seconde. Oui, oui, si je peux côtoyer Jules César, je peux me côtoyer moi-même, peu importe le temps dans le passé. C’est la même logique, la même machine, le même principe physique. Tout les principes sont rigoureusement identiques.

Mais pourquoi se contenter d’un seul double, me dis-je alors? Et vous aussi, j’en suis certain. Je me prends (ça semble passablement narcissique) et je nous embarque dans ma machine à remonter le temps pour recommencer le processus. Une seconde avant le précédent saut. Moi et moi-même, nous rencontrons alors notre autre double et nous l’embarquons dans la machine à remonter le temps.

En reculant de 24 heures, seconde après seconde, je viens de créer 86400 copies de moi-même. En reculant d’un an, j’aurai créé plus de 31 millions de copies n’ayant pas plus d’un an de différence avec le moi d’origine. Et si j’ajuste le voyage dans le temps à seulement 1 milliseconde plutôt que 1 seconde, en un an je me serai créé 31 milliards de copies de moi-même. Je serais donc en mesure de peupler un Univers entier presque exclusivement composé de moi.

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Je crois que je n’ai plus besoin d’en rajouter. Si un être quelconque dans l’Univers avait déjà eu la possibilité de reculer dans le temps, on vivrait déjà dans un Univers peuplé à l’infini de ses clones. Ses alliés indéfectibles n’auraient qu’un but, celui de couvrir toutes les sphères possibles et évidemment finir par tout contrôler, le passé, le présent et le futur. Ouais, c’est mon petit côté mégalomane qui parle, là.

Et puisque cet événement n’est jamais survenu… vous connaissez la suite et la conclusion de mon raisonnement par l’absurde pour prouver que les voyages dans le passé n’existent pas. CQFD.

Certains scientifiques croient que si on pouvait voyager dans le passé, on ne pourrait pas interagir avec celui-ci, un peu comme si on regardait une vidéo, donc, pas de clonage à grande échelle possible.Histoire-ComparaisonToutefois, c’est certain qu’on verrait une vague sans précédent de suicide d’historiens, soit parce qu’ils seraient devenus totalement inutiles, soit par honte d’avoir raconté autant de bobards et d’avoir si sciemment et fréquemment omis les véritables faits. Malheureusement, ils continueront de sévir encore longtemps puisque les voyages vers hier, c’est pas pour demain !

Photos :
thedailybeast.com ;
biography.com ;
dreamcatcherreality.com ;
wccftech.com ;
blogs.histoireglobale.com

Ingéniosité et tête de mule

L’humain est une bête étrange, souvent pour le pire, parfois pour le mieux. Cette vidéo de 5 minutes explique comment des chercheurs sont parvenus à détecter les premières étoiles qui se sont allumées dans notre Univers grâce à un détecteur de la grandeur d’une table de cuisine.

Leur projet allait à l’encontre de l’ensemble de la communauté astronomique qui refusait d’y croire, préférant attendre les télescopes géants censés être opérationnels en 2020 et au-delà, des appareils valant une fortune contre une poignée de petite monnaie pour l’expérience présentée ici.

La courte vidéo est en anglais, mais les images parlent d’elles-mêmes.

Reportage sur le sujet à Radio-Canada.ca

Le vide et l’information

Ce n’est pas la première fois que j’en parle, on y arrive tranquillement, graduellement, une brique à la fois. À quoi, demandez-vous? À la preuve que nous vivons dans un monde informatique, que l’Univers est une simulation numérique, à lire dans Pour la Science ainsi que dans Esprit Science Métaphysiques et sur Radio-Canada. Les liens suivants vous amènent vers mes deux précédents articles dans lesquels j’abordais ce sujet. Univers et simulation et L’utilité véritable d’un trou noir.

Au début du XXe siècle, un pas de géant s’effectue en science avec l’élaboration de la physique quantique, l’une des deux théories qui après un siècle gardent encore toute leur pertinence. La seconde est la physique relativiste.

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Depuis ce temps, on sait qu’il existe des dimensions limites indivisibles, comme des atomes d’espace. Un cube d’espace fondamental appelé «espace de Planck» mesure environ 10-105 mètre cube.

Il existe également des atomes de temps qu’on nomme «ère de Planck» et qui valent 10-43 seconde. Il est donc impossible de savoir ce qui s’est passé au plus près du Big Bang sous cet atome temporel.

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On sait également, preuves expérimentales à l’appui que le vide n’est pas vide. J’en ai déjà parlé dans un autre article. Ce qu’on appelle le vide n’est pas le néant. S’il existe de l’espace, ce n’est pas rien. Ce faux vide est plein d’énergie et s’il possède de l’énergie, il possède de la matière qui se crée spontanément à partir de cette énergie.

Et voilà la dernière brique que la science fondamentale vient de rajouter dans l’équation, le vide serait constitué, non seulement d’énergie, mais aussi d’information.

On pouvait émettre cette hypothèse depuis les travaux de Ludwig Boltzmann, dont j’ai également brièvement parlé sur ce blogue, en y ajoutant le concept des unités de mesure fondamentales de Planck.

L’Univers, même vide de toute matière, serait quand même constitué de briques fondamentales d’information et on peut facilement imaginer qu’elle s’alimente à partir de l’énergie du vide.

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Tout ceci constitue un puzzle dont toutes les pièces se mettent en place les unes après les autres pour finalement apporter la preuve que nous sommes des constituants calculés, mais ayant de multiples degrés de liberté. Il ne faut pas croire que les programmes informatiques amènent des résultats nécessairement prédéterminés qui feraient que tout l’avenir serait décidé à partir du moment où l’ordinateur Universel commence à exécuter lesdits programmes, en l’occurrence à partir du Big Bang.

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est le principe que l’Univers est information au sens informatique du terme, c’est-à-dire une information ayant des constituants de base indivisibles, comme le bit est celui de notre société technologique actuelle.

Je cite le scientifique Trhnh Xuan Thuan « Le vide est la matrice de tout » à lire dans Science et Avenir.

Photos : http://irfu.cea.frhttp://discovermagazine.com/; https://fineartamerica.comhttp://bigthink.com.

Le choix

« Le choix est une illusion créée par ceux possédant le pouvoir pour ceux qui en sont privés »

Cette réplique (une traduction personnelle) vient du film « La Matrice rechargée ». Le Mérovingien lance cette affirmation à Néo quand ce dernier lui dit qu’il existe toujours un choix.

Nos choix ne sont-ils qu’apparents ? Y aurait-il un Grand Horloger qui voit tout venir et qui déplace les pilules en nous laissant l’impression qu’on a réellement choisi la pilule rouge parmi les autres ? Les autres pilules n’existaient peut-être pas réellement et notre cerveau a choisi la seule vraie parmi la seule possible.

La question du choix engendre des théories scientifiques sérieuses, mais totalement loufoques comme un dédoublement de l’Univers à chaque fois que nous ferions un choix.

Mais d’où provient l’énergie pour engendrer un second Univers semblable au premier à la différence près que l’un est constitué de mon choix A et l’autre de mon choix B ?

Par quel mécanisme ce dédoublement est-il produit ? Quel type de choix est un choix valide ou pas pour générer un nouvel Univers ? Lorsqu’on choisit parmi une liste de 200 possibilités, y a-t-il création de 199 autre Univers ?

Les scientifiques qui croient à ce genre de stupidité cherchent une solution dans des directions qui invalideraient toutes les autres théories physiques, dont celle de la conservation de l’énergie et de l’énergie requise pour structurer un Univers depuis ses débuts isotropes jusqu’à un Univers organisé et structuré comme est le nôtre à l’heure actuelle. C’est ni plus ni moins de faire intervenir un Créateur omnipotent, même s’ils se défendent bien de ça.

C’est vrai que la physique quantique pousse notre raison dans ses derniers retranchements, mais je suis convaincu qu’elle ne viole pas la loi de la conservation d’énergie ni la dépense d’énergie requise (entropie) pour créer des structures inhomogènes de plus en plus complexes.

Niels Bohr, l’un des piliers de la physique quantique, avait laissé entendre que la loi de la conservation d’énergie était violable, mais il fut débouté par la mise en place de la théorie de la chromodynamique quantique qui a fini par expliquer ce qui paraissait être une violation de la conservation d’énergie. Faut croire que certains scientifiques s’amusent à réinventer des théories violant pas juste un peu cette loi, mais la violant à des échelles plus qu’astronomiques.

Univers et simulation

Notre Univers est-il simplement une simulation produite par un ordinateur, un programme destiné à inventer des lieux, des caractères et du temps ? Bien que ce genre de questionnement semble ridicule au premier abord, de plus en plus de scientifiques ont commencé à se poser sérieusement la question.

Certains éléments troublants tendraient à démontrer que nous ne sommes que des entités créées par un fabuleux système de simulation. Dans la trilogie Matrix, les gens vivent deux vies. L’une est créée artificiellement tandis que la vraie est utilisée comme unité de calcul pour générer la précédente. Même si l’on élimine ce concept de duplication, il se pourrait fort bien que notre monde soit entièrement créé par un système destiné à inventer la vie telle qu’on la connait.

Le premier argument en faveur de cette hypothèse repose sur le fait que l’Univers répond trop bien à des formules mathématiques et l’on sait que tout ce qui est mathématique est généralement calculable par un ordinateur. Un autre indice repose sur les valeurs des constantes de la Nature. Elles correspondent trop précisément à celles qui sont absolument requises pour créer un Univers non stérile. Un iota de différence et l’Univers n’aurait jamais pu produire des étoiles, des galaxies, des éléments chimiques variés et encore moins des molécules complexes pouvant engendrer la vie.

D’autre part, la difficulté de marier la physique quantique avec la physique relativiste apporte de l’eau au moulin, tout comme les singularités liées aux trous noirs et au big bang. Un autre argument vient de la théorie de l’information. On serait capable de faire tenir toute l’information liée à un objet tridimensionnel sur une surface bidimensionnelle. C’est ce qu’on nomme le principe holographique. Ainsi, certaines dimensions semblent dotées d’une curieuse propension à être quelque peu évanescentes ou qu’apparentes. Et si une dimension peut n’être qu’illusion, alors pourquoi pas toutes ?

Le fait que notre Univers semble fini, qu’il contient une quantité relativement compréhensible de matière tend également à prouver qu’il est issu d’un programme informatique prenant en charge toutes les interactions s’y déroulant. D’autres bizarreries issues de la physique quantique pourraient s’expliquer par le concept de simulation. Par exemple, l’intrication quantique qui permet à un électron d’adopter instantanément un spin selon celui d’un second électron pouvant être situé à l’autre bout de l’Univers semble défier les lois du bon sens et de la causalité, sauf si on considère que ces deux électrons sont gérés par un système externe ayant toutes les capacités requises pour simuler deux objets virtuellement liés.

Alors, comment pourrait-on s’y prendre pour confirmer ou démentir cette hypothèse ? Bien que les éventuels concepteurs de ce méga système n’ont certainement pas les mêmes propensions que Microsoft pour générer des bogues, leur système d’exploitation pourrait quand même être affecté par des ratés occasionnels. Toutefois, la longueur d’une vie humaine est certainement microscopique par rapport au temps moyen où une anomalie ou une panne risque de survenir. Alors, ce faisant, nous n’aurions que très peu de chance de nous en apercevoir. D’autre part, il est très difficile de connaitre quels seraient les effets de ces pannes de système sur nos vies. Pourraient-elles passer totalement inaperçues ? Peut-être, mais peut-être pas, on n’en sait évidemment rien.

L’histoire est cependant à suivre puisque les télescopes modernes fouillent de plus en plus loin dans le passé et regardent de plus en plus d’objets simultanément avec une précision inégalée. Alors, peut-être verrons-nous un jour un événement astronomique impossible à expliquer autrement que par une théorie mettant en œuvre une simulation effectuée à l’aide d’un ordinateur chapeautant tout notre Univers.

Ainsi, la réalité de nos existences se résumerait peut-être à des formules mathématiques calculées par un ordinateur existant dans une autre réalité que la nôtre. À cet effet, la nouvelle intitulée « L’audience » dans mon livre « Scénarios de fins du monde – 1 » donne un aperçu de ce que pourrait être notre Créateur.