L’estomac, en vieillissant, c’est pas drôle

Jeune, on a un estomac d’enfer. Vieux on a l’enfer dans l’estomac.

Jeune, on sent qu’on a toujours l’estomac dans les talons. Vieux on sent qu’on a toujours un talon sur l’estomac.

Jeune, on revient tellement rapidement d’une cuite ! Vieux, la cuite revient tellement rapidement !

Jeune, une baguette de pain, c’est rien de moins qu’un cure-dent ! Vieux, si au moins la baguette de pain n’avait pas été plus grosse qu’un cure-dent !

Jeune, on voudrait dévorer un ours pour déjeuner. Vieux, l’ours ne voudrait même pas nous dévorer pour déjeuner.

Jeune, on croque des pommes à pleine dent. Vieux, sa dernière dent peine à manger de la compote de pommes.

Jeune, on fait disparaitre les problèmes intestinaux avec un rot, un pet, et voilà, c’est fini. Vieux, on rote et on pète à l’infini, mais voilà, sans faire disparaitre ses problèmes intestinaux.

Jeune, on s’enferme, on boit seul toute une bouteille de fort et là on se sent bien. Vieux, on sent si fort qu’ils veulent nous enfermer seul dans une bouteille pour ne plus rien sentir.

Photo : www.farmaciata.ro

Pensée dominicale profonde

«Les pensées profondes sont toujours à un cheveu des pensées creuses.»

Je devrais peut-être faire plus attention avant d’écrire la prochaine. J’aurais dû prendre congé. Ma grand-mère avait raison.

— Arrête de dire des niaiseries devant la télé, tout le monde t’entend.

— Je fais mieux, je les écris. Et ce n’est pas une télé, c’est un ordi, mamie.

— Il réussit à voir leur différence de sexe! Dépravé! Jette ça tout de suite!

— Mamie, ça coûte une fortune.

— Justement, les pires vices coûtent la peau des fesses, comme on dit. Notre âme. Entre autres choses.

— Mamie, prends tes pilules et va te coucher. Tu ne connais rien à la technologie.

— Tu sauras mon p’tit gars que dans mon temps…

— Dans ton temps, les seuls boutons qui existaient étaient ceux que vous aviez dans la face… ou… ailleurs et vous les grattiez.

— Quarante-deux.

— Wow! Mamie a lu le «Guide du voyageur galactique»! Et tu l’as aimé?

— C’était le nombre de boutons sur ma robe de mariée. Bien sûr, je l’ai aimée. Par contre, ton grand-père, lui, je l’ai aimé un peu moins. Il faisait comme toi, il parlait tout seul.

— Je ne parle pas seul, j’ai des amis partout sur la planète.

— Ton grand-père faisait exactement comme toi. Il restait toujours en dedans et il parlait à un tas d’amis, surtout quand il buvait. Et il buvait tout le temps. Alors lui aussi, il se faisait une flopée d’amis tout en restant écrasé dans son fauteuil.

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Tout cela pour dire que le dimanche, ce n’est pas une journée pour écrire des articles de blogue.

Temps cyclique et aveux

Oui, je l’avoue. Ce sujet me tombe sincèrement sur les rognons dès que ces mots sont prononcés, je parle du temps cyclique. Petite précision importante à faire avant de continuer plus avant. Lorsqu’on utilise les mots « cycle » ou « cyclique », on se réfère à une figure géométrique particulière, le cercle, à la limite l’ovale. Une courbe fermée sur elle-même.

Le temps, la vie n’est pas cyclique, puisque si on parcourait un cercle, on reviendrait constamment sur nos pas et on sait pertinemment que la vie, le temps se poursuit inexorablement. Deux cycles ne sont jamais identiques parce que le temps fuit toujours vers l’avant et qu’au deuxième cycle apparemment identique au premier, on est plus vieux, preuve que rien n’est parfaitement cyclique.

Le plus près  d’un temps cyclique c’est une progression en forme de tire-bouchon.  Si on regarde cet outil dans la direction axiale, on semble voir un cercle, mais si on le tourne le moindrement, immédiatement ses spires nous apparaissent. Le cercle n’est qu’une illusion due à une direction privilégiée et unique par laquelle on regarde cet objet, la direction axiale.

Même le cochon sait parfaitement que le temps n’est pas cyclique et nous le démontre avec sa queue en tire-bouchon. Alors, de grâce, si cet animal est capable de le savoir, n’allez pas vous abaisser en dessous de lui.

Pour terminer, dans mon titre, j’utilise le pluriel du mot aveu et je ne me suis confessé qu’une seule fois jusqu’à présent. Le second aveu vient naturellement. Si le temps est en forme de tire-bouchon, ça explique bien pourquoi j’aime tant le vin.

Photo : cadeau-maestro.com

Ça, c’est un, une… quoi ?

Duc, hibou, chouette, bubo, grand-duc, effraie, fresaie, hulotte, chat-huant, strix, vous y êtes presque, mais pas tout à fait. Cet oiseau est un harfang, un harfang des neiges.

Parfois la langue française a de quoi en perdre son latin. Si elle manque cruellement de mots, comme dans le domaine des technologies, parce que les académiciens ont oublié de se réveiller depuis 1890, ce qui force le peuple à adopter les termes anglais par manque de « leadership ». À l’autre bout du spectre, il existe onze mots distincts pour nommer les oiseaux de proie de la famille des strigidés alors qu’en anglais on se contente de « owl ». Pire, le mot « strigidés » possède un synonyme,  « bubonidés ». Faire plus compliqué que ça, c’est les douze travaux d’Hercule ! Ou pire, ma première femme. Je n’ai eu qu’une seule femme, mariée légalement on s’entend, mais puisqu’à elle seule elle en valait bien quinze, je peux affirmer sans ambages que j’ai été marié plusieurs fois. J’ai même voulu m’auto-incriminer pour polygamie afin de les divorcer, mais mon avocat m’a suggéré de tenir ça mort si je ne voulais pas être interné pour schizophrénie.

Pour en revenir à ce superbe oiseau de proie en robe de mariée, il est l’emblème aviaire du Québec. En hiver, le mâle devient blanc immaculé. Oui, que voulez-vous, il aime les robes blanches. Avez-vous quelque chose contre les LGBTQ ? Évidemment, ce plumage lui sert de camouflage dans la neige. Difficile après ça de vous faire croire qu’on vit dans un pays chaud !

Et la femelle ? En hiver, elle conserve une partie de ses taches grises. C’est pour mieux… se faire manger ? Ça, c’est pas bien ! Non. C’est pour mieux se dissimuler lorsqu’elle niche sur des terrains rocailleux en partie recouverts de neige. Ses œufs se camouflent également dans le paysage aride et froid.

Bon, je vous laisse, j’ai un poème à peaufiner. Mon agente l’a trouvé «dérangeant, hors normalité… osé!» J’ai donc su que j’étais sur la bonne voie. Un peu plus de perturbations et elle va syncoper. Exactement l’effet recherché. Je vous l’ai déjà dit, ma poésie n’est pas normale.

Photo : armstrongbirdfood.com

Pensée dominicale

Nulle personne normalement constituée ne prononce le mot « dyslexique » sans bafouiller.

Est-ce dire que le dyslexique le prononce correctement ?

De l’hiver, de nids de poule et d’automobile

Cet hiver à Montréal, la température joue aux montagnes russes. Un jour il gèle à pierre fendre, le lendemain il pleut des cordes et le surlendemain le froid polaire rebute jusqu’au plus inuit de mes frères. Le mercure a besoin de lithium et moi d’antidépresseurs. L’eau de fonte s’infiltre dans les moindres interstices, puis la nuit venue elle congèle, faisant craquer le fondement des rues. La ville a les hémorroïdes et moi j’ai les blues.

On m’a déjà dit qu’il faut voir le positif dans toute chose. J’ai donc cherché à savoir comment je pouvais être heureux de faire réparer ma suspension d’auto qui a couvé dans un nid de brontosaure, qui a fait une indigestion et a renvoyé tout un tas de boulons au beau milieu du stationnement, bloquant ainsi la voie à l’auto de mon voisin en furie de ne pas entrer sa voiture dans le garage, qui demain devra gratter comme un dingue pour retirer le centimètre de verglas collé à la grandeur de sa carrosserie.

Je le vois là, par la fenêtre, appeler son avocat ou bien son cousin videur de bar. D’après les expressions faciales, le doigt en l’air et l’honorable bras qu’il m’adresse, je mise sur le cousin. Eh! merde! Mon assurance dentaire est échue! Y a pas quelqu’un qui voudrait une Honda Civic? Je vous la laisse, pas cher, pour le prix des pièces qui sont déjà détachées. Mais faites vite, vous avez jusqu’à 3 h du matin pour la récupérer. Après, ne vous présentez pas chez moi ni à la fourrière municipale. Si vous êtes toujours intéressé, rendez-vous plutôt à l’urgence de l’hôpital le plus proche et demandez à voir le patient avec une portière prise en travers de la gorge. Pour le reste, il faudra attendre que les suppositoires fassent effet.

Et le positif dans tout cela ? Je l’ai trouvé. Pas très loin du négatif sur la batterie qui refuse obstinément de faire démarrer ma casserole. Je vous recommande d’apporter une bouteille d’acide sulfurique parce que l’urine ne semble pas suffisamment acide pour lui redonner le pep d’antan.

Mais le vrai positif dans tout cela, c’est que je vais vous faire bénéficier d’un bon deal. Quant à moi, je vais cesser de m’esquinter à réparer ce tas de ferraille. Avec l’argent de la vente, je pense m’acheter un petit Cessna usagé. Ça vous dirait de faire un tour ?

Pensée [épithète de votre choix] – 1

Dimanche est la journée idéale pour relaxer et s’amuser et cela s’avère également pour un blogueur et ses lecteurs. L’article d’aujourd’hui sera donc court. Cependant, on a beau vouloir se la couler douce, on n’est pas obligé de faire dans la facilité. Je vous propose donc une série dominicale où vous pourrez choisir l’épithète que vous voudrez pour qualifier une pensée de mon cru. L’idée est que vous accoliez celle vous venant naturellement à l’esprit. Ces pensées émanent d’un cerveau dérangé et iront dans toutes les directions, des plus idiotes aux plus débiles en passant parfois par des sérieuses. Mon but n’est pas d’émuler Aristote ou Alexandre Jardin. En cas de doute, relire la première phrase.

Contrastes

Pour la plupart d’entre nous, un paysage de rêve ressemble à l’ile de Bora-Bora. Pour ces habitants Polynésiens, leur paysage de rêve ressemble sûrement au Québec en hiver.

Un si détestable papillon !

Oui, je sais, nous ne sommes pas dans la saison des papillons. Vous ne m’apprenez rien, je suis sorti dehors pas plus tard qu’aujourd’hui et la pluie verglaçante, les bancs de neige et le bal des déneigeuses me l’ont clairement montré. Alors pourquoi un papillon me ferait-il rager en plein cœur de l’hiver ? C’est que je parle d’un foutu papillon coriace, une teigne indécrottable, un papillon de calibre himalayen. Vous le voyez ? Non ? Attendez un peu et vous comprendrez tout.

Ouais, je vois votre petit sourire en coin, votre œil condescendant et votre main me tapotant le dos en me disant que tout ira mieux demain tout en sachant pertinemment que demain, rien n’aura changé. LeCorbot fait de la fièvre à l’année, il pète des bulles que lui seul voit, il saute une coche ou des coches sans préalablement préparer convenablement ses lecteurs ahuris.

Bon, j’avoue, être LeCorbot à longueur d’année, ça joue sur les nerfs, les vôtres, mais surtout les miens. Je suis quand même assis dans la première rangée, je vous le signale et s’il réussit à m’énerver, je vous imagine stressés et je vous plains. Mais vous ne connaissez pas ce putain de papillon, sinon vous seriez vous aussi en train de mordre les sangles de la chemise blanche à très longues manches qu’on vient de me passer ! Comment fais-je pour écrire ? J’ai du nez, ça aide, il ne faut pas se presser. Et puisqu’on vient tout juste de me signifier que je passerai un méchant bout de temps en dedans, j’ai tout mon temps.

Je pousse des jurons que très rarement, mais là, franchement, je n’en peux plus. Le prochain qui me parle de cet enfoiré de papillon, je lui ferai subir les affres de mes incantations vaudou, version 2.0. Oui, je viens de les améliorer en égorgeant, en étripant, en écartelant et en faisant brûler la fameuse marmotte censée prédire sous peu l’arrivée du printemps. Oui, oui, j’avoue, certains animaux me tournent en bourrique. Hé ! Bourrique, c’est un âne, alors le compte est maintenant rendu à 3. Un papillon, une marmotte et maintenant un âne. Ne manque plus qu’un poisson pour compléter ma collection des animaux peuplant tous les écosystèmes de mon intolérance.

Mais avant, juste avant de me considérer irrémédiablement cinglé pour oser m’en prendre à une créature aussi inoffensive que le gentil papillon gnan ! gnan !, donnez-moi la chance de prouver mon point et vous direz comme moi, quoique j’en doute, vade retro papilio satana.

Bon, voilà que mon nez coule à cause de la grippe. Il m’est impossible pour l’instant de vous écrire sans faire risquer la noyade à mon clavier. Vous devrez attendre demain pour enfin savoir pourquoi cette infernale bestiole me rend aussi fou. Non, c’est vrai, j’étais fou bien avant de la rencontrer, mais elle n’a absolument rien arrangé. Demain, je vous le promets, vous saurez pourquoi ce papillon me tape autant sur le système.

Ne soyez pas triste de cette attente forcée. Dites-vous au contraire que vous aurez vécu un jour de plus dans votre vie sans avoir connu ce détestable fléau qui vous poursuivra par la suite, sans relâche, pour le reste de votre existence soudainement devenue misérable, pour ne pas dire minable, pour les siècles à venir.

Demain, je vous promets de me forcer à ne pas donner des noms d’oiseaux au vilain papillon et à passer directement au propos principal. Tiens, ça me fait penser, je vais déposer une plainte à l’Académie de la langue française pour qu’on cesse d’associer les noms d’oiseaux à des jurons pour les remplacer par des noms de papillons, bien plus signifiants à mon avis. Entre ces deux espèces volantes, vous verrez, une vilenie sans aucune commune mesure émane du papillon.

Il faut bien que je défende ma propre espèce ! Sinon, qui le fera ? Certainement pas le papillon ! Avec toutes mes insultes, sa complicité avec ceux-là mêmes qui m’ont enfilé une camisole au style très peu tendance est fortement suspecte.

Je vous laisse, je dois me moucher… mais comment vais-je bien m’y prendre ?

Photo : planete.qc.ca

Des moitiés très détestables

Pour les adeptes du compromis, les fanas de la demi-mesure, les amoureux de la poire tranchée en plein cœur, je veux vous prouver que parfois, mieux vaut rien… ou tout, mais surtout pas la moitié.

Pour les hommes, se raser seulement la moitié gauche de la barbe (valable aussi pour les femmes à barbe)

Pour les femmes, se raser seulement l’aisselle gauche

Trouver la moitié d’un ver dans une pomme que l’on vient de croquer

Son parachute qui s’ouvre à moitié

Retrouver seulement la moitié du billet gagnant de la méga loterie

Enjamber la moitié d’une clôture

Nager la moitié d’un lac

Être à moitié en amour… et l’autre moitié aussi en amour

Changer de sexe… juste la moitié gauche

Et enfin… être à moitié fou

Pour l’avoir essayé, je confirme qu’il vaut mieux l’être entièrement, ou pas du tout.

Je vous laisse imaginer de quel côté j’ai préféré arrêter mon choix.

Deux Congolais à Montréal

Par un temps semblable à aujourd’hui, voilà bien des années, je recevais deux étudiants provenant du Congo pour un stage de perfectionnement. Ils devaient apprendre à réparer et entretenir des équipements radio qui servaient dans les différents services à travers le pays. J’avais été embauché par Canadian Marconi Company pour leur dispenser la formation appropriée. La compagnie leur avait loué un logement pas très loin d’où ils suivaient leurs cours.

Le premier matin de formation, ils n’arrivaient pas et je me demandais bien où ils étaient passés. J’appelle à leur appartement, l’un d’eux me répond. Je m’enquiers de la raison pour laquelle ils sèchent leur cours. Durant la nuit, il avait neigé moins d’un centimètre de neige, une trace tout au plus. Lorsqu’ils ont mis le nez dehors, ils sont tombés sur le derrière en mettant le pied sur le balcon. Convaincus que la météo était trop dangereuse pour sortir, ils ont cru que les cours n’auraient pas lieu. J’ai été les chercher en auto en leur donnant quelques trucs pour marcher sur la neige sans tomber.

La deuxième semaine, le mercure est fortement tombé et ce fut le froid qui les a retenus à l’intérieur. C’était la première fois de leur vie qu’ils ressentaient des températures sous le zéro et là ils devaient se taper du -25 °C. L’horreur se lisait sur leur visage.

Durant les deux week-ends où ils étaient à Montréal, je les ai amenés à différents endroits. Nous étions dans les Laurentides après une semaine où il avait passablement neigé. Les bancs de neige faisaient bien trois mètres de haut, nous marchions dans le chemin. Ils étaient ébahis par la quantité de neige, eux qui n’en avaient jamais vu avant d’arriver au Québec.

Les souffleuses à neige la rendent compacte et il est normalement possible de ne pas trop enfoncer lorsqu’on marche sur un banc de neige fait de neige soufflée. Il me prend donc l’idée de monter sur l’un d’eux et de marcher en suivant un chemin parallèle. Pour les deux Congolais, je n’étais pas moins qu’un magicien de pouvoir marcher ainsi grimpé sur une montagne de neige. Soudain, j’arrive à un endroit où la neige est molle et je renfonce jusqu’à la taille. Mes deux étudiants, épouvantés, se sauvent en courant, certains que je mourrai dans les prochaines secondes et ils ne voulaient pas être témoins de ma disparition. Ou ils voulaient éviter de répondre aux policiers qui les auraient certainement accusés de mon meurtre. Lorsqu’ils se sont retournés vers moi, question de jeter un dernier regard à leur professeur disparu corps et biens sous la neige, je n’ai pas pu résister encore quelques secondes à l’idée de les laisser à leur frousse. Finalement, je les ai rassurés et lorsqu’ils ont été totalement convaincus que j’étais sain et sauf, ils sont revenus sur leurs pas.

On ne sait jamais comment les étrangers vont réagir à un événement anodin pour nous. Jouer dans la neige est tellement ancré dans nos habitudes qu’on ne peut pas concevoir une réaction de panique au simple fait de voir quelqu’un renfoncer jusqu’à la taille. Voilà la beauté des échanges interculturels. De leur côté, ils ont probablement gardé un souvenir inoubliable de leur voyage à Montréal au mois de février. Le froid, la neige, le verglas, les bancs de neige plus hauts que les hommes et le professeur qui savait marcher sur le grand péril blanc sans périr.

Photo : quebecurbain.qc.ca