De taches solaires et d’hystérésis

Ça fait bien une dizaine d’années, j’ai configuré mon fureteur Safari pour qu’à l’ouverture apparaisse la page d’accueil de SpaceWeather, une application donnant la météo spatiale. L’image que vous voyez du Soleil en tête d’article a été prise aujourd’hui.

La plupart des gens s’intéressent à la météo locale. Moi, c’est la météo des cieux qui me branche. On y trouve tout un tas d’informations, la plupart du temps toutes inutiles à nos activités de la journée. Qu’importe. Entre autres choses, je m’intéresse aux taches solaires.

Des taches sombres apparaissent régulièrement à la surface du Soleil. À ces spots plus froids convergent des lignes de champ magnétique. Le flux de ces taches n’est pas constant. Il en apparait plus ou moins selon un cycle d’environ 11 ans.

Nous avons terminé la partie active du cycle et sommes maintenant dans la phase où les taches se font de plus en plus rares. Depuis le début de l’année 2018, plus de la moitié des jours se sont passés sans apercevoir la moindre tache solaire.

On associe la quantité de taches solaires avec des fluctuations de la température sur notre sol. Les périodes de faible activité correspondent à des températures terrestres plus basses.

Entre 1650 et 1700, les taches solaires se sont révélées presque nulles. Le cycle de 11 ans s’était déréglé. On appelle cette période le «minimum de Maunder». Durant cette même période, la Terre a subi le «Petit âge glaciaire», des températures globales inférieures d’environ 0,1 °C dans l’hémisphère Nord.

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La relation entre les taches solaires et la valeur des températures terrestres semble correspondre. Normal, direz-vous, puisque après tous, c’est le Soleil qui nous chauffe. Cependant, nous avons connu un pire refroidissement entre les années 1790 et 1830 alors que la chute des températures fut plus spectaculaire, atteignant 0,4 °C dans l’hémisphère Nord. Pourtant, même si les taches solaires étaient peu nombreuses pour cette période, il y en avait plus que durant le Petit âge glaciaire.

L’activité de notre Soleil n’est donc pas la seule responsable des changements de climat. Les activités humaines influencent grandement les températures à la surface de la Terre. Il est même possible que nous retardions la prochaine ère glaciaire et même qu’elle n’ait pas lieu.

Sachant où je me trouve actuellement trônait un glacier de 2 kilomètres d’épaisseur, je me demande si le réchauffement climatique n’est pas une bonne chose. Toutefois, nous n’avons pas un thermostat entre les mains afin de réguler cette hausse. Le danger vient surtout de là.

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Lorsque nous aurons trop chaud, les températures continueront d’augmenter pendant une assez longue période de temps même si nous coupons drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. C’est ce qu’on appelle une hystérésis, un retard des effets par rapport aux causes. Le terme «rémanence» vous est peut-être plus familier.

À cause de cet effet de rémanence, d’hystérésis, on ignore totalement jusqu’à quel extrême grimperont les températures à la surface de la Terre. Nous espérerons peut-être qu’un nouvel âge glaciaire puisse alors commencer, qui sait?

Images : SpaceWeather ; Wikipédia

Galaxie relique et trou noir supermassif

Les astronomes ont identifié une galaxie relique à seulement 240 millions d’années-lumière d’ici. Mais qu’est-ce qu’une galaxie relique, me direz-vous ? Bonne question ! Harry Potter le sait peut-être.

On qualifie de relique une galaxie qui a cessé toute activité de production de nouvelles étoiles. La galaxie NGC 1277 dans la constellation de Persée aurait cessé toute création d’étoiles depuis déjà au moins 10 milliards d’années. En comparaison, l’Univers aurait 13,8 milliards d’années. C’est dire qu’elle est vieille et stérile depuis un bail.

Sa proximité a de quoi étonner. Les reliques sont souvent trouvées aux confins de l’Univers tandis que celle-ci se promène en comparaison tout près de nous. Elle possède deux fois plus d’étoiles que notre Voie lactée, mais elles sont presque toutes âgées d’environ 12 milliards d’années.

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Autre particularité de cette doyenne, son trou noir central fait 17 milliards de masses solaires ! Celui de notre Galaxie en fait au mieux 4 millions. C’est plus de 4 000 fois supérieur. Le record absolu connu à ce jour est de 21 milliards de fois la masse de notre soleil. Ainsi, NGC 1277 flirte avec les extrêmes. De fait, ce trou noir vaut près de 14 % de la masse totale de sa galaxie. La normale est de 0,1 %. Et ce monstre central contient 59 % de la masse totale du bulbe galactique.

Il existe un système d’autorégulation qui empêche normalement les galaxies de se retrouver dans l’état actuel de NGC 1277. Pourquoi n’a-t-il pas fonctionné ? Mystère.

Pourquoi ne crée-t-elle plus de nouveaux soleils ? Par manque de nuages de gaz. Elle a épuisé sa réserve et ne parvient pas à en capturer d’autres sur son passage à cause de sa grande célérité par rapport au reste de son milieu. Même en passant à proximité de nuages de gaz ou d’autres galaxies qu’elle pourrait absorber, sa vitesse l’empêche de s’en alimenter.

Une relation doit certainement exister entre son statut de relique, l’âge quasi identique de toutes ses étoiles et le fait d’abriter l’un des plus gros trous noirs connus. Ce dernier a-t-il cannibalisé tout le gaz disponible ? La genèse de cette galaxie atypique est encore bien mystérieuse. C’est donc une aubaine pour les chercheurs.

Toutes les galaxies finiront un jour par devenir une relique, la Voie lactée aussi. C’est donc un peu notre destin qu’on aperçoit lorsqu’on étudie cette ogresse famélique.

Photos : Télescope spatial Hubble ; blackholes.stardate.org

La taupe et l’aiglon

Les fameuses séquences dans notre ADN que les scientifiques nomment des séquences poubelles. Eh bien là, ils commencent à dire que ça sert probablement à quelque chose.

J’ai de la difficulté avec ces scientifiques faisant grand étalage de leur ânerie en qualifiant certains éléments de leur science d’ « inutile », de « poubelle », de « sans importance », « en trop », etc. Vous voyez le genre. Ils font partie de la même cohorte de crapauds que ceux qui ont inventé la bêtise qu’on n’utilise que 10 % de notre cerveau.

Évidemment, ils devraient dire « 10 % du cerveau est utilisé à ceci ou cela, le reste, j’en sais encore rien » et « j’ignore à quoi servent 90 % de nos séquences d’ADN » plutôt que de les considérer comme des résidus inutiles.

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On dirait que l’humain ne parvient pas à se corriger de sa suffisance à se croire omniscient dès qu’il effleure la moindre surface d’une discipline naissante. Mais surtout, j’en veux aux scientifiques qui font des déclarations publiques en ce sens, créant du même coup de fausses vérités reprises par des générations de gens après eux comme étant paroles d’Évangile.

L’humilité aide à progresser tout en se rendant sympathique. Alors, y a-t-il quelqu’un dans l’audience qui peut y faire quelque chose une bonne fois pour toutes ? Ou faudra-t-il que l’humain garde cette tare génétique pour le reste de sa minable existence ? Cette tare doit certainement se retrouver dans un segment qu’ils appellent du junk.

Parfois, non souvent, j’en viens à me considérer comme un extraterrestre. Je ne suis pas généticien et pourtant j’aurais pu choisir le bon constat entre « j’ignore à quoi servent ceci et cela » et « ça ne sert absolument à rien ».

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Je vous en prie, ramenez-moi sur ma planète d’origine ! Je n’en peux plus de vivre ici parmi ces pédants croyant détenir la vérité alors qu’ils n’ont toujours rien compris à ce qui est important et fondamental, même après 20 ans et plus à s’échiner à leur faire comprendre le bon sens.

Mais j’oubliais, c’est vrai, ceux qui enseignent à ces abrutis viennent du même moule. Comme quoi une taupe n’accouche pas d’un aiglon.

P.S. Désolé pour tous les autres scientifiques faisant bien leur travail, la majorité en fait, qui évitent de passer à l’histoire pour avoir transmis des bêtises, cette critique ne vous concerne évidemment pas. Sauf si vous en connaissez dans votre entourage, donnez-leur un petit coup de pied dans une partie de leur anatomie où ça ne fait pas vraiment mal, mais qui leur montrerait l’organe qu’ils utilisent pour penser ainsi. Ça pourrait débloquer l’autre siège de la pensée logique qu’ils ont délaissé.

Photos: nextinpact.com ; lpo.frimagedelilou.e-monsite.com

 

Méga gravités en microgravité

Confirmation. Un long séjour dans l’espace modifie durablement nos gènes. Deux jumeaux, l’un reste sur le plancher des vaches et l’autre séjourne 1 an dans l’espace. Au retour, 7% de ses gènes restent bloqués sur une mutation absente chez son besson.

Quels seront les effets prévisibles ? Impossible à déterminer à ce moment-ci, ou ils ne veulent pas lui dire que son avenir est fichu et qu’un an passé en apesanteur a irrémédiablement transformé ses os, ses muscles, y compris son cœur ainsi que tous ses autres viscères y compris son cerveau.

En comparant leur état de santé futur, ces frères jumeaux nous aideront à mieux cerner les problématiques humaines concernant la microgravité et l’importance de créer une gravité artificielle pour éviter de se transformer en blob comme sur la photo ci-dessus.

« On le fait et on se tait »

Tous ces flashs aperçus un peu partout depuis un certain temps autour de la planète sont-ils dus à des météorites ou à des débris spatiaux qui retombent sur Terre ? À mon avis, à un peu des deux sortes. Les débris spatiaux sont légion et en recevoir de plus en plus souvent sur le crâne est normal puisqu’on multiplie les vols spatiaux.

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De l’autre côté, jusqu’à ce jour, on a répertorié plusieurs géocroiseurs, la liste officielle n’en contient cependant que 1 889. Autant dire qu’elle est vide. C’est évident qu’il en existe un multiple important de ce nombre. Les météores qui zèbrent le ciel inopinément ne font pas partie de cette liste, sinon ils auraient été répertoriés et on aurait été alertés.

Ce qu’on oublie souvent lorsqu’on parle de débris spatiaux ou de météores c’est la fabuleuse énergie que transportent ces objets, même lorsque leur masse est modeste. Leur énergie cinétique est proportionnelle au carré de leur vitesse et lorsqu’ils pénètrent dans l’atmosphère, celle-ci peut valoir une vingtaine de kilomètres par seconde ! Même une fois en décélération par notre atmosphère, les cailloux ou les composantes de fusées peuvent facilement ravager les vitres de tout un quartier s’ils explosent avant de toucher le sol.

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Par contre, je suis intrigué par quelque chose qui risquerait bien de devenir le thème d’une nouvelle conspiration.

Comme on peut le constater sur l’image en tête de cet article, le nombre de débris spatiaux est absolument faramineux, surtout en orbite basse près de la boule bleue. Le grand cercle blanc correspond aux débris sur les orbites géosynchrones, mais près de la Terre, c’est le bouchon de circulation !

Je suis à peu près certain que les compagnies gérant le lancement de nouvelles fusées se grattent la tête pour savoir sur quelle trajectoire et à quelle heure organiser le vol des prochaines fusées pour passer à travers cette mer de débris.

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Que leur reste-t-il à faire pour se donner plus de latitudes ? Nettoyer l’espace pour réduire le nombre de débris et éviter le plus possible d’en générer de nouveaux.

Mais cette opération signifie de nous faire tomber sur la tête ce qui a été lancé dans l’espace. Les risques qu’un débris cause des dommages sont faibles, mais non négligeables. Toutefois, il serait vraiment surprenant qu’une agence spatiale avoue faire exprès pour ramener des débris sur Terre sans connaitre avec précision la trajectoire d’entrée dans l’atmosphère et les risques de dégâts.

Elles s’appliquent donc à taire leur petit jeu pour ne pas causer des vagues dans la population alors que les risques sont minimes, même s’ils sont loin d’être nuls. Gestion de l’image oblige. C’est la politique du « on le fait et on se tait ».

Adieu M. Hawking

À vingt-et-un ans, Stephen Hawking apprend qu’il va mourir dans environ deux ans de la maladie de Charcot (SLA). Il adopte alors une attitude souvent impossible chez les gens sains, c’est-à-dire de vivre au présent. Il vient de s’éteindre à 76 ans après une vie remplie comme bien peu de personnes en auront.

L’astrophysicien était le scientifique le plus connu de sa génération. Est-ce à cause de son handicap? Un peu, probablement. La dichotomie de son corps quasiment mort et de sa pensée foisonnante a de quoi enflammer l’imagination des gens.

Toutefois, bien peu d’entre nous peuvent réellement comprendre ses travaux. Il est donc devenu populaire pour d’autres raisons. Je miserais sur le fait qu’il a toujours su simplifier sa pensée pour la rendre accessible. Savoir vulgariser des concepts très complexes exige que l’on ait parfaitement compris ce dont on parle.

En astrophysique, on se souviendra principalement de lui pour le rayonnement Hawking. Présumer qu’un trou noir rayonne une quelconque énergie alors qu’il est censé se comporter comme un gros aspirateur était la preuve qu’il était capable de voir au-delà de ce qu’on nous enseigne.

Pourtant, sans ce rayonnement des trous noirs, nous ne serions probablement pas ici pour lui rendre hommage. Les minuscules trous noirs «s’évaporent» rapidement. Si ce n’était pas le cas, ceux probablement créés lors des premiers instants suivant le Big Bang, les trous noirs primordiaux, plutôt que de s’évanouir, auraient bouffé le reste de la matière environnante, notre matière actuelle.

Peut-être reviendrons-nous un jour sur certaines de ses déclarations concernant notre vilaine propension à faire connaitre notre existence à tout le reste de la Galaxie. À plusieurs reprises, il nous a mis en garde contre cette attitude très peu prudente. Si un jour une bande d’extraterrestres nous envahit parce qu’ils ont appris notre existence grâce aux signaux envoyés dans l’espace à leur attention, on comprendra alors que Hawking avait eu raison de nous alerter.

Je dis merci à monsieur Hawking pour ce qu’il a apporté, pour tout ce qu’il nous a montré et pour tout ce qu’il a été et surtout pour avoir su être grand homme d’une simplicité aucunement condescendante. Il comprenait la valeur de la vie, pas seulement pour lui, mais aussi pour tous les autres.

Adieu Monsieur Hawking

Photo : boingboing.net

Un requin à voir à l’année au Québec

Ce n’est pas un canular, une sorte de requin peut vivre à l’année dans certaines eaux du Québec. La première question qui nous vient en tête est de se demander comment il peut résister aux eaux frigorifiées de notre hiver. Pourtant, cette question n’est pas judicieuse. En fait, il faudrait se demander comment il fait pour supporter les eaux chaudes de nos étés, car ce super poisson ne vit que dans des eaux froides.

Son nom est le requin du Groenland ou requin des glaces ou somniosus microcephalus. Ce prédateur est plutôt discret puisqu’il n’a été découvert qu’en 1930 et photographié pour la première fois en 1995. Il est de la taille à rivaliser avec le grand requin blanc, car il peut atteindre 7,5 mètres de long. Toutefois ses habitudes de vie sont diamétralement opposées.

Le fait qu’il nage toujours dans des eaux plus froides que 12 °C, idéalement de 1 à 7 °C, en plus il affectionne les profondeurs de 200 à 400 mètres, fait de lui un poisson plutôt difficile à rencontrer. Les eaux des océans Arctique, Atlantique Nord et Pacifique Nord n’attirent que très peu d’afficionados des bikinis, mais lui s’y sent très à l’aise.

Au Québec, il patrouille à l’année dans les eaux du fjord du Saguenay, car la rivière du même nom atteint une profondeur de 300 mètres, ce qui garantit une température de l’eau et une profondeur en conformité avec ses exigences. En hiver, il peut retourner en mer en empruntant le fleuve Saint-Laurent ou l’inverse s’il remonte le courant vers le fjord du Saguenay.

Fait étrange, sa vitesse de croisière très lente, un tiers de mètre par seconde, ne semble pas le prédisposer à être un grand prédateur. Il tire pourtant très bien son épingle du jeu. Des parasites bioluminescents affecteraient ses yeux, faisant de ceux-ci des leurres particulièrement efficaces. Il profiterait également des phoques endormis et autres créatures en sommeil.

Mais sa plus grande particularité est très certainement sa longévité. On l’évalue à 400 ans, mais on croit qu’elle pourrait atteindre 500 ans et même plus. Il atteint sa maturité sexuelle dans les environs de 150 ans, une sacrée attente à regarder les adultes sans rien faire, vous ne trouvez pas?

Tiens, le prochain ado qui enquiquine avec ses nouvelles hormones, je l’envoie chez la sorcière pour le transformer en requin des glaces. Il va enfin comprendre ce que signifie la phrase «prends ton temps»!

Photo: Radio-Canada – Sedna

Mes 7 merveilles du XXe siècle

Dans l’article d’hier, je faisais état des sept nouvelles merveilles du monde moderne avec un tic d’agacement pour le mot « moderne » alors qu’il s’agit de constructions pas du tout récentes. Ces 7 merveilles ont été votées par vous et moi. Évidemment, on comprenait que ces constructions avaient une pérennité suffisamment importante pour toujours rester debout après plusieurs siècles.

J’aimerais donc vous offrir une liste de mes propres merveilles du monde du XXe siècle. J’exclus de cette liste les ouvrages dont l’inauguration n’a pas été célébrée au cours des années 1901 à 2000. Étant Nord-américain, je suis certainement biaisé, mais on doit quand même admettre que ce siècle a largement appartenu aux États-Uniens.

Voici donc la liste de mes 7 merveilles du XXe siècle. Je commenterai chacune d’elles dans de prochains articles. L’ordre tient compte uniquement de la date d’inauguration.

Canal de Panama – 1914
Empire State Building – New York, USA – 1931
Pont du Golden Gate – San Francisco, USA – 1937
Fusée Saturn V – USA – 1967
Observatoire W.M. Keck – Mauna Kea, Hawaï, USA – 1993, 1996
Barrage Maeslantkering – Pays-Bas – 1997
Tours Petronas – Kuala Lumpur, Malaisie – 1998

Mentions honorables
Programme des sondes Voyager 1 et 2 – USA – 1977 (Aucune chance de les admirer)
Observatoire astronomique VLT – Chili – 1998…2006 (À cheval sur 2 siècles)

Vous pouvez me faire part de vos propres choix pour des réalisations humaines inaugurées durant le XXe siècle dans les commentaires ci-après.

Photo : phys.org

Séismes au Québec

Comme je l’indiquais dans l’article sur le Bouclier canadien dont la province de Québec fait partie, ce vaste territoire contient des parties (cratons) parmi les plus vieilles au monde. La solidité générale du sous-sol est excellente, sauf à quelques endroits où la croûte terrestre a été malmenée par des astéroïdes qui ont atteint le sol. De plus, le long du fleuve Saint-Laurent court une faille et la géologie de la partie sud est plus fragile que les terres situées sur la rive nord.

Le comté de Charlevoix est reconnu pour avoir reçu la visite d’un astéroïde voilà 365 millions d’années. C’est aussi la région enregistrant le plus de séismes de la province. Toutefois, les sursauts de la croûte terrestre se font rares et leur énergie est plutôt réduite. En 1663, soit 55 ans après la fondation de la ville de Québec, la terre a fortement tremblé. Un séisme d’une magnitude estimée entre 6,5 et 7,2 sur l’échelle Richter a surpris tout le monde. Au lieu de l’épicentre, on nomma cet endroit «Les Éboulements» puisque d’importants éboulis s’y sont produits.

Oui, de mémoire d’homme, ce séisme fut le plus important jamais ressenti et commenté au Québec. Alors, si vous souffrez de sismophobie également nommée séismophobie, le Québec serait une terre d’accueil très appropriée pour vous. Toutefois, ce n’est pas parce que les séismes importants sont très rares que la terre ne tremble jamais. De par son sol très dur, les séismes voyagent particulièrement loin de leur épicentre, sans toutefois causer de lourds dégâts. Des bibelots et des livres qui dégringolent de leur tablette, ce n’est pas le genre de séisme pour lequel on s’inquiète outre mesure. Alors si vous tenez par-dessus tout à vos statuettes et autres œuvres fragiles, il suffit de quelques précautions mineures pour s’assurer qu’elles seront protégées.

Le dernier tremblement de terre digne de ce nom à se produire au Québec survint en 2010. Une secousse d’une magnitude de 5,0 fit frissonner le sol. En 1988, un séisme de magnitude 6,0 secoua le Québec. Celui-là, je n’ai absolument rien ressenti puisque je me promenais à dix mille mètres d’altitude en route pour San Francisco, un autre bon moyen de se prémunir contre les effets des séismes, quoique un peu dispendieux!

Mais d’où vient tant de brillance ?

Oui, bon, je tiens à remercier tous mes fans, je ne voulais pas parler de moi, mais d’un phénomène céleste. Quoi ? Oui je sais, je suis un phénomène, il me manque juste un peu de… de… célestitude, mais j’y travaille.

L’Univers n’a pas fini de nous étonner. Certains objets célestes sont si brillants qu’ils nous enlèvent les mots de la bouche, ou plutôt, ils nous forcent à inventer un mot pour les désigner.

CTA 102 est un blazar, de l’anglais Blasting Quasar. Et Quasar signifie Quasi Stellar Radio Source.

Ce serait l’objet le plus brillant jamais observé depuis la Terre. En fait, c’est un trou noir dévorant tout sur son passage et son pinceau lumineux balaye la Terre en l’illuminant parfois directement. C’est pourquoi cet objet possède une luminosité absolue dépassant tout ce qui est connu.

L’objet est loin, très loin, heureusement. Il est aujourd’hui totalement éteint si l’on se fie aux courbes d’évolution. Mais puisque sa lumière prend un certain temps à nous parvenir, dans son cas ce sont plusieurs milliards d’années, ce blazar a eu tout le temps d’épuiser le combustible à sa portée.

Aujourd’hui il trône probablement au centre d’une galaxie quelconque, en se rallumant faiblement à l’occasion, si un petit nuage de gaz a le malheur d’avoir migré trop près de lui. Il peut peser des milliard de masses solaires et être totalement invisible. Bouffi par ses gargantuesques festins d’antan, plus rien ou presque ne s’aventure maintenant dans ses parages.

Laissé tranquille, il maintient toutefois l’équilibre gravitationnel dans sa galaxie hôte en assurant une certaine cohésion d’ensemble. C’est donc dire que le vieillard garde quand même quelques atouts dans sa manche. Et rien ne lui ferait plus plaisir que de dévorer une petite jeunesse d’étoile. Ça lui mettrait instantanément le feu au …