Espèce d’animal !

Un court article que je publie ce dimanche en fin de journée. Pour vous, mes lecteurs d’Europe, d’Afrique, d’Océanie et d’Asie, c’est déjà lundi, mais qu’importe.

Je vais sortir de mon mode d’écriture normal pour vous proposer quelque chose de différent, un article à caractère plus participatif. Je m’explique.

Dernièrement, j’ai regardé plusieurs reportages ou capsules vidéos dans lesquels des réactions ou comportements animaux nous surprennent, étonnent et même nous subjuguent.

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Dernièrement, je vous faisais part de l’intelligence des corbeaux mise en évidence par de nouvelles études scientifiques. De plus en plus de recherches mettent en lumière certaines attitudes que nous réservions autrefois à nous, les humains.

Nos animaux de compagnie ne sont plus les seuls à adopter des comportements surprenants, à démontrer des personnalités complexes. On découvre chez un grand nombre d’animaux sauvages d’étonnantes attitudes et aptitudes qu’on n’aurait jamais cru rencontrer chez ces espèces principalement préoccupées à travailler pour survivre.

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Nos paradigmes envers les autres espèces animales s’en trouvent chamboulés. De plus en plus de gens n’acceptent plus les mauvais traitements que nous leur infligeons et encore moins les extinctions massives que nos modes de vie et notre main mise sur l’environnement leur occasionnent.

J’aimerais connaitre vos expériences récentes ou des vidéos-chocs en rapport avec des attitudes animales particulières qui risqueraient d’ébranler les fondements de nos pensées et de nos rapports avec les autres habitants mobiles de notre planète.

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N’oubliez pas, si tel est votre désir, de rajouter votre opinion personnelle aux références ou à votre description des faits. Je suis curieux de la connaitre.

Vous pouvez déposer un commentaire ou encore m’envoyer un courriel si vous préférez me laisser le soin de résumer vos propos en préservant votre anonymat au besoin.

La taupe et l’aiglon

Les fameuses séquences dans notre ADN que les scientifiques nomment des séquences poubelles. Eh bien là, ils commencent à dire que ça sert probablement à quelque chose.

J’ai de la difficulté avec ces scientifiques faisant grand étalage de leur ânerie en qualifiant certains éléments de leur science d’ « inutile », de « poubelle », de « sans importance », « en trop », etc. Vous voyez le genre. Ils font partie de la même cohorte de crapauds que ceux qui ont inventé la bêtise qu’on n’utilise que 10 % de notre cerveau.

Évidemment, ils devraient dire « 10 % du cerveau est utilisé à ceci ou cela, le reste, j’en sais encore rien » et « j’ignore à quoi servent 90 % de nos séquences d’ADN » plutôt que de les considérer comme des résidus inutiles.

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On dirait que l’humain ne parvient pas à se corriger de sa suffisance à se croire omniscient dès qu’il effleure la moindre surface d’une discipline naissante. Mais surtout, j’en veux aux scientifiques qui font des déclarations publiques en ce sens, créant du même coup de fausses vérités reprises par des générations de gens après eux comme étant paroles d’Évangile.

L’humilité aide à progresser tout en se rendant sympathique. Alors, y a-t-il quelqu’un dans l’audience qui peut y faire quelque chose une bonne fois pour toutes ? Ou faudra-t-il que l’humain garde cette tare génétique pour le reste de sa minable existence ? Cette tare doit certainement se retrouver dans un segment qu’ils appellent du junk.

Parfois, non souvent, j’en viens à me considérer comme un extraterrestre. Je ne suis pas généticien et pourtant j’aurais pu choisir le bon constat entre « j’ignore à quoi servent ceci et cela » et « ça ne sert absolument à rien ».

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Je vous en prie, ramenez-moi sur ma planète d’origine ! Je n’en peux plus de vivre ici parmi ces pédants croyant détenir la vérité alors qu’ils n’ont toujours rien compris à ce qui est important et fondamental, même après 20 ans et plus à s’échiner à leur faire comprendre le bon sens.

Mais j’oubliais, c’est vrai, ceux qui enseignent à ces abrutis viennent du même moule. Comme quoi une taupe n’accouche pas d’un aiglon.

P.S. Désolé pour tous les autres scientifiques faisant bien leur travail, la majorité en fait, qui évitent de passer à l’histoire pour avoir transmis des bêtises, cette critique ne vous concerne évidemment pas. Sauf si vous en connaissez dans votre entourage, donnez-leur un petit coup de pied dans une partie de leur anatomie où ça ne fait pas vraiment mal, mais qui leur montrerait l’organe qu’ils utilisent pour penser ainsi. Ça pourrait débloquer l’autre siège de la pensée logique qu’ils ont délaissé.

Photos: nextinpact.com ; lpo.frimagedelilou.e-monsite.com

 

Du billion et du capitaine Haddock

Que vaut un billion? En français, le mot «billion» souffre d’une étrange maladie. Il s’est déjà dégonflé de mille fois sa valeur initiale. Dans mon dictionnaire, 1 billion peut donc valoir 1000 milliards, mais aussi 1000 millions. C’est 1000 fois plus petit. Quelle chose extraordinaire pour un mot désignant une valeur censée être parfaitement précise! Toutefois, le problème vient d’un usage abusif de ce mot. Voici l’explication de cette étonnante aberration.

Au XVe siècle, un certain Jehan ADAM est le premier (un autre! décidément!) à donner un nom à la valeur 1 million de millions. Puisque le mot million revient deux fois, il nomme ce nombre «bymillion» qui donnera par la suite le mot «billion». Il en profite donc pour pousser le concept plus loin en donnant des noms différents chaque fois qu’on multiplie 1 million aux précédents. La valeur 1 million de millions de millions s’appelle 1 trimillion qui donnera le mot trillion et ainsi de suite. La logique est excellente et parfaitement compréhensible.

Mais certains scientifiques des siècles ultérieurs ont un problème à résoudre que cette nomenclature laisse en plan. Ils ont besoin d’un nouveau mot, non pas seulement pour des multiples de 1 million, mais aussi pour des multiples de 1000. Ainsi, entre 1 million et 1 billion, ils veulent un mot pour la valeur 1000 millions. Et c’est là où tout part en vrille. Plutôt que d’inventer un nouveau terme, ils recyclent un mot déjà existant, mais très peu utilisé, je vous le donne en mille (wow!), eh oui! c’est le mot «billion».

Et voilà comment un mot inventé parfaitement bien construit désignant une valeur numérique précise a vu sa valeur coupée par mille.

Cette fois-là, la langue française garde ses culottes bien attachées et refuse le changement malgré l’usage et considère celui-ci comme étant de mauvais aloi. Billion continuera de valoir 1 million de millions. De toute façon, au XVIe siècle, un certain Peletier avait déjà inventé le terme «milliart», aujourd’hui «milliard», pour désigner le millier de millions.

Cependant, les anglophones continuent d’utiliser le terme chapardé «billion» pour nommer le milliard. Et c’est pourquoi aujourd’hui, 1 billion francophone est 1000 fois plus grand qu’un billion anglophone. Donc, ne vous fiez jamais à un anglophone s’il dit vous devoir «one billion dollars» et qu’il vous doit en réalité «un billion de dollars».

En résumé, en français, la bonne façon de dire «mille millions», c’est «un milliard ». Et «un million de millions », c’est «un billion »… ça équivaut aussi à «mille milliards».

Le capitaine Haddock le savait parfaitement lorsqu’il jurait en disant «mille milliards de mille millions de mille sabords». Il aurait pu écourter son juron en disant «mille milliards d’un billion de sabords».