L’erreur de Darwin

Chose promise, chose due. En quoi Darwin s’était-il trompé ?

On connait bien son principe d’évolution, en apportant un changement dans un caractère chez un animal, ce dernier est ensuite confronté aux autres espèces ou à des individus de la même espèce dans un « cadre de compétition » pour l’obtention d’une meilleure nourriture, protection ou progéniture. C’est vrai et démontré de milliards de façons. La compétition entre espèces ou entre les individus de la même espèce possédant un génome muté, apporte soit un avantage, soit un désavantage, soit la mutation reste sans effet. La compétition est constamment présente dans le livre de Darwin. Il faut tout de même avouer que, effectivement, elle se voit un peu partout. Un autre mécanisme relationnel existant entre espèces est le parasitage. C’est une autre variante de la compétition puisqu’elle n’est bénéfique qu’au parasite et nuisible à l’hôte infecté.

Les troisième et quatrième mécanismes relationnels entre espèces sont la symbiose et la collaboration. Totalement sous-estimées, ces deux manières de vivre sont mieux comprises depuis qu’on a cessé de les considérer comme des mécanismes marginaux. Et pour cause, on croit que près de 80 % des espèces vivantes utiliseraient l’un, l’autre ou les deux mécanismes dans leur vie quotidienne. Et ce pourcentage risque de grandir au rythme des recherches. Ainsi, croire que faire des guerres (et les gagner) ne serait pas nécessairement la meilleure façon d’assurer une descendance forte. Savoir bien collaborer avec les autres dans son environnement serait encore plus important. Il est ironique que l’humain, considéré comme la bibite la plus intelligente sur Terre, ignore ce qui est d’une évidence crasse pour tout un tas d’entités bien plus simples et « sous-évoluées » que lui.

Il est possible de relier ce constat biologique à un autre constat obtenu dans une tout autre sphère d’activité, les mathématiques. Dans la théorie des jeux, la collaboration entre joueurs engendre plus de gagnants qui se partagent un lot plus important qu’un seul gagnant ne pourrait empocher à lui tout seul. Le hic est que s’il gagne seul, son lot sera plus important que celui qu’il recevrait en collaborant, mais s’il perd, il perd tout.

Malheureusement, plusieurs personnes, sinon la majorité, sont tentées de jouer pour empocher le maximum de gains et ne rien laisser aux autres qu’ils considèrent naturellement comme des compétiteurs plutôt que des collaborateurs. Apprendront-ils un jour que même les plantes vertes agissent en collaboration avant d’agir en compétition ? C’est à souhaiter, mais ce n’est pas certain. Ces va-t-en-guerre prétextant probablement qu’ils ne peuvent être comparés à une plante verte. Ils ont raison. Jamais je n’insulterais à ce point les plantes.

Pauvre Charles Darwin !

Les détracteurs de la théorie de l’origine et de l’évolution des espèces de Darwin sont nombreux. Les créationnistes sont probablement les mieux connus, mais il en existe plein d’autres, dont plusieurs théologiens et les néo-évhéméristes qui considèrent les progrès fulgurants de l’espèce humaine comme étant dus à des manipulations génétiques opérées par des extraterrestres en vue d’accélérer notre évolution plutôt qu’à des changements dus uniquement à la façon dont la Nature fonctionne et à nos activités parmi celle-ci.

On tente également de réfuter Darwin à partir de l’évolution de notre pilosité. D’après ces penseurs, perdre sa fourrure ne constitue pas une évolution puisqu’elle nous aurait obligé à nous vêtir, ce qui constitue une mésadaptation dans le cadre d’une nature où règnent généralement le trop froid ou le trop chaud. Les poils isolent bien la peau des sévices causés par ces deux extrêmes. Un autre exemple bien connu est le fait que le grand naturaliste aurait dit que l’humain descend du singe.

Je dois dire à tous ces gens qu’ils auraient dû lire « L’origine des espèces » et le lire en entier, et le lire pour le comprendre, parce que Darwin n’a jamais dit l’une ou l’autre de ces faussetés. Je suis certain qu’ils ne se basent pas sur leur propre lecture, mais sur des interprétations de gens désirant à tout prix démolir cette théorie à coups d’arguments fallacieux et de propos tirés de leur seule imagination plutôt que des écrits réels de Darwin.

Pour ceux qui croient que la vitesse de l’évolution de l’humain ne peut pas avoir été naturelle, j’aimerais qu’ils me fournissent une liste des autres espèces aussi évoluées que nous, ou plus, qui habitent sur d’autres planètes et qui ont connu une évolution beaucoup plus lente que la nôtre, prouvant que nous n’aurions pas pu évoluer aussi rapidement sans un coup de pouce (ou peu importe le nom que les extraterrestres lui donne) de créatures extra planétaires. Il me faudrait également la liste des espèces ayant reçu ce coup de pouce pour comparer les vitesses d’évolution des deux groupes témoins à la nôtre. Nous pourrions ainsi douter, sans encore toutefois en être totalement certains, que notre évolution ressemble plus à celle du premier ou du second groupe témoin et ainsi en tirer une hypothèse réaliste. Malheureusement, seules des archives permettraient de déterminer, sans conteste possible, si nous avons évolué seuls ou en étant aidés d’une quelconque façon. Conclusion, sans posséder aucun point de comparaison scientifique réellement comparable et dénué d’arguments démagogiques, on ne peut absolument rien déclarer sur la vitesse de notre évolution, peu importe qu’on la trouve rapide ou même époustouflante.

En ce qui concerne notre pilosité ainsi que d’autres exemples du même acabit, Darwin a insisté plusieurs fois dans son livre sur le fait qu’évoluer ne signifie en rien s’améliorer. L’évolution est aléatoire. Certaines espèces en bénéficient, d’autres y perdent au change et plusieurs en sont indépendantes. Perdre nos poils n’a pas été un avantage face à une nature inclémente. Il peut toutefois avoir accéléré nos besoins de trouver rapidement une parade et notre recouvrement par la peau d’un animal mort aurait été notre réponse. Ce faisant, l’obligation de se promener avec une fourrure naturelle serait devenue moins importante, ce qui aurait permis aux partiellement glabres et ensuite aux glabres de continuer à se reproduire et ainsi de transmettre ce caractère génétique à leur descendance. Les détracteurs omettent également le fait que l’humain a pratiquement été exterminé de la surface de la terre à quelques reprises. Mais ça ferait tache parmi leurs arguments déjà pauvres en quantité et nuls en qualité.

Et enfin, pour en finir avec le fait que Darwin nous aurait comparés à des singes en nous plaçant dans leur filiation, c’est un autre mensonge éhonté. Les singes et l’humain sont des branches bien distinctes dans un immense arbre dont le tronc est un organisme unicellulaire vivant il y a 4 milliards d’années. Alors, tant qu’à faire, en utilisant leur même logique défaillante, je les compare à une éponge, à une amibe ainsi qu’à une algue puisque ces trois organismes partagent également des ancêtres communs avec nous. Peut-être trouveront-ils ainsi le singe plus acceptable après tout. Quoique le plaisir que je ressens à les associer à une éponge ou à une algue est trop grand. Je pense que je vais écrire un livre pour parler d’eux. Je l’intitulerai « L’origine des espèces… ignares et fières de le rester ».

Dans un autre article, j’aborderai une erreur commise par Darwin et elle ne concerne pas ce dont je viens de parler. Une erreur qui semble lui avoir passé sous le nez. C’est tout de même encourageant pour nous. Elle permet de constater que personne n’est à l’abri d’en commettre.

 

Univers et simulation

Notre Univers est-il simplement une simulation produite par un ordinateur, un programme destiné à inventer des lieux, des caractères et du temps ? Bien que ce genre de questionnement semble ridicule au premier abord, de plus en plus de scientifiques ont commencé à se poser sérieusement la question.

Certains éléments troublants tendraient à démontrer que nous ne sommes que des entités créées par un fabuleux système de simulation. Dans la trilogie Matrix, les gens vivent deux vies. L’une est créée artificiellement tandis que la vraie est utilisée comme unité de calcul pour générer la précédente. Même si l’on élimine ce concept de duplication, il se pourrait fort bien que notre monde soit entièrement créé par un système destiné à inventer la vie telle qu’on la connait.

Le premier argument en faveur de cette hypothèse repose sur le fait que l’Univers répond trop bien à des formules mathématiques et l’on sait que tout ce qui est mathématique est généralement calculable par un ordinateur. Un autre indice repose sur les valeurs des constantes de la Nature. Elles correspondent trop précisément à celles qui sont absolument requises pour créer un Univers non stérile. Un iota de différence et l’Univers n’aurait jamais pu produire des étoiles, des galaxies, des éléments chimiques variés et encore moins des molécules complexes pouvant engendrer la vie.

D’autre part, la difficulté de marier la physique quantique avec la physique relativiste apporte de l’eau au moulin, tout comme les singularités liées aux trous noirs et au big bang. Un autre argument vient de la théorie de l’information. On serait capable de faire tenir toute l’information liée à un objet tridimensionnel sur une surface bidimensionnelle. C’est ce qu’on nomme le principe holographique. Ainsi, certaines dimensions semblent dotées d’une curieuse propension à être quelque peu évanescentes ou qu’apparentes. Et si une dimension peut n’être qu’illusion, alors pourquoi pas toutes ?

Le fait que notre Univers semble fini, qu’il contient une quantité relativement compréhensible de matière tend également à prouver qu’il est issu d’un programme informatique prenant en charge toutes les interactions s’y déroulant. D’autres bizarreries issues de la physique quantique pourraient s’expliquer par le concept de simulation. Par exemple, l’intrication quantique qui permet à un électron d’adopter instantanément un spin selon celui d’un second électron pouvant être situé à l’autre bout de l’Univers semble défier les lois du bon sens et de la causalité, sauf si on considère que ces deux électrons sont gérés par un système externe ayant toutes les capacités requises pour simuler deux objets virtuellement liés.

Alors, comment pourrait-on s’y prendre pour confirmer ou démentir cette hypothèse ? Bien que les éventuels concepteurs de ce méga système n’ont certainement pas les mêmes propensions que Microsoft pour générer des bogues, leur système d’exploitation pourrait quand même être affecté par des ratés occasionnels. Toutefois, la longueur d’une vie humaine est certainement microscopique par rapport au temps moyen où une anomalie ou une panne risque de survenir. Alors, ce faisant, nous n’aurions que très peu de chance de nous en apercevoir. D’autre part, il est très difficile de connaitre quels seraient les effets de ces pannes de système sur nos vies. Pourraient-elles passer totalement inaperçues ? Peut-être, mais peut-être pas, on n’en sait évidemment rien.

L’histoire est cependant à suivre puisque les télescopes modernes fouillent de plus en plus loin dans le passé et regardent de plus en plus d’objets simultanément avec une précision inégalée. Alors, peut-être verrons-nous un jour un événement astronomique impossible à expliquer autrement que par une théorie mettant en œuvre une simulation effectuée à l’aide d’un ordinateur chapeautant tout notre Univers.

Ainsi, la réalité de nos existences se résumerait peut-être à des formules mathématiques calculées par un ordinateur existant dans une autre réalité que la nôtre. À cet effet, la nouvelle intitulée « L’audience » dans mon livre « Scénarios de fins du monde – 1 » donne un aperçu de ce que pourrait être notre Créateur.

Le LBT, le VATT et LUCIFER

Non, je ne vous parlerai pas de sandwich Laitue-Bacon-Tomate. Ça s’applique également pour les Véhicules Autonomes Tout-Terrain desquels vous n’entendrez pas parler. Et enfin, je resterai loin du diable, mais là c’est un peu moins certain. Commençons donc par lever l’ambiguïté sur les trois premières lettres afin d’écarter définitivement l’hypothèse du sandwich. Dans le monde de l’astronomie, LBT signifie « Large Binocular Telescope », un télescope géant perché au sommet du mont Graham en Arizona à plus de 3,2 km d’altitude. Il s’avère être le télescope optique terrestre ayant la meilleure résolution grâce à ses deux miroirs de 8,4 mètres solidaires de la même monture azimutale. C’est le seul télescope géant à vision binoculaire au monde. Quant au VATT, c’est le Vatican Advanced Technology Telescope. Les deux appareils partagent la même montagne comme le montre la photo ci-dessus où l’on voit le VATT au premier plan et le LBT en arrière. Ils font ensemble partie (avec d’autres instruments) de l’Observatoire international du mont Graham.

Vous avez bien lu, le second appareil de précision appartient au Vatican et une équipe de religieux y travaillent. On oublie souvent que l’Institution s’est toujours intéressée à l’astronomie. À Castel Gandolfo où le pape se retire l’été, une coupole ayant abrité un télescope trône toujours au sommet du palais pontifical. Aujourd’hui, les religieux qui travaillent au VATT sont d’authentiques scientifiques tout autant que leurs quêtes.

Toutefois, une rumeur persistante circule voulant qu’on y parle ouvertement de vie extraterrestre et plus particulièrement d’entités extraterrestres, comme si leur existence était une évidence au même titre que la rotondité de notre planète. Le Père George Coyne, directeur de l’Observatoire du Vatican, ne renie pas leur existence. On est loin de l’époque de l’Inquisition où on brûlait Giordano Bruno sur un bûcher pour avoir affirmé que de la vie ailleurs que sur Terre devait foisonner. Aujourd’hui, le Père Coyne donne raison sans ambages au supplicié.

Au LBT, le voisin immédiat du VATT, on trouve un instrument scientifique, en l’occurrence une caméra infrarouge couplée à un spectrographe, qui porte le nom surprenant de LUCIFER. Je vous fais grâce de la définition exacte de ce long acronyme. Toutefois, il règne ici une confusion apparaissant un peu partout et je voudrais l’éclaircir. Puisque les deux observatoires font partie de la même organisation, certains prétendent que le Vatican a sciemment nommé l’instrument ainsi. Toutefois le Vatican n’a rien à voir avec cet appareil qui ne peut pas se connecter au VATT. Par contre, je suspecte un petit comique travaillant au LBT de s’être donné un mal fou pour trouver cet acronyme, juste pour tirer la pipe à ses voisins.

Il faut l’avouer, c’est tout de même ironique de savoir que les prêtres travaillant au VATT ne sont qu’à deux pas de LUCIFER. D’autre part, ce n’est plus un secret pour personne, les religieux ont l’habitude de côtoyer le diable, même à des altitudes stratosphériques. Et qui sait si ce qu’on appelle le diable ne serait pas parfois des entités extraterrestres ? Ainsi on comprendrait mieux pourquoi les prêtres se sentent si libres de parler d’eux.

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L’Antarctique, terre de glaces et de mystères

Paradoxalement, ce septième continent éloigné de tout fascine de plus en plus de gens. C’est tout de même étrange puisque ce pays de glace s’étendant sur une superficie de 14 millions de kilomètres carrés est plutôt monotone. Presque aucune flore, que des manchots, des phoques et des sternes, on fait vite le tour de la question. Par contre, certains scientifiques y trouvent leur compte pour d’autres considérations. Puisque c’est un désert, l’air y est très sec, il n’existe aucune pollution lumineuse, la nuit y est totale pendant plusieurs mois, des conditions idéales pour y installer des observatoires astronomiques.

Ces recherches scientifiques pourraient peut-être expliquer la présence au début décembre 2016 de Buzz Aldrin, le second homme à avoir marché sur la Lune. Peut-être. Certains semblent avoir d’autres théories plus exotiques. Presque au même instant, le secrétaire d’État des USA, Jim Kerry, y faisait un saut lui aussi. Pourquoi ? C’est également un mystère puisque le numéro 2 de la Politique américaine n’a rien d’officiel à y faire. Et il y a plus étrange encore. Le Patriarche Cyrille (Kirill) de l’Église Orthodoxe moscovite a, lui aussi, débarqué sur cette terre de désolation au lendemain de son tête-à-tête historique avec le pape François en février 2016. Plutôt étrange, car à ma connaissance, les phoques sont toujours athées et les sternes n’en ont que pour la sardine. Bien peu d’âmes à convertir et bien peu de fidèles à rencontrer. Mais alors, quelles raisons peuvent bien attirer tous ces gens atypiques de ce milieu jusqu’au bout du monde ? Est-ce la même raison qui attirait les sympathiques nazis en 1938 ? Depuis un certain temps, des rumeurs persistantes de bases secrètes d’extraterrestres ou d’intraterrestres circulent parmi les adeptes des théories du complot et autres penseurs alternatifs. D’autres parlent des nazis qui y auraient pris pied juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale, emportant là-bas des trésors et peut-être Hitler lui-même. Cette théorie est beaucoup moins folle qu’il n’y parait lorsqu’on sait que la dépouille reconnaissable de l’ancien führer n’a jamais réellement été présentée au public.

Quoi qu’il en soit, ce continent est suffisamment vaste pour receler bien plus d’un mystère. Certains nous seront progressivement révélés, ils font partie des énigmes scientifiques qui trouveront réponse un jour ou l’autre. Quant aux extraterrestres, aux intraterrestres ou aux nazis, gageons qu’ils resteront pour longtemps encore des conjectures irrésolues ou des vérités tues.

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Du zéro, de la température et des chemins glacés… des prédictions

Zéro est un chiffre et un nombre. Une valeur nulle, mais zéro, ce n’est pas rien. Zéro est important, surtout lorsqu’il est situé dans un nombre composé de chiffres dont leur position relative leur confère une valeur différent du chiffre en soi. L’habitude d’écrire des nombres en base 10 est tellement ancrée qu’on en finit par oublier que dans le nombre 2847, le 4 vaut 40 et le 2 vaut 2 000, car les zéros ne valent pas rien.

Remarquez, le zéro n’apparait pas dans la suite des chiffres romains ? Même si leur base de calcul est également 10, le zéro est tout de même inexistant, et pour cause. À cette époque, les nombres servaient seulement… à compter. Ils comptaient des jours, des soldats, des sesterces, des acres, bref des choses comptabilisables. Lorsqu’ils n’avaient rien à compter, ils ne comptaient pas. Ainsi, puisque le zéro n’avait aucune utilité pratique, les Romains n’ont pas vu l’intérêt de donner une réalité à ce chiffre plutôt particulier.

La valeur zéro revêt une signification bien étonnante lorsqu’on l’utilise pour évaluer une température. Longtemps l’humain s’est demandé ce qu’était vraiment la température. Sachant même la mesurer, il ignorait toutefois ce qu’il mesurait exactement. Puis la température s’est progressivement laissé saisir. Aujourd’hui, on sait exactement ce qu’on mesure lorsqu’on plonge un thermomètre dans un milieu quelconque. On mesure l’agitation des atomes ou des molécules de ce milieu. Plus ils sont mobiles, plus la température est élevée. En revanche, plus ils sont figés, plus on se rapproche du zéro de température. Pas le zéro degré Celsius, mais le zéro kelvin, également appelé le zéro absolu. À zéro kelvin, les briques élémentaires de notre monde ont cessé de s’agiter. Cette température valant -273,15 °C, le zéro kelvin est une limite improbable à atteindre à cause des lois quantiques. Aujourd’hui, le record de froid atteint lors d’expérimentations scientifiques très sophistiquées est 450 pK (picokelvin) ou 0,000 000 000 450 kelvin.

L’unité de température kelvin a été donnée en l’honneur de William Thomson, Lord Kelvin qui en élabora le principe. Pour ceux dont ce physicien reste méconnu, il était l’une des plus importantes figures scientifiques de la fin du XIXe siècle, principalement en thermodynamique. Lors d’un exposé à la Royal Institution de Londres en 1900, il déclara qu’à part deux petits nuages, la physique arrivait au bout de son parcours. Ces deux nuages devinrent quelques années plus tard la physique relativiste et la physique quantique, les deux pans fondamentaux de la physique actuelle. Comme quoi, on a beau avoir inventé le zéro absolu, il est fort possible d’obtenir une note de zéro lorsqu’on s’attaque à faire des prédictions, même dans son propre champ d’expertise, y compris pour le plus grand spécialiste de son domaine.

Nous devons à tout prix garder une attitude suspicieuse lorsqu’une sommité veut nous éblouir avec des prédictions basées sur des faits et des calculs indéniables. Malgré que ces huiles puissent être admirables, ils deviennent faillibles comme nous tous lorsque, imbus, les impudents s’aventurent imprudemment sur les chemins glacés des prédictions.

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La science et la vérité

Les férus de sciences, je m’inclus dans ce groupe, sont indifférents, sourient, rient ou se moquent carrément, selon leur niveau de raillerie et du sujet abordé, de certaines théories véhiculées encore aujourd’hui au XXIe siècle par des gens qu’on pourrait qualifier soit de naïfs, d’ignorants, de mauvaise foi, de provocateurs ou de rigolos. Une certaine part de tout ça est également possible. Je pense à une bêtise en particulier que je croyais disparue depuis au moins cinq siècles, la théorie de la Terre plate. Si nous étions encore à l’époque de Copernic, je comprendrais que certains puissent encore douter qu’elle soit sphérique. Mais aujourd’hui, en 2017, à l’ère des milliers de satellites artificiels qui « orbitent » autour d’une « boule » qu’on appelle la Terre, des GPS, des stations spatiales, des sondes en voyage interstellaire, des télescopes spatiaux scrutant les moindres recoins de notre Univers, des voyages sur la Lune et sur Mars, qu’on puisse encore remettre cette réalité en question relève de la loufoquerie la plus… pathétique qui soit.

Il existe au moins un milliard d’explications, d’exemples et de calculs prouvant la rotondité de notre planète. Il n’existe aucune preuve du contraire. Dessiner une droite sur une photo de la Terre vue à basse altitude, supposer que l’horizon suit cette ligne droite et tirer la conclusion que la Terre est donc plate, ce n’est certainement pas une preuve. Une ligne courbe « paraitra » presque droite à un œil humain tant et aussi longtemps que l’arc (de cercle) décrit est petit.

Bon, ceci étant dit, je ne m’attarderai pas plus longtemps sur ce genre de sujet, car je voulais parler exactement du contraire, c’est-à-dire de la science qui n’est pas toujours à la hauteur de ses principes, la science dogmatique, la science frauduleuse. Car, oui, celle qui se veut chaste et pure peut parfois être corrompue par des dogmes aussi indécrottables que la platitude de la Terre avant « De revolutionibus orbium coelestium » (Des révolutions des sphères célestes) de Nicolas Copernic imprimé en 1543. Bon, voilà le lien avec le début de cet article sur lequel je ne reviendrai plus, par manque de larmes.

La science corrompue et frauduleuse existe. Elle existe au-delà de certains de ses chercheurs en mal d’attention, de renommée ou de financement qui inventent, truquent et falsifient des résultats. Ces nombreux cas de tromperies sont attribuables à des gens peu scrupuleux qui transforment « leur » science en matière molle. Depuis que la méthode scientifique existe, ce comportement déviant a toujours existé et existera malheureusement toujours. Mais une science qui se corrompt par ses plus illustres spécialistes, ça prend une signification bien plus inquiétante.

Prenons l’exemple de l’aluminium. Ce matériau a été découvert au début du XIXe siècle puis peu à peu raffiné jusqu’à obtenir une forme relativement pure une cinquantaine d’années plus tard. C’est donc depuis 1850 que l’aluminium industriel est censé exister. Ainsi, si vous êtes un géologue ou un anthropologue et que vous découvrez de l’aluminium relativement pur dans une couche sédimentaire datant d’avant 1850, votre trouvaille ne sera pas reconnue, prétextant une corruption des sédiments par un enfoncement de cet aluminium jusqu’à atteindre une profondeur parfois impossible à croire.

Il est donc plus approprié d’inventer de toute pièce une aberration inexplicable pour réfuter sa présence dans un lieu contredisant l’histoire humaine liée à ce matériau que de déboulonner cette même histoire. Ainsi, la science ne peut plus être contredite ou même seulement critiquée, ce qui contrevient aux principes fondateurs mêmes de la science.

Bien entendu, une couche géologique brassée, mélangée, corrompue, ça peut exister. Mais, utiliser cet argument à l’aveuglette, sans avancer une seule explication comment tout cela aurait pu survenir, ce n’est plus de la science, c’est du dogmatisme, c’est une forme primitive de religion et ce n’est certainement pas digne de faire partie des meilleures pratiques scientifiques. Évidemment, si la forme découverte ressemble à s’y méprendre à une cannette de bière et que les mots « Bud » et « ser » sont encore légèrement lisibles dessus, on peut raisonnablement parler de brassage et de corruption de la couche sédimentaire. Alors, si vous découvrez de l’aluminium dans une couche géologique ancienne et, en toute apparence, elle semble exempte de brassage, si ce matériau montre des signes de raffinage, il n’y a aucune chance que votre trouvaille puisse être scientifiquement homologuée, quitte à trouver plus tard une explication rationnelle à sa présence en ces lieux. Et peu importe s’il y a dix ou cent de ces découvertes, elles seront globalement rejetées sans autre forme de procès. De plus, on vous qualifiera certainement de fraudeur. Voilà un côté obscur et hideux de la science moderne. Une science obnubilée par le scandale de l’homme de Piltdown. Mais cela est une autre histoire.

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