Une pièce de monnaie vraiment insolite !

Il est rare que l’on commémore un événement ayant rapport avec une apparition d’ovni. En commémorer un par l’émission d’une pièce de monnaie, voilà un fait plutôt inusité.

C’est ce qu’a fait la Monnaie royale canadienne en émettant une pièce de 20 dollars en argent pur qui est tout aussi étrange que l’événement survenu voilà 50 ans par un prospecteur minier au lac Falcon au Manitoba (Canada).

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La pièce est ovoïde, ou en forme de tête d’extraterrestre, et l’envers luit à la noirceur, laissant voir un ovni rougeâtre et des faisceaux lumineux jaunes qui sont projetés sur Stephan Michalak alors étendu au sol. À l’endroit, on voit la même scène de jour sans les faisceaux ni l’aura autour de l’ovni.

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Dans sa version des faits, ces faisceaux sont apparus quand Michalak a touché à l’ovni. Ses vêtements sont alors brûlés ainsi que sa peau qui montre une trame de points ronds qui ne s’effaceront jamais totalement. Son hospitalisation et les photos prises à cette occasion forcent à croire sa version des faits survenus en mai 1967 alors qu’il croyait avoir affaire à un engin militaire expérimental en difficulté.

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Il décrit l’engin tel qu’on le voit sur la pièce de monnaie. Il n’a pas vu les créatures pilotant cet étrange vaisseau. C’est l’un des cas d’ovnis les mieux documentés et les plus crédibles au monde.

La pièce de monnaie a été tirée à seulement 4 000 exemplaires et se transige à 129,95 $.

Photos : Radio-Canada

Disparition d’oiseaux en Oregon

L’Oregon est un état de la côte ouest des USA. Il se situe entre le nord de la Californie et le sud de l’état de Washington. La plaque tectonique Juan de Fuca s’insère sous le continent américain à la hauteur de cet état. Sa principale ville est Portland.

Plusieurs résidents de cette ville et de ses environs ont noté un étrange silence des oiseaux depuis quelque temps. Ont-ils disparus ? Restent-ils muets pour une quelconque raison ?

Le chant des oiseaux sert en période des amours à démontrer ses capacités et sa vigueur, mais il sert également pendant et après la couvaison pour avertir le mâle de rentrer au nid avant que madame ne se fâche et qu’il est mieux de ne pas avoir oublié de rapporter trois vers de terre bien dodus.

Les couples peuvent s’entendre et se répondre sur d’assez bonnes distances et les chants font partie de leur quotidien. Alors lorsque les oiseaux cessent de pépier, il y a de quoi s’inquiéter.

La plupart des oiseaux migrateurs vont retourner à leur point d’origine. Pour changer d’endroit où ils vont couver, il faut des conditions environnementales particulièrement désastreuses. Ça arrive également lorsqu’il existe trop de couples nicheurs et que le territoire est saturé, ou lorsque la prédation devient trop importante.

On associe également l’absence d’oiseaux à des désastres naturels. On les soupçonne de sentir le comportement de la Terre et de fuir devant des catastrophes en devenir.

L’Oregon étant un état américain susceptible d’être frappé par des séismes majeurs ainsi que par des explosions volcaniques. L’état est traversé du nord au sud par la chaine des Cascades, une série de volcans éteints, en sommeil et actifs dont le mont Hood, le sommet le plus élevé culminant à 3426 m et toujours considéré comme actif.

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Le fait que le silence aviaire dure depuis un certain temps conforterait plutôt la thèse de leur absence plutôt que de leur mutisme. On a observé partout dans le monde des silences de la faune juste avant qu’il ne survienne des catastrophes majeures, mais pas des semaines durant. Alors celui de l’Oregon n’a peut-être pas à inquiéter.

Mais qui sait ?


Photo : Oregon’s Mt. Hood Territory.
Carte : oregonencyclopedia.org

Étoile de Scholz

Du nom de son découvreur, cette étoile recensée en 2013 ou plutôt ces étoiles puisqu’elles sont deux, ont une histoire vraiment intéressante.

Ce système binaire compte deux toutes petites étoiles situées à une vingtaine d’années-lumière de nous. Ensemble, elles ne font que 15 % de la masse de notre Soleil. Elles sont situées dans la constellation de la Licorne dans le plan galactique.

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Constitué d’une naine rouge et d’une naine brune, ce duo stellaire est vieux de 3 milliards d’années. On hésite à considérer les naines brunes comme des étoiles puisque leur cœur est trop froid pour enclencher le feu nucléaire permettant de transformer l’hydrogène en hélium, mais elles parviennent à transformer d’autres éléments nécessitant des températures moins élevées comme le deutérium et le lithium. Ce sont des astres à la frontière entre des planètes géantes gazeuses et des étoiles.

Voilà 70 000 ans, le couple aurait frôlé notre système solaire, passant à seulement 0,8 année-lumière de notre Soleil. Ça représente 52 000 fois la distance Terre — Soleil.

Ouais, ce n’est quand même pas la porte d’à côté, direz-vous, mais en astronomie ça l’est puisqu’elles auraient alors pénétré dans le nuage d’Oort. C’est le réservoir des comètes potentielles de notre système solaire. En s’y frottant, elles ont déstabilisé l’orbite de plusieurs cailloux qui se sont mis à valser et à changer leur trajectoire.

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Qu’en est-il résulté ? On l’ignore. Peut-être de nouvelles comètes à venir.

Photo: lemonde.fr

L’Atlantide, les recherches se poursuivent

Il est toujours fascinant de prendre un mythe et de l’imaginer comme étant réel. Les mythes et les légendes sont l’équivalent de nos clés numériques. Ils emmagasinent la mémoire des anciens peuples. Je crois sincèrement qu’il existe une part importante de vérité dans chacun des récits anciens. Mis à part les histoires censées nous apprendre certaines leçons de morale qui peuvent être entièrement construites, les autres récits anciens doivent receler certaines vérités.

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Évidemment, plusieurs de ces histoires ont été rapportées verbalement, sans aucun support physique pour les appuyer. Au fil du temps, il se produit donc des déformations, des ruptures, des rajouts allégoriques, des amalgames qui pervertissent les récits originaux.

Sans aucun doute, le mythe de l’Atlantide fait partie de cette catégorie d’histoires transformées. Mais comment peut-on retrouver cette antique histoire débarrassée de ses altérations ultérieures ? C’est impossible sans retrouver le lieu exact de l’Atlantide et c’est pourquoi cette quête intéresse tant de gens, dont le cinéaste canadien James Cameron.

Je vous donne un lien vers un très intéressant film produit par ce truculent personnage qui a été le troisième humain à descendre au fond de la fosse des Mariannes, le point le plus creux de tous les océans. Cette fois-ci, il s’attaque à l’Atlantide.

La première moitié récapitule ce qu’on a déjà découvert et qui ne permet pas de localiser précisément l’Atlantide, mais ne boudez pas votre plaisir de la regarder. On parle de Santorin, de la Crète et de Malte. On rajoute des fouilles sous-marines à divers endroits dans la Méditerranée. Mais ces lieux ne correspondent pas à ce que dit Platon qui situe l’Atlantide au-delà des colonnes d’Hercules, donc à l’ouest du détroit de Gibraltar.

L’autre moitié du film s’intéresse à de nouveaux endroits explorés beaucoup plus récemment et situés dans l’océan Atlantique. La quête se déplace donc là où Platon situait cette terre mystérieuse.

Le pied d’un fantôme dans la bouche

Brian Cox, un scientifique du Cern vient de faire une déclaration hors de son domaine d’expertise. C’est toujours risqué de tenter une incursion dans une autre discipline en utilisant ses seules connaissances liées à sa formation.

Il affirme que les fantômes n’existent pas, sinon le LHC, le grand collisionneur de hadrons du Cern les aurait mis en évidence. Oui, oui, vous connaissez cette machine, elle a détecté les fameux bosons de Higgs.

Tout d’abord, les détecteurs du Cern sont calibrés pour retrouver ce qu’ils tentent de découvrir et les fantômes n’étaient pas sur leur fiche de travail. Ensuite, cette machine crée tellement de données qu’il faut en éliminer la très grosse majorité pour ne conserver que celles permettant de découvrir ce que les scientifiques cherchent et une fois encore, les fantômes n’étaient pas au programme. Les données qui auraient peut-être permis de découvrir des traces de fantômes ont été jetées aux orties. Pour ces deux raisons, ce scientifique parle au travers de son chapeau.

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Puisque les fantômes passent à travers les objets, il postule qu’ils ne sont que pure énergie, donc qu’ils ne sont constitués d’aucune matière. Une fois encore, il n’utilise qu’une partie de ses connaissances. Les atomes sont constitués très majoritairement de vide. Ce qui empêche les objets de passer au travers de la matière ce sont les électrons qui se repoussent. Le vide interne des atomes peut laisser passer n’importe quoi si une entité quelconque est insensible aux forces électroniques.

Il dit ensuite que les fantômes ne peuvent exister parce que l’entropie ne permet pas qu’une forme d’énergie pure se conserve avec le temps. Il a raison, mais il omet de dire que le vide contient suffisamment d’énergie pour conserver des formes fantomatiques si elles s’abreuvent à cette source inépuisable d’énergie.

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Évidemment, il ne croit pas aux fantômes et tout argument fallacieux est utilisé comme arme de combat. Dommage, il aurait dû apprendre à s’occuper de ses oignons. Il passera peut-être à la postérité, non pour avoir démontré l’inexistence des fantômes, mais pour s’être planté le pied d’un fantôme le plus loin dans la gorge.

Personnellement, l’existence des fantômes ne me pose pas de problèmes, mais ne suscite pas chez moi un engouement démesuré. Je suis bien prêt à reconnaitre leur existence, mais je ne courrai pas leur chercher des noises afin de prouver leur réalité. Je suis donc neutre à leur sujet. Je n’ai pas écrit cet article pour tenter de défendre la thèse les accréditant. Je l’ai écrit pour démontrer comment il est toujours risqué d’utiliser une certaine forme de notoriété et une petite partie de ses connaissances en omettant sciemment l’autre partie pour faire connaitre au monde son opinion personnelle sur un sujet qui nous dépasse.

Images : srussenschuck.comwall.alphacoders.com ; destinationamerica.com

Un pari risqué

Le physicien italien Enrico Fermi a posé une bonne question à propos des extraterrestres, connue sous le vocable du Paradoxe de Fermi. « S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

 Je déteste par contre les gens utilisant cette question pour la reprendre en affirmation selon laquelle ils n’existent pas parce qu’on ne les voit pas.

Pour me paraphraser en utilisant mon article de l’autre jour, ce n’est pas parce que certaines de mes chaussettes sont devenues introuvables qu’elles n’existent plus et, pire, qu’elles n’ont jamais existé, et pire encore, qu’elles ne peuvent pas exister.

L’absence de preuves sur la présence d’extraterrestres, comprenant la mise sous scellés et la destruction de ces preuves par des gens obscurs aux intentions tout aussi nébuleuses, n’est pas une preuve de leur absence et encore moins de leur inexistence.

Ainsi, dire que si les extraterrestres sont silencieux ils sont inexistants est évidemment abusif. Un sourd ne dément pas l’existence du monde qu’il n’entend pas. De plus, ce silence ne pourrait être qu’apparent. Sommes-nous sûrs qu’ils n’ont aucun contact avec aucun humain? Si j’étais un extraterrestre (j’en suis un dans un autre sens), je me contreficherais du quidam. Le choix de mes contacts irait vers des gens d’influence auprès desquels je m’empresserais d’exiger de garder le silence sur ma présence parmi les humains au risque de les atomiser. Donc le silence n’est pas une action fortuite, mais un choix réfléchi et décidé. Il ne peut en aucun cas être considéré comme une preuve de l’inexistence de la présence d’E.T. parmi nous.

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Mais pourquoi garderaient-ils leur présence secrète? Ils ont probablement décidé de ne pas se montrer en conformité avec la «directive première», cette loi émise dans la série Star Trek qui ne date pas d’hier et qui pourtant est pleine de bon sens. Cette directive stipule qu’il faut à tout prix éviter de perturber le cours de l’évolution des peuples «primitifs» en s’affichant publiquement ou en commettant des actes susceptibles de modifier leurs croyances et comportements. La même directive pourrait très bien être respectée par les extraterrestres à l’égard des humains, un peuple résolument primitif à leurs yeux ainsi qu’aux miens. Entre extraterrestres on se comprend.

Lorsque nous étudions des espèces animales, nous évitons de les perturber en masquant notre présence. C’est un des principes scientifiques les plus forts dont je vous entretenais l’autre jour, l’observation sans la perturbation de l’environnement étudié. Pourquoi les extraterrestres agiraient-ils autrement s’ils sont encore plus évolués que nous?

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Ainsi, le silence ne prouve rien du tout. Les ultrasons existent et pourtant ils nous sont inaudibles. Les chiens en savent quelque chose. Les rayons X sont invisibles et pourtant on obtient de belles photographies de nos os grâce à eux.

Il existe de multiples causes possibles sur leur apparent silence et peu d’entre elles confortent la thèse de leur inexistence absolue mis à part celle affirmant leur inexistence absolue!

Alors, la vraie question est la suivante. Comment s’y prendre pour confirmer leur présence, si présence il y a, malgré leurs efforts probables pour se soustraire à notre connaissance? Comment pourrions-nous à coup sûr confirmer leur présence parmi nous, et ce malgré de possibles conspirations pour les camoufler?

Je connais un excellent moyen de parvenir à cette fin. Nous les faisons chanter. Comment? Facile. Supposons qu’ils existent et qu’ils restent camouflés. Probablement qu’ils respectent la «directive première». Ils sont alors certainement sensibles au sort que nous nous réservons puisqu’ils nous étudient. Si nous les menaçons de nous autodétruire s’ils ne se montrent pas la face, il y a de fortes chances qu’ils plieront devant la possibilité de perdre un peuple idiot, mais rempli de promesses.

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S’ils ne se dévoilent pas, car ils croient au chantage, ou parce qu’ils n’existent tout simplement pas, ou qu’ils ne nous comprennent pas, on aura perdu notre pari et notre existence. Reste à savoir si nous aurons la bêtise de passer à l’acte.

Mais nous sommes déjà en train de nous autodétruire! Ouais, à petit feu, il nous reste encore une petite marge de manœuvre avant d’avoir atteint le point de non-retour. Je pense donc que les extraterrestres vont se manifester incessamment.

Images : Association-arcade.org ; fr.sott.net ; fr.wikipedia.org astrosurf.com 

L’observation perturbante

Vous êtes-vous déjà senti observé sans raison apparente, sans voir votre observateur ? Ça m’est arrivé à quelques reprises pour avoir su par la suite que j’avais eu raison de m’être senti observé. C’est un sentiment étrange et très fort. J’ai déjà raconté une anecdote sur ce sujet en rapport avec des loups. Ça m’est aussi arrivé avec des humains.

La physique quantique, celle qui régit les plus petits constituants de la matière, a mis en lumière un élément clé. Il est impossible d’observer des particules sans les perturber. L’observation fait partie intégrante de tout système quantique. Ainsi, ces particules soumises à notre observation réagissent différemment avec ou sans système d’observation.

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En réalité, ce comportement est normal sans avoir besoin d’aller dans le quantique. Lorsqu’on mesure une tension électrique avec un voltmètre, celui-ci possède une impédance qui n’est pas infinie. Il dévie donc une partie du courant et fait légèrement chuter la tension qu’on espère connaitre. La mesure affecte la réalité puisque sans voltmètre, elle vaut x et avec le voltmètre, elle vaut x – a. Il est donc impossible de mesurer une tension sans l’affecter.

C’est aussi la raison pour laquelle les animaux ne réagissent pas de la même façon lorsqu’on les observe en les laissant tranquilles et qu’on les observe uniquement à partir de caméras. Encore faut-il que nous émettions l’hypothèse qu’ils ignorent leur présence et leur fonction.

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Les Casques bleus de l’ONU en ont également une bonne idée. Observer perturbe le fonctionnement normal, réduisant ainsi les risques d’abus des autorités ou des rebelles. Leur rôle pacifiste n’est pas inutile, du moins dans la majorité des cas.

Observer ses enfants, ses ados, ne constitue donc pas un acte anodin. Parfois ils voudraient nous voir disparaitre, ça retient alors quelque peu leur fougue.

Placer des caméras de surveillance bien en vue n’a pas seulement pour but de capter des délits et ses auteurs, mais surtout de les empêcher.

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Ce concept de la mesure perturbante est fondamental pour comprendre différents mécanismes, tant physiques que psychologiques.

Même si parfois on veut observer sans être surpris, ça ne fonctionne pas toujours et rarement sur une longue période. On a alors besoin d’éloigner son système de surveillance de la cible et c’est ainsi qu’on se retrouve avec des satellites-espions ou des drones.

Souriez, on vous observe !

Image : theblackvault.comouterplaces.comlapresse.cacamera-surveillance.biz

L’ile aux bas perdus

Qu’arrive-t-il à nos chaussettes perdues entre le tiroir et le tiroir en passant par mes pieds, le panier à linge sale, la laveuse puis la sécheuse ?

Pourtant je ne jette aucune chaussette dépareillée afin de leur permettre de recouvrer leur conjoint un jour ou l’autre.

Malgré cette précaution élémentaire, mes chaussettes veuves ne retrouvent jamais leurs maris.

J’accrois les statistiques en leur faveur en achetant plusieurs paires identiques et pourtant, ça finit toujours à tomber sur un nombre impair alors qu’en perdre deux du coup, je n’y verrais que du feu.

Déduction, elles sont allergiques ou ont horreur des nombres pairs. Peut-être alors que les chaussettes sont faites pour habiter dans mon tiroir en nombres premiers puisque ceux-ci sont tous impairs (évidemment sauf le 2). Ce serait le premier cas connu où les nombres premiers contrôlent des objets physiques.

Je plains mes chaussettes devenues célibataires. Toutefois, sachant qu’aucune énergie n’est perdue au sein de l’Univers, les chaussettes doivent donc à tout prix émerger quelque part ailleurs.

Je pense qu’il existe une ile magique sise dans les immensités de l’océan ou une planète accueillante où toutes les chaussettes perdues se retrouvent afin de s’apparier entre elles. N’ayant pu retrouver leur partenaire d’origine, elles accroissent ainsi leurs chances de trouver chaussette à leur pied. « L’ile aux bas perdus ».

L’astate

L’astate (At) est un élément chimique instable. Il porte le numéro atomique 85 (nombre de protons) et fait partie de la 17e colonne du tableau périodique, soit celle des halogènes.

L’astate est créé artificiellement par désintégration d’éléments radioactifs supérieurs comme l’uranium (U), le thorium (Th) ou le francium (Fr). Lui-même se désintègre en bismuth (Bi) ou en polonium (Po) en émettant des rayons alpha (α) utilisés pour bombarder des tumeurs dans les alpha-immunothérapies.

Toutefois, la demi-vie du plus stable de ses isotopes At210 n’est que de 8,1 heures et l’isotope utilisé en médecine, At211 a une demi-vie de 7,2 heures. C’est pour dire combien il faut se grouiller entre sa production et son utilisation.

La chimie de ce matériau estimé le plus rare à l’état naturel, 30 g dans toute la croûte terrestre, est très méconnue. On croyait qu’il était moins chimiquement réactif que l’iode. On vient toutefois de noter que sa capacité à créer des liaisons halogènes (XB) serait supérieure à celle de l’iode, l’élément chimique de numéro atomique 53 précédant l’astate dans la colonne des halogènes. Cette découverte ouvre des portes à générer des composés chimiques encore inconnus. 

1I/ʻOumuamua, dernière nouvelle sans intérêt

Vous vous demandez sûrement pourquoi je parle de cet astre une troisième fois (article 1article 2) si la dernière nouvelle sur lui est inintéressante. C’est que parfois, on apprend des choses, moins sur l’objet lui-même que sur la physique derrière cette nouvelle et sur ceux qui l’ont propulsée.

Que l’objet provienne d’un système stellaire double n’est pas une grande surprise sachant qu’un grand pourcentage d’étoiles font partie d’un système binaire ou supérieur. Autrefois, on parlait des deux tiers et ensuite de la moitié. Ce taux n’est pas très bien connu, mais il est important. On ne s’étonnera donc pas que le voyageur de l’espace ait une chance sur… disons… trois… de provenir d’un système stellaire multiple puisque cette affirmation est valable pour tous les objets célestes sans même se préoccuper de ses particularités ni d’où il provient.

Ensuite, les astronomes ayant fait cette déclaration ont accru les probabilités de dire vrai sachant que si ‘Oumuamua vient d’un système stellaire binaire ou plus, ses chances d’être éjecté sont bien plus grandes que si le système n’a qu’une seule étoile. C’est le problème astronomique appelé « à trois corps » qui ne possède aucune solution exacte (stable) et qui prévoit que la course d’un petit corps devient chaotique et instable, donc plus susceptible d’être éjecté, lorsque confronté à la gravité de deux gros corps à proximité.

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Mais si vous connaissez déjà ces deux éléments, la nouvelle n’a plus d’intérêt puisque ce ne sont que des statistiques, pas de nouvelles observations. C’est comme donner le pourcentage de chances d’avoir une paire au poker. Ça ne vous dit rien sur le type de paire ni qui la détient ni des mises sur la table ni de l’historique de ces mises.

Voilà pourquoi on aurait pu s’abstenir du côté des astronomes, probablement en mal de reconnaissance. Peut-être auront-ils eu leur jour de gloire à cause d’une banalité que tout étudiant débutant en astronomie aurait pu déduire. Ça rend la gloire pas mal moins auréolée lorsque la nouvelle est… sans intérêt.

N.B. Le « 1I/ » qu’on retrouve devant le nom ‘Oumuamua désigne qu’il est le premier objet Interstellaire répertorié. Il fait donc partie d’une toute nouvelle classe d’objets astronomiques, des objets provenant d’un autre système solaire que le nôtre.