Terraformation en sens inverse

La terraformation se définit comme étant une technique consistant à rendre une planète plus conforme aux besoins physiologiques humains afin de pouvoir y vivre sans recourir à des scaphandres.

Terraformer Mars est régulièrement évoqué, car dans un très lointain passé, notre voisine aurait abrité des océans, des lacs, des rivières ainsi qu’une atmosphère plus épaisse protégée par un champ magnétique déviant les particules soufflées par le Soleil. Ce faisant, la planète était apte à abriter une certaine forme de vie primitive qu’on tente aujourd’hui de trouver des traces.

Cependant, elle gardera toujours sa faible gravité qui dépend de sa masse. À 38 % de celle de la Terre, après quelques générations à y vivre, les colons martiens ne seront plus en mesure de retourner sur la Terre, beaucoup trop massive pour leurs constitutions osseuse et musculaire qui auront été affaiblies. Il sera également impossible de retrouver un champ magnétique comparable à celui de la Terre puisque l’intérieur de Mars a perdu ses propriétés essentielles à la production de cette dynamo planétaire. Les ex-Terriens vivront à la merci des particules solaires et cosmiques susceptibles de les tuer assez rapidement s’ils cherchent à vivre à la surface de Mars.

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Même une fois terraformée, Mars ne sera jamais un bon endroit pour l’humain tel qu’il existe actuellement. Je doute fortement qu’il parvienne un jour à coloniser durablement cette planète, mais le cas échéant, les descendants des colons auront muté pour survivre à cet environnement très différent.

Mais laissons Mars et les autres planètes et satellites susceptibles de recevoir nos délicates attentions, je veux maintenant aborder la terraformation d’un autre angle, la terraformation de la Terre.

Hein ? Ouais, le terme n’est peut-être pas très judicieux, puisque transformer la Terre pour la rendre comme la Terre, ça ne fait pas de sens. Je modifie donc le terme pour « planéformation ». C’est-à-dire la transformation de la Terre à l’image d’une autre planète.

Imaginez que les changements climatiques actuels seraient sciemment voulus, plutôt que le simple résultat d’une incurie crasse des humains. La Terre serait en train de subir les transformations nécessaires pour en faire un lieu propice à être colonisé par des entités plus frileuses que nous.

L’usage immodéré des combustibles fossiles est le moyen idéal pour modifier rapidement le climat global d’une planète. Peut-être que la Terre suit le même cheminement que bien d’autres planètes avant elle, une planéformation dirigée et forcée.CombustiblesFossiles

Il suffirait que des aliens manipulent une poignée de dirigeants et qu’ils rendent les peuples de terriens insouciants en additionnant, disons, tiens, un certain produit apparemment inoffensif et même avantageux à certains égards, à leur eau de consommation ou à leur lait.

Si des extraterrestres ayant notre planète en ligne de mire opéraient dans l’ombre, on obtiendrait exactement les conditions actuelles. Ils s’organiseraient pour contrôler les dirigeants les plus influents afin qu’ils mettent des bâtons dans les roues à toutes les initiatives visant à bloquer la limitation et la réduction des émissions des gaz à effet de serre. 

Nous serions donc en train de planéformer notre propre planète pour la venue de colons extraterrestres préférant vivre à du 33 °C qu’à du 23 °C.

Oui, je sais, mon hypothèse fait très complotiste et je ne cherche pas à m’en cacher. Pourtant, je ne me considère pas comme faisant partie de cette « secte ». Je dis simplement que la situation actuelle pourrait parfaitement relever d’une stratégie visant à planéformer la Terre. Regardez toutes les non-décisions prises par les dirigeants mondiaux. Observez le jemenfoutisme généralisé pour la question, ou encore le sentiment profond et global d’impuissance, ce qui revient un peu au même. Ces deux états de fait s’avèrent parfaitement compatibles avec une théorie mettant en scène des extraterrestres planéformistes.

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Ce n’est qu’une hypothèse parmi tant d’autres, mais ce serait non scientifique de la rejeter d’emblée, alors je la retiens parmi les autres jusqu’à preuve du contraire. Je n’ai pas à « croire » en elle pour la rajouter dans la liste des possibilités. Il suffit qu’aucune preuve sérieuse ne vienne entièrement la contredire.

Puisqu’il existe de véritables complots et qu’il en existera toujours, les complotistes existeront eux aussi. Parfois ils se gourent royalement, mais parfois ils visent parfaitement juste. Ne soyez donc pas cynique envers eux, car aussi ridicules ou invraisemblables certaines de leurs hypothèses peuvent paraitre, l’invraisemblance est également l’arme idéale utilisée par les comploteurs pour camoufler leurs actes aux yeux des gens capables de les démasquer. 

Dans quelle catégorie mon hypothèse se retrouvera-t-elle ? Nous verrons lorsque la Terre sera devenue beaucoup plus chaude et qu’elle pourra attirer les Centauriens, les Trappistes, enfin ceux qui vivent actuellement sur une planète plus chaude et humide que la nôtre.

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Peu importe le responsable qui tient le bouton enfoncé permettant à la machine de transformer notre planète en une serre étouffante, celle-ci fonctionne maintenant à plein régime et rien ne permet de croire qu’elle s’arrêtera de sitôt.

Il faut quand même poser la question connue de tout bon policier, et surtout oser y répondre : « À qui profite un réchauffement climatique majeur ? » Vue sous cet angle, mon hypothèse n’a plus rien de farfelue, puisqu’elle semble la réponse la plus plausible.

Vénus Atlantide

Vénus est la planète la plus semblable à la Terre. À peu de choses près, elles partagent les mêmes dimensions, la même masse et la même gravité. Alors, pourquoi s’acharner à toujours aller sur Mars, une planète beaucoup plus petite avec une atmosphère quasi inexistante et bien plus éloignée ?

Je peux lister quelques bonnes raisons, dont la température de surface avoisinant la température de fusion du plomb, une pression atmosphérique cent fois plus élevée que celle sur Terre et une atmosphère saturée d’acide sulfurique et de CO2. Durée de vie d’un humain à sa surface : nulle, même en scaphandre, même à l’abri dans un vaisseau.

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Toutefois, cette jumelle de la Terre n’a pas toujours connu cet enfer. Née aux mêmes instants et dans les mêmes conditions que notre planète, elle a déjà abrité des océans dans sa prime jeunesse. La vie a probablement éclos et a atteint un certain degré d’évolution. Mais quel degré d’évolution ?

Dépendant de plusieurs facteurs favorables ou non, la vie aurait pu atteindre un certain niveau de complexité. Beaucoup de scientifiques pensent que la vie intelligente exige beaucoup de temps avant d’émerger. Vénus n’aurait probablement pas connu une période saine suffisamment longue pour engendrer des êtres ayant notre niveau de complexité.

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Le problème est que nous ne connaissons pas l’histoire d’autres peuples, à part le nôtre, pour tirer cette conclusion qu’on peut très certainement qualifier de hâtive. L’humain a une fâcheuse tendance à tout ramener à lui. Il aime croire que s’il a connu une certaine histoire, tous les autres peuples dans l’univers devraient avoir vécu une histoire à peu près semblable. S’il a fallu plus de 4,5 milliards d’années avant que notre planète accouche de l’humain, de facto il considère impossible d’obtenir le même résultat en 1 milliard d’années.

Si nous observons une roulette de casino une seule fois alors que la bille s’arrête sur le 10, ça ne nous apprend rien sur les autres résultats, antérieurs ou postérieurs. Il est toutefois absurde de penser qu’à tous les coups, elle s’arrêtera sur le 10.

La vie sur Terre a évolué à travers vingt phases d’extinctions de différents degrés d’importance parmi lesquelles cinq se sont avérées quasiment totales. Toujours recommencer presque du début ne s’avère pas très productif. Imaginons un instant que Vénus n’a pas connu autant d’extinctions massives à répétition, à quelle vitesse la vie aurait pu progresser à sa surface ?

La possibilité que notre sœur ait connu assez tôt dans son histoire une forme de vie intelligente n’est pas nulle. Il est même possible que cette intelligence ait agi comme nous le faisons actuellement, qu’elle ait voyagé à travers l’espace pour venir se poser sur d’autres planètes du système solaire, y compris sur sa jumelle, la Terre. Si des Vénusiens ont visité la Terre en des temps immémoriaux, qu’ont-ils fait ? Qu’ont-ils vu ? Qu’ont-ils laissé sur place et qu’ont-ils rapporté ? Au moment où ils auraient réussi cet exploit, la vie sur Terre devait encore se trouver à des stades peu avancés, mais elle existait très certainement. Pas de panspermie à envisager. Les effets dévastateurs de la tectonique des plaques ainsi que l’érosion continue ont très certainement effacé toutes traces de leur présence. Peu d’espoir de trouver des vestiges. Ils seraient repartis en abandonnant tout projet de colonisation si les conditions de vie ici ne concordaient pas à leurs besoins physiologiques différents de ce que nous pensons toujours être les seules conditions favorables. 

Vénus

Il est également possible que plus tard les Vénusiens aient ensuite causé l’emballement thermique de leur planète, tout comme nous le faisons actuellement avec notre Terre. Il est même possible que des Vénusiens aient trouvé refuge dans les entrailles de leur planète en attendant des conditions extérieures meilleures. Certains s’y trouvent peut-être même encore !

Quoi qu’il en soit, je ne repousse pas cette possibilité du revers de la main même si les chances sont des plus minces. Les surprises surviennent lorsqu’on a négligé certaines hypothèses parce qu’elles s’avéraient trop exotiques ou trop improbables pour être retenues.

L’Univers se fout de nos raisons et de nos désirs. Il n’a pas vécu dans le passé en fonction de nous faire plaisir le jour où on étudierait certains aspects de son histoire. L’Univers n’a jamais eu le mandat de s’arranger pour qu’un jour nos hypothèses trouvent de l’exactitude.

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Alors, j’aime bien imaginer que Vénus, notre planète sœur, la guide du berger, ait un jour abrité la vie. Peut-être qu’à cette époque reculée y trouvait-on des beautés incomparables, des coquillages, des fabricants de rasoirs ou des apothicaires concoctant des potions aphrodisiaques ? Vénus serait ensuite morte étouffée, engloutie sous une épaisse couche de nuages, cuite sous pression à 450 °C. Une Atlantide céleste. Vénus Atlantide.

Ne nous faites pas confiance !

Plusieurs personnes croient aux Ummites, de prétendus individus provenant de la planète Ummo qui seraient venus s’installer sur Terre en 1950 après avoir entendu les premières transmissions électromagnétiques d’origine humaine au début des années 1930.

Je ne commenterai pas cette croyance, car je n’ai aucune opinion, n’ayant jamais lu aucun des nombreux écrits qu’ils auraient composés et envoyés depuis 1965 sous forme de lettres à des individus disséminés un peu partout sur la planète.

Si cette histoire est véridique, leur planète étant située d’après leurs dires à 14,4 années-lumière de la Terre, ils bénéficieraient donc de moyens de transport aux capacités fantastiques dont la vitesse friserait ou dépasserait même la vitesse de la lumière.

Si Einstein vivait, il ferait évidemment partie des sceptiques. Pour lui, rien de très massif ne peut s’approcher de la vitesse de la lumière sans une débauche d’énergie impossible à embarquer à bord d’un vaisseau spatial. Quant à carrément dépasser la vitesse limite, le mot limite devrait être suffisamment explicite pour rejeter cette hypothèse.

Pourtant, sans contredire la physique relativiste, il semblerait possible de créer des conditions qui permettraient de se déplacer d’un point à l’autre de l’espace en créant l’illusion d’avoir dépassé la vitesse de la lumière sans passer par un écrabouilleur et létal trou de ver.

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En tordant l’espace, en le déformant, en le pliant ou en sautant à travers une quatrième dimension spatiale, il serait théoriquement possible de se déplacer entre Ummo et la Terre sans vraiment parcourir l’entière distance au sens classique du terme. Le voyage serait ainsi écourté et il suffirait d’une énergie et d’un temps raisonnables pour parvenir à destination.

En supposant qu’il soit possible de générer une distorsion spatiale de manière énergétiquement acceptable, voudrions-nous utiliser ce moyen pour aller coloniser d’autres planètes ?

Certes, nous sauterions sur l’occasion de s’accaparer cette technologie. Ayant dévasté la Terre, il est évident que nous voudrions trouver d’autres planètes susceptibles de posséder des ressources vierges et abondantes afin de les piller à notre guise sans gouvernement pour nous restreindre à suivre de multiples règles.

On peut d’ores et déjà connaitre le résultat de ces colonies, un recommencement des erreurs ayant mené à la ruine du milieu dans lequel on vit encore. L’humain est trop vorace pour faire attention à quoi que ce soit. Il est trop cupide et même trop idiot pour apprendre de ses erreurs.

J’en appelle donc aux Ummites ou à toute autre race extraterrestre grenouillant dans nos parages. Tenez les humains loin des technologies qui leur permettraient de partir à la conquête d’autres systèmes planétaires. L’espace a beau être vaste, faut-il vraiment que d’autres mondes supportent nos ravages ? 

Par contre et à tout hasard, n’auriez-vous pas un bidule très puissant à me prêter ? Non, pas le truc pour plier l’espace, l’autre machin plus utile encore, celui pouvant ramener la population de la Terre à l’Âge de pierre. Je vous le rends dès que j’en aurai fait bon usage !