Les mêmes nouvelles

À Montréal, un grand quotidien autrefois imprimé s’est tourné voilà quelques années vers le numérique. Il a développé une appli fonctionnant uniquement sur une tablette et il alimente également un site web avec une partie des nouvelles qu’on peut lire avec l’appli. N’étant pas muni d’une tablette compatible, je me rabats quelques fois sur leur site internet pour apprendre les nouvelles locales et nationales.

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Autrefois, un journal ne publiait jamais le même texte plus d’une journée, c’était une règle d’or. Aujourd’hui, le site présente parfois les mêmes nouvelles durant plusieurs semaines, et pas dans des dossiers préparés pour l’occasion, mais à sa une.

Je ne m’insurge pas contre la diffusion des nouvelles sous forme numérique, j’en ai contre ce genre de comportement irrespectueux qui n’atteint pas seulement les lecteurs. Ces actes de négligence et de paresse attaquent les fondements mêmes de leur profession.

Et après vont-ils se plaindre que plus personne ne les prend au sérieux? En se comportant eux-mêmes comme des clowns, il devient bien difficile pour les gens de les traiter autrement.

Ils peuvent rétorquer de m’acheter une tablette pour obtenir les nouvelles avec leur appli. Je leur réponds alors de fermer leur site web, tant qu’à le négliger à ce point. De toute façon, ce torchon web m’a enlevé tout intérêt de continuer de les lire, peu importe l’outil utilisé.

Bordeciel

Certains jeux vidéos permettent des centaines d’heures de jeu en proposant aux joueurs un cadre très vaste et des quêtes tout aussi nombreuses que variées. Le joueur croît alors en aptitudes diverses qui lui donnent la possibilité d’affronter des ennemis de plus en plus puissants.

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Une entreprise s’est démarquée avec deux séries de jeux, l’une au style fantastique et l’autre post-apocalyptique. Selon ses préférences à rester dans la peau d’un humain normal ou à s’intégrer à un elfe ou un orque, utiliser des armes à feu ou des épées enchantées, des pilules antiradiations ou des dons de magicien, on choisira la seconde ou la première.

J’ai acheté il y a longtemps un de ces jeux produits par la compagnie Bethesda dans la série «Elder Scrolls» qui trempe dans le fantastique, le cinquième: «Skyrim», ou si on préfère «Bordeciel» en français. Il est apparu sur le marché en novembre 2011 et il tire encore son épingle du jeu. Comme quoi cette œuvre s’avère d’une richesse peu commune.

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Une heureuse surprise attend le joueur, c’est sa trame musicale exceptionnelle. Je l’ai acquise sur iTunes tellement cet environnement sonore ne voulait plus mourir dans ma tête une fois entendue. Elle est composée de 53 plages adressant toutes les situations, combats, promenades en montagne ou temps de repos accordés dans les villes, villages ou auberges disséminés sur le territoire. Son compositeur est Jeremy Soule. Il a également signé la trame musicale de l’œuvre précédente «Oblivion».

Je vous propose une des plages intitulée Kyne’s Peace. Le titre laisse bien présager le style. Pour une bonne préparation, lâchez tout et prenez 3 min 49 s de votre temps pour l’apprécier à sa juste valeur.

Histoire sans paroles

Je vous parlais l’autre jour de la musique et plus particulièrement de la flûte traversière. Lorsque nous décidons par nous-mêmes de jouer d’un instrument, le choix de ce dernier dépend de quelques facteurs. Notre goût personnel pour la sonorité de l’instrument y joue pour beaucoup, son aspect pratique et aussi de notre amour pour certaines pièces musicales qui nous sont restées en mémoire.

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Je vous présente aujourd’hui une de ces plages qui a tourné en boucle durant mon adolescence. Elle comporte plusieurs instruments, pas seulement de la flûte. Datant d’une autre époque, les compositeurs n’hésitaient pas à placer sur leur album des pièces de près de 20 minutes, le maximum pouvant être gravé sur un côté d’un disque microsillon.

Les changements de rythmes et de trames apportent des atmosphères dynamiques et planantes aux limites du rêve et de l’amour, de la joie et de la sérénité.

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Démarrez cette bande audio, montez le volume sonore et partez vous occuper à autre chose. Laissez la musique vous envahir, vous habiter, vous transporter dans un autre univers bien loin des bêtises et des brutalités dans lesquelles nous vivons actuellement. Revivez le temps où nous prenions le temps de se parler les yeux dans les yeux au son d’une musique qui nous inspirait des paroles tendres et des amours avides.

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[17m13s] Harmonium – Histoire sans paroles

L’Univers est une indian pale-ale

La reproduction sexuée des humains permet le mélange des gènes des deux parents engendrant des humains tous différents les uns des autres. Cette particularité possède deux effets diamétralement opposés.

Le premier effet est d’engendrer de la diversité et empêche, par exemple, une maladie d’éradiquer 100 % de la population. Des individus anormaux permettront presque toujours à notre espèce de survivre. Le second effet est que cette diversité salvatrice tue aussi. Des gens naissent trop anormaux pour survivre ou pour vivre longtemps et normalement.

J’ai été papa d’un enfant né lourdement handicapé, un truc incompréhensible produit par cette reproduction sexuée et les aléas quantiques. Aujourd’hui, mon fils est décédé des suites de ses anomalies. Je n’en ai jamais voulu à la Nature d’avoir fait son travail en devenant un peu trop créative lorsque est venu le temps de façonner mon gars. Ça survient et on doit agir en conséquence. On rêve soi-même d’être né anormal pour être muni d’un troisième bras, mais comme tout le monde, on prend ce que la Nature nous a donné et on fait au mieux.

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J’écris ce billet aujourd’hui parce que c’était la fête des Pères ce dimanche et que les souvenirs sont toujours plus concrets durant ces occasions.

Si vous êtes vous-même aux prises avec une anomalie ou si vous vivez à proximité d’une personne possédant des différences peu enviables, j’aimerais simplement dire que le bonheur reste toujours possible. Le bonheur n’est pas tributaire de la normalité ou de la simplicité de nos vies, il est tributaire de nos sentiments face à ces différences qui ornent notre quotidien un peu ou très différemment.

À la question du «pourquoi», «pourquoi ça m’arrive», je me suis répondu que c’était pour me rendre meilleur et me permettre d’atténuer mes travers. À la question «à quoi ça sert», du but qu’avait l’Univers de créer cette petite personne si différente, je me suis répondu que, comme nous, l’Univers devait expérimenter s’il n’est pas en possession d’un excellent professeur ou s’il a de la difficulté à prévoir les résultats finaux avant de mettre ses idées en pratique.

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J’en suis donc arrivé à la conclusion que l’Univers est jeune et laissé à lui-même, sans surveillance et sans éducateur pour le guider. Ce n’est pas qu’il soit mal intentionné, un garnement ou même une peste, mais il n’a rien appris d’autre que la méthode essais-erreurs.

Confucius disait qu’il existe trois moyens d’apprendre. En réfléchissant, et en étant probablement guidé en ce sens, c’est le moyen le plus noble. En imitant, c’est le moyen le plus simple, le plus rapide, le plus efficace. En expérimentant, c’est le moyen le plus amer.

Le principal intérêt de l’amertume est qu’elle met en valeur les autres goûts. Autant dire que c’est le principe du coup de marteau sur les doigts. Lorsque ça nous arrive, on peut rager ou être content que les neuf autres doigts soient saufs.

Si la pensée de Confucius s’avère exacte, alors l’Univers goûte la roquette ou l’indian pale-ale, selon le choix de se préoccuper de sa santé physique ou de son moral.

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Flûte, alors !

Le seul instrument de musique naturel à produire un son presque pur est la flûte. La flûte n’a pratiquement pas de timbre puisque le timbre est une série de fréquences formant l’apparence musicale différente à chaque instrument. Puisque la flûte (bien jouée) génère globalement une seule fréquence (par note), son aspect auditif est le plus simple qui soit.

Donc, on aime cette simplicité ou on ne l’aime pas. Pour ma part, j’aime. J’ai joué de la flûte durant plusieurs années. Les enfants s’endorment facilement au son de la flûte. Ça les apaise et les rassérène tout à la fois. Les enfants dorment bien avec des bruits plaisants dans les oreilles. On va les voir, on leur caresse la tête, on les embrasse. Ils se sentent bien, en sécurité, aimés et toujours proches de nous.

La flûte est l’instrument portatif par excellence, uniquement surpassée par l’harmonica. Mais un harmonica chromatique, c’est compliqué à jouer à comparer à un harmonica diatonique ordinaire, tandis qu’une flûte traversière, c’est chromatique.

Je me spécialisais à accompagner des gratteux de guitare, des pianistes qui jouaient du populaire. Un guitariste peut utiliser un capot pour simplifier son jeu. Pas à la flûte où je devais jouer dans toutes les octaves. J’ai suivi des cours durant quelques années, mais je jouais surtout par oreille.

Jouer m’a permis de comprendre plein de subtilités et je n’ai plus jamais écouté de la musique de la même façon par la suite.

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Tentez de faire apprendre la musique à vos enfants. C’est un langage universel compris dans tous les pays et qui n’a aucune barrière générationnelle stricte autre que l’ouverture d’esprit. Ça leur apprendra également la persévérance et la modestie.

Essayez vous-même, il n’y a pas d’âge limite pour apprendre, seulement des pièces que vous ne parviendrez jamais à interpréter. Restez modeste et vous vous amuserez. Heureusement, il y a les slows. Puisque ça se joue lentement, vous les maitriserez rapidement et ça fait craquer tout le monde ! Plaisirs et succès assurés. Pour la suite, ça vous appartient.

Moonwalk scripturaire

Tout d’abord, définissons ce qu’est le moonwalk (retour en arrière) pour ceux qui ne connaissent pas le terme, mais qui reconnaissent certainement ce mouvement dedansepopularisé par Michael Jackson. Vous savez lorsque l’on voit son corps reculer, mais ses pieds donnent l’impression qu’il marche vers l’avant! Paradoxe visuel assez génial, merci.

Je n’ai pas inventé le moonwalk, mais j’ai inventé le terme «moonwalk scripturaire». Je crois que ça vaut une définition.

J’écris des nouvelles, des poèmes, des romans et toutes sortes de textes dans lesquels j’invente la plupart des histoires. Ce ne sont pas des récits ni des biographies ni de l’autofiction. J’invente des personnages, des situations, des histoires, des lieux, des époques, des décors, des actions, tout est fictif. J’aime inventer, créer à partir du néant.

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Ce néant commence à se dissoudre de façon qui me surprend toujours, même si j’en suis l’auteur. Ce qu’on oublie ou ce qu’on ignore quand on n’invente pas des histoires, c’est qu’on ne fait pas naitre nos personnages à zéro jour, tout nus, en braillant de ne plus sentir l’intérieur de leur mère. Je veux dire qu’on ne leur invente pas nécessairement un passé avant un présent.

Un personnage nait souvent à un certain âge avec un passé que l’auteur ignore encore totalement ou presque totalement. Comme le lecteur, il va apprendre à connaitre son personnage. Mais l’histoire écrite va plutôt vers l’avant, du présent vers le futur, c’est la vie en cours et le sens normal de l’écriture. Ce premier personnage reste rarement seul bien longtemps. Donc il interagit avec d’autres personnages qui naissent eux aussi du néant et qui ont un passé tout aussi inconnu et nébuleux.

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Ainsi, l’histoire dans le livre commence à un point «A» et évolue vers un point «B». Toutefois, certaines raisons contenues dans le passé des personnages expliquent et justifient des paroles ou des actes. Ces raisons sont antérieures au point «A» et font donc partie d’un néant à découvrir et parfois à écrire à titre justificatif ou informatif. Crédibiliser ses personnages est essentiel pour garder les lecteurs bien en selle. Lorsque l’auteur a besoin de donner des références tirées du passé de ses personnages qui n’existent pas encore, il part à la découverte de ses propres créations.

J’utilise le terme découverte plutôt qu’invention en connaissance de cause. Puisque les personnages ont commencé à vivre, à évoluer, l’auteur ne peut plus leur donner le passé qu’il veut, un passé qui adonne tellement bien, mais qui ferait grincer les dents du lecteur. Son histoire doit rester logique en inversant la flèche du temps et en projetant son personnage dans son passé, de la même façon qu’il le fait évoluer vers le futur, en préservant la cohérence avec les premières phrases écrites à son sujet. Ainsi, l’auteur conçoit avec des contraintes des événements passés, des lieux passés, des activités passées et des interactions passées.

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Multipliez les personnages et le nombre d’interactions possibles entre eux, les possibilités augmentent d’une façon passablement folle. Et le script doit rester homogène, tant dans le passé que dans le présent et le futur en conservant intacte la psychologie de chaque individu ancrée par les premières phrases écrites. Bien sûr, il reste de la marge de manœuvre, mais chaque incartade devra être justifiée dans les trois temps, le passé, le présent et le futur des personnages influencés par cet événement imprévu ou imprévisible si vous ne voulez pas créer une histoire sans queue ni tête. Et bien sûr, ce sont ces incartades qui apportent le piquant aux histoires qui ont pour effet de réjouir le lecteur friand de surprises intelligentes.

Où se situe le moonwalk scripturaire dans ce processus? L’écriture, la composition doit répondre à quelques critères précis.

Le premier critère est trivial mais essentiel, le texte doit être de la fiction véritable. Réarranger certains faits véridiques n’est pas de la fiction véritable. Trop d’éléments ont réellement existé, ça devient trop facile d’écrire une histoire cohérente.

Deuxième critère, l’écriture ne doit pas s’être déroulée selon une trame temporelle linéaire. Si l’auteur statue sur le point A et se rend ensuite jusqu’au point B sans retour dans le passé, le moonwalk scripturaire est inexistant.

Troisième critère, l’histoire doit posséder un bon degré de complexité, soit à cause du nombre de personnages, du nombre d’interactions différentes entre les personnages, du nombre d’événements qui surviennent ou qui sont survenus, d’une complexité psychologique, d’une étendue temporelle importante ou d’un fabuleux mélange de tous ces ingrédients. Dans de la fiction, l’auteur ne peut pas faire appel à de vrais souvenirs pour s’aider à ne pas s’y perdre et à rester cohérent. La complexité détruit assez facilement le moonwalk scripturaire.

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Quatrième critère, les lignes temporelles des différents personnages doivent se croiser aux bons endroits lors des projections dans le futur. C’est comme si vous aviez su les punchs avant même d’avoir écrit les prémices de ces punchs. Des attracteurs étranges font converger toutes les lignes du synopsis vers eux. L’auteur a l’impression de ne plus inventer grand-chose. Pourtant on parle toujours de fiction véritable. Il a l’impression de découvrir une histoire préexistante. Sa composition semble soudain se transformer  en description.

Cinquième critère, probablement le plus difficile à respecter, tout se justifie après coup. Imaginez les pièces prédécoupées d’un immense puzzle finissant par s’emboiter sans utiliser un marteau ou une lame (sauf des points mineurs n’ayant aucune conséquence structurelle). En rembobinant les films de tous les personnages, l’auteur découvre des explications parfaitement logiques, totalement crédibles à des événements inventés et décrits, pour lesquels aucune explication n’avait encore été imaginée. L’auteur écrit le prologue après tout le reste, après l’épilogue, et tout se tient, tout s’explique, tout se justifie.

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Un sentiment étrange habite alors l’auteur. Est-il le créateur ou simplement le rapporteur d’une histoire préexistante? Son inconscient avait-il déjà créé cette histoire depuis les tout premiers instants, même si l’écriture, elle, a louvoyé entre le futur et le passé?

Pour moi, c’est ça du moonwalk scripturaire et comme pour Michael Jackson, l’auteur se dit: «Est-ce que j’ai avancé l’histoire ou si je l’ai reculée?»

Connaissez-vous le wing chun ?

Ne stressez pas, je ne vous ferai pas modifier la position de vos meubles dans votre chambre à coucher pour retrouver la tête de lit encastrée dans vos portes de garde-robe. Ce n’est pas non plus une nouvelle marque de gomme à mâcher. Pas plus qu’une technique pour rogner les ailes de votre perruche pour éviter qu’elle se promène partout. Et enfin, ce n’est pas le nom de l’acteur chinois qui va remplacer Jackie Chan dans les films d’action, quoique là, on commence à chauffer un peu plus.

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Le wing chun est un art martial chinois qui a été popularisé, du moins en partie, par le célèbre et regretté acteur sino-américain Bruce Lee. Plus récemment, une série de trois films mettant en vedette Donnie Yen dans le rôle-titre de Ip Man a relancé la popularité de cet art martial un peu particulier. Ip Man (photo noir et blanc ci-bas) fut le véritable professeur du jeune Bruce Lee lorsqu’il vivait en Chine.

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Le wing chun aurait été inventé par une femme et son objectif initial était d’être en mesure de tenir tête aux hommes dans des combats à mains nues ainsi qu’avec certains objets utilisés dans la vie courante, bâton de bambou, couperet de boucher, etc.

Je vous recommande vivement de regarder au moins l’excellent premier film Ip Man afin d’apprécier ces techniques. Vous remarquerez assez facilement que cet art du combat n’a rien de tellement spectaculaire. Pas de gestes exubérants, pas d’envolées fracassantes, pas de hurlements, pas de positions du tigre, de la grue, du cobra ou du singe. Même la position de base en préparation au combat ressemble à une invitation à une poignée de main. Pas de mimique d’arrachage de cœur, pas de splits, pas de barbarie.

Et c’est exactement ce qui fait la beauté de cet art. Sa simplicité apparente, l’impression que n’importe qui peut le pratiquer, et c’est en partie vrai, redonne aux arts martiaux la place qui lui revient. Oubliez le tai-chi. Le wing chun ne déguise pas les techniques de combat, il les épure.

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L’acteur jouant le rôle d’Ironman, Robert Downey jr s’y est également mis afin de donner à son personnage des gestes simples et efficaces d’autodéfense et de combat.

Je disais au début qu’il aurait été inventé par une femme. Ses principes ne sont donc pas basés sur la force mais sur la vitesse, sur des positions stables en toutes circonstances, sur des économies d’énergie, sur la simultanéité de la défense et de l’attaque et sur la volonté de commencer un combat pour le terminer au plus tôt.

En mettant en pratique ses techniques, les petits gabarits peuvent affronter des opposants bien plus puissants et quand même les vaincre. Il permet de tenir tête à plusieurs opposants simultanément. Pas comme dans les films où le héros combat 50 ennemis, mais toujours un seul à la fois.

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Le wing chun permet vraiment de se défendre contre plusieurs opposants, car il mise sur la vitesse et sur des gestes permettant la défense et l’attaque tout-en-un. En limitant au strict minimum les déplacements et la gestuelle, il accorde au combattant une stabilité constante. Le principe géométrique principal est le triangle dont l’une des pointes est toujours orientée vers l’opposant. Et tout parent sait qu’un tricycle est bien plus stable qu’un vélo.

Mais ne vous fiez pas à ses apparences inoffensives, le wing chun vise réellement à neutraliser l’ennemi le plus rapidement et le plus économiquement possible.

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Il existe également un quatrième film sur Ip Man non issu de la trilogie. Vous trouverez aussi une série biographique sur NetFlix consacrée à Bruce Lee où l’on voit son apprentissage avec son maitre Ip Man. Il existe quelques photos et films d’archives permettant de voir le vieil Ip Man, le vrai, utilisant son instrument de pratique fétiche, un appareil tout en bois à forme humaine.

Après avoir vu le wing chun, c’est certain, vous ne verrez plus jamais les films d’arts martiaux du même œil.

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« Solo », ce que je n’en pense pas

Je n’ai pas encore vu le film, cet article ne se veut donc pas une critique. Et je ne ferai surtout pas comme les académiciens des Oscars qui votent sans avoir vu les films.

Les recettes ont été décevantes pour le premier week-end. Les producteurs s’attendaient à empocher 150 millions et le film n’a rapporté que 103 millions. Seulement les 2/3, il y a de quoi faire sourciller les bonzes du cinéma hollywoodien qui ont acquis Lucasfilm pour plus de 4 milliards de dollars verts en 2012.

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Je fais partie du tiers des cinéphiles restés chez eux à siroter une petite bière devant un soleil blafard alors que j’aurais pu m’enfermer à l’intérieur pour voir des soleils étrangers vus de planètes exotiques en compagnie d’une bête poilue de 2 m de hauteur. Je peux donc expliquer pourquoi je ne suis pas accouru pour plonger mon œil dans ce prologue d’une saga qui a ravi plusieurs générations d’individus à travers la planète.

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Le film précédent, « Les derniers jedi », il était nul à ch… J’en avais fait une critique au lendemain de ma représentation que vous pouvez lire en suivant ce lien. À ce moment, j’étais déchiré entre rester neutre comme un vrai adepte devrait l’être ou dire la vérité. J’avais opté pour une sorte de compromis entre ce que j’en pensais réellement et un certain degré de politesse.

Autre problème avec « Solo », les producteurs se sont débarrassés des réalisateurs en plein cœur du tournage. Ce revirement de capot de bord (changement drastique d’idée, en québécois) annonce un bide bien avant la sortie du film et une anticipation de la déception des amateurs.

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Disney qui possède maintenant Lucasfilm devra revoir son entente avec J.J. Abrams qui ne transforme plus en or, à l’instar du roi Midas, tout ce qu’il touche. Ce prodige en a trop avalé d’un coup et il est en train de s’étouffer bien solidement. Le dernier Star Trek « Sans limites » qu’il avait aussi produit en 2016 n’avait pas l’étoffe qu’il aurait dû avoir.

Les principaux problèmes de ses récents films viennent, d’après moi, des scénarios et du montage. Revirements en épingle à cheveux, portions d’histoires raboutées, rythmes inconsistants, des montagnes de clichés, des clins d’œil à d’autres films inutiles. Bref, plein de bonnes raisons pour en faire des histoires qui ne passeront pas à l’histoire.

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Photos : Lucasfilm

Réinventer le style

Il y a une quinzaine de jours, je participais à un atelier consacré à la littérature de science-fiction et de fantasie. Une question posée alors a eu de quoi faire réfléchir.

«Est-il possible de réinventer le style en évitant les dragons et les licornes?» Il fallait comprendre évidemment au sens large que les auteurs ont plutôt tendance à reprendre à leur compte des créatures bien ancrées dans l’imaginaire que d’en créer de nouvelles. Cette abondante récupération a de quoi abrutir le lecteur, mais est-il vraiment si friand de nouveautés?

Qu’en pensez-vous?

Quel type de créature vous inspire?

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Transfert de mémoire

Certains scientifiques prétendent avoir transféré la mémoire d’un escargot à un autre.

 

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Aujourd’hui, je vais être ce que je dénonce parfois, de mauvaise foi et ironique, comme beaucoup de gens qui n’ont pas cru certains scientifiques qui pourtant, ont vu leurs travaux ou théories être confirmés plus tard. Mais pour l’instant, cette nouvelle me laisse plutôt songeur.

Alors quels souvenirs un escargot peut-il bien pouvoir transférer à un autre?

– Peut-être, l’escargot receveur a appris à ramper lentement.

– Peut-être a-t-il appris à être baveux.

– À aimer l’ail.

– À sauter hors du ramequin quand on le met au four.

– À raconter une blague d’escargot: «quand je veux avoir des sensations fortes, je monte sur le dos d’une tortue.»

– Ou encore à bien conseiller ses enfants: «Mon garçon, ne t’amourache jamais d’une limace, c’est un escargot SDF.»

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– Ou enfin à mentir : « Non, non, on ne fait pas l’amour, on se fait un transfert de mémoire. »

 

Dans l’article scientifique, ils expliquent leur protocole afin de prouver que le transfert de mémoire a bien eu lieu, mais je reste très sceptique. Ça pue la fraude scientifique à plein nez. Et si ce n’est pas le cas, je m’incline bien bas.