L’anticonformiste et les autres

Vous êtes-vous remis de la journée d’hier? Moi, pas. Les douceurs valentines, c’est comme de la crème fouettée. Trop, ça écœure. Des gens avec qui on n’a aucune intimité, aucun besoin de clamer un amour quelconque nous noient dans des mers de bonbons, de courriels nous disant combien ils nous aiment et nous ensevelissent sous une montagne de trucs achetés au magasin à 1 dollar ou euro.

Quel est ce besoin viscéral de transformer un événement censé être quelque chose en quelque chose d’autre? Ouais, pour ceux qui ont lu mon article d’hier dans lequel je voulais transformer la Saint-Valentin en Saint-Ex, je semble appliquer ce que je dénonçais. Ce n’est pas totalement faux, mais pas entièrement vrai non plus. En le lisant, vous comprendrez qu’hier, je dénonçais la célébration annuelle d’une action censée être un truc vécu au quotidien.

Aujourd’hui, je m’en prends à ceux qui encouragent la commercialisation à outrance d’un événement qui ne devrait pas l’être. Tout le monde se plaint que ces fêtes sont devenues outrancièrement commerciales, mais quasiment la totalité des gens achète ces bébelles inutiles qui transforment un événement déjà blet en un événement pourri. Ça ne vous est jamais passé par la tête que si vous n’achetiez rien, il y en aurait moins sur les rayons?

Ah! Oui. C’est vrai. Le fameux slogan «tout le monde le fait, fais-le donc!» Faire comme la plupart du monde pour éliminer les possibilités d’être pris en flagrant délit d’anticonformisme. Rechercher de la distinction à tout prix, mais être tout aussi convaincu de devoir absolument rester dans le moule.

Ça ne marche pas comme ça. L’anticonformisme n’est pas un outil supplémentaire pour se faire plus d’amis. On se fait peut-être plus de connaissances, pas plus d’amis, c’est certain, croyez-moi.

Le vrai anticonformisme transforme ses adeptes en gens grognons et haïssables. Personne de normalement constitué ne veut ça, ils achètent plutôt un plein panier de cochonneries au magasin à 1 $ €. Être haï n’est pas l’objectif des critiqueurs. Ça vient tout naturellement pour deux raisons.

La première est que ces personnes sont capables d’anticiper des événements qui restent totalement obscurs à l’ours moyen. Ça fait donc d’eux des critiqueurs alors qu’ils sont seulement en train de dénoncer les trucs que l’humanité finira par dénoncer dans quelques années ou décennies.

La seconde raison est plus pernicieuse. Les anticipateurs dénoncent des trucs que la plupart du monde voit, mais qu’il faut garder cachés par peur d’avoir honte si jamais ça devenait admis. Ainsi, dès que l’anticonformiste ouvre le moulin à parole, il plante un miroir à la face du monde qui cherche absolument à éviter de se regarder. Alors, haïr les empêcheurs de tourner en rond reste l’arme idéale.

Évidemment, vous comprendrez que je ne parle pas de tous les anticonformistes, mais d’une certaine tranche également incapable de blairer les criticailleurs de tout, de rien, qui n’ont aucun argument valable à présenter et à défendre et qui ne voient rien ni devant ni derrière.

Adopter un rôle important et impopulaire, celui d’un anticonformiste, oblige à verser un lourd tribut. C’est celui d’être ostracisé, au mieux être détesté. Alors, vous avez entièrement raison d’acheter le panier de chinoiseries et de distribuer des cœurs en chœur pour rester au cœur (décidément!) de la société.

Mais soyez gentils à l’occasion avec ceux qui ont fait le choix de rester dans les franges. Choisissez n’importe quel autre moment de l’année que le 14 février pour leur dire qu’ils ne sont pas entièrement haïssables, peu importe si vous ignorez leur utilité, ou même si vous ne voulez absolument pas l’admettre.

La fête la plus idiote de l’année

Je ne comprends pas ceux qui fêtent de la Saint-Valentin. La fête des mères et des pères, ça passe parce qu’on peut ne pas les voir souvent durant l’année. Mais si vous vous sentez dans l’obligation de fêter votre couple une fois l’an, entre vous et votre chum ou votre blonde, ça ne va pas très fort ! Et si votre couple bat de l’aile à ce point, coupez-les-lui une fois pour toutes. L’avantage collatéral sera que vous n’aurez plus à célébrer la fête la plus idiote de l’année.

Dans un couple, chaque occasion de se voir devrait être une célébration. Si la Saint-Valentin est le seul moment de l’année où vous osez déclarer à votre partenaire que vous l’aimez, vos paroles doivent mal passer dans votre bouche. Un relent de vieux chausson sale peut-être ?

Inversez le processus. Dites-vous que chaque jour de l’année est la fête de l’amour et que la Saint-Valentin est le seul moment où vous avez le droit et la possibilité de vous abstenir de toute forme de manifestation amoureuse.

Vous gardez tout de même le droit de lui dire « je t’aime chéri(e) » parce que lorsqu’on le dit tous les jours, on se sent mal en dedans quand on éclipse ces petits mots pour plus de vingt-quatre heures et ça évite d’être aux prises avec les rots de chausson sale.

Aujourd’hui, je peux alors dire toutes mes anciennes amantes que je vous aime. Oui, c’est comme pour la fête des pères ou des mères. Quand on ne se voit pas souvent, on peut se le dire une fois par année. Alors, pourquoi ne pas nommer cette fête du 14 février la Saint-Ex ?

Nous devons aller au cinéma

Autrefois on disait que la première chose qu’on perd en temps de guerre, c’est la vérité. Les médias devaient servir l’effort de guerre et les gens comprenaient que la vérité devait attendre que le conflit soit terminé. Les médias devenaient propagande et outil de désinformation pour le clan ennemi le temps que le conflit se termine. Le problème c’est que maintenant, la guerre est permanente puisque les médias appartiennent à des conglomérats qui font de la vie courante une guerre permanente contre la véritable information qui pourrait nuire à l’un des oligarques.

Une façon de connaitre la vérité, c’est d’aller au cinéma. Les œuvres de fiction contiennent aujourd’hui plus de vérité que les médias traditionnels. Il suffit de transposer des noms différents sur les personnages et le tour est joué. La vérité trouve toujours un chemin, mais c’est à nous de trouver le bon. Pas facile puisque la fiction, par essence, c’est de la fiction. Mais justement parce que les films font dans la fiction, ils réussissent encore à outrepasser la censure dans une certaine limite. Mais on doit dégrossir le scénario, le rendre plausible. Bref, il faut savoir interpréter ce que l’on voit. Même chose avec les médias, nous devons lire entre les lignes. Le problème c’est qu’aujourd’hui, même les lignes ont disparu afin de s’assurer qu’aucune information vraie non contrôlée ne fuite vers le peuple.

Tous ces stratagèmes abusifs de l’oligarchie trouveront un jour leur aboutissement. Cela a toujours été le cas par le passé et ça surviendra encore. Quand ? Impossible à savoir, mais il faut être idiot pour ne pas voir que des germes de révolte sont quotidiennement semés et un jour ils porteront ses fruits. Je ne serai plus là et fort probablement vous non plus. C’est pourquoi je vais au cinéma. Ça me tient bien informé et de plus cette activité est plaisante. Alors bon cinéma tout le monde !

Possible et impossible

L’impossible est-il impossible ou possible? Avec ce genre de mots, les paradoxes ne se situent jamais bien loins, car on parle en termes d’absolus.

Un bon domaine pour tenter de découvrir la réponse à cette question est la mathématique. Est-ce possible qu’un problème mathématique bien concret ne contienne aucune solution? Si c’est vrai, l’impossible est possible. Si c’est faux, l’impossible impossible aura au moins été prouvé pour un domaine particulier et touts ses dérivés dont la physique.

Autrefois, l’humain ne s’était jamais posé cette question et il considérait tout problème mathématique comme étant soluble. Lorsqu’il s’est retrouvé devant ce problème d’algèbre suivant:

x2 + 1 = 0

il a commencé à douter de l’assertion comme quoi tout problème possède une réponse. Pourquoi? Parce que si je résous cette équation, ce qui signifie que je cherche la valeur de x, j’arrive à

x = √-1

la racine carrée de moins un. Autrement dit, quel est le nombre qui, multiplié par lui-même, donne comme réponse -1? À la petite école, j’avais appris que cela était impossible puisque tous les nombres élevés au carré donneront toujours une valeur positive, jamais négative.

L’humain s’est dit, voilà enfin un problème mathématique insoluble qui tendrait à prouver que l’impossible est possible. Le hic est que si on élimine de toutes les démonstrations mathématiques ce résultat apparemment impossible, on se retrouve bloqué sur un tas de problèmes qui ont une solution bien réelle, comme la puissance des génératrices électriques. Par contre, en acceptant la solution à l’équation du haut comme étant possible, on peut calculer les puissances effectives des génératrices. Ça ne manque pas de croustillant, vous ne trouvez pas ?

Un problème à la réponse impossible rend impossible le calcul d’une possibilité bien réelle, mais si on accepte comme étant possible la réponse à ce qui semble impossible, on rend possible le calcul d’une réalité et le résultat final correspond exactement à la réalité.

Pour en revenir avec notre question initiale qui était à savoir si les problèmes mathématiques impossibles à résoudre sont possibles, la balance venait de pencher sur le côté «impossible».

Il a fallu un philosophe de génie, Kurt Gödel, pour dénouer ce problème et prouver mathématiquement une fois pour toutes que l’impossible est possible grâce à son théorème dit d’incomplétude paru en 1931.

À partir de ce moment, les mathématiciens se sont vus administrer une pilule empoisonnée. Avant 1931, ils se disaient que s’ils travaillaient suffisamment fort, ils finiraient par trouver la solution à tous les problèmes et voilà que cet illustre inconnu vient de prouver l’inverse. Il se peut que certains problèmes mathématiques n’aient aucune solution, rendant l’impossible possible.

Keko

Aujourd’hui, je vous propose un court article puisque je dois terminer un certain travail qui ne peut attendre. Ce n’est pas dans mes habitudes de promouvoir des objets, mais je fais exception pour cette fois-ci. Vous comprendrez cette dérogation à mes principes dans un prochain article.

C’est un tout nouveau produit québécois en apparence simple, mais qui a demandé plus de deux ans de travail de recherche et de conception afin d’en arriver à un objet idéal. Son design est en instance d’être breveté.

Keko est un support à tablette électronique. Vous pouvez le voir au sommet de cet article et vous renseigner en cliquant sur cet hyperlien.

Écriture cursive

Écrivez-vous encore cursivement ?

Oui, vous savez, l’écriture avant les traitements de texte ? Ça ne vous dit rien ? L’écriture avec un stylo ou un crayon ou mieux encore, avec une plume ? Non, pas une vraie plume avec ses barbes et ses barbules. Une plume fontaine, oui, une plume qui coule comme une fontaine. Mais qui cesse de couler quand on la relève. Tiens, ça me donne une idée pour ma copine et ses… enfin, je m’égare.

L’écriture cursive, les lettres attachées. Attachées, pas emprisonnées, pas prises en otage non plus. Il faut donc tout vous expliquer. Regardez l’image en tête, c’est de l’écriture cursive. Euh, imitée par un ordinateur, c’est vrai.

Je me suis rendu compte que je perds, ou j’ai déjà perdu, la capacité d’écrire cursivement. Les lettres ne s’écrivent pas suffisamment vite par rapport à ma vitesse au clavier. Donc j’écris une lettre sur deux ou elles finissent par toutes se ressembler. Un L, un T sans barre, un I, c’est l’enfer par la suite d’essayer de me relire. J’abandonne et je me concentre pour recomposer le texte à l’ordi, c’est plus rapide.

J’ai entendu dire que bientôt, l’écriture cursive ne sera plus enseignée. Je n’ai rien contre. Elle deviendra un sujet universitaire classé dans la section des écritures codées. Ce n’est plus bien grave. Les Égyptiens ont bien perdu la connaissance de leurs hiéroglyphes durant des millénaires et on a bien réussi à retrouver leur sens en lisant la pierre de Rosette. Des universitaires ont fait le boulot de déchiffrage et aujourd’hui ces dessins antédiluviens n’ont plus de secrets.

Êtes-vous nostalgique de l’écriture cursive ? Pas moi, parce que depuis longtemps, je n’écris plus en lettres attachées. J’écrivais les lettres de mon écriture cursive en les détachant les unes des autres. Je trouvais ma méthode plus rapide que de dessiner les queues entre les lettres.

Alors, gardez bien vos polices de caractères qui imitent l’écriture cursive, vos descendants deviendront peut-être le Champollion de leur temps.

Alicaments

Ne tirez pas sur l’auteur, il travaille à compléter son prochain livre et il aimerait bien le voir publié. Merci de votre magnanimité.

Le Canada édite à peu près chaque année son Guide alimentaire canadien. Le titre dit bien ce qu’il en est. Il est censé nous aider à choisir ses aliments pour une alimentation plus saine.

L’idée n’est pas mauvaise en soi et on peut dire que si on le suit, notre alimentation sera plus encline à être saine. Si on élargit les guides aux diététiciens en général, leurs conseils ont de quoi nous faire réfléchir.

Suivre des modes

Quand un aliment plutôt inconnu, à tout le moins exotique, arrive sur nos rayons d’épicerie, la folie s’empare des diététiciens qui en font souvent une panacée. Tout à coup, il faudrait mettre du quinoa et du qia partout. Moi, je me méfie comme de la peste des aliments dont leur nom commence par un q.

Pressions

Le guide a même incorporé de la malbouffe à une alimentation dite saine, pourvu qu’elle soit consommée en petite quantité hebdomadaire. Ça, on le savait, mais ça n’en fait pas plus des aliments à recommander malgré les pressions des multinationales. On a la preuve, par contre, que les diététiciens sont aussi des putes.

Le guide n’est pas une publication scientifique rigoureuse

Je me rappelle quand le curcuma était tout à coup déclaré épice miracle. Là encore, on nous encourageait à en mettre partout. L’épice est excellente contre les cancers, nous disait-on. Ensuite, premier bémol, il faut le mélanger au poivre pour une meilleure efficacité. Et maintenant, il est redevenu un aliment comme les autres. Ses propriétés miracles ont été surestimées pour ne pas dire radiées.

Le problème vient de certains diététiciens qui font des aliments des médicaments. Un nom existe pour ces abus de langage et d’usage, on parle d’alicaments. Oui, mais leurs fameux alicaments ne passent pas les épreuves scientifiques comme les vrais médicaments.

J’ai travaillé plusieurs années dans des compagnies pharmaceutiques au niveau du contrôle de la qualité et de l’assurance qualité. Pour ceux qui ignorent la différence entre les deux, pour simplifier la chose, le contrôle de la qualité teste les matières premières, les produits intermédiaires, les produits finis et les produits vieillis. Ce sont essentiellement les laboratoires. Quant à l’assurance qualité, elle contrôle le contrôle de la qualité. C’est le chien de garde duquel aucune transgression n’est tolérée.

Vous me direz que c’est normal d’être aussi rigoureux, car les médicaments, en général, sont ingérés. Ah ! Et que fait-on avec les alicaments ?

Cependant, ceux qui font des aliments des médicaments ne leur font passer que des tests sommaires, aucune épreuve scientifique, aucune étude en quatre phases dont celles en double aveugle, à long terme, etc. On se retrouve ainsi à se faire emplir de faux renseignements et même d’insanités que personne ne relève ou ne dénonce.

Guides et conseils obsolètes

Ainsi, l’année suivante, on retire discrètement des guides et des conseils donnés aux consommateurs-patients les phrases trop enthousiastes des années précédentes.

On peut donc être certain que les conseils des diététiciens sont truffés d’âneries et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont eux-mêmes en faisant « évoluer » leurs guides et conseils. Suivriez-vous le guide de 2005 ? Non ? Pourquoi ? Parce qu’il est dépassé et lardé de trucs ayant été par la suite démentis. Mais celui de cette année fera exactement pareil puisque les méthodes utilisées pour évaluer les aliments n’ont à peu près pas changé.

Dans ce cas, pourquoi devrais-je suivre le guide cette année alors que je sais pertinemment qu’il est tout sauf scientifique et que l’an prochain leurs auteurs le jetteront aux orties, trop gênés de le regarder une minute de plus ? En me projetant dans l’avenir, en 2025, je le regarderai avec dédain. C’est donc aussi valable pour aujourd’hui.

Développement durable

Dernier point. Un aliment exotique vient d’un pays exotique. Ça signifie qu’il est cueilli on ne sait trop comment ni par qui ni dans quelles conditions et qui il enrichit. Ensuite, il est transporté sur des distances phénoménales avant d’être consommé par nos papilles en manque de nouveautés et d’alicaments. C’est une catastrophe pour l’environnement et probablement pour les gens surexploités qui font les frais des produits frais qui atterrissent par magie dans nos assiettes snobinardes.

Bon, je vous laisse, j’ai des carottes, des betteraves, des choux, des pommes de terre et des navets à faire cuire. Des aliments d’ici qui savent endurer nos hivers québécois en attendant les récoltes locales de l’été prochain.

 

Falcon Heavy vs Big Falcon Rocket

Elon Musk a de quoi se réjouir. Sa nouvelle fusée Falcon Heavy a réussi hier son vol d’essai quasiment à la perfection. Cette fusée s’avère être un assemblage de trois fusées Falcon 9 mises en sandwich dont celle du centre est surmontée d’un deuxième étage et de sa coiffe transportant la charge utile. Ainsi, cette fusée munie de 27 moteurs Merlin a envoyé vers Mars le roadster Tesla de l’excentrique milliardaire.

Les deux fusées auxiliaires sont revenues se poser au cap Canaveral presque simultanément. Ce fut tout un spectacle de voir ces atterrissages contrôlés. Par contre, Spacex a cessé de diffuser avant qu’on sache ce qui est advenu de la fusée principale. Elle était censée atterrir comme ses deux autres sœurs, mais sur une barge en mer puisqu’en propulsant plus longtemps la charge utile, le retour sur la terre ferme devenait impossible. Cependant, dans le passé, cette opération s’est fréquemment déroulée sans incident.

Je vous propose de regarder la vidéo du lancement de la fusée Falcon Heavy survenu hier. Si vous n’avez jamais assisté à un lancement d’une fusée de la compagnie Spacex, ne boudez pas votre plaisir et regardez les données de vol, vitesse et distance, retransmises jusqu’à la mise en orbite. C’est fascinant. Vous aurez aussi l’occasion de voir la Tesla rouge une fois en orbite qui joue « Space Oddity » du regretté David Bowie.

Préparatifs et lancement du lanceur Falcon Heavy

Lancement de la fusée Falcon Heavy : Aller à 21min30s
Atterrissage des deux fusées auxiliaires : Aller à 29min30s

L’idée est de faire un peu comme la navette spatiale, de la récupération d’équipement pour diminuer les coûts de lancement. On peut remarquer que cet exercice reste périlleux. Toutefois, il est déjà certain que Musk a gagné ce pari. Les autres lanceurs auront de la difficulté à le concurrencer sur ce terrain.

Dans un article précédent, je m’interrogeais sur les contrats que pouvait bien avoir Spacex dans son carnet de commandes pour lancer une charge utile de 63,8 tonnes, la plus importante charge utile pour l’instant, puisque les spécialistes s’accordent à dire que c’est trop ou trop peu. Trop pour le lancement de satellites normaux qui peuvent parfaitement être mis en orbite avec la Falcon 9 et les autres lanceurs dans cette catégorie, ou trop peu pour penser transporter des humains vers Mars.

Mais voilà que ce rêve du cofondateur de PayPal deviendra possible avec un autre projet qu’il est en train de réaliser, une fusée totalement distincte des Falcon actuelles, la Big Falcon Rocket (BFR) déjà surnommée la Big Fucking Rocket. On comprend ce surnom lorsque sont mises côte à côte la fusée Saturn V, la fusée la plus puissante jamais construite (missions Apollo), et cette nouvelle fusée. La BFR pourra transporter vers Mars une charge utile de 500 tonnes ! Suffisamment pour démarrer un projet de colonisation. Après les succès retentissants de ses trois plus importants projets, Pay Pal, Tesla et Spacex, celui de la fusée BFR semble soudainement réalisable.

Dimensions comparées entre les fusées Saturn V (missions Apollo) et la future BFR

SaturnV-BigFalconHeavy

Dimensions comparées entre la future fusée BFR et un humain

BFR-maison

Ça, c’est un, une… quoi ?

Duc, hibou, chouette, bubo, grand-duc, effraie, fresaie, hulotte, chat-huant, strix, vous y êtes presque, mais pas tout à fait. Cet oiseau est un harfang, un harfang des neiges.

Parfois la langue française a de quoi en perdre son latin. Si elle manque cruellement de mots, comme dans le domaine des technologies, parce que les académiciens ont oublié de se réveiller depuis 1890, ce qui force le peuple à adopter les termes anglais par manque de « leadership ». À l’autre bout du spectre, il existe onze mots distincts pour nommer les oiseaux de proie de la famille des strigidés alors qu’en anglais on se contente de « owl ». Pire, le mot « strigidés » possède un synonyme,  « bubonidés ». Faire plus compliqué que ça, c’est les douze travaux d’Hercule ! Ou pire, ma première femme. Je n’ai eu qu’une seule femme, mariée légalement on s’entend, mais puisqu’à elle seule elle en valait bien quinze, je peux affirmer sans ambages que j’ai été marié plusieurs fois. J’ai même voulu m’auto-incriminer pour polygamie afin de les divorcer, mais mon avocat m’a suggéré de tenir ça mort si je ne voulais pas être interné pour schizophrénie.

Pour en revenir à ce superbe oiseau de proie en robe de mariée, il est l’emblème aviaire du Québec. En hiver, le mâle devient blanc immaculé. Oui, que voulez-vous, il aime les robes blanches. Avez-vous quelque chose contre les LGBTQ ? Évidemment, ce plumage lui sert de camouflage dans la neige. Difficile après ça de vous faire croire qu’on vit dans un pays chaud !

Et la femelle ? En hiver, elle conserve une partie de ses taches grises. C’est pour mieux… se faire manger ? Ça, c’est pas bien ! Non. C’est pour mieux se dissimuler lorsqu’elle niche sur des terrains rocailleux en partie recouverts de neige. Ses œufs se camouflent également dans le paysage aride et froid.

Bon, je vous laisse, j’ai un poème à peaufiner. Mon agente l’a trouvé «dérangeant, hors normalité… osé!» J’ai donc su que j’étais sur la bonne voie. Un peu plus de perturbations et elle va syncoper. Exactement l’effet recherché. Je vous l’ai déjà dit, ma poésie n’est pas normale.

Photo : armstrongbirdfood.com

Faites taire cette FitBit trop bavarde !

Une bombe dans le monde de l’espionnage.

Les montres FitBit permettent de dévoiler le lieu de sites noirs. Un site noir est un endroit officiellement inutilisé ou entièrement secret qu’un gouvernement utilise à des fins d’espionnage ou pour concocter quelque chose d’illégal ou d’ultra-secret.

Il est possible de faire apparaitre des cartes montrant des lieux d’utilisation des montres FitBit qui sont dotées d’un détecteur GPS. Ainsi, on peut voir des cartes où des trajets se dessinent à des endroits censés être totalement déserts. Le porteur de cette montre agit ainsi comme une taupe à son insu.

Cela a fait dire à un youtubeur que « les gouvernements goûtent enfin à leur propre médecine ». Je vous laisse le lien vers cette vidéo et vous encourage (même si vous ne voulez rien savoir des ovnis) à regarder certains reportages de ce jeune homme qui essaye de trier le grain de l’ivraie dans un monde où l’informatique devient peu à peu une source inépuisable de vraies mauvaises surprises, de canulars élaborés et de supercheries impossibles à discerner de la réalité.

Ce monde qu’on connait très peu et très mal et qui pourtant est celui dans lequel nous vivons aujourd’hui n’augure rien de très réjouissant pour la protection de nos droits et de notre personne.

Bienvenue dans le futur.