Je sais

Le sot dit « je sais »
L’érudit dit « je crois savoir »
L’intelligent dit « je veux savoir »
Le rusé ne dit rien

Le sot dit « je sais »
L’érudit dit « j’étais sensé le savoir »
L’intelligent dit « maintenant je sais »
Le rusé ne dit rien

Le sot dit « je sais »
L’érudit dit « je sais »
L’intelligent dit « je sais »
Le rusé ne dit rien

Photon noir

Le CERN reprend ses activités, mais pas avec le LHC, avec le SPS. Bon, d’accord, je vais continuer en français. Le Centre européen pour la recherche nucléaire recommence ses expériences en utilisant le Super Synchrotron à Protons, un accélérateur circulaire plus petit que le fameux Large Hadron Collider utilisé dans la traque du boson de Higgs.

Cette fois-ci, les scientifiques du CERN cherchent des traces du photon noir, une particule hypothétique qui serait responsable d’interactions entre la matière ordinaire et la matière noire. Cette expérience est nommée par le sigle NA64.

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D’après la théorie actuelle, l’Univers serait composé de 15 % de matière telle qu’on la connait et de 85 % de matière dite noire puisqu’elle est invisible, n’interagissant pas avec les photons. Cette fameuse matière noire permet de consolider les galaxies qui, sinon, se disloqueraient tellement leur vitesse de rotation est grande. Mais grâce à ce surplus de masse, elles forment leurs belles spirales sans que leurs étoiles s’éparpillent.

Seules des observations gravitationnelles de ce genre, ainsi que les effets de lentilles gravitationnelles nous laissent croire que la matière noire existe réellement. Toutefois, elle n’est jamais apparue dans les expériences au CERN ou ailleurs. On pense être en mesure de confirmer son existence en s’attaquant à son transmetteur de force qui serait un type de photon différent des grains de lumière que l’on connait, qui n’émet aucune lumière (onde électromagnétique) et qui par conséquent est invisible, de là son qualificatif «noir».

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Tout ceci n’est qu’hypothétique, mais si on ne parvient pas à découvrir ce photon noir et d’y associer une cinquième force, la théorie de l’existence de la matière noire va prendre du plomb dans l’aile. S’ensuivrait une remise en question de la théorie de la gravitation énoncée par Einstein en 1915, sa fameuse relativité générale.

Puisque cette théorie n’a jamais été prise en défaut, dans aucune expérience, soit elle est juste et la matière noire existe réellement, soit la matière noire n’existe pas et la relativité générale est fausse malgré nos résultats expérimentaux actuels qui atteignent des niveaux de précision extrêmes.

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Le questionnement est majeur puisqu’il touche à 85 % du contenu de l’Univers en fait de matière ou à l’avènement d’une théorie de la gravitation interagissant différemment aux petites et aux distances moyennes et grandes, c’est-à-dire de la dimension des galaxies et plus encore.

On a toutes les preuves que nos théories coincent quelque part, pourtant l’Univers a très bien su dissimuler la façon dont il fonctionne. Présumer l’existence du photon noir et de sa matière noire est une tentative théorique qui nous permettrait de nous dépêtrer de ce bourbier dans lequel la physique des particules et de la gravitation est enfoncée depuis plus de 85 ans.

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Oui, déjà en 1933, un astronome du nom de Fritz Zwicky avait présumé de l’existence d’une matière invisible en mesurant la vitesse de rotation des galaxies. Ce dernier s’est mis la communauté des astronomes à dos lorsqu’il les a tous traités de «bâtards, peu importe dans quel sens on les regarde», mais il avait raison puisqu’ils s’étaient alors totalement désintéressés de ses résultats d’observation qui jetaient un très lourd pavé dans leur mare à canards.

Mais eux qui voyaient Zwicky comme leur vilain petit canard ont dû admettre, bien plus tard, malheureusement, qu’il avait parfaitement raison. Un scientifique de plus à rejoindre le plateau de la balance des génies désavoués qui ont osé dire différemment de la majorité, voire de la totalité des gens de leur profession.

Mont Rainier

La ville de Seattle est facilement reconnaissable sur des photos ou des prises de vues par sa proximité de l’eau et par sa tour d’observation et de télécommunications très caractéristique.

Contrairement à ce que plusieurs pensent, Seattle n’est pas située sur les rives du Pacifique, mais d’un bras de mer intérieur nommé Puget Sound. Ainsi, la ville est séparée de l’océan par une chaine montagneuse.milkovi-334541.jpg

Un autre élément typique de la plus importante ville de l’état de Washington est la proximité du mont Rainier qui donne un aspect vraiment spectaculaire à cette ville. La montagne culmine à 4392 mètres au-dessus de l’océan. Étant située à environ 90 kilomètres de distance l’une de l’autre, la superbe montagne se découpe parfaitement en arrière-scène comme on peut le remarquer sur la photo précédente.

Aux sommets éternellement enneigés, le mont Rainier est en fait un volcan en dormance, mais bien actif. Il pourrait surgir à tout moment. Sa dernière éruption remonte à l’année 1894. Il est considéré comme le troisième volcan le plus potentiellement dangereux des É.U.A. Lorsqu’il entrera en éruption, les premières effusions feront fondre toute cette neige et cette glace des glaciers et transformeront ses flancs en coulées de boues monstrueuses. Elles dévaleront dans la vallée en contrebas et prendront le chemin de quelques petites villes vivant à ses pieds.

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La première localité à être touchée par les lahars (coulées de boues de nature volcanique) sera probablement Tacoma. Peu de choses de la ville seront préservées malgré les 65 kilomètres qui la séparent du cratère d’où s’échappera la lave. Seattle ne se situe pas bien loin au nord de cette localité et l’on prévoit que plusieurs quartiers seront dévastés par la boue advenant une éruption.

Mais la boue n’est que l’une des calamités qui attendent les résidents des environs. Le stratovolcan laisse présager pire calamité. Il fait partie de la même chaine des Cascades que le tristement célèbre mont St Helens qui, en 1980, entra en éruption dite pyroclastique. C’est en fait une façon de dire que le volcan explose en une ou en plusieurs nuées ardentes de plus de 500°C qui dévalent les flancs à des vitesses ahurissantes en brûlant tout sur leur passage.

D’autres volcans ravageurs bien connus sont du même type que le mont Rainier : le Vésuve, le Krakatoa, la montagne Pelée, le Santorin, tous de sympathiques voisins qui ont déjà fait table rase dans le passé en réglant leurs différends avec les humains en les effaçant de la surface de la Terre. Oui, le mont Rainier est un candidat pour être pris des mêmes sautes d’humeur que ces tristement célèbres volcans explosifs.

Bon d’accord. Rien pour le moment ne laisse présager le pire. La montagne est bien tranquille malgré quelques fumerolles occasionnelles, mais elle laisse tout de même planer un danger sur plus de 1,5 millions de personnes aux alentours !

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Ce n’est que l’un des volcans dans le monde où la population s’est agglutinée autour d’eux. La ville de Tacoma est même construite sur la dernière coulée de boues à avoir dévalé ses flancs. On sait ce qui en adviendra lors de la prochaine.

Mes questions restent les mêmes, que ce soit pour ce mont ou pour un autre du même acabit. Aura-t-on le temps d’évacuer tout le monde lorsque la montagne montrera un début de colère ? Le verra-t-on seulement s’y préparer ?

La dernière grande tragédie mondiale fut le tsunami de 2004. Un quart de millions de gens sont morts. Je redoute une tragédie qui fauchera un million ou même plusieurs millions d’individus. Malgré tous nos systèmes de communication, les gens resteront piégés sur les routes et autoroutes transformées en énormes parcs de stationnement par les gens en panne d’essence.

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Et la mort viendra les faucher, là, incapables de fuir, pris comme des rats dans leurs belles bagnoles qui deviendront leurs tombeaux. Achetez-vous des motos, laissez tout derrière vous et surtout, n’y jetez plus aucun coup d’œil, sinon vous partagerez le sort de la femme de Loth, mais au lieu du sel, votre corps se couvrira de cendres après avoir été brûlé jusqu’aux os.

Devon

L’ile Devon n’est pas une nouvelle destination vacances. Bien peu de gens la connaissent parce qu’elle se situe tout au nord du Canada dans les territoires du Nunavut. C’est la plus grande ile inhabitée de la planète. Alors que peut bien receler cette ile pour qu’on en parle ces temps-ci ?

En réalité, elle fait parler d’elle depuis 1999 dans certains milieux scientifiques. C’est là que la NASA effectue certaines expériences lorsqu’elle a besoin de simuler l’environnement de Mars. Lorsqu’on effectue un survol de ces terres désolées, on voit très bien la ressemblance avec la petite sœur de la Terre.

Mais actuellement, il existe une autre raison pour laquelle ce milieu désertique est populaire. Des scientifiques ont par hasard découvert le premier lac sous-glaciaire canadien. Il existe dans le monde près de 400 de ces lacs dont le plus célèbre est probablement le lac Vostok en Antarctique, mais celui de l’ile Devon est très particulier.

Il est fait d’eau hyper chargée en sels minéraux, ce qui pourrait la faire ressembler à l’eau contenue sous la croûte glacée d’Europe, l’énigmatique lune de Jupiter. En étudiant cette eau, elle pourrait peut-être nous donner des indices sur la faune vivant sous la glace d’Europe.

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Due à la pression de la glace, la température de l’eau du lac de l’ile Devon avoisinerait les -10 °C même si elle reste à l’état liquide. Ce deuxième critère de ressemblance possible avec les eaux d’Europe encourage et excite les exobiologistes.

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Cela fera pour l’ile Devon une raison supplémentaire pour recevoir en été de nouveaux scientifiques. Comme quoi les terres désolées ne sont pas si inutiles qu’elles peuvent sembler.

Les conspirationnistes affirment que jamais personne n’a envoyé de rovers sur Mars et que toutes les images proviennent de l’ile Devon. Je leur répondrais qu’ils ne sont certainement pas des rocket scientists (intellos, nerds) pour oser avancer de telles affirmations sans aucune preuve, constat ou observation autres que leur scepticisme. Qu’importe, puisque ce sont les mêmes qui prétendent que la Terre est plate. La seule chose qui est plate est l’étendue infinie de leur désolante ignorance.

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C’est le doux nom d’un astéroïde géocroiseur qui s’est invité sans l’avoir détecté avant qu’il nous frôle. Il a été le plus gros et le plus proche jamais répertorié « après coup ».

Bon, ce n’est quand même pas un tueur de dinosaures. D’un diamètre de seulement 65 mètres, mais propulsé à une vitesse impressionnante de 29,6 kilomètres par seconde, ça vous aurait défrisé un afro en un rien de temps. Ce joli bolide est passé à moins d’une demi-fois la distance Terre-Lune, ce qui est considéré comme une menace sérieuse.

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La preuve est faite, une fois encore, que malgré toutes nos précautions, les astéroïdes dangereux peuvent survenir sans se faire annoncer. Comment font-ils pour ne pas être détectés par nos instruments ? Tout d’abord, sa vitesse équivaut à celle de la Terre lorsqu’elle orbite autour du Soleil, mais tout dépend de quelle direction vient le géocroiseur. De l’un ou l’autre des pôles, il y a très peu de chance qu’on le voit s’approcher. S’il se rapproche de nous alors qu’il a le Soleil dans le dos, il restera totalement invisible puisque les rayons solaires nous aveugleront.

Bien que les géocroiseurs soient maintenant répertoriés et suivis à la trace, de nouveaux bolides restent une menace permanente comme nous l’a prouvé 2018 GE3 encore une fois et comme ce fut le cas le matin du 15 février 2013 à environ 9 h 20 locales avec le superbolide de Tcheliabinsk en Russie dont je vous convie à regarder une édifiante compilation vidéo montrant la rentrée du météore dans l’atmosphère terrestre, ainsi que ses conséquences vraiment non négligeables causées par les multiples ondes de choc trahies par les dizaines d’explosions entendues lors de quelques séquences. Et ce caillou ne mesurait que le quart du diamètre de 2018 GE3. Il transportait tout de même l’énergie de 30 bombes d’Hiroshima dont la majorité a heureusement été consumée en frottement dans notre atmosphère.

Bon visionnement !

TESS

La Nasa lance aujourd’hui dans l’espace un nouveau télescope chasseur d’exoplanètes. Du nom de Tess, le dernier-né de la Nasa va s’en prendre aux étoiles les plus proches de nous pour tenter de leur arracher leurs secrets. Ont-elles des planètes en orbite?

L’acronyme signifie Transiting Exoplanet Survey Satellite. Tess surveillera donc la baisse de luminosité produite lorsqu’une planète passe devant son étoile, une mini éclipse, en fait. Puisque dans la plupart des systèmes stellaires, les planètes orbitent dans le même plan, en découvrir une signifie la possibilité d’en découvrir plusieurs, dont celles résidant dans la zone habitable.

Contrairement à l’autre télescope dédié à cette tâche, le vieillisssant Kepler, Tess cherchera dans l’ensemble du ciel, mais visera principalement les étoiles les plus proches et de préférence les naines rouges. L’objectif avéré est de déceler de la vie extraterrestre et pour ce faire, les naines rouges, contrairement aux naines jaunes comme notre Soleil, sont stables beaucoup plus longtemps. Les spécialistes croient que cette stabilité accroit les chances de faire naitre et évoluer la vie jusqu’au stade de l’intelligence telle qu’on la connait.

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Une fois les exoplanètes détectées, Tess passera le flambeau à d’autres télescopes pour affiner les données. Le futur télescope spatial James Webb sera l’un de ceux qui poursuivra cette mission.

Ainsi, Tess cherche des planètes habitables et habitées dans notre voisinage immédiat. Ce qui suivra sera, bien entendu, l’envoi de sondes inhabitées. Mais d’ici là, il faudra améliorer nos systèmes de propulsion. Les réactions chimiques ont atteint leur maximum. Il faut équiper nos fusées de moteurs bien plus performants. Le moteur à plasma commence à donner des résultats intéressants. Sera-t-il suffisamment fiable pour bientôt embarquer des sondes à bord de fusées munies de tels moteurs? Une épopée à suivre.

Photos : Nasa

Une relativité incomprise

Bon, je veux régler un cas une bonne fois pour toutes. Malheureusement, les fourvoiements ont la vie longue. Certains scientifiques ne comprennent pas la physique relativiste et ils disent de grosses conneries lorsqu’ils sont interviewés.

Je vais donner un exemple qu’ils utilisent souvent. Notre Galaxie, la Voie lactée a un diamètre de près de 100000 années-lumière. Ça signifie que si une source lumineuse est à sa périphérie et qu’on l’observe à partir du point antipodal, les signaux lumineux captés auront été émis voilà 100000 ans. Ça, c’est vrai.

Où ça se gâte, c’est lorsque les personnes interviewées placent des astronautes dans un vaisseau spatial pour leur faire traverser la Galaxie de part en part à une vitesse proche de la lumière. Ils disent alors que ça leur prendra 100000 ans pour faire ce trajet. Ainsi, ils auraient besoin d’un amas de générations de voyageurs avant d’arriver à destination. Mais ce qu’ils disent est totalement faux, et pas qu’un peu.

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Lorsqu’on file à des vitesses proches ou égales à la vitesse de la lumière, ce ne sont plus les lois de la physique classique qui s’appliquent, mais celles de la relativité restreinte mises en évidence par Einstein. En fait, la relativité restreinte s’applique toujours et à tout déplacement, mais puisqu’elle est plus compliquée à calculer que les lois de Galilée, on utilise ces dernières lorsqu’on se meut à la vitesse d’un bœuf.

Que dit alors la relativité restreinte à propos d’un voyageur qui filerait à la vitesse de la lumière (en postulant que c’est possible)? Eh bien! celui-ci traverserait notre Galaxie d’un diamètre mesurant 100000 années-lumière en exactement… zéro seconde. Ne me frappez pas, c’est la faute à la relativité restreinte, pas à moi. Un voyage effectué à la vitesse de la lumière (dans le vide) est instantané, peu importe la distance parcourue. Le voyageur ne vieillit pas d’une seule fraction de seconde.

En revanche, si un deuxième individu attend le voyageur faisant un trajet aller-retour, cet observateur devra effectivement patienter 200000 ans avant de voir réapparaitre le voyageur. C’est ça la « relativité » du temps telle qu’Einstein l’a décrite. Pour le voyageur luminique, son trajet aller-retour d’un rebord à l’autre de la Galaxie n’aurait même pas duré une seconde tandis que pour la personne restée sur ce rebord de la Voie lactée, elle l’aura attendu le temps prévisible, soit 200000 ans.

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Ainsi, tous les scientifiques qui ne respectent pas cette relativité lorsqu’ils considèrent des déplacements dits « relativistes » se gourent et induisent les téléspectateurs en erreur. Un voyageur n’a pas besoin de 100000 ans pour effectuer un voyage de 100000 années-lumière ou 200000 années-lumière, ou n’importe quelle distance s’il se déplace à la vitesse de la lumière. Il fera tous les trajets en exactement 0 seconde.

La théorie de la relativité restreinte découverte par Einstein n’est pas de la science-fiction. Elle est bien réelle, exacte et incontestable puisque prouvée de multiples façons. Je ne vous demande pas de me croire sur parole. Beaucoup des contemporains du génial physicien ont également rejeté sa théorie, la croyant totalement aberrante. Ils avaient tort, tout comme les gens interviewés qui continuent d’appliquer la mécanique de Galilée plutôt que celle d’Einstein même si les vitesses en cause sont de l’ordre de la vitesse de la lumière dans le vide.

Mais il doit bien y avoir une erreur quelque part ! Pas exactement une erreur. On parle ici d’un cas limite. Un voyageur est constitué d’atomes et ces derniers possèdent une masse. Or, pour inculquer à une masse une vitesse égale à celle de la lumière, ça prend une énergie infinie. Un voyageur ne pourra donc jamais atteindre cette vitesse limite, mais il peut s’en rapprocher.

Ainsi, son voyage d’une extrémité à l’autre de notre Galaxie ne durera pas zéro seconde, mais il ne sera pas non plus de 100 000 ans.

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Pour les afficionados des formules, voilà à quoi le temps relatif du voyageur (t’) ressemblera selon le temps sans tenir compte du principe de la relativité (t) et selon sa vitesse (v) par rapport à la vitesse de la lumière (c).

Si la vitesse du voyageur (v) est égale à celle de la lumière (c), alors on obtient la racine carrée de zéro multiplié par t, ce qui donne effectivement zéro seconde.

On voit ainsi que plus le voyageur se rapproche de la vitesse de la lumière, plus le temps s’étire, même si lui continue de vieillir au même rythme.

Photo de A. Einstein : Oren Jack Turner, Princeton, N.J.
Voie lactée : Astrosurf.com

 

Navigation et savoirs anciens

Dans la mer Méditerranée, à l’extrémité sud de la Sicile se trouve la toute petite ile des Courants. À marée basse, elle se transforme en presqu’ile. Un brise-lame partiellement détruit est encore bien visible. L’ile n’est située qu’à cent mètres de sa grande sœur, la Sicile.

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Il existe sur l’ile des Courants un phare autrefois tenu par un gardien qui y vivait avec sa famille. Aujourd’hui, ce poste est abandonné, tout comme l’ile qui n’accueille maintenant que des baigneurs et des surfeurs. Du fait de la faible profondeur de la mer dans les environs, l’eau en été surchauffe jusqu’à atteindre la température de l’eau d’un spa.

Son phare tombe en décrépitude comme pour la plupart des autres phares dans le monde. À l’ère du GPS, ces constructions autrefois essentielles sont devenues désuètes. Mais la désuétude est-elle une raison suffisante pour abandonner ces bâtiments qui ont tous eu un passé chargé et des heures glorieuses? Ou au contraire, devons-nous nous empresser de récupérer les terrains, détruire les constructions et rebâtir autre chose de plus contemporain, de plus utile?

Au Québec, nous avons 43 phares, principalement le long de la Voie maritime du Saint-Laurent, l’une des plus difficiles et dangereuses voies navigables au monde. Nous tentons de les maintenir en état – pas nécessairement opérationnels – par divers moyens, comme avec le tourisme et sa Route des phares.

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Pour la navigation maritime, les phares ont été aussi essentiels que les GPS de notre époque, mais ces temps semblent révolus. Pourtant je m’interroge. Jusqu’à quel point devons-nous être nostalgiques du passé? Reviendrons-nous un jour à la navigation traditionnelle? Si c’est le cas, il aura fallu qu’un bouleversement majeur vienne jeter aux orties notre civilisation technologique.

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Photo : micheljulien.com

Tous les savoirs antiques ont-ils encore un sens, mis à part la richesse d’une culture maritime? Je pense que la connaissance avait et aura toujours un sens. Bien sûr, autrefois la connaissance était un des biens les plus précieux. Ne devenait pas capitaine de vaisseau qui voulait, ou architecte, ou guérisseur. Les savoirs se payaient cher et prenaient une grande partie de sa vie pour être appris et maitrisés. Des guildes ou des maitres veillaient à nous enseigner ces savoirs en y greffant une partie ésotérique qui faisait partie intégrante de ces connaissances.

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Photo : Journalmetro.com

Est-il bien sage de confier l’avenir de la navigation à une seule source, en l’occurrence le GPS? Oui, il existe trois autres systèmes, le Glonass russe, le Beidou chinois et le Galileo européen, mais les quatre systèmes sont basés dans l’espace et susceptibles d’être endommagés par des rayons provenant d’éruptions solaires, d’une supernova proche, ou de rayons gamma émis pas des sources spatiales hyper puissantes. L’humain est lui aussi capable de perturber, endommager, voire détruire ces systèmes.

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D’autres systèmes d’aide à la navigation existent, comme le Loran, mais du fait de la position terrestre de leurs émetteurs, ils ne sont pas «globaux», c’est-à-dire qu’on ne peut pas connaitre notre position en tout temps et en tout lieu.

Après cela, il nous reste les cartes, les boussoles, les étoiles, les sextants, les lunettes, les compas et les horloges, si tant est que nous sachions les utiliser puisqu’ils font maintenant partie des savoirs anciens.

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Cortège de trous noirs

Le cœur de la Voie lactée n’abrite pas seulement un trou noir supermassif de 4 millions de masses solaires, mais également une myriade de petits trous noirs stellaires. On en a recensé une douzaine jusqu’à présent, mais ce n’est que le début puisqu’on en prévoit des centaines.

Cette découverte n’est pas inattendue, bien au contraire. La Galaxie, comme beaucoup d’autres, possède un bulbe galactique entourant son centre. La densité de la population d’étoiles y est beaucoup plus forte qu’ailleurs. Le centre de notre Galaxie contient également ses plus vieilles étoiles. Pour ces raisons, trouver beaucoup d’étoiles s’étant transformées en trou noir près du centre galactique prouve que la Voie lactée est une galaxie normale.

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On avait prouvé voilà déjà plusieurs années que le centre galactique était effectivement un trou noir supermassif plutôt qu’un amas dense d’étoiles ordinaires. Le cortège de trous noirs stellaires gravitant dans son giron.

Contrairement à la croyance populaire, un trou noir supermassif ne se comporte pas comme un aspirateur. Les objets tournant autour de lui peuvent très bien conserver une orbite stable en conformité avec les lois de Kepler.

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Le trou noir central accumule en son sein de la matière environnante uniquement lorsque certains objets ont été déviés par des collisions ou lorsque la Galaxie avale des nuages de gaz ou d’autres galaxies qui se sont trop rapprochés. Mais pour ce qui est des objets en orbite stable autour de son noyau, ils peuvent poursuivre leur ronde des millions d’années sans aucunement être avalés.

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Cette découverte a été réalisée par une équipe de la Nasa dirigée par Chuck Hailey avec le télescope Chandra détectant les rayons X. Due à toute la poussière et aux milliards d’étoiles situées entre nous et le centre de notre Galaxie, il est impossible d’utiliser un télescope opérant dans le visible ou aux longueurs d’onde s’y rapprochant. Seuls les rayons X et gamma peuvent sonder le centre de notre Voie lactée.

Le premier à avoir prédit des milliers de trous noirs de masse stellaire formant un disque tournant autour du trou noir supermassif central est le théoricien Mark Morris en 1993. Cette récente découverte ne révèle rien de surprenant. Toutefois, les moyens mis en œuvre pour le prouver repoussent encore plus loin nos compétences observationnelles.

Photos : ici-radio-canada.ca ; maxiscience.com ; astroalbastronomy.wordpress.com ; atlantico.fr

Grogne du printemps

«Doux printemps, quand reviendras-tu faire pousser des feuilles, faire pousser des feuilles.
Doux printemps, quand reviendras-tu faire pousser des feuilles pour me torcher le c…
»

Chanson que je fredonnais étant jeune en insistant sur le dernier mot de trois lettres.

Hé bien!, je la chante de nouveau cette année parce que le printemps ne s’est pas encore pointé le bout du museau et il est plus que temps.

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On annonce encore -6 °C pour cette nuit. La météo n’en finit plus de repousser la pousse des feuilles. Ce temps froid est également accompagné de vents forts qui, heureusement, sublime la neige, mais qui rafraîchit encore plus le climat. Les parterres laissent timidement voir leur verdure décatie. Je regarde les cimes des sapins qui se font bardasser et ça ne me donne pas du tout le goût de mettre le nez dehors.

Les passages alternatifs des températures au-dessus et en dessous du point de congélation favorisent la récolte de l’eau d’érable qui donnera de bons sirops d’érable. À toute chose malheur est bon, dit-on.

Je vais quand même devoir m’y résigner. Sans pommes et sans pain frais, ma vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Heureusement je ne manque pas de café. Ça m’aide à patienter et à ne pas m’accrocher au lustre.

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Entre les nouvelles de ratons laveurs zombis et d’abuseurs armés de palettes de chocolat pour faire fondre leurs victimes, je relis cet article sur l’antihydrogène dont j’avais prévu vous parler. Heureusement pour vous, c’est samedi et je vais garder cet article au ras des pâquerettes qu’on attend malheureusement encore d’un pied pas si ferme.

Allez, Mathis, grouille, à la douche! Et cesse d’être grognon.

Gggrrrmfggghdg!

Photos : erabliere-cheminduroy.qc.ca ; desjardins-inspirations.frwallfizz.com