Verra-t-on un trou noir en 2018 ? (3)

J’ai entendu votre question et je vous réponds d’entrée de jeu, la réponse est non! Il n’existe aucune photo de l’horizon d’un trou noir nulle part sur Terre. Toutes sont des illustrations d’artiste ou des dessins créés par ordinateur à partir des formules mathématiques tirées de la théorie de la relativité générale d’Einstein. Par contre, ça pourrait changer dès cette année.

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Poursuivons maintenant notre aventure entreprise avant-hier et hier en présentant quelques concepts astronomiques. Si on veut obtenir une photo d’un horizon d’un trou noir, il faut quand même comprendre comment on pourrait y arriver. Vous verrez qu’il ne suffit pas de relier un iPhone à un télescope.

Tout d’abord, différencions deux concepts des instruments d’optique, leur sensibilité et leur résolution.

La sensibilité dépend dans un premier temps de la qualité du détecteur à transformer les photons en signal électrique. Attachez une patate à un télescope, vous n’obtiendrez pas la photo d’un champ de patate. Ensuite, il y a le nombre de photons qui seront amenés au détecteur. Cette quantité dépend de la taille du télescope, ce qu’on appelle la surface collectrice du miroir principal. Enfin, pour augmenter le nombre de photons, le télescope visera le même point du ciel le plus longtemps possible.

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La résolution définit la capacité de l’instrument à différencier deux éléments l’un de l’autre. Elle dépend du nombre de pixels du détecteur, de la fréquence à détecter et aussi de la parallaxe.

La parallaxe est l’angle maximal formé par deux points de la surface collectrice. Plus le diamètre du télescope est grand, plus l’angle sera important et plus son pouvoir de résolution sera important. Un grand miroir aura donc deux avantages. Il collectera plus de photons et il aura un pouvoir de résolution plus important.

Toutefois, aucun télescope terrestre ou spatial n’a la résolution nécessaire pour voir les détails des effets optiques occasionnés par les trous noirs connus, même ceux du petit monstre supermassif caché au centre de notre Galaxie. Peut-on attendre la mise en service en 2025 du télescope E-ELT de 39 mètres de diamètre, mais là encore, sa résolution serait beaucoup trop faible.

Artist’s impression of the European Extremely Large Telescope

Qu’à cela ne tienne! Les astronomes sont des petits futés et ils ont pris la définition de la résolution d’un instrument optique au pied de la lettre. S’il faut augmenter la parallaxe pour améliorer le pouvoir de résolution, il suffit de prendre deux télescopes au lieu d’un seul et de leur faire regarder le même objet en même temps afin de créer un télescope virtuel de meilleure résolution.

Différentes solutions ont été mises de l’avant, dont certaines plus simples, d’autres plus complexes. La plus simple est le concept des jumelles, c’est le cas du BLT (Binary Large Telescope).   

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Pour des télescopes indépendants, il faut trouver le moyen de traiter les signaux reçus par les deux engins pour les faire correspondre exactement dans le temps. On parle alors d’interférométrie. Une fois encore, deux solutions existent. Les interféromètres couplés localement, comme le VLT. Possédant 4 gros et 4 petits télescopes, il est possible de simuler un télescope de 200 mètres de diamètre.

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Mais encore là, c’est beaucoup trop peu pour espérer voir l’horizon d’un trou noir. Ça prendrait un télescope au moins des dimensions… de… de… la Terre. Et c’est là qu’ils ont créé le EHT (Event Horizon Telescope). Ce n’est pas un nouveau télescope, mais un protocole d’utilisation d’un réseau de neuf télescopes existants répartis un peu partout sur la planète, y compris au Groenland et en Antarctique. Son diamètre virtuel définissant sa capacité de résolution est de près de 15000 km.

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Une première session photo s’est déroulée en avril 2017 et les résultats sont à l’étape du traitement qui pourrait se terminer d’ici la fin de l’année 2018. Ce sont des pétaoctets de données à traiter avec des difficultés énormes, d’où le délai entre la prise photo et le résultat final.

Demain, quelques questions – réponses sur le sujet.

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Ce joli nom dont toutes les mères veulent qu’au moins un de ses enfants le porte est celui d’un géocroiseur repéré près de la Terre. En terme astronomique, un géocroiseur proche est à moins d’une distance Terre – Lune. Lui, il passe à une demi-fois cette distance.

Date
2018-05-15
Distance
0.5 LD
Vitesse (km/s)
12.8
Diamètre probable
71 m

Faisant un respectable 60 à 130 mètres de diamètre s’il explosait près du sol à sa vitesse de croisière de 12,8 kilomètres par seconde, il pourrait détruire une grande ville. Ses paramètres le placent dans la classe des impacteurs comparables à celui de Toungouska qui en 1908 ravagea 60 millions d’arbres dans un rayon de 20 kilomètres et fit des dégâts jusqu’à 100 kilomètres. Heureusement, ce cataclysme s’est produit en Sibérie et aucune perte de vie humaine n’a été recensée.

Malgré l’immensité de l’espace, ce lieu abrite une foule de dangers et plusieurs d’entre eux gravitent à proximité de la Terre.

On peut voir cet astéroïde filer de bas en haut sur l’animation suivante. Comme son nom l’indique, il a été repéré en 2010, mais les astronomes ont ensuite perdu sa trace. Il l’ont récemment redécouvert et l’ont pris en photo. 

Qui sait si cet astéroïde ne viendra pas un jour s’attarder un peu trop près? S’il le fait, il ne sonnera pas à notre porte avant d’entrer. En revanche, il va cogner très fort!

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Perdus dans l’espace

Faut-il toujours tout voir? La nature nous a fait d’une certaine façon, notre famille nous a éduqués et nos études nous ont poussés plus loin. Le souci du détail rend-il de mauvais services aux cinéphiles ?

Lorsque je regarde des films, des séries télé, je vois des choses qui passent inaperçues à la majorité des gens. Malheureusement, ce n’est pas mon cas. Je vois la plupart des coins tournés trop ronds, des aberrations, des stupidités et ça mine mon plaisir.

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Fatigué de voir des conneries, je décroche ou je m’en fiche. Ça dépend si l’œuvre possède d’autres qualités qui peuvent compenser ces horribles défauts difficiles à passer outre.

Je réussis parfois. J’ignore si c’est bien. J’aurais peut-être dû garder mon esprit critique acéré et ma critique virulente. Par contre, j’aime un film quand le scénariste ou le spécialiste des effets spéciaux ne s’est pas emmêlé dans les fils et livre un résultat de qualité. J’ai partiellement réussi avec cette série de Netflix qui ne manque pas d’actions parallèles et de rebondissements, mais la méchante Dre Smith fait des vacheries parfois inconséquentes. Quant aux éléments scientifiques, beaucoup trop de libertés minent mon plaisir malgré, j’en suis certain, un ou deux experts consultés à l’occasion, mais pas sur tout et ça parait à plusieurs endroits dans la série.

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J’ai bien aimé le remodelage de Don West en contrebandier au grand cœur qui tente de récupérer sa cargaison de scotch Lagavulin 16 ans. Toutefois, dans ce genre de crash d’un aéronef, il n’aurait eu aucune chance de retrouver cette délicieuse boisson intacte. Ça fait partie des multiples improbabilités techniques qu’on doit, semble-t-il, éviter de s’en préoccuper au nom du plaisir. Malheureusement, mon cerveau ne fonctionne pas ainsi et malgré mes sentiments favorables pour ce nectar doré, je l’aurais déclaré mort et répandu sans possibilité de récupération.

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Si vous n’êtes pas à cheval sur les détails, cette série pourra vous plaire. Le casting est bon, le robot presque crédible et la méchante Dre Smith très machiavélique, au point même de déranger certaines personnes qui ont eu dans leur passé à se frotter à ce genre de mythomane capable de ruiner leur vie dès qu’ils s’en approchent.

Photos : Netflix

Parsifal au Met de NY

Ce mois-ci, le Metropolitan Opera de New York a présenté Parsifal de Wagner. Cet opéra marathon de six heures incluant les entractes était conduit par le maestro québécois Yannick Nézet-Séguin dont je vous ai parlé à quelques occasions sur ce blogue. La mise en scène a été confiée à un autre Québécois, François Girard, le réalisateur du film «Le violon rouge».

Le Met Opera est réputé être une institution rodée au quart de tour capable de produire des spectacles grandioses. La critique new-yorkaise se réclame aussi de cet acabit. Dans le journal Times de New York, le réputé critique Anthony Tommasini écrivait sur le travail de Nézet-Séguin, je traduis, « Le maestro livre un Parsifal d’une grande magnificence. La démonstration de sa capacité artistique à soutirer le meilleur d’un orchestre et d’un chœur est un signe encourageant des choses à venir. »

De fait, le maestro québécois a été choisi pour être le directeur attitré du Met Opera à partir de la saison 2020. La récente suspension fracassante du directeur émérite James Levine pour allégations de harcèlement sexuel ainsi que la mort de son remplaçant Robert Rattray à la fin janvier ont laissé vacant le siège du directeur, à la grande frustration du critique qui aurait bien aimé que Nézet-Séguin puisse combler immédiatement le poste inoccupé.

De l’acte II, M. Tommasini parle d’une prestation déchirante entre la musique poignante et la ferveur aiguë. Qu’il n’a jamais entendu ce passage avec autant de tension et de dangerosité.

François Girard signait la complexe mise en scène de cet opéra. Il n’en était pas à ses premières armes puisqu’il avait déjà monté le même opéra au Met en 2013.  L’originalité et la sensibilité du metteur en scène se sont parfaitement harmonisées à la couleur très personnelle que peut insuffler Nézet-Séguin à son orchestre. Le critique new-yorkais parle « d’une sombreur poignante » lorsqu’il parle de la mise en scène de M. Girard. Les deux Québécois ont grandement aimé leur collaboration qualifiée de toujours  constructive et respectueuse.

Des vœux et des prédictions

Tout d’abord, mes vœux pour 2018. Je souhaite au monde entier une prise en main sans équivoque de solutions concrètes permettant d’amoindrir les bouleversements climatiques. C’est mon vœu, car on a bien le droit de rêver. Ce n’est pas une prédiction, car je crois son avènement impossible.

Bon. Qu’est-il advenu de mes prédictions de 2017 ? Ce sera mon bilan de fin d’année.

J’avais prédit que le club de hockey Les Canadiens ferait des séries courtes et c’est exactement ce qui s’est produit avec son élimination dès le premier tour des séries éliminatoires. Bravo, Mathis, tu reçois 100 % pour celle-ci. Le hockey au Québec, c’est pire qu’une religion. Qu’on le veuille ou non, il façonne le Québec comme aucun autre sujet d’intérêt. Pour ma part, je m’en contrefiche, mais ignorer notre club de hockey, c’est pire que contracter la lèpre. Alors, faire une prédiction sur ce sujet très sensible m’immunise contre le bannissement social et probablement même contre l’exil. Heureusement, la peine de mort a été abolie. Quand je vous dis qu’au Québec on ne niaise pas avec le hockey, c’est un euphémisme. Vous retrouverez donc ma prédiction pour 2018 un peu plus loin dans le texte.

J’avais aussi prédit la confirmation de l’existence de vie extraterrestre et à ce chapitre, j’ai presque eu raison lorsque le Pentagone a rendu publique en fin d’année la vidéo d’un ovni poursuivi par un avion de chasse. De plus, le pilote de cet avion a ensuite été interviewé, confirmant que cette vidéo était authentique. L’objet ne possédait ni ailes ni moteur apparent et pourtant, il se maintenait parfaitement dans les airs et a ensuite disparu à une vitesse bien au-delà de celles atteintes par des aéronefs de conception humaine.

On a également eu droit à la visite d’un objet allongé très étrange nommé `Oumuamua qui a frôlé la Terre et qui provenait de l’extérieur de notre système solaire. Ne ressemblant en rien à un astéroïde, une nature potentiellement artificielle a été évoquée par de nombreux scientifiques.

À cause de ces deux événements jamais survenus auparavant, je me donne la note de 50 % pour cette prédiction presque réalisée.

J’avais prédit que Trump se ferait démettre de ses fonctions, démissionnerait ou serait mis hors d’état de nuire s’il parvenait à se faire élire. Sur ce thème, j’obtiens 0 %, mais je reprends cette prédiction pour cette année. Oui, c’est ainsi que procèdent les grands prophètes. À force de toujours reprendre les mêmes prédictions d’année en année, elles finissent bien souvent par se réaliser. Ce n’est qu’une question de patience. De toute façon, les grands prophètes ont tous le même don, celui de faire oublier leurs prédictions non réalisées, mais de faire tout un chahut avec celles qui ont fini par s’avérer. Désirant moi aussi devenir un grand prophète, je leur pique leurs meilleurs trucs.

Et nous voilà en 2018. Je vais immédiatement me débarrasser de ma prédiction concernant le club de hockey Les Canadiens. Cette année, le club ne se rendra même pas en séries éliminatoires. Bon, c’est fini, on n’en reparle plus. Et surtout, ne me crucifiez pas comme le fut un autre grand prophète né en l’an 1 qui avait prédit qu’un messie viendrait nous sauver. Il jouait avec des dés pipés puisque c’était lui, apparemment, le fameux messie en question. Il y a des maudites limites à me considérer comme un vrai prophète ! Je n’y peux rien si l’équipe est pourrie, gangrenée, composée de tire-au-flanc et d’une équipe de repêchage incapable de faire la différence entre un joueur de hockey et une truite. Prédire une coupe Stanley à cette équipe, c’est comme prédire que le Soleil se lèvera à l’ouest pour se coucher à l’est. En tant que prophète, je ne peux pas dépasser ce niveau d’absurdité juste pour mousser ma popularité.

Oui, je sais, ma position est ambiguë. Est-ce que je veux ou pas devenir un vrai prophète ? Je dirais que je veux même devenir un très grand prophète, mais avec une tête toujours vissée sur ses épaules. Vous voyez le genre ? Faire beaucoup de fric de mon vivant et vivre suffisamment vieux pour tout le dépenser avec des filles sexy. Quoi ? C’est le vœu de tous les prophètes. Vous les preniez pour qui ? Des angelots ? Des saints ? Pfff ! À quoi ça sert d’être prophète sinon à convaincre les femmes d’acquiescer à mes avances en les convainquant qu’un prophète connait mieux leurs intentions qu’elles même ?

Pour les autres prédictions, je reprends intégralement les deux de l’an passé. Trump qui ne finit pas son premier mandat et la confirmation de vie extraterrestre sous n’importe quelle forme, soit bactérienne, primitive, évoluée ou carrément beaucoup plus évoluée que l’humain.

Et enfin une toute dernière prédiction inédite. Je prédis un cataclysme majeur durant l’année 2018. Un tremblement de terre hors du commun ou la colère phénoménale d’un volcan ou un tsunami dévastateur ou un mélange de tout cela. Le dérèglement climatique possède des effets insoupçonnés et inattendus – pas pour tout le monde, certains scientifiques les avaient prévus – sur les volcans et le relâchement des tensions des croûtes continentales.

J’en ai déjà parlé, le super volcan souterrain du parc de Yellowstone risque à tout moment de se fâcher. Ce serait un cataclysme planétaire comme l’homme n’en a jamais connu. Mais il existe beaucoup d’autres volcans qui pourraient être amenés à déclencher un hiver pouvant durer plusieurs années.

Quant au tsunami, il pourrait émaner d’un séisme majeur comme cela s’est produit en 2004, mais également d’un décrochement et d’un glissement soudain d’une montagne qui s’échouerait dans l’océan. À ce sujet, le volcan Cumbre Vieja à La Palma menace de générer un tsunami de 500 mètres de hauteur qui ravagerait la totalité de la côte est des deux Amériques si jamais la montagne qui l’héberge venait à se rompre et à glisser dans l’océan Atlantique. Et de fait, la montagne montre une fissure démentielle qui grandit sans cesse. Un jour, cette montagne finira par se scinder, c’est certain. Seuls la date et le nombre de victimes restent à être écrits dans le grand livre des cataclysmes les plus meurtriers.

Je rajoute aux catastrophes la chute d’une météorite. Même si on répertorie la plupart des menaces potentielles depuis quelques années, certains bolides spatiaux ayant touché terre nous sont déjà passés sous le nez. Ça pourrait très bien se reproduire avec un objet ayant déjà été détecté ou pas. Quatre facteurs rentrent en ligne de compte pour qualifier l’importance de la chute d’une météorite. Sa masse, sa vitesse, son angle d’attaque, ainsi que l’endroit où il touche terre.

Ce ne sont là que quelques exemples et j’ai même failli omettre le duel de cons entre les dirigeants de la Corée du Nord et des USA. Ma prédiction n’est pas rattachée à eux seuls, mais à tout autre cataclysme d’envergure rarement atteinte. Il ne faut pas toujours rattacher un nombre de victimes ou le coût engendré par une catastrophe à son importance. Un séisme de magnitude 9,5 ne s’est produit qu’une seule fois de mémoire d’homme. Aucun n’a atteint une plus grande magnitude.

Et voilà les prédictions du Corbot pour cette année 2018. Portez-vous bien, mais ne prenez pas de risque, inscrivez immédiatement mon nom dans votre testament comme héritier de vos biens. On ignore quand le destin nous frappera. Sauf mon grand-oncle qui savait exactement quand il partirait, à la minute précise, même. Le juge le lui avait dit.

2018, l’année de tous les séismes ?

Deux chercheurs sismologues ont fait une étrange prédiction qui ressemble plus à une mauvaise blague qu’à des travaux d’analyse sérieux. Et pourtant, il se pourrait bien que la Nature leur donne raison et que leur prédiction s’avère. Quant à savoir si la raison qu’ils avancent est la vraie cause, il faudra plus d’incidents pour le prouver sans équivoque.

La rotation de la Terre ralentit peu à peu. Les jours s’allongent donc imperceptiblement et certaines années plus que d’autres. En analysant les données des 150 dernières années, un clin d’œil sur le plan géologique, les deux chercheurs ont établi une concordance entre les années où ce ralentissement est plus accentué et celles où plusieurs séismes supérieurs à 8,4 sur l’échelle Richter sont survenus. Un décalage de 5 ans semble relier les ralentissements importants aux années de grands séismes.

Mais concordance ne signifie pas toujours corrélation. En science, des données concordantes sont fréquentes et proviennent souvent de données partielles, insuffisantes ou simplement à des coïncidences. Ainsi, trouver des concordances n’est que le début de l’enquête et elles mènent souvent à des culs-de sac. Inversement, certaines corrélations nous passent fréquemment sous le nez puisque les relations de causes à effets nous apparaissent comme trop improbables pour être véridiques.

Mais il se pourrait que les deux chercheurs aient raison, car les deux phénomènes sont liés au noyau de notre Planète. De légères asymétries mécaniques engendrent des oscillations du Globe qui se répercutent sur la durée des jours, ainsi que sur le déplacement des contraintes sur les failles des différentes couches rocheuses.

Si cette prédiction s’avère, ce serait une première dans le monde géologique, mais là encore, des coïncidences sans incidences peuvent très bien survenir. Par exemple, on sait tous que la faille de San Andreas est due pour un coulissage majeur et elle est même en retard par rapport aux analyses. Qu’il survienne en 2018 ne signifierait pas qu’il ne se serait pas produit si la durée des jours était resté similaire durant l’année 2013.

S’il existe un intérêt certain à suivre le déroulement des séismes majeurs l’an prochain, on ne peut oublier que lorsqu’ils surviendront, ils feront énormément de victimes, peu importe les lieux. Certains chanceux s’en tireront indemnes, mais plusieurs personnes subiront des blessures graves et beaucoup d’autres y perdront la vie. C’est la triste réalité que les chercheurs tentent de comprendre afin de minimiser les conséquences. Mais qu’en est-il des populations vivant à proximité des zones à hauts risques ? Iront-elles s’établir ailleurs ? C’est très peu probable. L’humain vit sans se soucier de la science, même si, elle, se soucie de lui. Alors on déplorera d’innombrables pertes, comme si personne n’avait jamais prédit ces grandes années de cataclysmes.

Photo : www.openinventor.com