Nibiru existerait vraiment

Planète X, 9, Nibiru, peu importe le nom qu’on lui donne, il semblerait qu’il existe bel et bien dans notre système solaire une autre planète que celles déjà connues.

Et ce n’est pas un délire de conspirationniste. Ce sont deux astronomes très sérieux du Caltech qui font cette constatation à partir du comportement, inexplicable autrement, de certains corps célestes transneptuniens comme la planète naine Sedna. Et ces astronomes ne sont pas les seuls à y croire puisque plusieurs scientifiques avant eux ont ouvert la voie vers cette hypothèse non dénuée de fondements.

Les astronomes du Caltech ont commencé à calculer ses paramètres, sa masse, ses dimensions, sa constitution, sa période de révolution, son inclinaison par rapport à l’écliptique, son orbite ainsi que sa position actuelle. Toutefois, les marges d’erreur sont très importantes dans l’état actuel des choses.

D’une masse comprise entre 5 et 20 fois celle de la Terre, elle ferait le tour du Soleil entre 10000 à 20000 ans et ressemblerait plus à la planète Neptune ou à Uranus qu’à la Terre. Elle serait actuellement à son aphélie, soit à sa plus grande distance de notre étoile. Voilà une des raisons pourquoi elle n’a pas encore été découverte, car elle est très loin, très sombre et se déplace très lentement. Difficile ou impossible de l’observer directement avec nos télescopes actuels. Toutefois, une nouvelle génération de télescopes géants est en construction et verra bientôt le jour. Alors nous aurons peut-être la possibilité de lui tirer le portrait pour la première fois.

Entre temps, les calculs s’affinent et nous saurons probablement dans quelle direction regarder pour la découvrir. En ce moment, les astronomes pensent qu’elle pourrait se situer actuellement dans la constellation d’Orion, de la Baleine ou du Taureau. Ça couvre une méchante grande partie de notre ciel.

Toutefois, tous ceux qui crient que Nibiru va bientôt entrer en collision avec la Terre, qu’on la voit même en plein jour ou qu’on la voit dans le ciel aussi grosse qu’un pamplemousse tenu à bout de bras, ce ne sont que des stupidités d’ignares. Malheureusement, la future confirmation de l’existence de cette planète va enflammer le web sur lequel seront multipliées toutes les âneries possibles et impossibles.

Si la période de révolution de cette neuvième planète est si importante, la Terre et elle se sont toutefois rapprochées beaucoup plus qu’une seule fois sans jamais se percuter. Sans pouvoir l’affirmer avec certitude, il est raisonnable de penser que dans 5000 à 10000 ans, lorsqu’elle reviendra au plus près du Soleil, plus près étant relatif, à son périhélie, la Terre et Nibiru resteront à très grande distance l’une de l’autre.

C’est toutefois un dossier à suivre avec grand intérêt même si notre vie n’en dépend pas.

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Éclipse de quoi ?

C’est la super Lune bleue de sang.

« Super », parce que notre copine céleste est presque à son périhélie (au plus près de la Terre), donc nous la voyons plus grosse que la normale. Oui, la distance dans notre couple n’est pas constante. Parfois elle nous fait la gueule, parfois elle nous câline. « Lune bleue », car on a 2 pleines lunes ce mois-ci. En fait, ça ne veut absolument rien dire en terme astronomique, puisque la construction des mois tels que nous les connaissons relève de la mégalomanie des humains, pas d’un phénomène céleste. Et enfin, la « Lune de sang » se rapporte à sa couleur lorsque la Terre éclipse le Soleil et que la Lune se trouve à passer dans notre ombre, elle se teinte d’une couleur rouge sombre.

On dit « éclipse de Lune », mais la Lune n’est pas du tout éclipsée. C’est toujours le Soleil qui est éclipsé dans notre trip à trois puisque c’est le seul astre des trois à émettre de la lumière. Toutes les vraies éclipses sont donc des éclipses de Soleil. La différence est lorsque la Lune passe entre le Soleil et la Terre ou lorsque la Terre passe entre le Soleil et la Lune.

On devrait plutôt dire « éclipse de Soleil par la Lune » et « éclipse de Soleil par la Terre » pour être exact. Ce qu’on appelle « éclipse de Lune » est en fait une éclipse apparente de Lune, pas une vraie éclipse.

L’autre élément d’importance est la position de l’observateur. Puisque nous restons toujours sur Terre, peu importe le type d’éclipse, nous ne voyons jamais la Terre éclipser le Soleil lorsque c’est elle qui s’invite entre le Soleil et la Lune comme actuellement.

C’est pourquoi, pour plus de précision, nous devrions rajouter le corps céleste d’où l’on observe l’éclipse, car si nous étions actuellement sur Mars, nous ne verrions aucune éclipse puisque l’observateur doit se trouver dans la même ligne de visée que les deux autres corps célestes.

Ainsi, la terminologie exacte de l’éclipse actuelle devrait être « éclipse de Soleil par la Terre vue de la Lune ». Et enfin, ce que nous appelons « éclipse de Soleil » dans notre discours de tous les jours devrait se dire « éclipse de Soleil par la Lune vue de la Terre ».

Puisque les éclipses mettent toujours en jeu trois corps célestes, cette façon de nommer le type d’éclipse ne prête plus à aucune confusion. Le fait que presque tous les humains vivent sur Terre, nous éliminons le corps céleste d’où l’observation a lieu, mais dans un avenir rapproché, lorsque nous aurons colonisé Mars, cette précision deviendra importante.

Là, j’espère avoir réussi à bien vous mêler, mais ce n’était pas mon but. Si nous étions plus précis, plus rigoureux dans notre terminologie, les phénomènes s’expliqueraient mieux et se comprendraient mieux, car nous pourrions nous fier à la terminologie pour comprendre et retenir les explications puisqu’une vraie éclipse de Lune au sens astronomique du terme, ça n’existe tout simplement pas.

Extinctions et cycles

Il y a environ 252 millions d’années survenait la pire extinction de masse de l’histoire de la Terre, l’extinction Permien-Trias (P-Tr). Non, ce n’est pas celle correspondant à la disparition des dinosaures survenue voilà 66 millions d’années. C’est une autre et elle fut pire encore.

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Si la cause de l’extinction Crétacé-Tertiaire (K-T), celle des dinosaures, est bien connue et généralement acceptée de la plupart des scientifiques, la bougie d’allumage de l’extinction du Permien-Trias (P-Tr) est beaucoup moins consensuelle. La chute d’une météorite est également évoquée pour expliquer pourquoi 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres ont disparu de la surface de la Terre puisque cette cause restera toujours la plus facile à démontrer.

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On dénombre six extinctions massives incluant celle sévissant actuellement qui est causée par les activités humaines. Mis à part cette dernière dont la cause est unique, on dénombre 25 extinctions importantes ou massives depuis les 540 derniers millions d’années.

Les effets occasionnés par une météorite géante tombant sur la Terre sont assez bien connus. Des simulations numériques nous montrent la puissance d’un tel événement et l’étendue planétaire des dégâts. Des tremblements de terre de force 11 et des tsunamis géants ravagent la planète. Ensuite, la flore s’embrase puis disparait lorsque les retombées incandescentes font le tour de la terre. Puis l’hiver permanent prend la relève lorsque des centaines de volcans éperonnés par les séismes crachent sans relâche leurs éjecta de poussière durant des décennies. Ils saturent l’atmosphère d’acide sulfurique qui change drastiquement le pH des cours d’eau et des océans, tuant pratiquement toute vie sur Terre.

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Cependant pour valider l’hypothèse d’une météorite, il faut retrouver le lieu d’où la catastrophe s’est produite. On doit donc chercher un astroblème pouvant être daté de cette époque et suffisamment grand pour correspondre à la taille d’une cicatrice laissée par un caillou céleste ayant causé cette hécatombe. Selon la nature du sol, un astroblème fait de 10 à 20 fois les dimensions de la météorite.

Le diamètre minimal de l’astéroïde tueur devrait au moins être l’équivalent de celui ayant fait disparaitre les dinosaures, c’est-à-dire 10 km. Cependant, puisque l’ampleur de l’extinction est bien plus importante, cette estimation est jugée minimale par plusieurs scientifiques. Certains parlent plutôt d’une météorite faisant 45 kilomètres de diamètre. Elle pourrait être tombée en Antarctique où une anomalie gravitationnelle de 600 km de diamètre a été décelée.

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Si l’hypothèse de la météorite s’avère probable et plutôt pratique pour expliquer l’extinction Permien-Trias, on ne peut exclure d’autres causes dont certaines peuvent être cycliques. Par exemple, une autre extinction de masse, la deuxième en importance, s’est produite voilà 485 millions d’années. C’est l’extinction de l’Ordovicien-Silurien (O-S). La différence est de 233 millions d’années avec la suivante, moins de 10 % par rapport à 252 millions d’années. Et fait troublant, notre Soleil se déplace dans la Galaxie. Il tourne autour de son noyau en 220 ou 250 millions d’années. Ce chiffre est difficile à préciser, mais il correspond au 233 millions à 252 millions d’années.

J’ai ensuite calculé la différence moyenne de temps entre deux extinctions en utilisant la liste des 25 plus importantes disparitions recensées jusqu’à maintenant. Un cataclysme planétaire survient en moyenne à tous les 26 millions d’années. Il semble donc qu’un cycle existe réellement pour expliquer la majorité des extinctions survenues sur Terre.

SoleilPlanGalactique

Je me suis rappelé avoir appris que le Soleil oscille de haut en bas autour du plan galactique, passant en dessous puis revenant au-dessus selon un cycle d’environ 30 millions d’années. Toutefois, ce chiffre est entaché d’une marge d’erreur importante. En admettant que ce mouvement oscillatoire prenne 26 millions d’années plutôt que 30 millions, ce chiffre correspondrait très bien à la moyenne des extinctions importantes survenant sur Terre.

Ainsi, quelque chose se produirait lorsque la Terre passe à une certaine hauteur par rapport au plan galactique. Ce pourrait être une bouffée de rayons gamma, car l’atmosphère terrestre est fortement perturbée lorsqu’elle est attaquée par ces rayons énergétiques. La couche d’ozone disparait et sans elle, les rayons gamma attaquent tous les êtres vivants de la planète, causant des extinctions massives. Malheureusement, si les rayons gamma en sont la cause, il n’en reste plus aucune trace. Cette hypothèse ne pourra être validée que lors de la prochaine catastrophe !

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Voilà donc une autre menace à rajouter à notre calendrier des événements catastrophiques à survenir. Comme quoi il est dangereux de vivre dans notre Galaxie. Pourtant, elle semble bien plus sûre que d’autres univers-iles ayant un noyau très actif alors que le nôtre est en dormance.

Explosion d’un météore

Le 15 janvier dernier, un météore s’est invité dans notre atmosphère au-dessus de certains états du centre-nord des USA et plus particulièrement du Michigan ainsi qu’en Ontario au Canada. Il aurait explosé avant de toucher terre en créant une onde de choc et un tremblement de terre de faible amplitude. Il serait surprenant qu’on retrouve des météorites au sol. Il s’est récemment produit le même phénomène en Russie. Ce sont en soi des événements plutôt anodins même s’il existe un danger réel de bris de vitres pouvant nous causer des blessures, mais là n’est pas le vrai problème.

L’International Astronomical Union (IAU) répertorie les cailloux célestes pouvant potentiellement devenir une menace, les Potentially Hasardous Asteroids (PHA). Voici l’adresse vous permettant de voir cette liste. Par contre, les vraies menaces sont rares et actuellement, aucun des astéroïdes recensés ne représente une réelle menace pour nous. C’est-à-dire qu’aucun n’a plus de cent mètres de diamètre et en même temps une trajectoire qui l’amènera à moins 7,5 millions de km de la Terre.

Cependant, des astéroïdes non répertoriés continuent de nous pleuvoir sur la tête sans n’avoir jamais été détectés. Le plus médiatisé est certainement le météore de Tcheliabinsk qui a explosé dans le ciel de la Russie le 15 février 2013, faisant plusieurs blessés. Ainsi, la liste des 1 882 astéroïdes potentiellement dangereux actuels n’est rien à comparer à la vraie quantité rôdant au-dessus de nos têtes et risquant une incursion dans notre atmosphère.

Il s’est produit un événement de ce genre en 1908 en Russie (coudonc !) appelé « l’événement de la Toungouska ». Un astéroïde aurait explosé à haute altitude au-dessus de ce territoire, couchant d’un seul souffle soixante millions d’arbres sur une superficie de 1 200 kilomètres carrés et causant des dégâts sur plus de 30 000 kmfaisant de cet événement la pire catastrophe recensée impliquant un météore. Heureusement, ce territoire était inhabité et à ce que l’on sait il n’y eut aucune perte de vie. Le souffle de cette explosion équivaut à plusieurs centaines de fois le souffle des bombes nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki. Une telle catastrophe survenant aujourd’hui au-dessus d’une grande ville ferait des centaines de milliers de victimes.

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L’origine météorique est contestée à cause de l’absence d’astroblème et de résidus d’origine cométaire ou d’astéroïde. Plus récemment, des résidus auraient été retrouvés piégés dans la résine des arbres et dans la tourbe bien qu’aucune météorite n’ait été retrouvée au sol. Les autres possibilités impliquent des objets plus exotiques, donc bien plus hypothétiques, tels un trou noir, une boule de matière noire ou d’antimatière. Étant un adepte du rasoir d’Occam, je penche pour la raison la plus probable et la plus probante, soit un météore.

Aujourd’hui, on doit rajouter une autre possibilité qui n’existait pas en 1908, la chute d’un débris spatial.

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Ce phénomène est bien plus courant qu’il n’y parait et certaines parties de fusées conçues pour être d’une solidité à toute épreuve réussissent à tomber sur terre sans se désagréger. Sachant combien ces débris sont nombreux, attendez-vous à entendre parler régulièrement d’explosions de ce genre.

 

Astroblème de 600 km de diamètre au Québec

L’astroblème (cratère d’impact) a un diamètre deux fois plus grand que la plus grosse cicatrice météoritique terrestre visible connue à ce jour, soit l’astroblème de Vredefort en Afrique du Sud.

Le diamètre de la météorite géante à l’origine de l’astroblème de 600 km mesurait entre 50 et 70 km. En comparaison, l’astéroïde responsable de la disparition des dinosaures mesurait 10 km de diamètre.

Il nous faut des comparaisons pour bien saisir l’ampleur de l’empreinte laissée par ce caillou spatial démesuré. Le diamètre de son cratère d’impact équivaut à la distance Paris – Toulouse à vol d’oiseau ou à celle de Montréal – New York. Il a causé une cicatrice d’une superficie équivalente à celle de la moitié de la France métropolitaine ou de l’état entier du Nevada aux USA.

L’astroblème est situé au cœur du territoire québécois. Il serait vieux de 2,2 milliards d’années, si vieux que presque toutes les preuves se sont envolées, effacées par l’érosion, raison du scepticisme de la plupart des géologues. Mais voilà le problème, les méthodes utilisées normalement pour confirmer l’existence d’une cicatrice d’origine météoritique ne valent pas cher lorsqu’il est question d’une météorite de cette taille, lorsqu’il faut remonter aussi loin dans le temps sur un territoire aussi érodé que celui du Québec. 2,2 milliards d’années, c’est la moitié de l’âge de la Terre. C’est 33 fois l’âge de l’astroblème de Chicxulub au Mexique, lieu d’atterrissage de la météorite tueuse de dinosaures.

Toutefois, certains signes restent visibles à commencer par la forme de plusieurs lacs, dont le triple arc des lacs Mistassini et Albanel qui décrivent une partie d’un astroblème à anneaux multiples se formant lorsque certaines conditions sont réunies, dont les dimensions exceptionnelles de la météorite en cause. Les monts Otish au Nord et la ville de Québec au Sud délimitent l’astroblème.

Le géologue derrière cette affirmation extraordinaire est Dominique Forget. Il n’en est pas à ses premiers faits d’armes puisqu’il est à l’origine de la découverte des mines d’uranium au Québec. Il n’est pas le seul ni le premier québécois à croire en ce cratère d’impact, mais il fait certainement partie de ceux qui peuvent le prouver hors de tout doute.

Mis à part cet astroblème, le territoire québécois en compte neuf autres officiellement répertoriés. Toutefois, je me suis amusé à étudier la carte du Québec. On peut facilement apercevoir de nombreuses cicatrices circulaires qui pourraient très bien correspondre à d’autres astroblèmes. J’en ai dessiné une bonne douzaine non répertoriés. Nous oublions parfois que la croûte terrestre a été bombardée au moins aussi souvent que celle de la Lune, toutes proportions gardées. Nous n’avons qu’à regarder notre satellite naturel sur Google Moon pour voir comment cette surface est grenelée. Celle de la Terre présenterait au moins autant de cicatrices si le surfaçage permanent dont elle a été victime n’avait pas été à l’œuvre depuis ces temps immémoriaux.

À cause de l’âge exceptionnel et des dimensions importantes du territoire québécois, il est peut-être le seul endroit au monde où l’on pourra encore trouver des traces multiples de la chute de météorites. Mais pour ce faire, les mêmes géologues qui nient tous les astroblèmes terrestres sans nier pour autant ceux existant sur la Lune devraient cesser de se rebuter et commencent plutôt à chercher sérieusement les preuves dont ils ont besoin. Les signes leur parlent et ne mentent pas. Il serait temps qu’ils cessent de prétendre à leur mutisme et usent enfin d’imagination et de sueur au lieu de dénégation et de paresse.

Des vœux et des prédictions

Tout d’abord, mes vœux pour 2018. Je souhaite au monde entier une prise en main sans équivoque de solutions concrètes permettant d’amoindrir les bouleversements climatiques. C’est mon vœu, car on a bien le droit de rêver. Ce n’est pas une prédiction, car je crois son avènement impossible.

Bon. Qu’est-il advenu de mes prédictions de 2017 ? Ce sera mon bilan de fin d’année.

J’avais prédit que le club de hockey Les Canadiens ferait des séries courtes et c’est exactement ce qui s’est produit avec son élimination dès le premier tour des séries éliminatoires. Bravo, Mathis, tu reçois 100 % pour celle-ci. Le hockey au Québec, c’est pire qu’une religion. Qu’on le veuille ou non, il façonne le Québec comme aucun autre sujet d’intérêt. Pour ma part, je m’en contrefiche, mais ignorer notre club de hockey, c’est pire que contracter la lèpre. Alors, faire une prédiction sur ce sujet très sensible m’immunise contre le bannissement social et probablement même contre l’exil. Heureusement, la peine de mort a été abolie. Quand je vous dis qu’au Québec on ne niaise pas avec le hockey, c’est un euphémisme. Vous retrouverez donc ma prédiction pour 2018 un peu plus loin dans le texte.

J’avais aussi prédit la confirmation de l’existence de vie extraterrestre et à ce chapitre, j’ai presque eu raison lorsque le Pentagone a rendu publique en fin d’année la vidéo d’un ovni poursuivi par un avion de chasse. De plus, le pilote de cet avion a ensuite été interviewé, confirmant que cette vidéo était authentique. L’objet ne possédait ni ailes ni moteur apparent et pourtant, il se maintenait parfaitement dans les airs et a ensuite disparu à une vitesse bien au-delà de celles atteintes par des aéronefs de conception humaine.

On a également eu droit à la visite d’un objet allongé très étrange nommé `Oumuamua qui a frôlé la Terre et qui provenait de l’extérieur de notre système solaire. Ne ressemblant en rien à un astéroïde, une nature potentiellement artificielle a été évoquée par de nombreux scientifiques.

À cause de ces deux événements jamais survenus auparavant, je me donne la note de 50 % pour cette prédiction presque réalisée.

J’avais prédit que Trump se ferait démettre de ses fonctions, démissionnerait ou serait mis hors d’état de nuire s’il parvenait à se faire élire. Sur ce thème, j’obtiens 0 %, mais je reprends cette prédiction pour cette année. Oui, c’est ainsi que procèdent les grands prophètes. À force de toujours reprendre les mêmes prédictions d’année en année, elles finissent bien souvent par se réaliser. Ce n’est qu’une question de patience. De toute façon, les grands prophètes ont tous le même don, celui de faire oublier leurs prédictions non réalisées, mais de faire tout un chahut avec celles qui ont fini par s’avérer. Désirant moi aussi devenir un grand prophète, je leur pique leurs meilleurs trucs.

Et nous voilà en 2018. Je vais immédiatement me débarrasser de ma prédiction concernant le club de hockey Les Canadiens. Cette année, le club ne se rendra même pas en séries éliminatoires. Bon, c’est fini, on n’en reparle plus. Et surtout, ne me crucifiez pas comme le fut un autre grand prophète né en l’an 1 qui avait prédit qu’un messie viendrait nous sauver. Il jouait avec des dés pipés puisque c’était lui, apparemment, le fameux messie en question. Il y a des maudites limites à me considérer comme un vrai prophète ! Je n’y peux rien si l’équipe est pourrie, gangrenée, composée de tire-au-flanc et d’une équipe de repêchage incapable de faire la différence entre un joueur de hockey et une truite. Prédire une coupe Stanley à cette équipe, c’est comme prédire que le Soleil se lèvera à l’ouest pour se coucher à l’est. En tant que prophète, je ne peux pas dépasser ce niveau d’absurdité juste pour mousser ma popularité.

Oui, je sais, ma position est ambiguë. Est-ce que je veux ou pas devenir un vrai prophète ? Je dirais que je veux même devenir un très grand prophète, mais avec une tête toujours vissée sur ses épaules. Vous voyez le genre ? Faire beaucoup de fric de mon vivant et vivre suffisamment vieux pour tout le dépenser avec des filles sexy. Quoi ? C’est le vœu de tous les prophètes. Vous les preniez pour qui ? Des angelots ? Des saints ? Pfff ! À quoi ça sert d’être prophète sinon à convaincre les femmes d’acquiescer à mes avances en les convainquant qu’un prophète connait mieux leurs intentions qu’elles même ?

Pour les autres prédictions, je reprends intégralement les deux de l’an passé. Trump qui ne finit pas son premier mandat et la confirmation de vie extraterrestre sous n’importe quelle forme, soit bactérienne, primitive, évoluée ou carrément beaucoup plus évoluée que l’humain.

Et enfin une toute dernière prédiction inédite. Je prédis un cataclysme majeur durant l’année 2018. Un tremblement de terre hors du commun ou la colère phénoménale d’un volcan ou un tsunami dévastateur ou un mélange de tout cela. Le dérèglement climatique possède des effets insoupçonnés et inattendus – pas pour tout le monde, certains scientifiques les avaient prévus – sur les volcans et le relâchement des tensions des croûtes continentales.

J’en ai déjà parlé, le super volcan souterrain du parc de Yellowstone risque à tout moment de se fâcher. Ce serait un cataclysme planétaire comme l’homme n’en a jamais connu. Mais il existe beaucoup d’autres volcans qui pourraient être amenés à déclencher un hiver pouvant durer plusieurs années.

Quant au tsunami, il pourrait émaner d’un séisme majeur comme cela s’est produit en 2004, mais également d’un décrochement et d’un glissement soudain d’une montagne qui s’échouerait dans l’océan. À ce sujet, le volcan Cumbre Vieja à La Palma menace de générer un tsunami de 500 mètres de hauteur qui ravagerait la totalité de la côte est des deux Amériques si jamais la montagne qui l’héberge venait à se rompre et à glisser dans l’océan Atlantique. Et de fait, la montagne montre une fissure démentielle qui grandit sans cesse. Un jour, cette montagne finira par se scinder, c’est certain. Seuls la date et le nombre de victimes restent à être écrits dans le grand livre des cataclysmes les plus meurtriers.

Je rajoute aux catastrophes la chute d’une météorite. Même si on répertorie la plupart des menaces potentielles depuis quelques années, certains bolides spatiaux ayant touché terre nous sont déjà passés sous le nez. Ça pourrait très bien se reproduire avec un objet ayant déjà été détecté ou pas. Quatre facteurs rentrent en ligne de compte pour qualifier l’importance de la chute d’une météorite. Sa masse, sa vitesse, son angle d’attaque, ainsi que l’endroit où il touche terre.

Ce ne sont là que quelques exemples et j’ai même failli omettre le duel de cons entre les dirigeants de la Corée du Nord et des USA. Ma prédiction n’est pas rattachée à eux seuls, mais à tout autre cataclysme d’envergure rarement atteinte. Il ne faut pas toujours rattacher un nombre de victimes ou le coût engendré par une catastrophe à son importance. Un séisme de magnitude 9,5 ne s’est produit qu’une seule fois de mémoire d’homme. Aucun n’a atteint une plus grande magnitude.

Et voilà les prédictions du Corbot pour cette année 2018. Portez-vous bien, mais ne prenez pas de risque, inscrivez immédiatement mon nom dans votre testament comme héritier de vos biens. On ignore quand le destin nous frappera. Sauf mon grand-oncle qui savait exactement quand il partirait, à la minute précise, même. Le juge le lui avait dit.

Mise à jour des informations concernant `Oumuamua

Vous souvenez-vous de cet astéroïde venu d’un autre système solaire qui a traversé notre cortège de planètes il y a très peu de temps ? Eh bien, les scientifiques sont divisés sur sa vraie nature. La plupart rejettent l’hypothèse que ce soit autre chose qu’un astéroïde. Il fallait s’y attendre. Ils préfèrent miser en fonction des probabilités les plus fortes et comme d’habitude, ils fustigent ceux qui osent croire à autre chose. Cependant d’autres scientifiques, dont le réputé Stephen Hawking, croient possible l’hypothèse inverse et ne se gênent plus pour défendre cette possibilité.

De nouvelles analyses publiées dans le journal Nature Astronomy ont révélé que `Oumuamua semble recouvert d’une épaisse couche de matières organiques visqueuses et que son cœur est fait de glace. Mais ce qui se passe au sein de l’apparent astéroïde demeure très incertain. L’auteur de ce texte, Alex Fitzsimmons, regrette de ne pas avoir possédé suffisamment de temps pour l’étudier plus en détail puisque le bolide interstellaire s’éloigne déjà de notre système solaire. Il espère que le prochain astéroïde du même type sera détecté suffisamment tôt pour peaufiner les analyses.

À ce sujet, une nouvelle sur le web semble indiquer que le découvreur de `Oumuamua serait apparemment tombé sur un second astéroïde en forme de barreau de chaise. Je n’ai pas obtenu pour l’instant confirmation de cette rumeur, mais je reste à l’écoute de toutes avancées dans ce domaine et vous informerai des derniers développements.

Image : NewsHub

Un visiteur nommé `Oumuamua

Un corps étranger à notre système solaire se promène présentement parmi nos planètes. Depuis la découverte de ce géocroiseur le 19 octobre dernier, l’analyse de sa trajectoire prouve hors de tout doute qu’il provient d’au-delà de notre système planétaire. Cette observation unique dans notre histoire, n’est pourtant pas l’élément le plus bizarre de cet étrange événement.

Pour diverses raisons, les réservoirs d’astéroïdes sont parfois soumis à des forces gravitationnelles combinées qui déstabilisent certains cailloux en faisant partie. C’est précisément de cette façon que naissent nos comètes dont certaines acquièrent des trajectoires hyperboliques qui les feront raser le Soleil pour ensuite aller se perdre à travers l’espace intersidéral en direction d’autres mondes.

Or 1I/2017 U1, c’est son identifiant scientifique officiel, ferait partie de ce genre d’objet expulsé d’un autre système planétaire que le nôtre et qui maintenant croise notre espace. C’est du moins ce que pense une partie de la communauté scientifique, mais le caractère étranger de ce corps céleste n’est pas le seul élément troublant dans cette affaire.

En analysant sa forme grâce à la crème de notre instrumentation spatiale, l’on s’est rendu compte que ce corps était anormalement allongé, une forme auparavant jamais observée parmi nos propres débris spatiaux provenant de la Ceinture d’astéroïdes ou du Nuage d’Oort. L’objet en question ferait environ 400 mètres de long, serait dix fois plus long que large et tournerait sur lui-même toutes les 7,34 heures. Une forme en cigare de la sorte ne parait pas s’être formée naturellement. Bien que la plupart des astéroïdes ont des formes autres que sphériques dues aux collisions qui les ont créés, jamais cette apparence aussi allongée et rectiligne n’a été constatée chez aucun autre corps naturel connu. Les agglomérations d’astéroïdes donnent parfois des formes étirées, mais le résultat ressemble à des cacahuètes ou à des pommes de terre desquelles on reconnait assez facilement les différents corps originels les ayant façonnés. Ce n’est pas le cas de cet objet apparemment homogène.

Il est pauvre en eau (glace), riche en métal et possède une couleur rouge foncé ou brun comme serait un objet métallique soumis depuis longtemps aux radiations cosmiques. Aucune poussière ou gaz ne s’en dégage. Il est passé au plus près de la Terre le 14 octobre dernier en nous « frôlant » à 24 millions de kilomètres de distance, seulement le un sixième de la distance Terre-Soleil. Voir animation.

Sa vitesse actuelle après accélération due à l’effet de fronde autour du Soleil était de 25,5 kilomètres par seconde. Sa trajectoire hyperbolique fera en sorte qu’il se dégagera de son influence gravitationnelle pour ne plus jamais nous croiser.

Évidemment, les chercheurs de l’institut SETI (Search for Extra Terrestrial Intelligence) ont braqué une série d’instruments pour écouter l’objet afin de savoir s’il émettait des signaux. Pour l’instant, rien de tel n’est survenu, sinon à notre insu. Toutefois, le spectre électromagnétique est si étendu que nous cherchons une aiguille dans une botte de foin. Cependant, s’il était une sonde extraterrestre venue à la rencontre de notre système planétaire, il pourrait très bien transmettre des données non pas à notre attention, mais à ceux qui l’auraient fabriqué.

Malgré cette première rencontre avec un objet interstellaire, les scientifiques l’attendaient depuis des décennies et maintenant que notre instrumentation est particulièrement efficace, on suppose que nous en découvrirons bien d’autres. Une similarité avec la découverte de la première planète extrasolaire en 1995, alors que des milliers d’autres n’ont pas tardé à suivre.

Peut-on se réjouir d’un tel événement ? Les avis sont partagés. Certains le craignent. Si `Oumuamua est bien une sonde extraterrestre, en frôlant la Terre, elle n’aura pas manqué de noter tout un tas de renseignements utiles nous concernant, nous et notre planète. Gravité, océans, atmosphère, températures, vents, biologie, habitabilité, présence d’intelligence et de technologie, etc.

Pour des extraterrestres en quête d’une planète à coloniser, la Terre représente un trésor bleuté et notre présence comme une nuisance facile à exterminer.  Mais cette possible guerre des mondes nous hantera toujours puisque la vie intelligente foisonne certainement dans notre Galaxie et ailleurs dans l’Univers. Nous sommes condamnés un jour à rencontrer d’autres peuples des étoiles et à gérer au mieux la situation (en postulant que rien de tel ne se soit jamais produit).

`Oumuamua qui signifie « messager venu de loin et arrivé le premier » en langue hawaïenne semble définitivement trop atypique pour n’être qu’un astéroïde égaré. En faisant défiler le film à l’envers, on remonte vers son point d’origine qui, pour l’instant, semble être l’une des très jeunes étoiles de l’association Carina ou Colombe, située entre 163 et 277 années-lumière de la Terre. Il aurait ainsi voyagé pendant plus de 45 millions d’années avant de nous atteindre. Mais s’il s’avère être un objet artificiel, il aurait probablement beaucoup ralenti avant d’entamer son arabesque autour du Soleil. Si nous avions pu noter ce changement de régime, ça aurait été la preuve irréfutable d’une intelligence sous-jacente.

Maintenant, les astronomes possèdent une direction privilégiée où regarder puisqu’ils émettent l’hypothèse qu’un tel ejectum suggère plutôt des ejecta et que d’autres de son espèce pourraient suivre l’exemple de leur éclaireur, `Oumuamua.

Si c’était le cas, il serait important de regarder loin, question de mesurer leur vitesse. Si celle-ci varie, on saura que l’éclaireur venu de loin et arrivé en premier a attiré une troupe dotée d’intelligence à le suivre.

Il nous restera peu de temps pour choisir notre délégué mondial chargé de leur adresser nos salutations officielles ou, le cas échéant, de leur signifier notre reddition sans condition.

Illustration d’artiste et simulation vidéo : European Southern Observatory

Voir des étoiles à neutrons produire des métaux lourds

La presse scientifique se déchaine et les autres médias emboitent le pas. Pourtant, pour le commun des mortels, cette nouvelle ne l’intéressera que très peu, puisqu’elle ne parle ni de sports ni de potins de stars. Elle confirme plusieurs hypothèses sur les mécanismes qui créent les éléments les plus lourds, dont l’or, le platine et l’uranium. Deux étoiles à neutrons se sont livrées à une danse mortelle en révolutionnant l’une autour de l’autre jusqu’à fusionner. Mais que sont ces étoiles à neutrons?

On connait tous l’image classique d’un atome avec son noyau composé de protons et de neutrons et un paquet d’électrons gravitant autour de lui. Malgré l’imprécision de cette image, elle est suffisante pour comprendre ce qu’est une étoile à neutrons. Une étoile classique est un délicat équilibre entre deux pressions antagonistes. Tout d’abord, une pression d’expansion issue de l’explosion thermonucléaire de son noyau lorsque quatre atomes d’hydrogène fusionnent pour former un atome d’hélium. La deuxième est une pression de compression provenant de la force gravitationnelle tendant à écraser les atomes. De ces deux forces inverses résulte une étoile stable.

Mais le carburant nucléaire n’est pas infini et lorsque meurt tout espoir de fusionner suffisamment d’atomes pour préserver cet équilibre, la gravitation gagne son combat et écrase sans pitié les atomes devenus vulnérables. Les électrons des différents atomes voisins ne parviennent plus à se repousser mutuellement et sont écrasés sur les noyaux. Protons et électrons n’ont d’autre choix que de fusionner pour produire des neutrons. Ne reste plus des atomes originaux qu’un tas de neutrons empilés, un état dégénéré de la matière. L’espace autrefois utilisé par les électrons pour révolutionner autour des noyaux et maintenir les atomes à distance entre eux n’existe plus. Quasiment toute la masse de l’étoile est devenue un bloc extrêmement compact de neutrons, si compact que le diamètre de l’étoile tout entière ne dépasse pas la trentaine de kilomètres. Voilà ce qu’est en peu de mots une étoile à neutrons.

Ce qui est survenu très récemment, c’est la fusion de deux de ces étoiles à neutrons et nous étions prêts à les observer. Je parlerai dans un autre article du mécanisme qui nous a permis de répondre: «présent!»  Lors de cette fusion cataclysmique, une bonne partie des neutrons réussissent à se libérer du champ gravitationnel lorsqu’ils sont violemment éjectés. Durant ce processus, une partie des neutrons redeviennent des protons et des électrons, car la pression les retenant dans cet état dégénéré est disparue. Le résultat est que des noyaux d’atomes normaux se créent tout comme leur cortège d’électrons. Puisque la matière première de ces nouveaux atomes n’est qu’un tas de neutrons, ce sont des atomes de préférence très lourds qui se créent. C’est ainsi que se fabriquent les plus lourds atomes du tableau périodique des éléments chimiques dont l’or, le platine, l’uranium, le mercure, le plomb, et autres métaux lourds.

C’est la première fois que nous voyons et enregistrons une foule de données tirées directement de ce phénomène autrefois uniquement présumées. Elles serviront à affiner les modèles théoriques et peut-être à découvrir d’autres phénomènes sous-jacents.

Même si on peut très bien vivre sans vraiment comprendre l’origine de ces éléments chimiques aujourd’hui indispensables à notre mode de vie profondément ancrée dans la technologie moderne, une fois de plus, l’humain a décodé une autre curiosité de la Nature, et ce n’est pas rien. Maitriser ces phénomènes nous aide à grandir, à progresser vers de nouvelles connaissances fondamentales.

Un vaisseau spatial est l’assemblage cohérent d’une quantité incroyable de connaissances qui, prises individuellement, nous sembleraient probablement inutiles si nous nous reportions à l’époque de leurs découvertes. Notre existence sur Terre finira un jour par atteindre son terme. Ce n’est pas une prédiction, mais une conséquence de la fin inexorable de notre étoile, le Soleil. Même s’il nous reste encore bien du temps devant nous, chaque nouvelle compétence nous rapproche un peu plus du moment où il nous sera possible de migrer avec succès vers d’autres mondes aujourd’hui inconnus.

Oui, je vous avais promis un article sur les extraterrestres. Il sera bientôt publié, c’est promis. J’ai toutefois considéré devoir passer cette extraordinaire nouvelle en priorité.

Photo: Huffington Post

L’Univers holographique

Depuis une vingtaine d’années, une conjecture scientifique prétend que nous pourrions vivre dans un Univers où l’une des dimensions d’espace, à l’instar des hologrammes, ne serait qu’illusion. Cette idée n’émane pas du film La Matrice, mais bien de l’étude sérieuse des trous noirs. En revanche, les Wachowski auraient très bien pu s’inspirer du principe holographique pour composer une partie de la trame cinématographique de leur trilogie matricielle.

Un trou noir gobe de la matière, mais ne restitue rien, ni matière, ni énergie, ni information. Il y aurait donc annihilation absolue de toute l’information contenue dans la matière avalée par le monstre céleste. Il faut comprendre que l’information et l’énergie pourraient jouir du même statut, à savoir qu’on ne peut que les transformer, sans en créer ni en annihiler. Si tel est le cas, le trou noir pose un problème puisqu’il détruirait de l’information. Au mieux, seule la surface d’un trou noir est accessible de l’extérieur. Elle pourrait donc contenir toute l’information de la matière ayant été comprimée.

Mais alors, pourquoi les trous noirs feraient-ils exception en ce qui concerne l’information, alors que l’énergie, elle, est entièrement conservée puisque la masse du monstre céleste croit de la même valeur que la masse avalée ? Cette inadéquation entre l’énergie conservée et l’information disparue n’interpelle pas tous les physiciens. Peu d’entre eux croient que l’information devrait jouir du même statut que l’énergie et sa fameuse loi de conservation. Qui plus est, les trous noirs demeurent pour plusieurs des objets hypothétiques malgré les mesures précises qui semblent ne laisser planer aucun doute sur leur présence et leur rôle au cœur de chaque galaxie, y compris la nôtre, la Voie lactée.

Il est ensuite apparu qu’il serait possible de conserver la quantité d’information de la masse absorbée en admettant qu’elle puisse tenir en entier sur la surface de l’horizon des événements du trou noir. C’est la surface d’apparence noire d’un trou noir. Mais une surface, n’importe laquelle, n’a que deux dimensions, pas trois. Ainsi, l’information totale contenue dans une masse volumique tridimensionnelle devrait tenir en entier sur une surface bidimensionnelle. Si ce constat s’avérait, cela signifierait que nous vivrions dans un univers à deux dimensions et la troisième ne  serait qu’une apparence trompeuse de la réalité, tout comme un hologramme.

Évidemment, il est plus tentant de retirer le statut d’immortalité à l’information, cela résoudrait la question. Mais est-ce vraiment nécessaire d’avoir l’un ou l’autre ? La troisième option serait de considérer l’information comme étant présente dans le volume du trou noir sans aucune possibilité d’y accéder. Conserver de l’information et être en mesure de la lire ne sont-elles pas deux actions bien distinctes ? La première n’oblige pas nécessairement la seconde. Ainsi, le principe holographique appliqué à l’information pourrait n’être rien de plus qu’une… information erronée.

Photo : Futura Science