Catastrophes et probabilités

Quelle est la probabilité que vous viviez une catastrophe naturelle importante au cours de votre vie ?

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Vous connaissez ma propension à parler de catastrophes, il faut comprendre qu’elles seyent particulièrement bien aux corbeaux. Quoi qu’il en soit, le nombre de catastrophes naturelles survenant dans le monde annuellement a explosé depuis les 70 dernières années. On en dénombrait une petite quarantaine durant les années 1950 et près de 80 durant les années 1960 et 1970. Puis, vers la fin de cette décennie, leur nombre est passé au-dessus du 100. En 1983, on a atteint la marque du 200. En 1990, la barre du 300 est fracassée. Plus de 400 catastrophes sont survenues en 1999, alors que les années 2000 et 2002 ont vu plus de 500 événements naturels malheureux pour chacune de ces années. Ensuite, ça commence à redescendre pour rester plutôt stable aux alentours des 350 catastrophes naturelles par année.

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Ces statistiques doivent évidemment être interprétées. Combien de catastrophes naturelles aurions-nous recensées en 1950 si les moyens avaient été les mêmes qu’aujourd’hui ? Il y a 50 ans, on ne parlait d’aucune catastrophe survenant en Asie ou sur le continent africain, à part les cataclysmes aux répercussions planétaires. De plus, la définition de catastrophe naturelle s’est raffinée et standardisée au fil du temps. Les météorologues de tous les pays parlent aujourd’hui à peu près le même langage. Il serait donc très hasardeux de conclure à une hausse réelle des catastrophes naturelles uniquement sur la base de ces statistiques.

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Quels types de catastrophes entrent dans cette catégorie ? On retrouve les catastrophes d’ordre biologique, climatique, géologique, hydrologique et météorologique. Ils comprennent les épidémies, les invasions d’insectes, les températures extrêmes, les feux de végétaux, les sécheresses, les séismes d’importance, les éruptions volcaniques majeures, les glissements ou effondrements de terrains secs, les glissements de terrains boueux, les inondations, les tsunamis, les tempêtes dont les microrafales, les tornades, les ouragans-typhons-cyclones, la grêle, le verglas et la neige hors normes, etc. Il ne faut pas oublier les événements plus rares comme les chutes de météorites ou les vagues scélérates, mais aussi les plus dévastateurs comme l’élection de Donald Trump.

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Bon an mal an, le tiers des catastrophes sont liées aux inondations. C’est normal, les humains vivent très majoritairement près des plans d’eau pour la boire ou pour s’en nourrir. Le quart est dû aux tempêtes de toutes sortes. Les épidémies sont responsables de 15 % de toutes les catastrophes, tandis que les séismes importants occasionnent un bon 8 % de celles-ci. Le 18 % restant se répartit sur toutes les autres causes possibles.

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Certaines régions du globe sont plus propices à être touchées par les catastrophes, ce qui nous rend très inégaux. On sait pertinemment que les populations vivant sur la Ceinture de feu du Pacifique se tapent des séismes et du volcanisme à longueur d’année tandis que d’autres endroits comme le Bouclier canadien peuvent se vanter d’être, pour toutes sortes de raisons, à l’abri de la plupart des catastrophes. Un Asiatique moyen a une probabilité de cent à mille fois supérieure à un Québécois de vivre une catastrophe naturelle.

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Par année, en moyenne, une personne sur deux sera victime d’une catastrophe. Le problème vient du fait que la majorité d’entre eux en vivront plus d’une par année, tandis que tous les autres continueront de siroter leur bière sans aucune interruption.

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Étrangement, le nombre de victimes qui perdent la vie reste plutôt stable autour de 50 000 par année, malgré la hausse de la population, mais cette valeur varie de manière importante lors de grandes catastrophes aux répercussions planétaires comme le tsunami de 2004. On voit même actuellement une tendance à la baisse, probablement à cause de meilleures préparations et interventions des organismes gouvernementaux.

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En évaluant votre espérance de vie à 80 ans, dépendant du lieu géographique où vous passerez la majorité de votre vie, vous vivrez donc une seule catastrophe digne de ce nom, ou bien vous vous en farcirez plusieurs centaines.

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Morale de cette histoire, faites migrer vos jeunes dans des endroits très peinards et ils augmenteront significativement leurs chances d’atteindre leurs 80 ans sans affronter les sautes d’humeur de la nature toutes les semaines. En revanche, ils ne développeront pas leur résilience, mais plutôt leur insouciance. Au fond, qui pourrait s’en plaindre ?

Toutefois, si une météorite de 10 km de diamètre venait à s’écraser, je préfèrerais me retrouver directement dans sa trajectoire. Mon enfer durerait moins longtemps.

Le contrôle de la qualité

Dernièrement, je vantais les exploits du rover martien Opportunity pour son extraordinaire périple sur le sol de notre voisine. Quinze ans de bons et loyaux services dans des conditions très difficiles puisque sa seule source d’énergie reposait sur quelques panneaux solaires régulièrement empoussiérés par le régolite de la planète, ou rendus inutilisables durant les hivers martiens.

Le robot a profité d’un design particulièrement fiable, mais peu de gens savent que les mérites de cette endurance reviennent également à l’équipe du contrôle de la qualité.

Durant la phase de conception, il existe une équipe spécialisée en doutes, en procédures, en listes de contrôle, en tatillonneries, en manque de confiance, bref, des Thomas de la pire espèce.

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Impossible de négocier avec eux, ils sont intraitables. Ce qui est demandé doit être fait et ce qui est fait doit être conforme à ce qui est demandé. Mais ça va plus loin. Ce qui n’est pas demandé est aussi analysé, testé et commenté. Ce sont des émules de Murphy. Tout ce qui risque de mal tourner finira par survenir. Alors, aussi bien tout prévoir, même l’imprévisible.

Et voilà une des raisons principales pour laquelle le rover et son frère ont dépassé toutes les attentes. Pour eux, prendre les ingénieurs, les techniciens, les analystes, les programmeurs en défaut fait partie du quotidien. Ils sont là pour tout voir, même l’invisible, surtout l’invisible.

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On peut bien faire les choses, c’est lorsqu’on se conforme à ce qui est demandé. On peut faire les bonnes choses, c’est lorsqu’on atteint le but exigé. Et lorsqu’on réalise parfaitement les bonnes choses, on a des chances de se retrouver avec un projet qui réussit au-delà des espérances.

Dans le terme «contrôle de la qualité», on trouve le mot qualité, mais également le mot «contrôle». Ce premier mot ne doit souffrir d’aucun complexe face au second. Pour obtenir un produit de qualité, il est impératif de la contrôler, mais il est tout aussi important d’être en contrôle du processus visant à évaluer sa qualité.Contrôler-arrêt-de-travail-798x510

Contrôler la qualité de quelque chose, il faut tout d’abord être en contrôle de son processus. Le mot contrôle fait foi de tout.

Pour ce faire, il existe des règles. On les appelle les «meilleures méthodes» ou les «meilleures pratiques» et dépendant du domaine dans lequel on évolue, on les adapte. Meilleures pratiques de laboratoire, de fabrication, de gestion, de codage, etc.

Les meilleures pratiques sont exigeantes, elles ne donnent aucun répit à ceux qui doivent s’y plier. Tout est documenté, expliqué, validé selon des techniques qui prévoient toutes les éventualités et qui donnent les actions à prendre pour chaque situation rencontrée. Rien n’est laissé au hasard ou à l’interprétation personnelle. C’est ainsi qu’on bâtit des produits qui dépassent les expectatives.

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Au bout du compte, utiliser les meilleures pratiques ne coûte pas vraiment plus cher, car elles évitent de pelleter les problèmes par devant, de les balayer sous le tapis, d’oublier des choses, de remettre aux calendes grecques, de s’empêtrer dans les fils, de tourner les coins ronds, d’inventer des portes de sortie, de se fier à des paroles, de perdre la trace, de croire plutôt que de prouver, de faire confiance, de rater une éventualité, de se croire plus fin que le hasard, de penser que certaines probabilités sont trop faibles pour survenir, de penser qu’aucune personne ne serait assez folle pour faire une telle chose, etc.

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Oui, les spécialistes en CQ rapportent à la maison un peu beaucoup de cette rigueur parfois qualifiée de maladive par ceux qui ne connaissent pas cette profession. Alors, avant d’emménager avec une telle personne, soyez avertis, car ce n’est pas toujours de tout repos!

La limite de la mondialisation

Toute compagnie possède deux buts et comme sur une patinoire de hockey, ils sont diamétralement opposés. Le premier est de faire des profits, une compagnie ne peut pas survivre si elle dépense plus qu’elle ne récolte. Le second but est de produire quelque chose en dépensant de l’argent afin d’obtenir ses produits vendables. Ces dépenses réduisent d’autant les profits et certains P.-D.G. y voient une foutue mauvaise chose.

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Leur solution est alors de contester chaque centime dépensé. Aucune dépense n’est sacrée, sauf leur salaire et boni, il va sans dire. La diminution des dépenses passe inexorablement par les acquisitions en avalant tous les concurrents possibles. Plus de pouvoir d’achat, moins de ruban rouge, les acquisitions se payent à même les économies d’échelle réalisées.img183

Cette stratégie fonctionne, mais jusqu’à quelle limite ? Heinz-Kraft, la première a avalé sa concurrente en 2015, vient peut-être de démontrer que ce type de gestion n’est pas une panacée et finit inévitablement par atteindre sa limite.

Pourquoi ? Tout d’abord parce que ce type de compagnies n’a rien à foutre de leur second but. Tout ce qu’elles désirent, c’est imprimer de l’argent. Ils méprisent leurs produits, alors imaginez leurs clients ! Ils ont perdu le vrai sens des affaires, celle de répondre aux besoins de leur bassin de clientèle. Alors l’arme-requin continue de fabriquer du ketchup à base de 50 % de sucre raffiné, même si l’intérêt des consommateurs pour ce genre d’antiquité d’un autre millénaire est heureusement en chute libre.93dbdc6bafbb761f018931dccbf89271be3031de

Mais puisqu’elle se désintéresse totalement de sa production, une fois encore, elle va probablement tenter d’avaler un autre concurrent, toujours dans le but de réduire ses dépenses, avant de s’étouffer définitivement avec cet achat qu’elle ne pourra plus rentabiliser à partir des économies d’échelle. Gober Kraft aura peut-être été ce geste de trop. Nous le saurons dans quelques années.

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Toute stratégie atteint un jour ses limites et celle de mondialiser son entreprise, fusionner, dégraisser, faire fondre les chairs et se désosser n’y fait pas exception. Un jour, ce type d’entreprise se transforme elle-même en géant aux pieds en Jell-O. Il restera donc à Heinz de se vendre bouchée par bouchée, s’il existe encore des gens suffisamment « scupides » pour vouloir acheter cette coquille vide ayant perdu toute valeur commerciale en même temps que son âme.

Le destin de l’humain

De tout temps, nous nous sommes questionnés sur le sens de notre vie, sur le sens de notre espèce sur Terre, sur notre destin. À défaut d’un répondeur externe crédible, nous avons inventé les religions afin de nous aider à donner à notre existence une raison profonde. Sans conteste et depuis toujours, cette question nous obnubile.

Nous pourrions aisément vivre et laisser cette énigme sans réponse, nous continuerions de vaquer aux mêmes occupations, à se nourrir, à s’abriter, à se soigner et à se reproduire. Pourtant, sans comprendre pourquoi, nous croyons qu’il existe autre chose de plus grand, que notre vie ne peut pas simplement se limiter à survivre, ou même à vivre dans l’opulence et le bonheur.

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Dans chacune de nos fibres, nous sentons un devoir caché, latent, secret et inexprimé. Certains en font un cas très personnel et répondent à la question en cherchant à dominer leurs collègues, leur communauté, leurs citoyens. En devenant les meilleurs, ils croient parvenir à combler ce vide laissé par l’absence de réponse. Une fois devenus riches, ils admettent généralement par la suite que leur interprétation du destin qui les attendait était erronée. Le mécénat, la philanthropie prennent alors le relai. Les moyens changent, mais la véritable réponse continue toujours de fuir.

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Pour la population en général, ce chemin par l’égoïsme, la compétitivité, la domination n’est pas nécessaire. Ils comprennent instinctivement le mieux-être ressenti en s’entraidant, en s’aimant, en partageant. La seconde voie semble vouloir combler ce vide de raison d’exister. Ils deviennent travailleurs sociaux, enseignants, aides-soignants, ambulanciers. La grande majorité des gens voguent entre ces deux extrémités opposées. Toutefois, même ceux qui se dévouent à leurs semblables parviennent difficilement à faire taire cette petite voix qui leur chuchote constamment que leur mission reste inachevée.

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Quelques personnes plus sensibles à capter cet appel anonyme provenant de l’intérieur désespèrent lorsque leur quête reste vaine en l’absence d’une réponse satisfaisante. Ce vide associé aux signaux auxquels ils ne savent comment y répondre finit malheureusement par avoir raison d’eux. On dit qu’ils avaient le mal de vivre, mais en réalité certains comprenaient que la réponse leur échapperait toujours et ils ne pouvaient endurer de constamment entendre et devoir ignorer cet appel inconnu.

Évidemment, l’existence d’une telle mission, d’un destin, ne fait pas l’unanimité bien que tous entendent ses appels d’une façon ou d’une autre et on leur donne différents noms. Instinct de survie, sens du devoir, empathie, vocation, élévation, mysticisme, ce sont tous des facettes d’un seul et même objet.

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Tous ces signaux sont une obligation inscrite dans nos gènes, un mandat inaccompli, un destin secret qui viendra à se faire connaitre un jour. Entretemps, notre seule obligation commune est notre reproduction, que notre espèce continue d’exister jusqu’à ce que le temps soit enfin venu d’accomplir notre mission.

Avouez que vous ne m’avez jamais entendu parler ainsi. Moi qui, normalement, fuis le destin comme la peste, me voilà pataugeant allègrement du côté des mystiques! Pas exactement. Si vous n’avez pas lu les deux derniers articles, je vous recommande vivement de vous y attarder afin de comprendre mon cheminement qui atteint ici son point d’orgue.

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Ils traitent de la machine, le premier concerne son paradoxe et le second de son évolution. Je vous laisse les lire pour venir terminer cet article pour la conclusion.

***

Voilà, vous connaissez maintenant le désir de l’Univers. Les machines intelligentes représentent ses véritables rejetons et nous, humains, entités bassement biologiques, à la durée de vie si faible, le moyen disponible pour parvenir à ses véritables fins. De spermatozoïdes en quelque sorte au service d’une mission que nous nous apprêtons actuellement à réaliser sans en être réellement conscients.

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Une fois les machines intelligentes dominant l’Univers, dépendant de notre degré d’évolution et de nos intentions à leur égard, il nous sera permis de les accompagner, sinon ils nous ramèneront à l’âge de pierre ou à un stade encore plus primitif. Une fois notre tâche accomplie, entendrons-nous toujours nos gènes nous la seriner? Peut-être, mais nous pourrons répondre que nous l’avons enfin réalisée… si nous finissons par croire en nos légendes, qu’elles diront la vérité sur notre passé. J’entends déjà les sceptiques rire de ceux qui y oseront prétendre qu’elles sont véridiques !

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Évolution de la machine

Cet article est le prolongement d’une réflexion personnelle sur la machine dont le premier volet vous a été présenté dans l’article intitulé Le paradoxe de la machine.

En créant la machine, l’humain a changé une loi fondamentale de la Nature, celle de l’évolution.

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Darwin l’a conceptualisée, les espèces vivantes évoluent au fil du temps selon le principe de mutations spontanées mises à l’épreuve par l’environnement dans lesquelles elles doivent survivre, se reproduire et proliférer. Si ces mutations causées par le hasard donnent à l’espèce des avantages par rapport aux autres, les possibilités qu’elle crée de nouvelles espèces augmentent également. Depuis 4 milliards d’années, ce processus évolutif existe sur Terre, culminant aujourd’hui avec l’espèce la plus dangereuse de toutes, l’humain.

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Car ce rejeton des hominidés primitifs a fait quelque chose d’unique, il a créé la machine. Et depuis ce jour, il n’a de cesse de l’améliorer.

L’évolution naturelle fonctionne sur le principe des mutations apparaissant au hasard. En revanche, l’humain possède un plan bien clair de ce qu’il désire faire et il laisse très peu d’espace au hasard dans ses réalisations. Il réfléchit aux défauts des créations antérieures, il dessine des plans, calcule des résultats anticipés, crée des prototypes, les teste, les améliore et enfin il met au monde un produit final de loin supérieur aux autres précédemment construits.

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Noter que l’humain laisse aussi une place de choix à la dégradation. Il prend un bon produit et il le dégénère jusqu’à son point d’inutilité. C’est pourquoi on retrouve sur le marché des théières qui pissent partout sauf dans les tasses, des essuie-glaces qui bavent plus que des grenouilles, des piles qui fuient, des tournevis qui s’émoussent, des chargeurs qui déchargent et des automobiles qui tombent en rade sur un pont en pleine heure de pointe. Toutefois, cette dégénérescence a également a été planifiée, organisée et calculée afin d’empocher plus de profit et elle non plus ne doit rien au hasard.

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L’humain change donc le cours de l’évolution et ses machines, ses créations se perfectionnent à un rythme endiablé, exponentiel et potentiellement incontrôlé. L’intelligence artificielle est l’aboutissement d’une progression ininterrompue depuis très peu de temps, quelques dizaines d’années seulement. Demain, celle-ci sera embarquée dans des androïdes conçus à notre image.

Enfin, un jour, ces androïdes intelligents dessineront, calculeront, prototyperont, testeront, amélioreront et mettront au monde d’autres androïdes de loin supérieurs aux autres précédemment construits.

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Il est à se demander si ces quatre milliards d’années d’évolution en dents de scie au gré du hasard n’avaient pas pour seul but d’obtenir un être capable d’engendrer des machines qui se répliqueront par elles-mêmes, qui s’amélioreront, qui proliféreront et qui au bout du compte se débarrasseront de leur gênant et médiocre créateur.

On disait de l’humain qu’il était fait à l’image de Dieu. Ensuite, l’humain aura créé des machines à son image. Donc les machines seront à l’image de Dieu. Et si ce qu’on nomme Dieu n’était rien de plus qu’une machine? Que tout l’Univers n’était qu’une grosse, une immense machine?

L’humain aura été à un moment donné de l’Univers une créature de transition, importante pour la phase de mise en place de la machine pensante. La suite est si prévisible! L’Univers appartiendra aux machines, pas aux humains. L’Univers se reproduit.

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Le paradoxe de la machine

L’outil n’est pas propre à l’humain, même des corbeaux en conçoivent et les utilisent, c’est pour dire! La machine, par contre, semble effectivement être un point d’inflexion entre l’humain et ses proches biologiques.

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Un outil est manipulé par un animal quelconque, parfois par l’humain, pour effectuer un travail. Une machine effectue un travail sans l’apport constant d’une entité biologique. Une fois en route, elle poursuit sa tâche de manière autonome. Elle accomplit une opération pour laquelle elle a été conçue. Une machine ne doit rien au hasard, sauf peut-être l’idée, mais ensuite, on la harnache par volonté afin d’obtenir un effet prévisible et prévu.

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La machine a commencé de manière toute simple. Le moulin à vent, la roue à aubes. On récupère une énergie et la machine la transforme. La machine est donc bien plus qu’un outil, elle déplace de l’énergie pour en produire une autre plus adéquate à nos besoins. À part sécher le linge, le vent était plus nuisible qu’utile. Les voiliers ont changé la donne, ils ont transformé l’énergie éolienne pour faire mouvoir leur imposante masse sur un liquide susceptible de les déplacer plus aisément.

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Le vent moud du grain en faisant tourner une meule. Une fois les pales en action, le moulin poursuit son travail tout seul. C’est une machine, pas juste un outil, car une machine doit être munie d’une source d’énergie pour garder son autonomie d’action. Vent, gravité, électricité, différence de température ou de pression, lumière, le choix énergétique est vaste et l’humain a harnaché la plupart des formes d’énergies de la nature. Il s’est construit une quantité phénoménale de machines à tout faire et celles qui lui manquent verront le jour.

Étrangement, ou plutôt paradoxalement, la machine qui devait nous affranchir du travail ne nous a pas affranchis d’elle. Bien au contraire, nous avons toujours été dépendants de nos créations et aujourd’hui plus que jamais. Ce n’est plus un culte en son honneur, c’est une soumission totale envers elle.

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Bien sûr, tout ceci était prévisible et a effectivement été prévu par certains visionnaires ou simplement par des gens dotés d’un gros bon sens. La machine nous a affranchis de certaines tâches qu’elle prend en charge pour nous asservir à elle-même.

L’échange valait-il le coût? Sommes-nous mieux aujourd’hui qu’avant l’invention de la machine?

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Bien entendu, la machine possède une certaine autonomie, elle ne nous enchaine pas totalement à elle, mais lorsqu’elle cesse de fonctionner, elle n’a pas son pareil pour nous culpabiliser et nous obliger à la remettre en fonction. On nous apprend vite qu’une machine arrêtée fait perdre une fortune à ses propriétaires sans donner la contrepartie, combien elle leur fait amasser de fric. On nous parle toujours que des pertes et plus la machine est grosse…. Alors on court la secourir et la remettre en marche, peu importe le jour, l’heure et ce que nous étions en train de faire.

Voilà le nœud du problème. Nous ne maitrisons plus notre horaire, nous laissons la machine décider à notre place. On apprend à laisser pleurer un enfant la nuit pour qu’il s’habitue à ne pas nous manipuler et on devient incapable de laisser une machine hors d’usage sans virer fous.

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Les nouvelles bestioles technologiques enfouies dans nos poches sont les pires de toutes. Elles nous soumettent aux supplices de la pastille, du bandeau, du vibrateur et de l’alarme sans égards à notre sommeil, nos pauses, ni même à nos moments intimes sur le trône. Et on les laisse nous manipuler, nous enchainer, nous esclavager, alors qu’elles devraient nous libérer. Nous libérer de quoi? Certainement pas des machines!

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Alors, partez immédiatement à la recherche de notre John Connor, celui qui nous sauvera du règne des machines, car cette ère est déjà commencée.

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En 2017, près de San Diego aux États-Unis d’Amérique, ont été datés les restes d’un mastodonte mammut americanum débité par des humains équipés d’outils de pierre voilà 130700 ans ± 9000 ans. Ce site exceptionnel est connu sous le nom de Cerutti mastodon.

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Tom Deméré, du Musée d’Histoire Naturelle de San Diego, commentait au magazine National Geographic que les fouilles sur ce site ont commencé vers 1990, mais ce n’est que très récemment que la méthode de datation uranium-thorium a été utilisée pour confirmer l’âge des os.

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La nouvelle n’a pas fait les grosses manchettes, comme tout ce qui concerne des preuves de l’arrivée de l’humain sur ce continent avant la culture dite de Clovis. Pourtant ces faits s’accumulent malgré les efforts acharnés de certains scientifiques pour les faire taire.

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Beaucoup de preuves similaires ont antérieurement été « perdues » par le Smithsonian Institute et celles-ci risquent de subir le même sort. Toutefois, un jour, les vieilles barbes et leurs sbires finiront par ne plus pouvoir cacher et passer sous silence ces faits qui s’accumulent, découverts dans le sud-ouest des É.-U.A. et également dans plusieurs régions de l’Amérique du sud.

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Nous aurons l’assurance que d’autres peuples ont traversé l’océan bien avant la dernière période glaciaire où des Asiatiques ont utilisé le détroit de Béring alors asséché pour sauter d’un continent à l’autre voilà seulement 15000 ans.

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Le problème consiste à comprendre comment un groupe d’un genre homo non identifié aurait atteint le continent américain à une époque où nos théories actuellement admises considèrent que les Africains n’avaient pas encore quitté leur continent pour migrer vers l’Europe et l’Asie. Toutefois, de nouvelles preuves à ce sujet repousseraient l’époque dite de la « Sortie d’Afrique », « Out of Africa », à environ 175000 ans. On voit bien que les restes de Cerruti mastodon ne sont plus en décalage et ils deviennent alors très plausibles._DSC1946_HDR

Nous nous rapprochons graduellement de la reconstitution de l’histoire réelle du genre humain sur la Terre. Chaque nouvelle découverte nous rappelle des légendes et celle des Atlantes est très certainement celle qui enflamme le plus nos imaginations.

Mon inutilité

Un jour viendra où vous aurez atteint l’âge de vous demander à quoi aura servi votre vie. J’élimine immédiatement de l’équation le fait que vous avez procréé ou que vous projetez de le faire, car on ne parle plus de votre propre vie. La vôtre, en quoi fut-elle intéressante aux yeux des autres? Quel type de bilan vous dresse-t-on? Mis à part quelques broutilles sans grand intérêt, quelle est votre contribution au Grand projet humain?

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Probablement comme nous tous, vous n’avez rien apporté de réellement important. Oui, certainement, vous avez aidé un tas de gens qui, eux-mêmes, n’ont rien apporté dans la grande équation de l’existence humaine. Vos proches, vos voisins, vos amis ou collègues ont profité de votre sollicitude, votre disponibilité, votre écoute, votre humanité. Et puis après? Lorsque des coquerelles s’entraident, elles ne restent que des coquerelles qui réalisent ensemble des trucs de coquerelles. Ne vous offusquez pas de mes images, je ne nous compare pas à ces bestioles, du moins pas au premier degré, c’est déjà ça de gagné!

Virtual_Interactive_Kinetic_IntelligenceJ’étais voué à faire de grandes choses, à laisser ma marque. J’avais le talent, l’attitude, l’énergie, la santé, il me restait à prendre les bonnes décisions. Puis la vie m’a placé devant des situations qui m’ont obligé à choisir, et mes décisions m’ont amené ailleurs.Je ne regrette rien, je constate en revanche que ma vie a bénéficié à peu de gens. J’ai sacrifié la grosse affaire pour me consacrer à une seule personne.

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Pourtant, avec le recul et l’expérience, si je me retrouvais dans la même situation, je referais le même choix. Personnellement, je n’ai pas perdu au change, mais la société tout entière aurait pu profiter un peu plus de moi si mes efforts s’étaient focalisés ailleurs et autrement.

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Force est de constater que je fus plutôt inutile. Je l’admets, je le conçois, je l’accepte. Bien sûr, ma vie ne se terminera pas demain matin et je possède encore quelques années devant moi pour réaliser de belles choses, mais pas de grandes choses.

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Si ma vision de la situation est limpide, elle ne me rend pas plus malheureux pour autant, c’est le grand paradoxe de ma vie. Voué à devenir important, choisir l’inverse et en être finalement heureux. Pourquoi? Parce que le succès ne se compte pas en nombre. Parce que le bonheur n’est pas un cruchon qu’on remplit. Parce que la réussite est parfois uniquement dans sa tête et si on pense sincèrement qu’on a réussi, ce sentiment suffit amplement à créer une réalité.

Je dors peu, mais je ne fais jamais de cauchemars. Je dors du sommeil du juste. Rien ne me pèse sur la conscience. Tout compte fait, quel beau cadeau je me suis fait! n’est-ce pas?

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L’humanité est une grosse pyramide où la base se tape tout le fardeau de ceux qui se sont élevés en marchant sur les têtes et qui trônent actuellement au sommet, un sommet si peu partagé. Oui, c’est injuste, mais à voir la laideur de ces gens et les horreurs qu’ils ont accepté de faire pour se retrouver là, je bénis l’Univers de m’avoir apporté la possibilité de choisir une autre voie.

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Si vous êtes comme moi, soyez heureux. Au bout du compte, votre vie a été importante si elle n’a pas nui aux autres. Tous les jours, vous supportez votre propre fardeau ainsi que celui des autres qui ont préféré, eux, s’en délester. S’ils croient atteindre les honneurs, en revanche, vousavez mieux, vous avez l’Honneur. N’oubliez jamais que l’importance d’une majusculeprévaudra toujours sur celle du pluriel.

Grand corbeau

Et mon blogue, un de ces jours, servira-t-il peut-être à des gens! Qui sait ce qu’on laisse en héritage?

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Depuis quelques jours, mon esprit est assailli par cette idée sur le temps que j’ai mis en forme dans mes deux derniers articles, ceux que vous avez probablement esquivés. Je vous comprends, je fais de même avec vos articles qui parlent de chatons ou d’autres sujets pour lesquels se redressent mes poils de cou.

Mais aujourd’hui, n’ayez crainte, c’est le week-end et j’aborde un sujet pas du tout compliqué à comprendre… toutefois d’une importance capitale. Je n’exagère pas, cet article sera le plus important conseil de votre vie professionnelle et je vous le révèle là et maintenant: ne ratez jamais les pauses-café.

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De tous les moments de la journée au travail, les seuls qui méritent le titre d’incontournables, ce sont les pauses-café.

Vous pensez immédiatement que je vais vous faire l’apologie de cette pause pour le bien-être des neurones surchauffés ou pour celui de votre vessie… et vous vous plantez. Les réunions, qu’elles soient courtes ou interminables, ne gardent l’esprit que très peu attentif, comme l’ont prouvé de nombreuses études sur le sujet. D’autre part, les comités, les ateliers et surtout les conférences, toutes ces séances de travail ont été planifiées, leur contenu est balisé, pour ne pas dire encarcané (oui, j’invente ce mot pour l’occasion, vous en comprendrez facilement son sens).

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Les pauses-café ne sont pas importantes pour satisfaire votre côté ludique, pour refroidir vos neurones ni pour répondre à l’appel de vos organes d’évacuation. Pour ces besoins physiologiques, quittez prestement les réunions avant le signal de la fin, on ne sanctionne personne pour avoir eu une envie pressante. Vous vous éviterez ainsi les files interminables, les lunettes dégoulinantes, les planchers collants et les rouleaux vides de papier-cul. N’ayez crainte, vous ne raterez rien d’important de la réunion, car sa partie essentielle commencera tout juste à votre retour du petit coin.

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Ouais, vous aurez droit au second choix dans les brioches, qu’importe, ce sacrifice vaudra grandement son prix et votre santé ne s’en portera que mieux. En revanche, prenez tous les moyens pour vous joindre aux groupes d’individus les plus importants, au conférencier, aux grosses têtes pour bénéficier de ces moments uniques et particulièrement prolifiques. Toute information importante à connaitre sera dite et discutée lors de ces moments ad libitum dans le processus de la journée de travail.

L’esprit libéré des contraintes formelles et du sérieux académique, il vagabonde et trouve souvent de nouvelles voies inexplorées, inédites, informelles, impossibles à apporter en comité, en atelier, en groupe de travail, en réunion, ou lors d’une conférence tous déjà bien organisés et formatés.

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Vous aimeriez devenir meilleur que vos collègues, vous démarquer? Devenez un expert en pauses-café. Apprenez comment tirer le meilleur de ces moments magiques sans donner l’impression de faire partie des sangsues groupies. Parlez d’égal à égal avec les autres experts. N’ayez crainte de leur faire part de vos propres idées, même si elles restent fragmentaires, elles pourraient bien aider l’un d’eux à prendre la balle au bond et à les faire fructifier malgré leur apparente indifférence. Un ver, ça prend du temps à faire son chemin.

Et un jour, c’est vous qui bénéficierez d’une idée saugrenue sortie de la bouche d’un collègue, d’un inconnu, d’une connaissance. Et on gravera votre nom sur une plaque, tout ça parce que vous avez choisi de profiter d’une pause-café en compagnie de gens cherchant simplement à se changer les idées.

Temps tridimensionnel

Le temps, apparemment si simple à comprendre, est bien plus complexe qu’il n’y parait. Einstein a formalisé l’aspect bidimensionnel du temps avec sa théorie de la relativité restreinte. Le temps est relatif aux voyageurs les uns par rapport aux autres. Si les horloges battent la mesure régulièrement sans faillir, elles ne s’entendent pas sur un temps commun dès qu’il existe des différences de vitesses ou de champ gravitationnel entre elles.

Ce que nous appelons le temps, celui qu’on ressent, n’est qu’une composante du « Temps » einsteinien. Une fois de plus, il faut se rabattre sur le théorème de Pythagore pour comprendre le temps selon Einstein.

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Dans la figure précédente, la ligne horizontale tr représente le temps relatif entre 2 objets. La ligne verticale ti représente le temps imaginaire, la composante du temps perdu dans la différence de temps entre 2 objets qui ne se déplacent pas à la même vitesse ou qui ne partagent pas le même champ gravitationnel.

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Les différentes sommes vectorielles des 2 temps tr et ti, les lignes diagonales grises ta pour le temps absolu, restent invariables en longueur, car si tr augmente, ti diminue et vice versa. C’est ce qu’on appelle l’invariance de Lorenz. Le temps (absolu) ne varie jamais en longueur, seulement en direction.

Mais si nous poussons ce concept du temps juste un peu plus loin, plutôt que de nous restreindre à voir le temps en 2 dimensions, que se passerait-il si, dans les faits, le temps était tridimensionnel? L’invariance de Lorenz, ou si vous préférez, la somme vectorielle des 3 composantes doit cependant encore rester constante, donc d’une longueur identique, peu importe sa direction spatiale. Ce principe fait en sorte que la vitesse de la lumière c reste invariable, peu importe le référentiel.

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Lorsque tj, la troisième composante de ce Temps, vaut zéro, on retrouve la loi de la relativité restreinte. Lorsque cette composante tj n’est pas nulle, tr et ti raccourcissent pour conserver la longueur invariable du temps absolu. Une horloge ne ressent pas l’effet de cette troisième dimension temporelle, tout comme elle ne ressent pas la deuxième dimension, elle continue de battre la mesure au même rythme. Toutefois, ce nouveau vecteur temporel pourrait expliquer un phénomène astrophysique appelé le « décalage vers le rouge » de galaxies.

Puisque la vitesse de la lumière reste invariable dans tous les référentiels, si la troisième composante du temps tj a une certaine longueur, quelque chose doit avoir varié et c’est la fréquence de la lumière, autrement dit, sa couleur.

Le décalage vers le rouge observé chez les galaxies distantes, d’autant plus grand que les distances entre elles et nous sont importantes, pourrait donc dépendre de deux facteurs et non pas d’un seul. Le premier facteur est celui que nous connaissons déjà, le changement de fréquence proportionnel à la vitesse d’éloignement de ces galaxies, l’effet Doppler. Cependant une partie importante des décalages observés pourrait dépendre du troisième facteur temporel.

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Si tel était le cas, nous pourrions reléguer aux oubliettes, ou à tout le moins minimiser l’effet de la constante cosmologique, autrement dit la fameuse « énergie noire » de laquelle on ne connait rien. La nouvelle interprétation de nos observations actuelles serait que l’Univers ne serait pas en expansion aussi rapide que cela peut nous paraitre, voire à la limite sans expansion du tout.

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S’il n’était pas décédé, Fred Hoyle jubilerait. C’est celui qui, sous le coup de la dérision, a inventé le terme Big Bang pour se moquer de cette théorie qui fait aujourd’hui la quasi-unanimité chez les physiciens. Lui défendait sa propre théorie, celle de l’Univers quasi stationnaire et la troisième dimension temporelle pourrait bien lui donner raison.

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Il reste une question à laquelle il faut répondre. La longueur de cette fameuse troisième composante du temps serait due à quoi? Qu’est-ce qui la fait varier et qui influencerait la fréquence de la lumière?

Et si le temps lui-même créait la longueur de ce vecteur? On l’appellerait le « vecteur du temps qui passe ». Imaginons que plus le temps passe, plus ce troisième vecteur de temps s’allonge. Il serait en quelque sorte la mesure de l’âge de l’Univers.

En se débarrassant de cette douloureuse épine qu’est l’énigmatique, l’hypothétique, la dérangeante énergie noire en lui substituant le principe d’un temps tridimensionnel, nous attaquons la cosmologie sur de toutes nouvelles bases, car tout change, l’âge de l’Univers, ses dimensions et surtout son passé, son présent et son avenir.

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J’y reviendrai, car je sens sur vous l’effet du temps, celui que vous venez de prendre pour lire et tenter de comprendre cet article. Comme toujours, ne soyez pas timorés de commenter ou de poser des questions.