Savoirs anciens, les dimensions de la Terre et le mètre

Dans un article précédent, j’ai prouvé au pharaon Khéops que la Terre était sphérique en utilisant des instruments de mesure disponibles à cette époque. Dans celui-ci, je poursuis mon récit et j’obtiens les dimensions de notre planète, toujours en utilisant une méthode des plus simple. J’en déduis également le mètre que je nommerai « la valeur sacrée ».

Coordonnées géographiques modernes de Gizeh et d’Assiout.
Gizeh :     30° 00’ N – 31° 10’ E
Assiout:  27° 00’ N – 31° 10’ E

Ces deux villes partagent le même méridien (31° 10’ E) et sont à 3 degrés de latitude de différence qui correspond au 1/30e d’un quart de la Terre.

Ces 3° d’angle mesurés sont ensuite utilisés pour déterminer les dimensions de la Terre.

*****

— Alors, très pharaonique Australopithecus Khéops, comme je disais, les deux mesures différentes des ombres à la même date-heure à des endroits éloignés le long d’un même méridien terrestre permettent de prouver facilement que la Terre est ronde. En connaissant la distance entre les deux villes et en le calculant pour 90°, j’ai mesuré le quart de la circonférence terrestre.

— Et cela donne quelle longueur, croustillant Corbot cornélien ?

— 24 millions de coudées populaires, c’est la distance du pôle Nord à l’Équateur, un quart de la circonférence totale de la Terre, oh Grand Acétominophène !

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— Et qu’avez-vous fait ensuite pour déterminer la coudée royale de mon père ?

— J’ai décidé de diviser ce nombre pour obtenir un chiffre valant 10 millions d’une unité que j’ai appelée la « valeur sacrée » (4 500 ans plus tard, à partir de la même méthode, quelques scientifiques utiliseront le même chiffre et lui donneront le nom de « mètre »).

— Donc, la coudée royale serait le dix millionième de la distance pôle-équateur ?

— Non, car cette longueur s’avère trop grande pour une coudée, même royale. Elle équivaut à la hauteur de votre nombril par rapport au sol.

— Ouais, je vois le problème. Cette mesure sacrée ne peut pas s’appeler coudée, même royale, même pharaonique. On peut exagérer, mais là, ce serait vraiment de l’abus. Qu’avez-vous alors fait ?

— Cette valeur sacrée équivaut à 2,4 coudées populaires. Il faut donc la diviser pour créer une coudée royale qui sera plus grande que la coudée populaire, mais pas trop.

— Divisez-la simplement par deux !

— J’y avais pensé, mais cette simple division m’agaçait puisque je la voulais toute aussi sacrée afin de conserver le statut exceptionnel de cette nouvelle mesure. Diviser une valeur sacrée par le nombre le plus commun qui soit aurait représenté une sorte de sacrilège.

— Évidemment, je ne vous l’aurais jamais pardonné, avisé et prudent Corbot !

— Puisque je venais de prouver que la Terre est ronde, rien ne peut être plus sacré que cette figure géométrique. En m’inspirant des cercles, j’ai donc préservé tout le caractère sacré de sa nouvelle mesure.

— En faisant quoi ?

— J’ai dessiné un cercle dont le diamètre vaut cette « mesure sacrée ». J’ai ensuite dessiné un hexagone inscrit dans ce cercle, car les côtés de cette figure mesurent précisément le rayon du cercle. Les 6 pointes de l’hexagone définissent 6 arcs de cercle. J’en mesure la longueur et je la compare à celle de la coudée populaire. Elle est environ un quart de fois supérieure. C’est parfait, me dis-je ! La coudée royale était née.

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— Une coudée royale issue de la forme et des dimensions de la Terre. Une coudée parfaite qui cache une « valeur sacrée » cryptée au centre d’un cercle dont le périmètre mesure 6 de ces coudées royales. Bravo rusé Corbot noctiluque !

— Vous noterez un élément intéressant dans tout cet exercice, Mirifique Paradichlorobenzène. Les chiffres 6 et 60 ainsi que plusieurs de leurs multiples reviennent constamment dans mes ouvrages, ils se retrouvent littéralement partout. La base sexagésimale (60) est le multiple des chiffres 6 et 10. Les 360 degrés d’un cercle proviennent de cette base (6 x 60). Les 60 minutes et 60 secondes le sont également. Quant aux 24 heures, lorsqu’on divise la Terre en 4 quarts, le Soleil balaye chaque quart-de-cercle en 6 heures.

— Sauf que la base sexagésimale n’est pas utilisée dans le chiffre de dix millions que vous avez choisi pour créer la « valeur sacrée ».

— C’est exact, car cette valeur est si sacrée qu’elle représentera la seule base de travail dans un futur lointain. Elle portera le nom de « mètre » et sera utilisée par l’ensemble de l’humanité à la grandeur de toute la planète, sauf pour quelques peuples barbares qui rechigneront avant de l’adopter quand même, surtout en sciences.

— Une longueur maitre utilisée par tous et partout dans le monde. Une longueur valable pour tous les habitants, car tirée de la Terre et utilisée pour la première fois par nous, les Égyptiens. Je ne peux être plus heureux du choix de vos calculs.

— Pour les effectuer, j’ai choisi deux villes relativement proches l’une de l’autre et seulement séparées par 3°. J’aurais pu choisir des villes bien plus éloignées, mais le nombre précis de foulées en ligne droite serait devenu bien plus difficile à garantir. D’autre part, puisque le Nil serpente, il y a très peu d’endroits le long de son cours où la longitude est la même qu’à Gizeh, ce qui est le cas pour Assiout.

Terre-Gizeh-Assiout

— Expliquez-moi le terme « longitude ».

— Imaginez la Terre comme une orange tournant sur elle-même autour d’une paille passant par sa queue et son nombril.

— Je la vois très bien.

— Chacun des espaces entre ses différentes tranches est appelé un méridien et le chiffre servant à les distinguer est la longitude.

— Ah ! Donc, vous vous êtes déplacé le long du Nil en restant le plus possible le long du même méridien.

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— C’est exact. Gizeh et Assiout partagent un même méridien et ces villes sont suffisamment éloignées pour commencer à distinguer les dimensions des ombres entre les deux endroits. Il existe un autre point beaucoup plus éloigné, légèrement au-delà de la frontière avec la Nubie le long du Nil, qui possède la même longitude. Par contre, il est séparé de Gizeh d’une distance trop importante pour la mesurer précisément à l’aide de foulées. Le Nil possède trop de méandres entre les deux lieux pour effectuer le trajet vers le sud en ligne droite.

— Si je comprends bien, le fait que l’Égypte s’étire en longueur dans l’axe nord-sud vous a permis de mesurer la rotondité de la Terre.

— Le Nil a forgé l’Égypte à plus d’un titre, cher Pharaon ?

Informations supplémentaires

J’ai évidemment procédé à quelques petites approximations afin de faciliter les calculs et la compréhension, mais dans l’ensemble, tout est rigoureusement plausible et exact.

J’ai utilisé des degrés, des foulées et des coudées, des unités de mesure existantes à cette époque, mais puisque tout n’est que rapports (fractions), on peut utiliser n’importe quelles unités et on obtiendrait les mêmes dimensions terrestres. Il n’est donc pas nécessaire de travailler en degrés, en foulées et en coudées. Dans mes calculs, j’ai défini que la coudée populaire vaudrait aujourd’hui approximativement 41,67 cm. Ainsi, une foulée équivaut à un facteur réaliste de 4/3 coudées.

La base sexagésimale (60) a été inventée voilà 5 000 ans par les Sumériens, donc avant l’ère des grands bâtisseurs de l’Égypte (4 500 ans).

Dans mon récit, je postule que Khéops et sa dynastie sont les bâtisseurs des grandes pyramides. Ce n’est pas une affirmation de ma part, mais simplement un moyen d’imager la méthode employée pour mesurer la Terre. Au besoin, remplacez Khéops par le nom de votre choix.

Cette méthode était parfaitement accessible aux premières dynasties d’Égyptiens et même à ceux qui auraient pu les précéder. En fait, n’importe quel individu sachant observer et réfléchir, peu importe son lieu sur Terre et son époque pouvait obtenir les mêmes résultats. Elle n’a rien de magique et elle ne nécessite aucun extraterrestre ni aucun voyage dans l’espace pour prouver que notre planète est une sphère. Avis aux négationnistes en la matière, vous êtes 5 000 ans en retard. Rendu là, on peut vous qualifier d’attardés sans que cela constitue une insulte, mais simplement une vérité.

Nous possédons la preuve que le grec Eratosthène a utilisé la même méthode voilà 2 200 ans pour mesurer la circonférence de la Terre. Oui, les érudits de cette époque reculée et tous ceux qui les ont succédé savaient que la Terre était ronde. Que les Égyptiens aient pu le savoir avant les Grecs ne pose aucun problème puisque les maths utilisées restent rudimentaires.

Une rotondité niée et camouflée

La rotondité de la Terre fut cachée pendant les 1 800 ans qui suivirent Eratosthène. Il convient de dire que ce fut le plus long et le plus grand complot de tous les temps. Ce savoir faisait également partie des connaissances de certaines sociétés secrètes dont celle des « Bâtisseurs » qu’on peut faire remonter à plus de trois mille ans et qui s’est par la suite appelée « franc-maçonnerie ».

Le problème consistait à expliquer que, malgré cette rotondité, les choses ne glissaient pas vers un abîme quelconque. Et il était impensable que les autorités (religieuses) ne puissent pas tout expliquer, sauf les mystères religieux, bien entendu.

Une Terre plate ne nécessitait aucune explication… sauf les éléphants géants ou la méga tortue pour la soutenir. Et sur quoi reposaient ces créatures géantes ? C’est à ce moment qu’on vous enfermait pour hérésie si vous osiez poser la question.

Le fait de questionner en utilisant une pensée logique est devenu le péché originel du judaïsme. Il a servi à empêcher les autorités religieuses de perdre la face et leur hégémonique influence sur les gens et les rois s’ils avaient dû avouer leur ignorance.

Alors si vous entendez dire que les complots n’existent pas, notez bien le déclarant et rajoutez son nom sur la liste de ceux qui les fomentent. Les complots existent depuis qu’une quelconque autorité a refusé pour la première fois de voir s’étioler son influence, ses pouvoirs et surtout les avantages matériels y découlant.

Alors, soyez assuré que les conspirations et les complots ont toujours existé ne cesseront pas de sitôt.

Un Corbot avec des couches

Ne feignez pas le sérieux, je vois bien que vous vous bidonnez à l’autre bout. L’image d’un Corbot noir culotté d’une couche blanche, ça frappe l’œil et l’imagination. Toutefois, au risque de vous décevoir, je ne parle pas de ce type de couches. Ça viendra peut-être un jour, mais pour l’instant, parlons de couches textiles vestimentaires.

L’automne apporte du temps plus frais, prélude à l’hiver, et pour pratiquer des activités extérieures durant ces deux saisons, il est bon de se vêtir en conséquence. En conséquence de quoi? En fonction du type d’activité et de son niveau d’intensité, du temps consacré à l’activité, du thermomètre, des vents et de la pluie.

Nordic walking at winter time

Peu importe le sport que vous voulez pratiquer, bien avant l’équipement sportif, dites-vous que les vêtements que vous portez sont dix fois plus importants. Il faut savoir se vêtir et à ce chapitre, bien peu de gens maitrisent l’art de s’habiller adéquatement.

Cet article ne s’adresse pas aux sportifs de compétition ni à ceux qui ne s’activeront pas.

En relisant le titre, vous pensez aux multicouches. On enfile des pelures de vêtements, on en enlève si on a trop chaud, on en rajoute si on a trop froid. Cependant, cette technique dite de l’oignon a bien plus à offrir qu’un simple ajout-retrait. Il faut connaitre ses tissus et les utiliser judicieusement en fonction de leurs qualités, de leurs défauts et de l’ordre dans lequel vous les enfilez. Voici donc un aperçu des informations essentielles à connaitre sur l’habillement multicouche de notre tronc.

Se vêtir en multicouches n’est pas simplement de rajouter de plus en plus d’épaisseurs. Vous noterez qu’il existe plusieurs alternances possibles entre les divers vêtements, mais certaines règles restent cependant immuables.

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Première couche – rester au sec.

Les sous-vêtements, slips, justaucorps et brassières sport doivent toujours être conçus en fibres synthétiques hydrophobes comme le polyester, le polypropylène ou, mieux encore, la microfibre synthétique. À éviter absolument et en tout temps, le coton ou n’importe quel mélange qui contient du coton. Pourquoi? Vous transpirez et votre sueur doit s’évacuer. Si vos sous-vêtements contiennent le moindrement un peu de coton, cette fibre éponge l’eau et la retient, car elle est hyper hydrophile. Vous ne pourrez jamais éliminer votre sueur. Votre peau restera moite, mouillée même, et refroidira 25 fois plus vite, car l’eau est un excellent conducteur de la chaleur et du froid. Vous gèlerez dès que votre niveau d’activité diminuera, même légèrement.

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La microfibre existe en plusieurs finesses qui prendront le nom de super-microfibre et d’ultra-microfibre. Si vous préférez opter pour une fibre naturelle, choisissez de la soie pure, rien d’autre. L’objectif de la première couche n’est pas d’être chaude, mais de créer une barrière sèche entre votre peau et votre sueur.

Deuxième couche – éloigner la sueur des mailles des sous-vêtements

Même si vos vêtements synthétiques n’absorbent pas la sueur, celle-ci reste emprisonnée entre leurs mailles. Le rôle fondamental de la deuxième couche est de récupérer cette eau et de l’éloigner de votre corps.

L’automne et l’hiver, il est rare qu’on puisse seulement se contenter de deux couches. En ski de fond, c’est possible puisque la dépense d’énergie est importante et souvent constante et qu’on se retrouve souvent à l’abri du vent. S’il fait relativement chaud, autour de -5 °C, la deuxième couche devra vous protéger simultanément du froid et du vent. Une coquille ferait l’affaire. Ce vêtement multi-usage est une sorte de coupe-vent très mince ayant parfois une légère doublure, préférez-la munie d’un filet. Cette coquille permet d’évacuer la sueur tout en coupant le vent. Toutefois, elle n’est pas toujours imperméable et retient partiellement la chaleur corporelle. La coquille est un vêtement essentiel pour tous ceux qui veulent bénéficier d’un système multicouche. Elle doit être conçue de fibres synthétiques.

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Deuxième couche – rester au chaud

Lorsque l’activité est réduite ou qu’il fait plus froid, il est important de mieux conserver sa chaleur corporelle. Vous choisirez d’insérer une couche chaude sous la coquille. La laine est le meilleur choix, mais pas n’importe laquelle. La laine de mérinos possède des propriétés uniques et exceptionnelles. Cette fibre est très fine et crée un maillage aussi serré que le coton et en a même la douceur. Son tissage serré convient parfaitement pour préserver votre chaleur. En boni, la laine naturelle ne retient pas les mauvaises odeurs de transpiration. Vous pouvez utiliser cette laine entre les sous-vêtements et la coquille si son épaisseur est mince, car ce vêtement se décline en plusieurs épaisseurs. Choisissez un mérinos mince s’il accompagne une coquille ou un mérinos plus épais si vous éliminez la coquille. Évitez d’utiliser cette laine comme sous-vêtements, car elle retient quand même une certaine quantité d’eau qui prendra plus de temps à s’évacuer. Toutefois, cette eau ne vous collera pas directement au corps, raison de la douce chaleur de la laine mérinos. Si la laine devient trop trempée, elle ne vous protégera plus du froid. Il est intéressant d’avoir deux ou même trois vêtements en mérinos d’épaisseurs différentes. Vous pouvez ainsi choisir le mieux adapté aux conditions présentes. Vous pouvez porter des sous-vêtements de mérinos comme deuxième couche par-dessus la couche synthétique.

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Troisième couche – se protéger du vent et de la pluie

Le vent accélère la déperdition de chaleur. Il faut donc s’en protéger grâce à un vêtement qui permettra tout de même à votre sueur d’être éliminée tout en étant imperméable. On dit alors que le vêtement respire.

Avec un mérinos mince, la coquille peut devenir la troisième couche, mais si le vent est omniprésent ou s’il pleut trop, remplacez la coquille par un coupe-vent plus performant. Un coupe-vent doit toujours respirer afin d’amener la sueur jusqu’à l’extérieur. Le seul choix intéressant, le vêtement intercalé de Gore-Tex ou d’un tissu similaire qui respire, imperméable, léger et résistant. Oui, ces vêtements sont plus chers, mais ils en valent largement la peine. Ils font un excellent boulot. Ne lésinez pas, ce coupe-vent est un essentiel. Il n’est pas nécessaire d’en choisir un avec une doublure, surtout si elle ne peut pas s’enlever.

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Troisième couche – Plus de chaleur

S’il fait très froid, une troisième couche intermédiaire se placera sous le coupe-vent qui lui deviendra votre quatrième couche. La laine polaire, un tissu synthétique hydrofuge (pas imperméable), se décline en plusieurs épaisseurs. Ce n’est pas le tissu le plus léger, mais il est chaud et très robuste. Il endure n’importe quel mauvais traitement, sauf la chaleur d’un feu, et il sèche rapidement. L’autre choix est une doublure en duvet compris entre deux épaisseurs d’un tissu quelconque, souvent malheureusement en nylon.

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Quatrième couche – Pour les temps d’arrêt

Lorsque les couches sont minces et qu’il fait froid, il peut être important de s’apporter une couche supplémentaire plus chaude lorsque vous prenez une pause prolongée. C’est à cet usage que la doublure en duvet revêtue de nylon est la mieux adaptée. Elle est légère à transporter et le nylon, même s’il ne respire pas, ne représente pas un inconvénient lorsque vous êtes à l’arrêt. Un gilet est préférable à une veste. Insérez cette doublure sous le coupe-vent.TNF-NF0A3CQN_7ETurkish_20Sea_1268x1276

Cinquième ou dernière couche – L’imperméabilité complète et la protection contre le vent

Avec deux ou trois couches chaudes et sèches, la dernière épaisseur vient sceller le tout, sauf qu’une fois encore, le tissu doit respirer pour terminer le travail d’évacuation de la sueur. En revanche, la pluie perlera à sa surface et le Gore-Tex vous offrira une protection contre l’infiltration d’eau en cas de pluies fortes. Il préserve bien la chaleur à l’intérieur et isole contre les bourrasques. Vous noterez que je n’ai fait aucune mention d’un parka, un vêtement beaucoup trop chaud pour s’activer avec d’un tel accoutrement sur le dos, sauf si vous vous retrouvez dans un froid polaire ou que vous ne bougez pas beaucoup. Se vêtir pour des activités passives pourrait faire l’objet d’un autre article.

Choses à éviter

  • Gardez rangés les vêtements trop chauds, trop rembourrés, faisant trop de choses, car ils risquent de toutes les faire mal.
  • Évitez les lainages épais, lourds et à larges mailles.
  • Au risque de me répéter, éliminez tout coton.
  • Le nylon ne respire pas et n’évacuera pas votre sueur. Évitez le nylon lorsque vous êtes actif.
  • Les vêtements imperméables qui ne respirent pas, comme les cirés, doivent être également bannis.

Quelques conseils supplémentaires

  • Vous trouverez des coupe-vent possédant de pratiques trappes d’aération aux aisselles.
  • Plusieurs modèles de gilets, coquilles, chandails et coupe-vent sont munis d’une fermeture éclair permettant de protéger votre cou. Très bonne idée afin d’éliminer les encombrants foulards.
  • Lorsque vous enfilez plusieurs couches, choisissez-en une dépourvue de manches pour plus de liberté de mouvement.
  • Un coupe-vent avec capuchon intégré vous permettra de vous protéger l’arrière de votre cou et votre tête contre une déperdition importante de chaleur. Par contre, ce capuchon doit se rétracter ou se resserrer lorsqu’il est rabattu pour empêcher l’eau ou la neige de tomber dedans.
  • Ne vous habillez pas trop chaudement au départ, vous allez rapidement le regretter, dites-vous qu’il est normal d’avoir un peu froid au début.
  • Par contre, il est toujours préférable de retirer une couche en trop que d’en manquer. N’hésitez jamais à vous apporter une couche supplémentaire.
  • Équipez-vous d’un sac à dos suffisamment grand pour y fourrer vos couches en trop. Optez pour un modèle confortable, préférablement muni d’un filet à l’armature.
  • En cas d’activité physique intense ou prolongée, la sueur ne parviendra pas à s’évacuer entièrement. Les mailles de votre justaucorps se rempliront d’eau et même si la fibre ne l’absorbe pas, le sous-vêtement restera tout de même mouillé et vous refroidira. Apportez-vous un rechange et remplacez-le lors d’une pause ou à mi-parcours.
  • Il n’est pas nécessaire de payer des fortunes pour vos vêtements. Lisez bien les étiquettes et renseignez-vous avant d’acheter n’importe quoi, n’importe où, à fort prix. Sauf exception, les beaux logos ne vous tiendront pas plus au sec ni plus au chaud.
  • Avant de partir, prenez toujours en note les informations météorologiques récentes. Le temps peut changer rapidement et votre sécurité dépendra de votre prévoyance.

Conclusions

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Il est tout aussi important de ne pas avoir trop froid que de ne pas avoir trop chaud. L’art de se vêtir trouvera et maintiendra le délicat équilibre entre les deux tout au long de l’activité.

Le concept des multicouches ne cherche pas à constamment rajouter ou à retirer une ou plusieurs pelures lors d’activités physiques. C’est même tout le contraire, il vise à assurer un confort constant, du début jusqu’à la fin d’une activité en évitant le plus possible de jouer au mannequin. Ensuite, il permet de donner une polyvalence vestimentaire maximale en utilisant un minimum de pièces.

Vivre de belles aventures dans la nature repose largement sur votre confort vestimentaire. En contrepartie, un habillement inadéquat vous fera détester les activités extérieures.

Usurpation maternelle

— Je m’insurge, je monte sur mes grands chevaux, je tempête, je me scandalise!

— Bon ! LeCorbot, quoi encore! Tu as perdu une plume dans ton oreiller?

— Tu peux bien rire, mais ce n’est pas drôle du tout. Mon statut de père me porte à me révolter contre cette odieuse usurpation.

— Explique qu’on en finisse!

— Tu sais, tous les bébés commencent à émettre des sons par mimétisme. Ils nous voient parler et tentent de faire comme nous. Toutefois, ils ne peuvent pas émettre n’importe quel son. Ils commencent donc par ceux qui leur sont les plus faciles. Et devine le phonème le plus facile à émettre.

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— Le «a», je suppose.

— Exactement. La voyelle «a» est la plus naturelle puisqu’elle ne nécessite qu’on ouvre naturellement la bouche et qu’on expire. Cet exercice engendre instantanément le son « a». Et une fois le son «a» maitrisé, quelle est la syllabe la plus facile à produire pour un poupon?

— «ma», probablement.

— Parfaitement. Une syllabe labiale composée d’une expulsion, les lèvres fermées, et d’une ouverture graduelle de la bouche.

— Je commence à comprendre là où tu veux en venir.

— Parfaitement. En répétant le son le plus facile à créer, les bébés forment le mot «mama». Mais ça ne fait aucunement allusion à leur mère! Ce sont elles qui ont récupéré ce son en se faisant croire que leur bébé les appelle. On connait la suite. Les bébés comprennent assez rapidement qu’ils obtiennent le sein, toutes les fois qu’ils prononcent ce son. Et comme les hommes sont dépourvus de glandes fonctionnelles, mama est irrémédiablement associée à la personne qui est en mesure de se dévêtir la poitrine.

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— Ainsi, mama ne signifierait aucunement la mère dans la tête d’un nourrisson.

— Les mères ont sauté sur l’occasion pour usurper cette syllabe en leur faveur en déviant son sens réel. Et les pères dans tout cela, ils sont totalement laissés pour compte.

— Va dormir, LeCorbot. Demain, tu n’y penseras plus.

— Je suis prêt à oublier mes récriminations à condition que lorsque je crierai «mama, mama», tu te dévêtisses pour me présenter tes seins.

— Cochon de pervers!

— Oui, ta paire vers le père vert.

— On verra, mon verrat!

— Faudrait te faire une idée, suis-je un oiseau ou un cochon ?

— Si Pink Floyd a réussi à faire voler un cochon, tu peux bien en faire autant.

— Eux, ils carburaient aux des substances tripatives.

— Et toi, tu m’as !

— Ouais, vu sous cet angle, tu as bien raison. Mama, mama !

Savoirs anciens, la Terre sphère

Pour ceux qui auraient raté les précédents articles, sachez que j’ai voyagé dans le temps pour discuter avec le pharaon Khoufou (Khéops) en vue de lui construire une belle pyramide. Pour l’occasion, il m’a remis un étalon de mesure, un bout de bois appelé «coudée royale égyptienne», qui se distingue d’une coudée populaire par une longueur plus élevée.

Vous pouvez lire ou relire les articles précédents en cliquant sur ce lien et sur celui-ci ou passer directement à la suite qui relate la façon dont j’ai établi que la Terre est une sphère voilà 4 500 ans. D’autres articles suivront pour expliquer comment il a été possible de mesurer les dimensions de la Terre et ensuite en arriver à déterminer la longueur d’une coudée royale égyptienne.

*****

— Grand Khoufou, connaissez-vous la provenance du bâton servant de coudée royale égyptienne étalon que vous m’avez remise l’autre jour afin que je mesure la base de votre future pyramide?

— Charbonneux Corbot, sachez que cette mesure étalon m’a été léguée par mon père, le maigrelet et détestable Snéfrou, lui-même bâtisseur d’horribles pyramides devant l’éternel Rê. Que Dieu-Soleil ait son âme, mais surtout qu’il la garde!

— Personne ne sera plus célébrissime que vous, oh! Pharaonique Ornithorynque et votre future pyramide mystifiera toutes les générations ainsi que votre père pour l’éternité!

— Il n’a jamais voulu m’apprendre d’où provenait cette coudée royale. C’était un être mesquin et imbu de sa personne. En construisant une pyramide plus impressionnante que les siennes, je veux le remettre à sa place, bien plus que de laisser ma propre trace dans ce monde. Ma pyramide servira surtout à déclasser ses affreuses constructions bringuebalantes afin qu’il gagne un peu d’humilité dans l’au-delà.

— Si vous m’en donnez l’ordre, grand Hurluberlu, je vous apprendrai comment votre père a obtenu cette coudée royale étalon.

— Vous connaissez sa provenance? Dites-moi tout ce que vous savez, c’est un ordre, ténébreux corvidé!

— Comme vous voulez, oh Cœlacanthe silicaté! Vous avez dû le constater, cette mesure ne provient pas du pharaonique coude de votre père. En fait, elle émane de plus grand que lui, puisqu’elle a été inspirée par la Terre mère en personne.

— J’aime ça! Racontez-moi tout. Mon détestable de père Snéfrou va se retourner dans son sarcophage et ses bandelettes vont lui décoller du corps! J’en pisse déjà de plaisir dans mon pharaonique pagne!

— Votre père voulait une mesure étalon royale pour distinguer ses constructions de celles du peuple. La coudée populaire devait évidemment être plus courte que celle qui serait utilisée pour ses propres réalisations. Il m’embauche donc afin de concevoir une mesure plus longue que la coudée populaire, mais dans des proportions relativement proches afin qu’elle reste pratique. Il voulait utiliser sa propre coudée, mais elle s’avérait plus courte que la coudée populaire en usage parmi le peuple. Je lui ai bien fait sentir que l’idée d’une coudée pharaonique inférieure à l’autre le rabaisserait. Il m’a alors demandé de trouver une longueur qui transcenderait toutes les époques et tous les pharaons après lui. Une coudée intemporelle.

— Ça lui ressemble. Tout devait être éternel, même ses excréments! Continuez, emplumé conseiller, je veux tout savoir.

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— Bien sûr, Grandiose Alphatocophérol. Un jour durant un de mes voyages à la limite du Soudan en passant par la Nubie en Haute-Égypte, j’observe que mon bâton de marche planté bien à la verticale dans le sol ne crée aucune ombre au sol!

— Vous dites qu’en Nubie, le Soleil monte si haut dans le ciel qu’il peut totalement faire disparaitre les ombres?

— À une certaine époque durant l’année, l’ombre du bâton au zénith se confond avec lui. Un corbeau en vol continue de faire une ombre au sol, mais celle-ci est parfaitement à la verticale avec l’oiseau.

— Je vois. Ici à Gizeh, le Soleil crée toujours des ombres au sol, peu importe la journée ou l’heure dans l’année. Les cadrans solaires le montrent bien.

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— Et voilà ce qui est surprenant. En remontant le Nil vers le sud, le Soleil semble se comporter différemment tandis que si je m’éloigne vers l’ouest ou vers l’est, je ne noterai aucun changement dans le comportement des ombres.

Mais pourquoi les ombres sont-elles plus courtes lorsque nous allons au sud en Nubie? C’est vraiment très étrange! Et encore plus si elles restent identiques lorsqu’on adopte une direction perpendiculaire.

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— Les ombres sont plus courtes à Assouan, à Louxor et même tout près à Assiout. Plus on remonte le Nil, plus les ombres raccourcissent, oh! Honorable Peroxyde d’hydrogène. Ce phénomène passe presque inaperçu si nous restons près de Gizeh.

— Et en quoi ce comportement de Rê vous a-t-il permis de déterminer la coudée royale égyptienne de mon père?

— Le dieu Rê n’a rien à voir avec la différence des longueurs des ombres, le dieu Soleil reste le même partout, c’est la Terre qui se montre différente à lui puisqu’elle est… hum… ronde.

— Ronde? Ronde comme une assiette ou ronde comme une boule?

— C’est une boule qui tourne sur elle-même, votre Éternel Encéphalogramme. J’ai mesuré la longueur des ombres qu’un bâton de cinq coudées projetait au sol ici à Gizeh ainsi qu’à Assiout lors de la même journée de l’année. Avec ces informations, je suis parvenu à calculer les dimensions de notre Terre. J’ai ici un schéma pour vous montrer à quoi mes travaux ont ressemblé.

— Et vous avez utilisé les dimensions de la Terre-boule pivotante pour définir celle de la coudée royale.

— C’est exact.

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— Mais si la Terre est ronde, pourquoi ne glisse-t-on pas alors que, d’après votre théorie, nous nous retrouvons sur son flanc?

— Pour simplifier, dites-vous que nous sommes tous attirés par le centre de la Terre. Peu importe notre position sur Terre, il est donc impossible de glisser puisque le bas se trouve toujours parfaitement à la verticale sous nos pieds.

— Je comprends. Je vais donc vous demander quelque chose de plus pour ma pyramide, cher Caliméro. En plus d’utiliser la coudée royale, vous allez intégrer les dimensions de notre Terre dans celles de mon bâtiment.

— Oui, votre Majestueux Polypropylène.

*****

Dans un prochain article, je poursuivrai mon récit afin d’en arriver à mesurer la circonférence de la Terre et toujours avec les moyens connus et disponibles à l’ère de Khéops.

Un transport, ça urge !

En ces temps de réchauffements climatiques avérés et en forte hausse, voter pour un parti qui se désintéresse totalement du sujet confirme que nous ne croyons plus en notre avenir et que seul compte le fait de vivre le reste de nos jours en consentant les moindres efforts dans l’espoir ridicule de ne rien changer à notre mode de vie décadent et annihilateur.

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Les dérèglements de la mécanique climatique n’ont rien d’une sorte de grippe. Ça ne passera pas avec un peu de patience et un sac en papier sur la tête. Mais ça, même si on fait semblant du contraire, on le sait pertinemment.

Le plus étonnant, c’est la question de l’héritage. On dit vouloir le mieux pour notre progéniture alors qu’on lui lègue sans aucune gêne une planète décrépite, aux comportements de plus en plus violents, imprévisibles et destructeurs. C’est tout de même représentatif de nos valeurs morales, dont au tout premier rang, un égoïsme absolu, y compris face et à l’encontre de nos propres enfants !

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Prenez-vous conscience comme moi de cet épouvantable constat de la nature humaine ?Et on devrait garder confiance que l’humain va s’en sortir ? Les arrogants qui rejettent toutes conséquences majeures de leurs actes sur la planète représentent les plus grandioses rêveurs et utopistes alors qu’ils utilisent ces mêmes termes pour qualifier ceux qui veulent changer les choses. Étrange ? Pas vraiment. Ce phénomène se nomme de la transposition.

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Toutefois, il serait injuste de leur remettre tous les torts. Ils ne sont pas les seuls responsables puisque nous acceptons docilement nous aussi de ne rien changer.

Cette bête sauvage qualifiée injustement de sapiens ment comme elle respire y compris à elle-même, ce qui constitue à mon avis un défaut à l’origine de bien d’autres.

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J’attends toujours avec impatience le passage du prochain vaisseau en direction de ma planète d’origine. Je commence vraiment à en avoir ma claque de cet endroit, et ce malgré les jolis paysages disséminés un peu partout sur cette boule, de toute façon, en décrépitude. Il y a plus important à faire et je n’ai plus aucune utilité parmi ces indigènes indigestes. J’accepterais aussi un travail bénévole comme agent de bord. Ah et puis tant pis! Foutez-moi dans une soute à bagages si ça vous chante, mais faites quelque chose!

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Bah! Gang! Ne vous inquiétez pas. Je compte bien continuer de vous écrire, question de recevoir vos commentaires sur la façon dont vous vous débrouillez avec les catastrophes et cataclysmes. Vous ne m’en voudrez pas si je ne parais pas étonné de vos déboires avec la Nature et avec vos semblables lorsque vous vous entretuerez pour survivre. Et même si vous détestez l’entendre, je vous abreuverai sans vergogne de centaines de «je vous l’avais bien dit».

Quand les physiciens s’excitent

ANITA est un instrument scientifique installé en Antarctique destiné à détecter des particules provenant des rayons cosmiques. Il est spécifiquement conçu pour chasser des rayonnements spatiaux extra-atmosphériques. La communauté des physiciens spécialisés dans les hautes énergies, dont celles concernant les neutrinos, fut prise d’une grande excitation quand l’instrument a détecté des particules qui ont semblé provenir de la terre plutôt que de l’espace. Puisque les rayonnements connus ne devraient pas rebondir, les scientifiques ont commencé à se demander si ces faisceaux mystérieux sont faits de particules inconnues jusqu’à présent, donc en dehors du modèle standard.

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ANITA

Depuis les premières observations en 2016, les scientifiques ont émis plusieurs hypothèses, dont celles des neutrinos stériles ou d’une distribution atypique de matière noire au sein de la Terre. Cependant, des hypothèses plus conventionnelles n’étaient pas toutes écartées pour autant.

Cela vient de changer. Un récent article scientifique (26 septembre 2018) provenant du Penn State University vient de montrer les données colligées des deux détecteurs de particules installés en Antarctique, ANITA et Ice Cube et leurs conclusions ont fait sursauter l’ensemble de la communauté scientifique. Si leur conclusion est valide, il n’y aurait qu’une seule chance sur 3,5 millions que les particules détectées par les deux appareils fassent partie du bestiaire du modèle standard des particules fondamentales actuellement accepté. C’est un niveau de confiance valant entre 5,8 et 7 sigma en fonction des calculs choisis, 5 étant le minimum pour confirmer une nouvelle découverte.

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Ice Cube

Les deux équipes de chercheurs ignorent toujours si ces particules sont l’une de celles actuellement prédites par des théories alternatives ou complémentaires. Quoi qu’il en soit, cette découverte était grandement attendue puisque le modèle standard a toujours été considéré comme une œuvre incomplète du fait qu’il ne dit absolument rien sur la gravitation ni sur la matière noire ni sur l’énergie noire, des phénomènes observables qu’on ne peut laisser de côté.

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Simulation du réseau de détecteurs sous-glaciaire de Ice Cube

Mais pourquoi ces détections n’ont-elles lieu qu’en Antarctique alors qu’il existe tout un tas de détecteurs ailleurs dans le monde ? Les rayons cosmiques moins freinés par le champ électromagnétique de la Terre à cet endroit transportent des énergies impossibles à générer avec des appareils sur Terre et même par le plus puissant d’entre eux, le LHC. En analysant les comportements de ces particules cosmiques hyper énergétiques, on accède à tout un nouveau pan de la physique. Pour l’instant, le mystère plane sur la nature précise de ces particules.

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Pour ma part, je reste un peu sceptique. Les Américains nous ont prouvé avec l’expérience 2MASS qu’ils peuvent rapidement tirer des conclusions infondées. C’est comme s’ils étaient frustrés que les spots des découvertes scientifiques ne les illuminent plus et ils les recherchent à tout prix. Ils n’ont qu’à demander à leur gouvernement de mettre moins d’argent dans la guerre et plus en recherche. Connaissant leur président, ce serait chose facile, non ?

Soirée électorale au Québec

Hier, c’était jour d’élections au Québec. On a un nouveau gouvernement majoritaire, un nouveau parti au pouvoir, la CAQ (Coalition Avenir Québec) et un nouveau premier ministre, François Legault.

Le parti qui a remporté les élections est le seul parti dont le programme a, non seulement aucune mesure à présenter en matière d’environnement, mais au contraire, il veut encourager les hydrocarbures y compris la fracturation hydraulique.

Je félicite la CAQ pour leur victoire, ainsi que pour ne pas avoir cédé à la tentation de nous mentir effrontément sur le sujet. Au moins, les électeurs n’auront pas à regretter leur choix pris en connaissance de cause. Je souhaite simplement à ce parti et à son chef d’ouvrir les yeux et de gouverner en gens responsables. Ça devrait suffire pour prendre quelques bonnes décisions en rapport avec des priorités non inscrites dans leur programme.

À tous les nouveaux élus de tous les partis, je vous souhaite la clairvoyance et l’humilité. Représentez vos concitoyens de manière honnête et responsable.

Coup de pied au C…orbot

Mentir peut être considéré à plusieurs niveaux. Pour simplifier cet article, je me contenterai d’aborder les mensonges émis par des organismes gouvernementaux, incluant la police, les militaires et les politiciens.

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Disons qu’il se produit un ou plusieurs événements incompréhensibles. Les citoyens s’inquiètent, s’interrogent, et leurs craintes finissent sur le bureau d’un quelconque fonctionnaire, d’un policier, d’un colonel, par l’entremise d’un citoyen, d’une personne élue, d’un groupe de pression ou par des représentants des médias.

Cet individu interpellé se fout éperdument des plaintes et des récriminations des citoyens. Sans même s’intéresser au sujet, ou encore il connait la vérité, mais ne veut la révéler, il balaye le dossier sous le tapis en inventant une histoire stupide censée avoir un certain sens. Mais au fond, son profond mépris des gens le pousse à rester médiocre et à consentir très peu d’efforts pour forger un mensonge possible.

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Son histoire est reprise par d’autres individus sommés de répondre, par des élus, par le corps policier, bref par tout le monde.

Les médias ou les réseaux sociaux relèvent les incohérences de cette explication bancale. Ça crée un tollé, mais l’explication a été donnée et il faut s’en tenir comme à la prunelle de ses yeux, Plus les gens discutent du sujet, plus l’explication prouve sa stupidité. Jusqu’au point où celle-ci ne peut plus tenir.

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Des experts entrent alors en scène et concoctent un mensonge encore plus gros puisqu’ils doivent eux aussi couvrir la vérité sur les événements décriés ainsi que sauver la face des menteurs. Mais mentir a ses limites. Leur nouvelle explication parvient parfois à répondre aux plus évidentes aberrations, mais du coup, ils rendent les autres incohérences encore plus contestables.

Et après on tergiverse sur la possibilité ou non qu’on nous mente. On devrait plutôt tergiverser sur la possibilité qu’on nous dise parfois la vérité.

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Est-ce si difficile à comprendre que dans nos sociétés, mentir est la norme absolue et que la vérité est plus rare à trouver que les filles qui pissent bien assises sur la lunette d’une toilette publique sans sortir tout un attirail digne d’un labo de microbiologie de niveau pathogène P4 ?

Certains diront que LeCorbot, en plus d’être noir, est cynique. Mais ce n’est pas du cynisme lorsqu’il n’y a pas tant d’exagération que ça (oubliez ma remarque sur les filles… quoique…).

Aidez-moi à trouver un seul exemple où une entité gouvernementale a immédiatement prouvé sa transparence dans un dossier controversé ou sensible et que celle-ci n’a pas été précédée d’au moins un mensonge éhonté ou d’un mutisme indécent.

Et même si vous me donniez plusieurs exemples, vous seriez encore bien loin du compte qui prouverait que j’exagère, donc que je fais du cynisme.

Mais si je parviens à vous prouver que je ne suis pas cynique, vous devrez alors croire que vous ne méritez pas de vous faire dire la vérité. Ça, c’est plus difficile à accepter puisque cela signifie que vous consentez sciemment à être traité en petit citoyen bonasse.

Entre vous auto-insulter et donner un coup de pied dans un Corbot, le choix est évident, n’est-ce pas ?

Ça se précise encore plus

Je sais, je m’étais promis de foutre la paix aux climatosceptiques afin d’entamer la phase de préparation aux catastrophes. Puisqu’il ne subsiste aucun doute sur la direction prise et conservée par l’humanité depuis ces deux derniers siècles, vous avez le choix entre le précipice ou le mur de pierre, je ne voyais plus aucun intérêt à discuter du sujet. On devra faire face à notre incurie collective et ça va brasser, croyez-moi ! Mais en tombant sur ce communiqué de presse, je n’ai pas pu résister à la tentation de vous en faire part.

La suite de l’article est directement tiré du site web du gouvernement du Canada et concerne l’Antarctique.

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Communiqué de presse

Le 24 septembre 2018 – Gatineau (Québec)

La température de l’eau de mer près de l’Antarctique augmente, selon une nouvelle étude réalisée par une équipe de scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada et une de leur collègue du Scripps Institution of Oceanography, aux États-Unis.

Leurs conclusions, publiées aujourd’hui dans la revue Nature Geoscience, sont les premières à montrer que le réchauffement de la température de l’océan Austral au cours des dernières décennies résulte directement – et principalement – d’une hausse des émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme. La diminution des niveaux d’ozone atmosphérique liée au trou dans la couche d’ozone contribue également au réchauffement.

Les scientifiques ont combiné une analyse de toutes les données historiques existantes et un modèle informatique de pointe mis au point par Environnement et Changement climatique Canada. Ils ont également conclu que les eaux près de l’Antarctique deviennent moins salées, ce qui concorde avec la modification connue des régimes de précipitations dans l’hémisphère Sud.

 

Citations

« Notre étude montre que l’augmentation de la température et la diminution de la salinité observées dans l’océan Austral sont causées par l’homme, qui est responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre et de l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique. Il est important de comprendre les changements qui s’opèrent dans l’océan Austral, car ce dernier joue un rôle clé dans le bilan thermique de la Terre et l’absorption du carbone, et les glaciers qui le recouvrent peuvent avoir un impact sur la hausse du niveau de la mer. C’est la première fois que l’influence séparée de la hausse des émissions de gaz à effet de serre et de l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique a pu être détectée dans l’océan Austral. »

– Neil Swart, chercheur, Environnement et Changement climatique Canada

Faits en bref

  • L’océan Austral s’est réchauffé deux fois plus rapidement que la moyenne de l’océan mondial.
  • La hausse des gaz à effet de serre est le principal facteur responsable des récentes augmentations de la température et diminutions de la salinité de l’océan Austral.
  • L’appauvrissement de l’ozone contribue également au réchauffement de l’océan Austral et à la diminution de sa salinité. Cependant, étant donné que le rétablissement de la couche d’ozone est en cours grâce au Protocole de Montréal, on prévoit une diminution de l’incidence de l’ozone sur l’océan Austral.
  • Du 19 au 21 septembre 2018, le Canada a été l’hôte d’une réunion des ministres du G7 pour discuter de l’action climatique mondiale et de la santé des océans du monde.

 

antarctique_sizedLien : https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2018/09/la-hausse-de-la-temperature-de-leau-de-mer-pres-de-lantarctique-est-causee-par-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-lappauvrissement-de-lozone.html

 

Gamines pensées, société puérile

La pensée humaine moderne reste tributaire de celle de nos ancêtres, c’est-à-dire les chasseurs-cueilleurs, puis des agriculteurs-éleveurs. Malgré toute notre évolution technologique et scientifique, nous continuons de penser comme eux, de placer nos priorités aux mêmes endroits et de prendre les mêmes moyens qu’eux pour réaliser nos projets. Voilà probablement la raison profonde de nos échecs actuels.

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La société a technologiquement évolué sans progresser dans ses paradigmes. Ceux-ci se sont avérés valables à d’autres époques et pour d’autres conditions, mais maintenant ils plombent nos projets d’avenir en nous ramenant constamment à ne regarder qu’à court terme, jusqu’au prochain repas, jusqu’à la prochaine chasse, jusqu’à la prochaine saison des semailles ou des récoltes.

Aujourd’hui, nous devons nous donner des défis indépendants des politiciens et de leurs considérations presque uniquement centrées sur leur réélection. La société a besoin de projets vus, prévus, planifiés et réalisés sur le long terme.

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Tous les quatre ans, on change la couleur des fusées et leur destination, bien plus pour des considérations d’héritage politique que pour atteindre des objectifs scientifiques et sociologiques.

Les oligarques imposent leurs vues et leurs objectifs à l’ensemble des citoyens. S’ils détestent l’épeautre, gagez que nous ne verrons jamais de pains composés d’épeautre sur les rayons des marchés. S’ils détestent l’énergie solaire, il végètera au fond des labos désœuvrés. S’ils aiment les armes, le monde vivra en guerre permanente, peu importe les efforts adverses. S’ils se foutent de l’environnement parce qu’ils se montrent incapables de comprendre comment ils peuvent en tirer profit, nous resterons tous et toujours des pollueurs exemplaires.

Force est de constater que nos vrais dirigeants, les oligarques, nous prouvent jour après jour leur incapacité à regarder au-delà du prochain trimestre et nous les laissons nous diriger, nous dire ce que nous devons faire, nous dire quoi penser, nous dire quoi aimer, nous dire comment vivre et comment mourir. Nous pensons et agissons comme des gamins, alors nous en sommes.

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Voilà où en est rendue la société humaine. En fait, elle est rendue nulle part puisqu’elle n’a pas progressé d’un seul pas depuis l’Antiquité, depuis les grottes et même depuis les savanes. Nous avons donné nos sociétés sans rien recevoir en échange à une bande d’enfants gâtés, égoïstes, totalement imbus de leur rang, incapables de la moindre empathie, du moindre projet rassembleur, des moindres pensées progressistes et nous les suivons comme s’ils pouvaient nous apporter le bonheur alors qu’ils nous enlisent dans la mouise la plus débilitante et la noirceur la plus totale.

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Nous ne reconnaitrons jamais nos erreurs, tout d’abord celle qui consiste à se laisser diriger par une bande de junkies à l’argent, et ensuite celle de continuer à les suivre docilement jusqu’au précipice où ils nous laisseront nous bousculer jusqu’à tous s’y précipiter de gré ou de force.

Ce dernier constat est pour moi le pire à accepter. Reconnaitre ses erreurs, ses gaffes, ses faiblesses est une étape essentielle dans un processus d’évolution et la société humaine actuelle reste totalement imperméable à l’autocritique et absolument incapable de choisir de nouvelles directions.

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Bien que les dinosaures aient dominé sur Terre pendant 165 millions d’années, ils n’ont pas pu s’adapter suffisamment rapidement aux nouvelles conditions, sauf une petite branche pourtant bien plus fragile, les espèces aviaires qui nous ont donné tous nos oiseaux actuels.

L’humain agit en prédateur suprême. Toutes les espèces ayant porté cette étiquette, leurs os ont terminé entre deux couches géologiques, sauf le requin ! Nous sommes les prochains sur la liste. L’Anthropocène, ou si l’on préfère le Meghalayen, aura été de très courte durée, quelques centaines d’années tout au plus.

À moins que nos sociétés se dotent d’outils pour briser leur dépendance absolue face à cette bande de caïds juste bonne à répéter la même recette ad nauseam. Cette recette, évidemment, est celle qui les avantage tout particulièrement, raison de leur collage à l’époxy sur leur siège rembourré au papier-monnaie. Que croyez-vous réellement? Qu’ils décolleront d’eux-mêmes de leur confortable siège? Qu’ils amèneront la société quelque part ailleurs où il fait meilleur? Qu’ils possèdent une vision cohérente et perspicace du futur? Votre réveil s’avérera méchamment brutal si vous croyez à ces âneries.

Notre naïveté ne peut pas durer éternellement. Notre dépendance aux décisions d’une minorité confirme notre statut de gamins. Agissons en vrais adultes, relevons nos manches et attaquons les problèmes à la racine. Enfin, donnons-nous des objectifs clairs et indépendants des classes politiques et oligarchiques. Déterminons ensemble des objectifs de société et réalisons-les, pour le bien de notre société et de tous ses citoyens.

Lorsque nous renverserons la vapeur et que ce sera la société qui dira aux oligarques et aux politiciens quoi faire et comment le faire, nous commencerons à vivre dans une société adulte. En attendant, nous ne faisons que jouer aux billes !

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