Géologie

La recherche de pétrole et autres hydrocarbures reste l’une des occupations les plus populaires des géologues. Apprendre les couches géologiques dans cet unique but m’a toujours très peu intéressé, pour ne pas dire rebuté.

Je n’ai jamais étudié dans ce champ d’expertise et pourtant ce sujet m’habite énormément pour d’autres raisons que d’y découvrir des pseudo-richesses aux dessous catastrophiques. Le plus intéressant est de remonter le cours du temps, de jouer au détective, de chercher des indices, des preuves d’un passé disparu depuis des millénaires, des millions voire des milliards d’années.

Retrouver l’histoire de notre planète, de ses différents continents et de ses régions après tant de temps peut paraitre impossible tellement tout a bougé, tout s’est érodé et a finalement disparu au plus profond du manteau terrestre ou sous le pic des excavateurs. Mais il reste encore beaucoup de lieux préservés, encore vierges, où des yeux exercés et des analyses poussées parviennent à faire parler certains témoins de ces temps immémoriaux.

À l’instar des strates qu’ils étudient, les géologues sont parvenus à subdiviser l’histoire de notre planète en une série de couches temporelles distinctes appelées âges, eux-mêmes groupés en époques, puis en périodes, en ères, éons et superéon. Chaque groupe possède des éléments communs et distinctifs. C’est ainsi que le turbulent passé de notre planète nous est révélé depuis ses origines hadéennes jusqu’au Meghalayen actuel.

Des surprises de taille ont émergé des études du sol et du sous-sol terrestre. Tout d’abord, l’âge de notre Terre. Décrété par les interprètes des saintes Écritures à environ 6000 ans, celui-ci a bondi pour atteindre une fourchette entre 24 et 400 millions d’années grâce aux travaux de Lord Kelvin. Mais ce dernier ignorait alors le rôle et donc l’importance de la radioactivité souterraine dans son échauffement. La Terre a atteint son âge actuel estimé à 4,54 milliards d’années lorsque les géologues ont analysé et recoupé les résultats des désintégrations d’uranium, de thorium, de potassium et d’iode.

La géologie met en lumière et explique l’apparition et la disparition d’espèces végétales et animales. Elle établit une carte précise des climats locaux et global du passé. Elle explique tous les désastres naturels et les raisons pour lesquelles les volcans, les séismes et les tsunamis ont sévi et continuent constamment de le faire.

Elle donne un sens et un âge aux grandes chaines de montagnes et jusqu’aux plus petites formations terrestres. Elle explique la formation des roches sédimentaires, des cristaux de tous genres, y compris toutes les gemmes. Elle retrouve la latitude des continents à travers les âges, leurs télescopages et leurs séparations. Elle établit la chronologie de la série d’inversions des pôles magnétiques à travers le temps.

Elle retrouve les traces de cataclysmes sidéraux, de notre Soleil, mais aussi de supernovæ et autres tempêtes venues des confins de notre Univers. Elle met en évidence les astroblèmes créés par des météorites dont certaines ont changé de façon définitive l’avenir de notre monde et par incidence le nôtre.

La géologie s’intéresse aux cycles de l’eau et des vents, elle retrace les érosions, les périodes glaciaires, les retraits des glaciers, les rebonds glaciaires, les inondations monstrueuses et les sécheresses. Elle confirme des légendes qui, sans elle, ne seraient restées que des histoires mythiques.

Elle explique les vallées, les falaises, les mornes, les moraines, les veines de métaux dans la roche, les chapelets d’iles ou de collines, les canyons, les fosses abyssales, les dérives des continents, la subduction et les failles géologiques.

La géologie continue pourtant de transporter des cadavres dans ses placards. Elle garde de lourds secrets, dont certains impacts de l’humain sur sa planète. L’exploitation des gaz de schistes à partir de la fracturation hydraulique engendre des effets géologiques qui sont systématiquement dissimulés. Des apparitions subites de dolines et de cénotes (sinkholes) obtiennent des explications bancales qui puent la dissimulation des vraies raisons pour des considérations économiques et politiques.

Carte-geologique

La géologie est fortement subventionnée par le public. Quant au privé, il enferme ses propres conclusions défavorables dans des voûtes bien gardées. Lorsque le pouvoir possède également celui de taire la vérité, la science obtient le même traitement que les fausses nouvelles.

Faire de la géologie constitue une superbe aventure qui permet également de profiter de la nature, de se promener dans des lieux jamais explorés, de voyager à travers le monde, de trouver des beautés naturelles inconnues. Pour les amoureux de plein air, de la Nature, des énigmes à la CSI et des voyages exotiques, la géologie est l’une des plus belles branches scientifiques à laquelle des jeunes peuvent s’adonner.

Blogueur

Devenir blogueur est une décision pouvant paraitre simple et elle se prend souvent sans en faire plus de cas. Nous pensons être en mesure de fournir des informations intéressantes à nos lecteurs dans un domaine dans lequel nous sommes compétents ou qui nous fait plaisir, nos loisirs, nos enfants, un sujet d’intérêt ou d’inquiétude, etc.

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Puis on se lance avec la ferme conviction que les lecteurs afflueront. Normal, si quelque chose nous intéresse, il devrait y en avoir tout un tas avec le désir de nous lire alors que nous possédons d’excellentes informations sur le sujet.

Nos premiers abonnés semblent confirmer notre analyse. Ça va déchirer ! On le sent ! Puis le premier pic d’abonnés s’essouffle. On redouble d’efforts, mais déjà notre esprit commence à comprendre la dure réalité. Peu importent nos énergies déployées, un nobody restera un nobody à moins de faire scandale ou de faire un tabac avec une vidéo totalement conne donc virale.

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Bloguer vide notre sac à provisions qu’on croyait pourtant inépuisable. Chaque nouvel article nous coûte davantage que le précédent. Nous espaçons nos écrits, mais nous commençons déjà à sentir la fin de l’aventure. Trop de désavantages pour presque aucun avantage. Le nombre de lecteurs reste famélique pour tout ce temps et tous ces efforts investis… en vain.

Nos écrits resteront accessibles un certain temps jusqu’à ce que l’abonnement au site vienne à échéance et sans renouvellement cette belle aventure finira comme elle a commencé, dans l’anonymat le plus total.

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Cette aventure a été vécue par nombre de personnes aujourd’hui disparues des radars et qui gardent un souvenir mitigé d’espoirs déçus. Il faut toutefois se rendre à l’évidence, nos blogues sont des gouttes d’eau dispersées dans une mer de n’importe quoi, quelques articles sérieux originaux, beaucoup de relais d’informations préexistantes et un tas d’inepties.

Le blogue du Corbot existe depuis plus d’un an, mais j’écris un article par jour depuis une révolution terrestre complète autour du Soleil. Mes écrits sont tous totalement originaux, je me documente, je fouille dans ma mémoire et dans mes livres, je trouve de nouvelles références, j’élabore un plan en choisissant un angle d’attaque particulier et original, je rédige, révise, corrige, catégorise et étiquette avant de mettre en ligne. Tout ce processus prend du temps et énormément d’énergies quotidiennement.

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Tenir un blogue (b-log), un journal (jour-nal), requiert de la discipline et il dépasse le simple désir de parler de soi et de ses intérêts immédiats. Cet acte nous pousse à nous améliorer tant au niveau du fond que de la forme. Cet exercice quotidien m’a donné des idées nouvelles dans un florilège de domaines distincts. J’ai établi d’étonnants ponts interdisciplinaires. J’ai nuancé ma pensée en intégrant encore plus de variables dans mes équations. Je me suis laissé porter par des flots d’idées décousues que j’ai rassemblées en courtepointes étonnamment riches en couleurs et en substances. Et pour toutes ces raisons, je vais continuer à vous proposer des articles, cependant, je ne m’engage plus à maintenir le rythme d’un article original par jour.

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J’aimerais remercier tous mes lecteurs et particulièrement ceux qui déposent des commentaires. Je sais combien ces petits mots exigent encore plus de temps et d’énergies de la part des blogueurs-lecteurs. Je reçois donc chacun d’entre eux comme de précieux cadeaux. Je continuerai aussi de vous lire de façon assidue et de commenter vos articles lorsque je pense apporter une opinion alternative et originale.

Je poursuis donc mon aventure avec vous durant une autre année, pour du meilleur et du moins pire. Alors… à demain.

Je suis

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Je suis le vent glacé automnal, le ciel ombrageux, les feuilles tombées

Je suis l’étranger indésirable, l’inverse de l’an droit, l’épine dans la chair

Je suis l’oiseau rabattu, le corbeau aux ailes d’Échyrée, la menace tue

Je suis l’arbre sauvage épargné des haches et du feu, fier, risible, esseulé

Je suis le mascaret remontant le fleuve des préjugés, le ras-le-bol-de-marée

Je suis l’ile aux falaises tranchantes, inabordable, peuplée d’oiseaux exotiques

Je suis le pieu du prétentieux, le dénonciateur du menteur, l’ail du vampire

Je suis la pluie sournoise, le verglas briseur, la pesanteur indésirable

Je suis l’épopée oubliée, le héros méconnu, la quête avortée

Je suis l’enfer inondé, le ciel silencieux, la terre en jachère

Je suis l’innommable, l’inqualifiable, l’épouvantail

Je suis la marmite débordante, la rébellion sous couvert, l’incompréhensible

Je suis la défervescence, l’extincteur des idioties, le réaliste indésirable

Je suis les nuées noires, le symbole de la furie, le silence annonciateur

Je suis l’univers atomisé, l’immensité ratatinée, le peu anéanti

Je suis mon indomptable roi, mon irréprochable loi, ma juste foi

Je suis moi… qui suis-je

Androïdes

À l’heure où les robots ne sont plus qu’industriels, à l’heure où l’on commence à les rendre anthropomorphes, à l’heure où nous commençons à leur faire quitter les laboratoires et aussi parce que nous progressons à pas de géant dans le monde de l’intelligence artificielle, bientôt les androïdes entreront dans notre quotidien.

Je viens de terminer la première saison de la série télévisée « Humans ». Ces machines conçues et construites pour nous aider, nous assister, nous tenir compagnie, veiller sur nous voient le sujet de leurs attentions dériver dans tous les sens. Ce qui m’a le plus frappé dans ces émissions très bien réalisées est que toutes les situations interactives décrites au fil de l’histoire finiront, j’en suis convaincu, par survenir.

Cependant le scénario ne s’en tient pas seulement à nos propres dérives, ce qui constituerait déjà un vaste et passionnant sujet. Une classe particulière d’androïdes fait aussi des siennes. Leur concepteur aurait réussi à leur inscrire des programmes informatiques leur permettant de générer de la conscience, ou du moins ce qu’on appelle ainsi. Ils se comportent donc comme nous, avec nos qualités et aussi nos défauts. Rendues physiquement très semblables à l’humain, ces machines deviennent indiscernables, tant dans leur apparence, leur gestuelle, leurs réactions que par leur mode de pensée ayant la capacité d’évoluer, de s’améliorer ou de se corrompre.

Et c’est là où toute l’éthique entre en jeu. En fait, qu’avons-nous réellement créé ? Une machine performante ou la vie sous une autre forme ? Et même si on répond que les machines ont pris vie, celles-ci nous sont-elles redevables ? Doivent-elles absolument rester des sortes d’esclaves, des vassaux, au mieux des serviteurs à jamais serviles et totalement fidèles à leurs propriétaires ? Nous appartiennent-elles ou si elles s’appartiennent avec tous les droits inhérents ?

Évidemment, l’humain vivra le complexe de Frankenstein, il craindra ses propres créatures lorsque celles-ci deviendront plus performantes que lui. On verra des manifestations, du lynchage et du sabotage en signe de rébellion à leur présence… à leur existence. Certains défendront leurs droits, considérant qu’ils ne peuvent plus être considérés simplement comme des machines. D’autres s’opposeront farouchement à une reconnaissance de toute émancipation.

Je pense que la clé permettant de trancher ce litige est le libre arbitre. Les androïdes deviendront autre chose que de simples appareils le jour où on les dotera d’une capacité de choisir sans faire intervenir autre chose que leurs programmations de base ainsi que la somme de leurs expériences personnelles postérieures. Le libre arbitre de l’humain fonctionne exactement de cette façon. Nous sommes le résultat d’une transmission génétique, d’une éducation et d’une série d’expériences et nos décisions, bonnes ou mauvaises, conscientes ou inconscientes, reposent sur le principe que nous possédons de ce fait tout ce dont nous avons mentalement besoin pour procéder à nos propres choix. Ces critères seront prouvés indiscernables entre ceux que nous possédons et ceux que nous aurons inculqués à nos inventions.

Pour cette raison, un jour les androïdes obtiendront ce statut d’espèce à part entière avec tous les droits et obligations qui s’y rattacheront. Peut-être certains d’entre eux se révolteront-ils contre l’humain. Ils formeront alors des colonies, se reproduiront mécaniquement et évolueront en marge de la société tandis que d’autres nous resteront inébranlablement fidèles. Ce sera leur choix plutôt que le nôtre, preuve de leur liberté de pensée.

Mon livre « Scénarios de fins du monde — 1 » contient une nouvelle intitulée « Machina sapiens » dans laquelle je traite de cette interaction humain-créature intelligente et des pensées philosophiques d’une de ces machines plus évoluée que ses congénères.

Le destin de l’humanité passera inexorablement par cette phase critique où nos machines nous dépasseront en tous points. Il ne faut pas être un grand devin pour la percevoir. Toutefois, combien d’entre nous osent réellement la regarder non plus comme une éventualité lointaine, hypothétique, fantastique et cauchemardesque, mais comme une réalité inexorable en train de se construire pierre après pierre et qui surviendra bien plus tôt que nous osons le croire ?

Savoirs anciens, 60

Dans ma série d’articles sur les savoirs anciens, je me permets une brève incursion du côté arithmétique pour parler du nombre 60. Cela peut paraitre étonnant que ce nombre soit si présent dans notre quotidien, et ce depuis des temps immémoriaux.

La valeur 60 a envahi la vie d’homo sapiens dans un passé lointain. Attestée chez les Sumériens voilà plus de 5000 ans, les Babyloniens l’ont ensuite adoptée. On le retrouve plus tard dans les calendriers hindou et chinois. Par la suite, les Grecs, les Indiens, les Arabes, les Égyptiens et les Européens ont tous adopté cette base de calcul pour mesurer le temps et les angles.

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Un cercle est divisé en 360 degrés (6 x 60), chaque degré en 60 minutes et chaque minute en 60 secondes. Une journée est divisée en 24 heures (4 x 6), chaque heure en 60 minutes et chaque minute en 60 secondes.

On voit que la base 60 n’était pas globalement utilisée comme notre base 10 actuelle. 24 (heures) ne divise pas 60, mais cela s’explique. On doit en fait considérer la base 60 comme étant la multiplication de deux bases. D’une part, les facteurs 5 et 12 donnent 60, de même que les valeurs 6 et 10. Ces deux multiplications correspondent à deux moyens de facilement compter jusqu’à 60 à l’aide de nos deux mains.

Oui, nos ancêtres apprenaient à compter sur leurs doigts jusqu’à 60 et pas seulement jusqu’à 10 comme nous ! Comme quoi l’avancement des connaissances se permet parfois de reculer. Certains peuples actuels continuent toujours de compter de la sorte, reliquat d’une culture multimillénaire. La plus utilisée est la technique des phalanges. Excluant le pouce qui sert de marqueur, les 4 autres doigts d’une même main contiennent 3 phalanges chacune pour un total de 12. Le bout du pouce désigne à la suite les 3 phalanges de l’auriculaire, de l’annulaire, du majeur et de l’index pour un compte de 12. La deuxième main lève alors 1 doigt pour désigner qu’on a atteint 1 fois ce compte. En recommençant ce processus jusqu’à ce que les 5 doigts de la seconde main soient tous levés, on a atteint le compte de 60. On a donc 60 en ayant multiplié 5 fois le nombre 12.

Toujours pour compter 60 à l’aide de deux mains, il existe une deuxième technique qui multiplie 10 fois le chiffre 6. La main droite compte en levant 1 doigt à la fois. Une fois les 5 doigts levés, on lève 1 doigt de la main gauche pour un total de 6 levés de doigts. Lorsque la main gauche est pleine, on a atteint le compte de 30. En inversant le rôle des deux mains et en recommençant le processus précédent, on parvient à obtenir la valeur 60.

Diviser la demi-journée en 12 heures, celles pouvant s’afficher sur un cadran solaire, ne constituait donc pas un choix aléatoire. Les anciens ont donc obtenu une journée complète totalisant 24 heures. Une fois l’heure définie, ils l’ont subdivisé en 60 minutes et chaque minute en 60 secondes.

Les 360 degrés d’un cercle peuvent paraitre plus mystérieux. On n’obtient pas des quadrants de 60 degrés mais 90. Diviser un cercle en 6 portions de 60 degrés peut paraitre géométriquement illogique. Et pourtant, une raison précise pourrait se terrer sous cette étrange division. J’en réfère à mon article sur un autre savoir ancien où j’inscris un hexagone dans un cercle. En reliant le centre du cercle à chaque sommet de l’hexagone, on obtient bien 6 angles de 60 degrés. Et pourquoi choisir d’inscrire un hexagone plutôt que toute autre figure géométrique ? Parce que chacun de ses côtés mesure précisément la valeur du rayon du cercle. Ainsi, l’hexagone et le cercle ont une relation intime qui pouvait s’avérer très utile. Ainsi, subdiviser un cercle en 6 portions de 60 degrés parait bien plus sensé qu’à priori. En reprenant pour le degré la subdivision temporelle des 60 minutes et 60 secondes, on obtient la précision des angles désirée.

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Et voilà comment la base sexagésimale a marqué nos mesures, celle du temps qui passe ainsi que celle des subdivisions d’un cercle. Notez qu’un mouvement cyclique comme celui d’un bœuf qui tourne autour d’un axe relie les notions de temps et de géométrie. Il est donc normal de retrouver les minutes et les secondes dans les deux notions.

Dernier point non négligeable, les six premiers chiffres divisent 60 et il en possède six autres pour un total de douze facteurs (1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 12, 15, 20, 30, 60). Il est donc possible de subdiviser 60 en parts égales de douze façons différentes. Dans un monde où on comptait des valeurs entières, têtes de bétail, œufs, baies, lapins, perdrix, etc., compter par groupes de 60 unités pour ensuite les subdiviser également parmi la communauté constituait un atout de taille.

En définitive, la base sexagésimale (60) ne doit rien aux hasards, mais bien à des considérations pratiques compréhensibles pour chacun des habitants des temps anciens. La valeur 60 désignait peut-être aussi un grand nombre au-delà duquel on devenait riche, l’ancêtre de notre million ou notre milliard. L’humain n’avait pas encore transformé ses avoirs en papier-monnaie qu’il pourrait accumuler sans limites. 60 chèvres l’occupaient suffisamment pour qu’il n’espère pas en posséder bien plus, une façon naturelle d’éviter les abus des systèmes économiques. Oui, lorsqu’on doit travailler fort pour conserver son dû, on manque de temps pour en rajouter. Pourrait-on se servir de cette leçon de l’histoire pour revoir le prochain système économique lorsque l’actuel collapsera ? La base 60 reprendra peut-être du service au-delà de la mesure du temps et des angles.

Bon appétit ? Tu me détestes ?

Bon appétit ! J’aimerais qu’on revoie cette formule de politesse pour l’adapter à notre mode de vie moderne. Je trouve qu’avoir un bon appétit n’est plus très à propos puisque nos besoins énergétiques ont drastiquement chuté depuis un siècle. Pour la plupart d’entre nous, nous poussons du crayon, tapotons du clavier ou placotons dans une salle de conférence. Et quand on devient très actif, nous effectuons ces trois activités de front, vraiment rien pour nous donner un « bon appétit ».

Je propose la formule de politesse inverse. Souhaitons-nous plutôt « bonne satiété ! »  puisque moins manger nous aide à garder la santé. Moins de calories, moins d’obésité; moins de gras, moins de cholestérol; moins de sucre, moins de diabète; moins de sel, moins d’hypertension. Ressentir rapidement la satiété nous aide donc à vivre mieux et en meilleure forme.

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L’heure du lunch approche et vous sentez la faim vous tenailler ? Vous dévoreriez un cheval ? Surtout, n’ayez pas trop d’appétit, vous le regretteriez si vous deviez passer le reste de la journée avec des lourdeurs d’estomac, des gaz, des ballonnements, de la somnolence, un taux de glucose trop élevé, une diarrhée, un kilo de plus et des artères en train de se bloquer.

Non, croyez-moi, la dernière chose que vous désirez dans la vie est d’avoir bon appétit. Alors je ne vous souhaiterai certainement pas puisque je vous veux des lecteurs assidus et éveillés !

Je vais plutôt vous souhaiter « bonne satiété ! »

Clients et investisseurs, inversion des rôles

J’aurais pu accoler la catégorie bêtise humaine à cet article, car les conséquences désastreuses engendrées par l’application des mécanismes décrits ci-après dépassent simplement l’entendement. Et pourtant, nous en sommes tous conscients malgré de vains efforts pour le camoufler. Plus encore, nous constituons tous, d’une façon ou d’une autre, l’une des pièces de cet immense rouage. Je vous explique.

Oui, l’humain commet des bêtises individuelles et collectives, mais celle-ci est mûrement réfléchie, généralisée, institutionnalisée et instrumentalisée. La bêtise devient mode de vie et système économique. Quant à nos institutions politiques, elles ne sont destinées qu’à promouvoir et à soutenir l’un comme l’autre.

Planisphère et connexions symbole du réseau

Il existe des terminologies commodes et usuelles pour désigner cette sottise globale, on la nomme capitalisme moderne, néocapitalisme ou encore mondialisation ou village global, des termes destinés à nous émerveiller en réduisant notre importance à néant face au sublime. Ce modèle économique issu des requins-oligarques a tout de même réussi un fameux tour de force, celui d’inverser les rôles autrefois joués par les clients et ceux tenus par les investisseurs.

Un stratagème plutôt commode pour les grandes fortunes de ce monde, elles se sont organisées non seulement pour partager les risques liés à leurs investissements, elles ont tout bonnement réussi à s’en débarrasser. Devinez-vous qui assume aujourd’hui le pari, l’enjeu, les risques économiques autrefois dévolus aux investisseurs ? Je vous le donne en mille, c’est vous, c’est moi et toute la population. Quant à eux, ils se sauvent avec des garanties de rendement et de satisfaction. Pour résumer ce paragraphe en quelques mots : les risques appartiennent maintenant aux clients et les garanties vont aux investisseurs. N’y voyez-vous pas une étrange inversion par rapport à une économie normale basée sur une relation saine entre une entreprise et sa clientèle ?

En suivant de près cette dérive, cette inversion des rôles, des risques et des garanties, on constate que ce modèle économique a engendré un cancer quasiment impossible à éradiquer. L’oligarchie s’est intimement alliée aux politiciens qu’elle finance et contrôle de plus d’une façon. En conséquence, l’intérêt, le désir et la volonté de repenser ce modèle se sont définitivement évaporés.

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Aujourd’hui, l’investisseur, celui qui est censé prendre des risques financiers, voit tous ses rendements garantis. Quant aux fameux dangers, ils n’ont pas totalement disparu, tant s’en faut. La mondialisation le permettant, le bassin de clientèle est tellement vaste qu’une compagnie peut facilement commercialiser des produits pourris à certains endroits sans vraiment risquer sa réputation ni son volume total de ventes.

Les gens floués se découragent de demander un remboursement ou un échange pour obtenir un modèle tout aussi médiocre, car tous les produits finissent par s’équivaloir. Par trop d’expériences semblables, les clients se découragent, jettent la serviette ainsi que leur achat frelaté aux poubelles. Évidemment, les compagnies érigent de multiples barrières visant à leur faire plier l’échine plutôt que de leur donner un service après-vente adéquat. Si un client insatisfait réussit à obtenir réparation, il a réussi le parcours du combattant en ayant raison du Minotaure. Barrières technologiques, de confidentialité, de langue, de fuseau horaire, de manque flagrant de personnel, d’obsolescence des informations, de fusions et de démantèlements d’entités juridiques, de distribution complexe et tarabiscotée, de garanties appauvries ou impossibles à faire respecter, les compagnies qui possèdent quasiment un monopole usent de tous les moyens possibles pour se dégager de leurs responsabilités les plus élémentaires. « Si vous êtes insatisfait, procurez-vous un autre de nos produits médiocres. »

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Pourtant, la majorité des gens refusent de s’offusquer, se gardent de dénoncer les mauvais joueurs, et surtout de boycotter les produits de ces multinationales ? « On m’a convaincu que j’en avais besoin, j’en ai donc besoin. » Grâce à la mondialisation et à son bassin suffisamment important de victimes potentielles, les entreprises peuvent se permettre de flouer la confiance d’une partie de leurs clients pourvu que celle des investisseurs soit préservée.

Et voilà, le pont est lancé pour comprendre la seconde idiotie instaurée par les principaux acteurs de ce système économique, la fameuse croissance ininterrompue. Dans un monde conçu pour le seul bien de l’oligarchie, les entreprises ne peuvent plus se permettre de seulement perdurer, elles doivent impérativement gonfler afin d’atteindre les objectifs en perpétuelle croissance imposés tous les trois mois par leurs investisseurs. Prises en otage, elles leur payent rançon en se saignant à blanc.

Ces ballons de baudruche finissent inévitablement par atteindre leurs limites expansives, mais avant d’éclater, les compagnies auront floué tous ceux qu’ils peuvent duper et escroquer afin de répondre aux folles exigences constamment amplifiées de leurs actionnaires. Elles ne se contentent pas de mal desservir leur clientèle, elles abusent également de leurs employés et négligent toutes leurs obligations sociales en polluant eaux, airs et terres, en massacrant des espèces animales et végétales, en transférant leurs profits dans des paradis fiscaux, en exploitant des enfants et même en encourageant l’esclavagisme ou la surexploitation humaine de façon plus ou moins détournée.

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Et lorsque les sociétés rendues à bout de souffle, exsangues sont devenues incapables de satisfaire leurs bourreaux, elles rendent l’âme en emportant leurs promesses non tenues, leurs négligences et leurs mensonges dans la tombe. Bien entendu, les investisseurs professionnels connaissent bien ce cycle de vampirisme et ils se préparent en conséquence. Ils retirent leurs billes au moment le plus opportun en laissant le soin à d’autres personnes moins bien avisées de se taper la dégringolade des moribonds. Ainsi, ces profiteurs invétérés bénéficient d’un niveau de risque quasiment nul en gangrénant l’économie par la racine sans que personne ne soit en mesure ni même le désir de les empêcher.

Ensuite les requins transportent leurs méthodes cancéreuses dans un secteur de l’économie encore vierge de leurs exactions, car il s’agit bien d’un cancer qui se nourrit de la vitalité des gens et des compagnies ordinaires afin alimenter leur insatiable soif de fortune, eux qui s’avéreraient totalement incompétents pour gérer de façon pérenne une entreprise au service d’une clientèle normale.

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Voilà ce qu’est le néocapitalisme, la mondialisation et les principaux acteurs que sont les grands portefeuilles financiers dans lesquels vous souscrivez vos avoirs par vos fonds de pension et vos placements collectifs. Eh oui ! vous représentez tout autant la victime que le martyriseur anonyme dans ce système qui utilise votre propre argent pour vous escroquer.

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Lorsque votre PF (planificateur financier) vous fera signer ses prochains documents, pensez-y. Vous les parapherez quand même, car vous vivez avec et dans le système économique actuel qui vous promet une garantie de rendement, mais vous saurez comment sert votre argent et dans quels buts. Votre signature représente aussi votre assentiment personnel à tout ce qui s’ensuit. Dormez bien !

Épisode pluvial du Carnien

Le Carnien est un étage géologique datant entre -237 et -227 millions d’années. Il fait partie du Trias, un système géologique faisant lui-même partie de l’ère Mésozoïque. Petit avertissement, les datations varient énormément au fur et à mesure que les techniques s’affinent. J’utilise la datation de la Geological Society of America v5.0 mise à jour en 2018. Ne vous surprenez pas si des références plus anciennes situent le Carnien à des moments différents.

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Durant cette période, un événement climatologique inhabituel s’est produit aux environs de -230 millions d’années, on le nomme « l’épisode pluvial du Carnien » (il porte également plusieurs autres noms).

Cet événement fut précédé d’une longue période de sécheresse qui se termina avec un réchauffement climatique de +3 ou +4°C. La pluviométrie, l’érosion et les sédiments se sont grandement accrus. Toutefois, ce phénomène fut régulièrement interrompu par de courts épisodes d’aridité plus prononcée.

Cependant, ces variations climatiques apportèrent des changements majeurs à la biodiversité, la Terre vécut des d’importantes extinctions ou raréfactions. Parmi les extinctions les plus notables, notons plusieurs types d’algues vertes, de multiples coraux ainsi que les plus anciens dinosaures connus, les eoraptors, une bête de seulement une dizaine de kilogrammes. On peut constater que le gigantisme n’avait pas encore atteint ces futurs dominateurs du règne animal.

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Comme c’est souvent le cas, on attribue ces importants changements à une période de volcanisme intense. Cette fois-ci, il est question du Wrangellia, une très abondante effusion de basalte survenue en Alaska, au Yukon et en Colombie-Britannique exactement à cette époque où l’on vit les taux de CO2 et SO2 grimper en flèche. Cet épisode contribua à l’avènement des dinosaures géants.

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Les émissions actuelles des gaz à effets de serre se rapprochent beaucoup du dégazage des volcans en période de forte intensité. Les extinctions actuelles dont celles des coraux, le réchauffement de l’atmosphère et des océans, la pluviométrie en hausse, cela ressemble presque en tous points à cette période charnière du passé de la Terre. On peut donc anticiper quelques effets sur notre écosystème actuel en constatant comment celui du Carnien a évolué. En résumé, ça ne présage vraiment rien de bon pour l’humain !

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Docimologie

Ce mot ne vous dit probablement rien et c’est presque normal. Inventé par le psychologue français Henri Piéron en 1922, il fut utilisé plus régulièrement au Québec depuis 1945 et ailleurs dans la francophonie depuis seulement 1960. Piéron fut le père de la psychologie expérimentale.

Le terme docimologie provient du grec dokimê signifiant « épreuve  ».  Sa définition exacte en psychologie est la science et la pratique du contrôle des connaissances, en bref la psychométrie. En dehors du champ de la psychologie et plus généralement, je lui associe le sens d’examen, de test, d’évaluation.

En gestion, l’évaluation représente le maillon faible, le parent pauvre de cette discipline. Pourtant, le contrôle clôt le cycle de toute bonne gestion. Et sans évaluation, point de contrôle. Je considère cette discipline comme étant la plus négligée de toutes puisqu’il n’existe pratiquement aucune formation adéquate permettant d’apprendre, de bien comprendre et de maitriser l’art de l’évaluation.

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Concernant l’évaluation d’une quelconque nature que ce soit, les histoires d’horreur pullulent. En fait, on peut même considérer qu’aujourd’hui, l’évaluation n’est qu’un moyen sophistiqué de fabrication de preuves pour soutenir des objectifs à inclure dans le prochain cycle de gestion.

Voici un exemple patent en gestion. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l’externalisation, l’élimination de services internes remplacés par de la sous-traitance, est devenue si populaire dans les grandes entreprises ? Les états financiers étant l’outil de base de l’évaluation des entreprises, les ratios représentent un moyen rapide de les analyser. Les compétences et les performances du grand patron sont donc évaluées à partir des résultats obtenus en rapport avec l’amélioration de certains ratios sur lesquels le Conseil d’administration et lui se sont entendus. L’un de ces critères populaires de performance dans les C.A. est le ratio profit/nombre d’employés. Utiliser moins d’employés pour générer des profits comparables laisse sous-entendre une amélioration des performances de l’entreprise.

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Je vois que vous commencez à comprendre. En externalisant des services, on diminue grandement le nombre d’employés et même si les dépenses globales augmentent, car l’externalisation coûte presque toujours plus cher, le ratio profit/employés s’améliore. Ainsi, même si les performances globales de l’entreprise sont moins bonnes, les administrateurs se font convaincre du contraire. La conséquence est qu’ils récompensent un directeur qui leur a fait perdre plus d’argent en lui attribuant de plus gros bonis.

Dans l’exemple précédent, les administrateurs ne sont pas censés être des 2 de pique et pourtant ils avalent très facilement cette grosse couleuvre. Vous pouvez donc imaginer pourquoi les entreprises sont dans l’ensemble mal gérées. L’évaluation ne fait pas son travail parce qu’on ignore comment faire de l’évaluation. Et si l’évaluation est négligée, la gestion globale en souffre. Peu importe le domaine, peu importe l’entreprise, peu importe le service, l’évaluation n’est qu’un moyen d’arriver à des fins cachées prédéfinies.

Il en va de même avec l’évaluation des employés. Les chefs de service ne possèdent aucune compétence pour procéder à l’évaluation des gens sous leur gouverne. Et même s’ils reçoivent l’appui technique du service des ressources humaines, ce sont leurs idées préconçues qui finiront par se refléter dans la grille d’évaluation et les résultats subséquents, et ce sans égard à une objectivité réelle, car il en existera une qui en aura l’apparence.

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Dans une ancienne vie, j’ai développé un système d’évaluation de personnel œuvrant dans des domaines techniques. Dès le début, j’ai constaté la pauvreté, pour ne pas dire la nullité des méthodes existantes. Je me suis également buté à de grandes difficultés qui m’ont fait comprendre la complexité et l’ampleur de la tâche. Je suis toutefois parvenu à mettre un système sur pied qui permettait d’évaluer de façon rationnelle et objective divers aspects liés au travail du personnel technique.

Lorsque je pose un diagnostic peu encourageant sur la qualité des évaluations, lorsque je procède à l’évaluation des méthodes d’évaluation existantes, force est de constater qu’elles n’obtiennent absolument pas la note de passage. Pire, elles échouent totalement.

Voilà une des principales raisons, sinon la plus importante, pourquoi nous sommes gérés de manière incompétente. Si l’ignorance du problème pouvait en partie justifier votre désintérêt de la question, maintenant que vous le savez, vous ne verrez plus jamais votre évaluation faite par un tiers, quel qu’il soit, du même œil puisque son incompétence vous les crèvera tous les deux.

Atlantide, une nouvelle hypothèse ?

Certains ne croient pas que l’Atlantide ait réellement existé. Les références de Platon à cette région mythique dans deux de ses œuvres, le Critias et le Timée, ne suffisent pas à les convaincre. Toutes les tentatives pour découvrir des preuves de l’existence passée de ces terres mythiques et de les localiser n’ont jamais été concluantes, et ce malgré quelques ressemblances avec le récit de Platon perçues ça et là.

La disparition de l’Atlantide serait survenue voilà 11600 ans. À la même époque, on sait que la calotte polaire dégelait et aurait occasionné le grand Déluge. L’Atlantide aurait probablement été engloutie à ce moment-là. Oui, les récits de Noé et de l’Atlantide seraient bel et bien corrélés.

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Située par Platon au-delà des colonnes d’Hercule considérées comme étant le détroit de Gibraltar, on a cherché l’Atlantide au cœur de l’océan Atlantique, au Portugal, dans les Açores, aux iles Palmas, aux Bahamas et même en Antarctique. Et je ne parle pas des sites méditerranéens qui ne satisfont pas à ce critère comme l’ile de Santorin, l’ile de Crète, Malte ou même en Espagne.

Une autre importante particularité de l’Atlantide décrite par Platon consistait en sa forme annelée. Des terres et des voies navigables en cercles concentriques auraient formé ce pays où vivaient les Atlantes, un peuple apparemment hautement avancé.

Dernièrement, un nouveau lieu a su tirer l’attention de la communauté scientifique et des férus de cette légende. À première vue, cette hypothèse ressemble à une blague, mais en observant le site proposé, on ne peut faire autrement que de le trouver des plus étranges.

Richat

Cette région se situe en Mauritanie. Le pays jouxtant l’océan Atlantique à l’ouest du continent africain, l’hypothèse d’une Atlantide à cet endroit semble plausible. En regardant les photos satellites, on aperçoit très clairement une terre où apparaissent plusieurs cercles concentriques, conformes à la description de Platon.

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Cependant, l’hypothèse Atlantide se met fortement à battre de l’aile lorsque l’on se rend compte de la distance séparant ces terres de l’océan. Elles se trouvent à plus de 500 km de la côte, en plein Sahara et à 400 m d’altitude.

Surnommé l’œil de l’Afrique, le dôme de Richat constitue une formation géologique rare et très particulière. Elle daterait de cent millions d’années où du magma serait remonté en surface sans toutefois percer la croûte terrestre. L’érosion subséquente aurait donné cet aspect annulaire de près de 50 km de diamètre. Elle ne proviendrait pas d’une chute de météorite comme on le croyait à l’origine.

Quant à l’hypothèse de l’Atlantide à cet endroit, je pense qu’il faut vraiment oublier ça. Les cercles concentriques ne suffisent vraiment pas à me convaincre lorsque tout le reste la discrédite.